L’homélie censurée de l’Abbé Eric Iborra

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L’homélie censurée de l’Abbé Eric Iborra

Message par Chasseur le Sam 8 Fév - 14:22

L’homélie censurée de l’Abbé Eric Iborra
3 FÉVRIER 2014





Le 21 janvier 2013, voyait le 220e anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI, et le 20e anniversaire de la célébration du requiem pour le Roi à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX). La Schola Sainte Cécile  interprétait à cette occasion la messe de Requiem de Cherubini, commandée en 1816 par Louis XVIII en la mémoire du Roi-Martyr.

La messe fut célébrée par l’abbé Eric Iborra, qui prononça l’an dernier, une homélie, avant que ne soit lu le testament du roi martyr. Cette homélie avait été ensuite publiée, comme de coutume, sur le site de la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile. Or, Mgr Renaud de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, d’autorité, demanda le retrait pur et simple de cette homélie remarquable en bien des aspects, mettant en lumière l’état de profonde corruption des institutions républicaines, et l’évidente désorientation de la société contemporaine, livrée aux funestes poisons de l’antichristianisme, destructeur de la famille.

Nous reproduisons donc, dans son intégralité, l’homélie de M. l’abbé Eric Iborra qui fut censurée, de sorte que chacun puisse en méditer utilement les analyses :


« Contre la destruction programmée et progressive
des institutions du droit naturel. »
Abbé Iborra (au centre) – paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile,
Ve dimanche après Pâques, 2013.

« J’imagine que vous étiez nombreux, il y a huit jours, à piétiner les pelouses du Champ-de-Mars. Nombreux aussi peut-être, il y a vingt ans, en un autre lieu emblématique de l’ancienne France, sur la place de la Concorde. Pour commémorer, avec émotion et recueillement, le bicentenaire de la mort du Roi, cette montée à l’échafaud que Jean Raspail nous avait rappelée, pas à pas, avec tout son talent de conteur, dans un article du Figaro-Magazine qui m’avait arraché des larmes. Et je me souviens, tandis que je déposai une fleur blanche – les lis étant devenus introuvables ce jour-là – du regard narquois de certains passants. Ce qui m’avait marqué à l’époque, c’était la division des Français. Les uns vivaient un deuil, un deuil qu’ils ressentaient comme national. Les autres s’en moquaient, et parfois avec la dernière des vulgarités.

Ce sentiment de division que j’ai alors éprouvé, n’est pas, je crois, quelque chose d’accessoire, lié à un fait divers de l’histoire. C’est l’expression d’un événement fondateur. La mort du Roi fut le principe durable de la division des Français. D’une France qui ne s’en est, à vrai dire, jamais complètement remise comme en témoigne l’instabilité institutionnelle, sociale et politique qui depuis la caractérise. Une division, donc, qui marque non seulement ceux qui en déplorent la cause, mais aussi, volens nolens, tous ceux qui s’en réjouissent ou qui lui sont devenus indifférents. Une division qui nous touche tous parce que la mort du Roi fut un parricide, un parricide qui alimente la mauvaise conscience comme on le voit par l’acharnement des oligarchies au pouvoir à nier les valeurs de l’ancienne France en cherchant à leur substituer, par mode d’incantation, les prétendues « valeurs républicaines » et leur douteuse esthétique.

Lire la suite sur : http://lebloglaquestion.wordpress.com/2014/02/03/mgr-de-dinechin-censure-lhomelie-de-labbe-eric-iborra/
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