Article Alliance Royale Metz : POUR UN MINISTERE DU PATRIMOINE DES ARTS ET DES LETTRES

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Article Alliance Royale Metz : POUR UN MINISTERE DU PATRIMOINE DES ARTS ET DES LETTRES

Message par Chasseur le Mer 20 Aoû - 12:01



POUR UN  MINISTÈRE DU PATRIMOINE DES ARTS ET DES LETTRES
Contribution de la section Alliance Royale Metz
Document de travail

1 - QUELLE PLACE OCCUPE CE MINISTÈRE AU SEIN DES GRANDES FONCTIONS DE L’ÉTAT ?

Prioritairement, il est essentiel de centrer le ministère dans le cadre des grandes fonctions de l’État.
Les trois grandes fonctions de l’État sont :
- La souveraineté
- La défense
- La production


Qu’est-ce que recouvre la souveraineté ? :
- Le pouvoir politique
- Le religieux
- Le symbolique



Dans le symbolique, nous trouvons : Le patrimoine et la culture au sens large, dont les arts et les lettres.

Le Royaume de France dans sa nouvelle constitution, suite à l’effondrement de la parenthèse républicaine, a rétabli le Christianisme comme religion nationale. Le Christianisme est une dimension intrinsèquement liée à l’Histoire et à la Souveraineté du Royaume de France et ce depuis ses origines. Ainsi, même pour les non croyants, priver le peuple de France de cette dimension spirituelle, traditionnelle, historique et culturelle, constituerait donc une violation de la mémoire et de la conscience des sujets du Royaume. Ainsi pour que l’État soit souverain, il est nécessaire que l’Église soit souveraine également.  
Le symbolique concerne très directement le religieux. Ainsi, comme on le verra plus loin, de même que l’État et neutre et préserve le pluralisme des initiatives, il n’interviendra pas dans la gestion de la dimension symbolique des différents cultes. En revanche, sachant que toute atteinte à la souveraineté des différentes confessions et une atteinte directe ou indirecte à la souveraineté de l’État, dans un souci de préservation et de défense de la souveraineté nationale et de la cohésion nationale, l’État veillera au respect des différents cultes et de leurs serviteurs.

2 – QUEL PÉRIMÈTRE D’ACTION POUR CE MINISTÈRE ?

Définition de la culture :
(Mot-clé : enracinement = patrimoine, tradition, famille…)
« Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

Si l'on s'en tient simplement à cette définition très large de l'UNESCO, nous voyons immédiatement :

- D’une part, que le champ est bien trop large pour un seul ministère.

- D’autre part, qu’il n’est pas dans la vocation de l’État, ni de ses ministères, d’être prescripteur dans l’ensemble de ces domaines. L’État s'immiscerait totalement dans la vie de l’ensemble des personnes et des groupes sociaux et ce jusque dans leur intimité familiale et religieuse. Ce qui n’est absolument pas le rôle de l’État, sauf à être idéologique et totalitaire comme sous l’ancien régime républicain, ce qui pour le Royaume de France est inconcevable.

Le choix de « Ministère de la Culture » fait par l’ancien régime républicain n’est donc guère approprié.

Premières conclusions :

- Un ministère dédié au patrimoine et aux arts est donc parfaitement justifié au sein de cette grande fonction de l’État qu’est la souveraineté nationale.

- Ce ministère doit donc changer d’appellation, car cette extension à l’ensemble du symbolique est bien trop large et risque de produire la plus grande confusion et la plus grande dispersion. Il s'agit d'une approche idéologique qui n'est pas concevable pour le Royaume de France. Ainsi, ce limiter à la préservation et valorisation du patrimoine national (civil, militaire et religieux) et aux arts et lettres est un champ d’action du ministère parfaitement raisonnable et justifier.

Il existe une constante partout dans le monde et pour chaque pays : c’est l’enracinement d’un peuple qui se traduit par et dans :
- La famille
- Des valeurs communes
- Des pratiques et traditions religieuses communes
- Des coutumes locales communes
- Des traditions provinciales communes
- Des traditions et repères nationaux communs
- Une histoire commune
- Une frontière nationale

Valeurs, traditions et pratiques religieuses, coutumes, histoire et frontière nationale, sont les vecteurs du lien social construit au travers d’une histoire commune et transmissent de génération en génération. Ces valeurs et ces traditions sont donc le principe même de l’unité du corps social : le sel du corps social.

Ainsi, le rôle fondamental de l’État sera d’offrir les conditions de possibilité à la préservation de cet enracinement. En effet, l’État étant le garant pour le peuple de l’unité et de la souveraineté de la nation, il devra préserver précisément le sel de cette unité et de cette souveraineté.

C’est pourquoi, l’État ne sera pas prescripteur mais avant tout vecteur de transmission et de conservation. L'État est ainsi, au sens fort, le cadre qui permet de préserver, de protéger et de conserver tout ce qui permet à la vie du peuple de s’accomplir en toute liberté, en toute indépendance et ainsi de se perpétuer et de se perfectionner.

3 – DANS CE CADRE, QUELLES MISSIONS POUR LE MINISTERE DU PATRIMOINE DES ARTS ET DES LETTRES ?

Il s’ensuit que le ministère du Patrimoine des Arts et des Lettres doit donc simplement et uniquement :

Garantir sur l'ensemble du royaume la préservation du patrimoine, la transmission et la diffusion des œuvres. Il s’agit là des trois grandes missions de ce ministère :

1- La préservation du patrimoine sur l'ensemble du royaume (mémoire commune du Royaume de France).

2- Garantir l’accessibilité aux outils et aux moyens permettant la transmission du patrimoine, des traditions, des techniques, des connaissances, des œuvres d’hier et d’aujourd’hui.

3- Garantir la diffusion du patrimoine national et des œuvres d’hier et d’aujourd’hui de manière équitable sur l’ensemble du territoire du Royaume.

Ainsi, le ministère du Patrimoine des Arts et des Lettres n’est pas compétent dans le domaine de la création artistique proprement dite. La création artistique, en effet, concerne les artistes ou les collectifs d’artistes. Autrement, le ministère et l’État avec lui outrepasseraient leurs champs d’interventions et s’introduiraient dans la libre initiative des personnes ou groupes de personnes. Par ailleurs, le ministère deviendrait juge et partie et il risquerait de créer, de fait, des arts officiels subventionnés et des arts non subventionnés donc des arts non officiels. Situation qui est le propre de tous les gouvernements autoritaires ou encore de toutes les idéologies.

Enfin, cette rupture de neutralité du ministère en matière de création artistique, serait source de déchirement de l’unité nationale et source d’inégalité de traitement parfaitement injustifiable.

Il n’y aura, par conséquent, aucune participation financière du ministère dans le domaine de la création artistique proprement dite, domaine qui n’appartient qu’aux seuls artistes ou groupes d’artistes.

C’est pourquoi, toutes les aides directes aux artiste ou groupes d'artistes (compagnies de danse, de théâtre, de cirque, d’art de la rue, compositeurs, plasticiens, …), lorsqu'elles existent, seront supprimées. Les artistes seront seuls initiateurs, seuls responsables de leurs propositions artistiques et ce quel que soit le domaine artistique considéré.
(Point technique : Ecrire un chapitre plus loin sur les missions des opérateurs (diffuseurs) et sur le rôle des fondations et d’un mécénat ouvert à tous + outils de défiscalisation = soutien à la création par les publics et non par une intervention de l’État)


4 – QUELLES RÈGLES D’ACTION POUR LA MISE EN ŒUVRE DES TROIS GRANDES MISSIONS DU MINISTÈRE DU PATRIMOINE DES ARTS ET DES LETTRES ?

A – La neutralité : Comme indiqué plus haut la neutralité sera la première règle dans l’action du ministère. Seuls les artistes ou groupes d’artistes, autonomes dans leurs démarches artistiques et leurs choix esthétiques, sont compétents dans les domaines de la création artistique proprement dite. Aussi, pour une pratique artistique donnée, le ministère ne soutiendra en aucun cas telle ou telle approche esthétique. Dans le même sens que l’État respecte la libre initiative des personnes ou associations et corporations,  le ministère respectera toujours la libre initiative des artistes et leur autonomie. De ce point de vue, les artistes seront considérés comme des artisans entrepreneurs au même titre que tous les autres. C’est pourquoi, comme indiqué plus haut, le ministère ne financera jamais directement tels ou tels artistes ou groupes d’artistes plutôt que tels ou tels autres. En somme, dans le domaine de la création artistique le ministère ne sera jamais amené à trancher : il sera neutre. C’est là un premier point qui différencie notre démarche avec l’ancien régime républicain. Dans ce sens, c'est pourquoi les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), si elles doivent être maintenues, seront totalement restructurées dans leurs missions.

B – Le pluralisme: Si le ministère est neutre dans les questions concernant les choix artistiques, il devra toujours, en revanche, garantir le pluralisme de l’offre. En effet, au sein des institutions que l’État finance complètement ou en partenariat avec les collectivités locales et/ou les provinces du royaume (suivant le principe de subsidiarité), le ministère veillera qu’il y ait toujours une juste diffusion de toutes les disciplines artistiques et ce quel que soit les choix esthétiques et techniques utilisées par les artistes.  Nous le comprenons aisément, s’agissant d’établissements publics financés par l’argent de tous les sujets du Royaume, il est indispensable que l’offre artistique couvre l’ensemble des disciplines artistiques et l’ensemble des approches esthétiques proposées par les artistes contemporains, au sens d’artistes créant aujourd’hui. C’est là un second point qui différencie notre démarche avec l’ancien régime républicain.

Remarques :

a) Il ne sera donc plus envisageable de privilégier une approche artistique plutôt qu’une autre. Comme ce fut le cas notamment avec le double sens donné l’appellation « art contemporain ». Où, en effet, l’approche conceptuelle et abstraite fut longtemps privilégiée sous couvert du dévoiement du sens du mot contemporain. Pour exemple, les Fonds d’Art Contemporain (FRAC), ont longtemps joué sur ce double sens du terme art contemporain pour faire majoritairement la promotion de l’art conceptuel au détriment des autres approches esthétiques et techniques. Il y avait bien, dans ce cas, rupture de neutralité et non-respect du pluralisme. Et par là une forme de détournement de l’argent public au service de certains artistes plutôt que d’autres et d'une idéologie du déracinement.

b) Concernant les produits de l'industrie culturelle anglo-saxonne, notamment la musique et le cinéma, certes ces derniers pourront être diffusés sur le Royaume de France, et les établissements publics auront pour mission d'en diffuser les meilleures productions, mais n'ayant absolument rien de commun avec nos racines et notre patrimoine artistique, le Royaume n'aura aucune vocation à les financer directement. En tant que productions essentiellement à vocation commerciale, ces produits ont par conséquent vocation à être développés par des entrepreneurs privés. Ainsi, les financements directs de l'État à ces productions seront supprimés.


c) Dans le même sens, et pour le respect de la libre expression et du pluralisme, l'État cessera également toutes les aides à la presse. Ainsi, sera effective la condition d'une presse vraiment libre et autonome.

C’est pourquoi, comme nous le préciserons plus loin, tous les établissements culturels publics auront le devoir de mettre en œuvre cette neutralité et ce pluralisme. Ces deux principes de conduite seront garantis par les directeurs des établissements culturels. Directeurs proposés par le Ministre du Roi chargé du Patrimoine, des Arts et des Lettes et nommés par le Roi.

C - Le respect des différents cultes: Enfin, comme nous l’avons noté précédemment, la fonction symbolique ne concerne pas uniquement le patrimoine, les arts et les lettres. Elle concerne également et très directement le religieux. Notre patrimoine artistique et littéraire national en témoigne depuis toujours et partout sur l’ensemble du territoire du Royaume de France.
Par ailleurs, dans le Royaume de France, de confession Catholique, coexiste de nombreuses autres confessions qui ont toutes des codes symboliques renvoyant à des pratiques et des valeurs qui souvent accompagnent très directement la vie quotidienne des fidèles.
C’est pourquoi, nous le comprenons sans peine, dans le cadre des traditions et des codes esthétiques issus de notre histoire nationale, les établissements culturels publics veilleront à ce que l’offre artistique ne provoque pas les croyants dans les fondements de leur religion. Ainsi, seront proscrites les atteintes à la sacralité des grandes figures religieuses et aux serviteurs des différentes confessions. De même que ne seront jamais tolérées, sans l’accord préalable des autorités religieuses concernées, les interventions artistiques ou prétendument artistiques dans les lieux de culte des différentes confessions.
Concernant l’Église Catholique, qui aura retrouvée l’entière liberté dans la gestion de ses lieux de culte, elle sera seule capable d’accepter ou non l’exposition ou la représentation d’œuvres au sein de ses lieux de cultes ou de leurs différents établissements.  
En d’autres termes, et quelle que soit la confession considérée, la société civile n’aura aucune prérogative sur la gestion de la dimension symbolique au sein des lieux de cultes ou de leurs différents établissements. Les lieux de cultes ne sont pas, en effet, des lieux de spectacles ou d'expositions.

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