La campagne de 2017 et la fin de la démocratie

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La campagne de 2017 et la fin de la démocratie

Message par Chasseur le Sam 12 Juil - 12:43

La campagne de 2017 et la fin de la démocratie
11 JUILLET 2014 par BAUDOUIN PIERRE dans POLITIQUE

Les journalistes français sont décidément d’étranges personnes. Malgré les abondantes informations qu’ils ont entre les mains, ils ne parviennent jamais à jouer leur rôle de contre-pouvoir. Au contraire, ils se complaisent dans la peu glorieuse fonction de « presse aux ordres » au service du pouvoir politique.

C’est ainsi que Jean-Marie Colom­bani, ancien directeur du « Monde », s’est fendu d’une longue tribune, reprise récemment dans le quotidien gratuit « Direct matin », pour dire tout le mal qu’il pensait de la démocratie directe, qui annoncerait des dérives quasi fascistes !

On voit mal pourquoi la démocratie représentative – qui a tout de même permis l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir – nous protégerait mieux. Mais, enfin, M. Colombani nous l’assure, la seule possibilité de faire le bonheur du peuple, c’est de ne surtout pas l’écouter !

Tout ceci serait du plus haut comique si les libertés publiques n’étaient pas effectivement en danger.

Or, tout laisse à croire que ceux qui prétendent diriger les peuples contre leur volonté ont décidé de mettre un coup d’accélérateur. Dans ce contexte, le silence complice des médias est particulièrement dangereux.

Rappelons le contexte politique. Les partis dits « de gouvernement » sont déconsidérés. Et le « populisme », qui pourrait constituer une alternative, est à la fois profondément honni par les « élites » et rarement à la hauteur des espérances populaires. En conséquence, les élections de 2017 s’annoncent aussi mal que possible. Quels que soient les candidats PS et UMP, nous savons par avance qu’ils seront des démagogues ayant éhontément menti lors des élections précédentes et se moquant du peuple français comme de leur première couche-culotte. Marine Le Pen serait la seule en mesure d’arriver au second tour et de proposer un autre discours. Malheureusement, son parti n’est pas prêt à gouverner et le tir de barrage sera tel qu’elle n’a guère de chances de l’emporter.

Dans ce contexte totalement bouché, le peuple aspire à reprendre en main son destin. Cette aspiration, souvent informulée, se traduit de deux façons : l’essor des sites de « réinformation » sur internet (alternatifs à la grosse presse) et la revendication de démocratie directe.

Et, logiquement, ces deux axes sont dans le collimateur du pouvoir et des médias aux ordres.

Les libertés sur internet se réduisent comme peau de chagrin. Chaque année, de nouvelles lois permettent de « fliquer » davantage les internautes – au nom de la lutte contre le racisme, contre le terrorisme ou contre la pédo-criminalité (toutes ces dérives se portant, « curieusement », d’autant mieux qu’elles sont supposées être davantage surveillées !).

Quant à la démocratie directe, elle est violemment décriée comme je viens de le rappeler à propos du sieur Co­lombani.

Cependant, les dirigeants savent bien qu’ils sont pris dans une course de vitesse. S’ils ne réagissent pas, dans quelques années, nous aurons obtenu la réforme constitutionnelle permettant le référendum d’initiative populaire (je parle du vrai, pas de la caricature – avec veto parlementaire – octroyée par Nicolas Sarkozy). Par conséquent, ils accélèrent.

Cette accélération semble reposer sur des embrasements, plus ou moins contrôlés, des banlieues « sensibles ». Qu’il s’agisse du contrôle du trafic de drogue ou des surabondantes subventions liées à la « politique de la ville », les connexions entre caïds, dé­magogie électoraliste et argent public sont trop nombreuses pour qu’il ne soit pas aisé de lancer des émeutes (je ne prétendrais pas qu’il soit aussi aisé de les arrêter !…).

De ces émeutes pourraient naître un gouvernement d’union nationale – dont plusieurs salles de rédaction bruissent déjà. Et ce prétendu « gouvernement d’union nationale » pourrait s’accompagner d’une disparition des partis – et donc, à terme, des élections ? –, au moins de l’UMP et du PS. Il est, à cet égard, intéressant de méditer deux indices. Voici six mois, la rumeur disait que Nicolas Sarkozy reviendrait en politique sans passer par l’UMP – pour éviter les primaires –, ce qui impliquait que l’UMP soit ravagée par les guerres intestines. Deuxième indice, la réforme territoriale actuellement en discussion, qui a manifestement pour but de priver la droite de sa probable victoire aux prochaines élections, vise également à supprimer toutes les baronnies du PS… et donc à laminer un parti dont Manuel Valls n’a jamais caché qu’il le jugeait archaïque.

Résultat : d’ici quelques mois, toute légitimité autre que la désignation par des apparatchiks pourrait avoir disparu de la classe politique. Tout à fait l’idée que je fais de la démocratie !

Pierre Baudouin

Source : http://www.les4verites.com/politique/la-campagne-de-2017-et-la-fin-de-la-democratie?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+les4verites+%28les+4+v%C3%A9rit%C3%A9s%29
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