La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

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La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

Message par Chasseur le Sam 27 Déc - 12:10

La France peut-elle mourir au XXIe siècle ?

Guillaume Faye



L’ imposture de l’idéologie républicaine française

La grande erreur de l’idéologie républicaine, partagée par tous les partis, a été de croire que l’essence de la France (ou de tout autre pays) était intellectuelle, c’est-à-dire uniquement fondée sur l’adhésion à des idées, à des valeurs, à un projet.  Ce n’est que très partiellement vrai. L’essence d’un pays est d’abord sa cohésion charnelle. C’est-à-dire l’apparentement ethnique, qui relève du concret et non pas de l’abstraction. Aristote parlait de philia (amitié intraethnique des citoyens de même origine) indispensable à l’existence stable d’une Cité. De Gaulle, de manière très contraire à l’idéologie républicaine officielle, avait expliqué à Alain Peyrefitte le fond de sa pensée, rapporte ce dernier dans C’était De Gaulle : la France est, disait-il en substance, un pays de race blanche, de religion chrétienne et de culture gréco-romaine et ne peut accueillir que de toutes petites minorités d’autres origines. Cette position de bon sens est aujourd’hui rejetée par tous les ”républicanistes”, y compris les pseudo gaullistes de l’UMP, pour qui a France est un melting pot qui devrait miraculeusement être cimenté par l’ ”idée” quasi métaphysique de République. Cette conception est gravement idéaliste et ne fonctionnera jamais.

Dans un article du Figaro pour lequel il a été poursuivi en vain par la justice, La République contre la Nation, Jean Raspail expliquait que l’idéologie républicaine française entrait en conflit avec l’idée nationale au sens ethnique, par son universalisme débridé. Il prévoyait, à terme, une guerre civile ethnique, qu’il estimait d’ailleurs perdue d’avance, ce qui n’est pas mon avis, on le verra plus loin. La République s’impose donc comme une idéologie (alors qu’elle ne devrait représenter qu’une forme de gouvernement) contre la patrie et la France. Cet abstractivisme est intenable à terme.

En tant qu’admirateur d’Aristote en effet, je ne combats évidemment pas la république comme forme de gouvernement ni la démocratie comme principe, mais simplement l’idéologie républicaine française qui détourne le sentiment populaire de l’ethnicité, fondement de la démocratie.   Détournant l’idée de république, le républicanisme français actuel se rapproche de l’idéologie soviétique qui considérait les hommes comme des briques indifférenciées, venant de toutes origines mais fédérés par le ”Diamat” (dogme marxiste-léniniste du matérialisme dialectique).

Née à une époque  où il n’y avait pas d’immigration de peuplement, l’idéologie républicaine pouvait rabâcher gratuitement tous les slogans les plus ineptes : « tout homme a deux patries, la sienne et la France ».  Ou  bien souscrire à l’idée stupide de Renan : la France comme idée, comme projet opposée à l’Allemagne, fondée sur l’ethnicité. En réalité toutes les nations, tous les peuples, tous les pays sont, même s’ils le refusent dans l’idéologie, fondés sur l’ethnicité, sur la parenté ethnique. Autrement, ça finit par exploser.



De plus, cette idéologie républicaine ou pseudo républicaine ne maintient plus la souveraineté de l’État défenseur, mais seulement son poids d’État Providence, protecteur d’abord des étrangers, même clandestins et illégaux. Ce qui frappe, depuis les années 80, et qui est un signe inquiétant de délitement de la France (comme au moment de la chute de l’Empire romain), c’est l’affaiblissement de l’État, dans tous les domaines régaliens : laxisme judiciaire, forces de l’ordre paralysées, impuissance croissante face à la criminalité, législation soit imposée par Bruxelles soit redondante, inextricable, inapplicable ; reculades constantes face aux corporations, syndicales et autres ; impotence complète face à l’immigration clandestine, absence totale de contrôle des frontières, etc. Bref, le déclin de l’autorité publique. Mais paradoxalement,  cet État impuissant sur le plan régalien se montre un pachyderme invasif dans les domaines réglementaire, bureaucratique, fiscal. C’est exactement ce qui se produisit quant au IVe siècle, l’État romain brillait de ses derniers feux, avant de s’effondrer avec fracas.

Lire l'article sur : http://lagauchematuer.fr/2014/12/26/la-france-peut-elle-mourir-au-xxie-siecle/
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