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Message par Chasseur le Sam 8 Fév - 12:30

Ukraine : les opposants manipulés par les Etats-Unis

"La diffusion sur le site YouTube d'une conversation entre l'ambassadeur des Etats-Unis à Kiev et la secrétaire américaine d'Etat adjointe Victoria Nuland a plongé les Etats-Unis dans un certain embarras vis-à-vis des opposants ukrainiens comme de leurs alliés européens.

Le contenu de leur échange va également dans le sens des accusations de la Russie, qui affirme que les opposants ukrainiens en lutte depuis le mois de novembre sont manipulés par Washington.

L'enregistrement audio a été mis en ligne mardi mais il a fallu quarante-huit heures pour qu'il soit porté à la connaissance du plus grand nombre notamment par des relais sur Twitter. On y entend Victoria Nuland et l'ambassadeur américain à Kiev Geoffrey Pyatt discuter des perspectives d'une transition politique en Ukraine et des mérites comparés des différents chefs de file de la contestation en vue de la composition d'un nouveau gouvernement.

Victoria Nuland déclare notamment qu'elle ne pense pas que Vitali Klitschko, ancien boxeur qui dirige le parti libéral Oudar, devrait entrer au gouvernement. "Je ne pense pas que cela soit nécessaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée", l'entend-on dire.

Evoquant un renforcement de l'unité des opposants, la secrétaire d'Etat adjointe plaide également pour que les Nations unies soient impliquées dans la recherche d'une solution à la crise ukrainienne. Et se lâche au passage contre l'Union européenne.

"Ce serait bien je pense de contribuer à rassembler, et d'amener l'Onu à contribuer à ce rassemblement et puis tu sais, que l'UE aille se faire foutre", dit-elle. "Absolument", lui répond l'ambassadeur. [...]

Sergueï Glaziev, chargé au Kremlin des relations entre la Russie et l'Ukraine, accuse les Etats-Unis d'armer les "rebelles" ukrainiens. Ces divulgations sont d'autant plus gênantes pour les Etats-Unis que Victoria Nuland a été reçue jeudi par le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, qui s'est ensuite envolé pour Sotchi où il devrait rencontrer Vladimir Poutine en marge de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver."

La vidéo :


Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/02/ukraine-les-opposants-manipul%C3%A9s-par-les-etats-unis.html


Dernière édition par Vincent le Lun 3 Mar - 22:53, édité 3 fois
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BHL = DELIRIUM TREMENS.

Message par Chasseur le Lun 10 Fév - 18:23

DELIRIUM TREMENS. Vidéo: l’incroyable discours de BHL-Botul à Kiev, en Ukraine

Le coup d’état ourdi par Barack Obama contre l’Ukraine se poursuit. Parfois, on se dit que ça ne sert à rien de parler de ce monstre au passeport français, toujours au service des Américains. Marchand de la mort ici ou là,  menteur patenté, le voilà qui va encore exciter les âmes faibles et sensibles, mais surtout basses, une horde de nigauds qui ne comprennent même pas où l’Occident veut mener leur pays.
Bien sûr, il est dans tous les bons coups coups fourrés. C’est vraiment insupportable de voir tout ça. J’avoue ne pas comprendre le Gouvernement ukrainien. Comment accepter que des gens comme ça viennent les défier sur place, à domicile ? Les bras m’en tombent quand on sait que, sur place, à Maïdan, ce sont les néo-nazis qui tiennent la dragée haute au pouvoir ukrainien.
Regardez.





Source : http://allainjules.com/2014/02/10/delirium-tremens-video-lincroyable-discours-de-bhl-botul-a-kiev-en-ukraine/
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UKRAINE. Kiev: l’étau se resserre maintenant sur les terroristes dits "manifestants"

Message par Chasseur le Mer 19 Fév - 20:36

UKRAINE. Kiev: l’étau se resserre maintenant sur les terroristes dits "manifestants"



Les temps ont changé. le Gouvernement ukrainien n’avait-il pas demandé à cette soi-disant opposition de prendre le poste de Premier ministre ? Elle avait refusé, réclamant simplement la démission du président ukrainien élu démocratiquement, Viktor Ianoukovitch. Une tentative de coup d’état qui vire au drame. Ces terroristes ont quand même tué 10 policiers, et, aujourd’hui, osent parler de guerre civile parce que leurs revendications illégitimes doivent être acceptées. Au nom de quoi ?

Aujourd’hui, l’étau se resserre sur les terroristes dits "manifestants". Les autorités ukrainiennes ont annoncé le lancement d’une vaste opération « antiterroriste » contre des « groupes extrémistes » ayant occupé plusieurs bâtiments publics. Il était temps, que ces sous-fifres de l’Occident, payé pour détruire leur pays, paye. Trop c’est trop. Ils sont maintenant encerclés et, il ne faut plus les lâcher…Ces clowns ont enlevé tous les pavés de la Place Maiden. Pour qui se prennent-ils ? Pourquoi acceptent-ils ce coup d’état et cette tentative de déstabilisation de la Russie ?

Ces fous à lier, dont plus de 1 500 sont armés, incendient des tribunaux, vandalisent des logements privés, tuent des civils pacifiques, qui ne veulent pas les rejoindre, avec l’aval de l’Europe qui parle de sanctions. Du grand "n’importequoitisme". M. Viktor Ianoukovitch, il faut aller au bout, et interdire désormais que des truands étrangers viennent faire des discours chez vous…



Source : http://allainjules.com/2014/02/19/ukraine-kiev-letau-se-resserre-maintenant-sur-les-terroristes-dits-manifestants/
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DÉTENTE | BHL en Ukraine

Message par Chasseur le Ven 21 Fév - 11:11

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Ukraine, pour essayer de comprendre

Message par Chasseur le Ven 21 Fév - 11:13

Ukraine, pour essayer de comprendre

Alors que la situation en Ukraine continue à dégénérer (plus de 100 morts, des centaines de blessés), et que la désinformation émet à puissance maximale (Alexandre Adler au mieux de sa forme dans ce rôle, ce jour dans "C dans l'air"), nous vous proposons trois analyses complémentaires: la première russe, la deuxième ukrainienne, la troisième française.

Celles-ci ont été exprimées lors d'un colloque sur la Russie à l'Institut de la démocratie et de le coopération, à Paris, le 4 février dernier.

La première est dûe à Madame Tamara GOUZENKOVA, directrice adjointe de l’Institut russe des études stratégiques (Moscou). Extrait.


"Il me semble que la faute principale a été commise juste après le sommet de Vilnius, lorsque le président ukrainien Ianoukovytch, peu intelligent, peu courageux, homme imprévoyant, refusa au dernier moment de signer l’Accord d’Association. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi, mais l’UE aurait dû dire dans cette situation que « si vous n’êtes pas prêt à signer cet Accord, allez-y, préparez-vous bien et lorsque vous vous sentirez prêt, nous signerons l’Accord en question ». Or, au lieu de cela, nous divisons aujourd’hui l’Ukraine. A mon avis, l’UE, la Russie et même les Etats-Unis doivent avoir le courage de reconnaître que l’Ukraine est à l’heure actuelle un pays qui ne peut pas être intégré, quel que soit le système d’intégration. Il est grand temps de laisser l’Ukraine tranquille et ne pas l’ennuyer avec toutes sortes de projet d’intégration. La Russie et l’UE doivent cesser leurs controverses au sujet de l’Ukraine et s’asseoir à la table des négociations.

En guise de conclusion. Il me semble que nous restons des spectateurs trop détachés de la politique réelle et que nous faisons trop confiance aux hommes politiques. Il serait grand temps que l’opinion publique de tous les pays concernés dise stop à cette politique, dont les créateurs ne font que lutter pour leur propre avenir. Nous avons tous vu ce qui s’est produit en Yougoslavie, en Afrique. Voudrions-nous que la même situation se produise aujourd’hui en Ukraine ?"

Mentionnons au passage que, pour un pays que d'aucuns imaginent comme étant encore l'empire des Soviets, la numéro 2 d'un tel institut semble avoir une certaine liberté de ton, ...

La deuxième est de Rostyslav ICHTCHENKO, président du Centre du Centre d'Analyse et de Pronostique (Kiev). Extrait.  


"A l’heure actuelle, la situation est telle qu’il est tout à fait évident que les deux parties de l’Ukraine seront séparées et tout le monde comprend que c’est pratiquement inévitable. La seule question à se poser, ce n’est pas quand la vraie séparation se réalisera, mais où passera la frontière entre deux parties de l’Ukraine. Je conçois que ni l’UE, ni la Russie n’ont d’intérêt à voir à la place de l’Ukraine actuelle deux voire plusieurs états, mais je ne vois absolument pas comment ils peuvent éviter cette situation."

La troisième est de David TEURTRIE, chercheur au Centre de recherches Europes-Eurasie de l'INALCO.  Long extrait ci-dessous car c'est certainement l'intervention la plus éclairante et la plus complète (car elle n'avait pas besoin des délais de la traduction).



"Je pense que ce moment est très important parce que cela illustre bien que l’UE n’a malheureusement pas de politique indépendante vis-à-vis de ces espaces et que, dans l’espace euro-atlantique elle se pense comme un espace quasi-périphérique. Elle est dans une situation de conflit permanent avec la Russie, ce que n’est pas dans l’intérêt des Etats européens. L’Europe des nations, voire l’Europe de Bruxelles, a intérêt de s’entendre avec la Russie.

Venons-en à cet Accord d’Association. La proposition faite à l’Ukraine a été, comme je l’appellerais, une stratégie perdant-perdant. Pourquoi? L’accord correspondait à la mise en place  d’une zone de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine. Mais cette zone de libre-échange était très défavorable pour l’Ukraine parce qu’elle ouvrait le marché ukrainien aux produits européens et elle entrouvrait le marché européen aux produits ukrainiens qui ne sont en majeure partie pas concurrentiels sur le marché occidental. Nous voyons donc que l’avantage est assez peu évident pour l’Ukraine. Pour simplifier, l’Ukraine prenait sur elle tous les désavantages de cette libéralisation du commerce avec l’UE et ne recevait aucun avantage. On fait souvent la comparaison avec la Pologne. Mais le voisin occidental de l’Ukraine est un pays-membre de l’UE à part entière qui a reçu des sommes considérables pour moderniser son économie et son industrie.

C’était donc un accord qui a priori était désavantageux pour Kiev parce que l’UE ne se donnait pas les moyens de le rendre avantageux. S’il y avait des financements ou des programmes véritables d’aide de la part de l’Europe, l’accord aurait pu être bénéfique.

De même, l’accord était désavantageux pour la Russie parce qu’il s’agissait de la volonté d’isoler la Russie sur la continent européen. De surcroît, l’Ukraine a été pensée comme une zone de passage des produits européens vers le marché russe, car la Russie et l’Ukraine ont déjà créé une zone de libre-échange au sein de la CEI. Pour simplifier, l’Europe voulait utiliser l’Ukraine pour réexporter les produits européens vers la Russie sans que cette dernière soit associée à cet Accord.

Ce qui est le plus curieux dans cette affaire est que l’Accord en question était aussi bien désavantageux pour l’Europe. Une Ukraine qui subit des rétorsions russes, qui doit payer son gaz à la Russie au prix fort, c’est un pays qui s’appauvrit à grande vitesse, qui voit son industrie se décomposer, ce qui se fait d’ailleurs depuis des années dans le contexte de rapprochement avec l’UE.

Rappelons que l’Ukraine a eu le niveau de développement à peu près équivalent à la Russie et à la Biélorussie. Avant la chute de l’URSS, elle était une république développée. A l’heure actuelle, l’Ukraine est un des Etats les plus pauvres sur le continent européen avec un PIB par habitant deux fois inférieur à celui de la Biélorussie et trois fois inférieur à celui de la Russie. Les périodes de tensions russo-ukrainiennes sont évidemment très négatives pour Kiev.

Lorsque nous voyons ce tableau ukrainien dans son ensemble, nous nous disons que la solution est la suivante: pour élargir son marché vers l’est, l’UE doit négocier l’instauration de la zone libre-échange avec l’Ukraine et la Russie à la fois. Rappelons que la Russie est un partenaire économique autrement plus important de l’UE que l’Ukraine.

La logique, jusqu’à présent officiellement proposée par l’Union européenne, n’est pas du tout économique, mais purement géopolitique et renvoie à des intérêts qui ne sont point ceux de l’Europe dans son ensemble.

Revenons sur des aspects plus politiques, par exemple, sur l’attitude des capitales européennes et des Etats-Unis à l’égard de l’Ukraine. On est frappé de constater que les représentants de l’UE négociaient pratiquement jusqu’à la fin de 2013 avec Ianoukovytch et avec son équipe la signature de l’Accord de l’Association. Le président ukrainien était tout à fait respecté comme un vrai partenaire. A partir du moment où celui-ci prend une « mauvaise décision », qui reste une décision souveraine, on a un soutien ouvert à des tentatives de renversement du gouvernement, parce que le gouvernement légitime a reporté la date de la signature de l’Accord. Pour les relations internationales, cela est plus qu’étonnant, car nous sommes sur le continent européen, rappelons-le, et non pas dans une des ex-colonies de l’Afrique du Nord où on en serait malheureusement un peu moins étonné d’une telle attitude.

Les alliés des Occidentaux dans cette situation sont assez particuliers. On a des groupes de la droite et de l’extrême-droite ukrainiennes qui sont racistes et antisémites. Je suis un lecteur assidu de notre journal de référence Le Monde, que je consulte chaque jour. Or je n’y ai vu absolument aucune mention qu’une partie importante des mouvements sur Maïdan sont des mouvements xénophobes. Du bout des lèvres on admet éventuellement que certaines composantes sont extrémistes. C’est d’autant plus frappant quand on pense que les gens, qui manifestent dans les rues en France sur des sujets de société qui intéressent une grande partie de la population française, sont, eux, traités d’extrémistes.

Si on continue la comparaison, imaginons un instant que les familles de dimanche dernier qui manifestaient (LMPT du 2 février, NDPC), ait eu la moindre volonté de s’approcher de la Mairie de Paris comme d’un symbole de la politique actuelle. Vous imaginez la réaction des autorités… On est dans une situation où le discours vis-à-vis d’un Etat européen comme Ukraine est en décalage absolu avec ce que les autorités occidentales font chez elles. Autres alliés des occidentaux dans cette affaire, dont on parle moins, ce sont les oligarques ukrainiens. Il y a des oligarques ukrainiens qui sont bien évidemment proches du pouvoir russe et qui ont de gros intérêts avec la Russie. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans le même sac. Cependant, pourquoi Ianoukovytch, qui a été élu sur le programme du rapprochement des relations avec la Russie, a décidé de négocier pendant plusieurs années un accord avec l’UE, alors qu’en même temps il subissait des pressions de la part de la Russie? A priori parce que derrière lui des intérêts d’économiques puissants désiraient l’ouverture, et pas l’ouverture pour le développement économique de l’Ukraine, mais l’ouverture pour la légalisation de « business », comme on dit dans ces pays, donc de leurs intérêts économiques en Occident. Car les oligarques ukrainiens, comme la plus part des oligarques, ont placé la majeure partie de leurs fortunes dans les banques occidentales et sont très sensibles à la moindre pression venant de l’Occident."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/02/ukraine-pour-essayer-de-comprendre.html
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Qui est derrière le coup d’État en Ukraine ?

Message par Chasseur le Ven 21 Fév - 16:11

Les impérialistes occidentaux ne renoncent jamais. Après avoir tenté en vain de faire tomber le régime de Bachar al-Assad à grands renforts de campagnes médiatiques mensongères et de livraisons d’armes aux rebelles (voir ici), ils ont réussi à écarter l’Iran de la conférence de Genève 2 destinée à trouver une issue politique à la guerre en Syrie (voir ici). Au Venezuela, la tentative de coup d’État orchestrée par la CIA se poursuit dans un silence diplomatique assourdissant (voir ici). Autre front : l’Ukraine, pivot géostratégique entre l’Ouest et l’Est,  repassée depuis 3 ans dans le giron russe après la période calamiteuse de la gouvernance « orange ». La tactique est la même – aide financière à une opposition factice et diffusion massive de contrevérités médiatiques à propos de la répression menée par le pouvoir -, le but également : affaiblir la Russie en la privant de ses partenaires commerciaux et en l’isolant diplomatiquement. Révolution orange, le retour.



Lire la suite sur : http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/02/19/qui-est-derriere-le-coup-detat-en-ukraine/
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Ukraine : l’Union européenne a soutenu un putsch contre un gouvernement démocratiquement élu

Message par Chasseur le Dim 23 Fév - 22:29

Ukraine : l’Union européenne a soutenu un putsch contre un gouvernement démocratiquement élu
Par Aymeric Chauprade


Le coup de force organisé par les États-Unis et l’Union européenne soutenant Tiagnibok (seul leader qui contrôlait les émeutiers) pendant les Jeux de Sotchi (les Russes ayant alors les mains liées) a donc fonctionné et débouché sur l’effondrement du pouvoir légal la veille de la fin des Jeux (le 23 février).

Quelles leçons pouvons-nous tirer ?

1) Les récents événements dramatiques démontrent qu’il n’existe aucune solution politique viable et durable pour l’Ukraine dans les frontières actuelles car l’Ukraine est divisée géopolitiquement.

2) Le président Ianoukovitch, qui a quitté le pouvoir de lui-même, et afin que le bain de sang cesse, avait certes des torts sérieux (corruption, incapacité à agir dès le début de la crise) mais il avait été élu démocratiquement (aucune contestation de l’OSCE) et était le président légal. C’est donc un coup de force, un coup d’État même, qui l’a poussé vers la sortie et ce coup d’État a bel et bien été soutenu par l’Union européenne.

3) Le sang a coulé parce que l’opposition a tiré la première à balles réelles sur les forces de l’ordre. Les premiers morts ont été des policiers. Qu’aurait fait un gouvernement occidental si des manifestants avaient tiré à balles réelles sur ses forces de l’ordre ? On se souvient que l’autoritaire M. Valls aura quand même fait jeter en prison des petits jeunes de la Manif pour tous ou de Jour de colère pour un simple jet de canette !

4) Dans cette situation dramatique, l’Union européenne et les États-Unis portent une très lourde responsabilité. Ils ont encouragé la rébellion qui a débouché sur la violence ; ils ont cautionné un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu.

5) La trame de fond de cette affaire, ne l’oublions pas, est, premièrement l’affrontement entre les États-Unis et la Russie, les premiers voulant « otaniser » l’Ukraine, les seconds voulant y conserver leur influence stratégique.

C’est, deuxièmement, un affrontement historique entre l’Allemagne, qui a toujours voulu contrôler (Hitler) l’ouest de l’Ukraine (ce qui explique les néo-nazis de Svoboda) et la Russie, qui tente de refouler cette influence (ce qui explique les slogans anti-nazis des ouvriers de Donetsk).

6) L’affaire ukrainienne, après la Syrie, la Libye et tant d’autres depuis 1990, apporte la démonstration que l’antifascisme et [la lutte contre] l’antisémitisme sont une posture pour les partis dominants en France et non un combat réel, posture qui ne vise qu’à diaboliser les forces politiques réellement alternatives. Ce n’est en effet pas une conviction puisque, au nom de l’Union européenne, ces partis inféodés aux oligarchies pro-américaines ont soutenu les néo-nazis ségrégationnistes et antisémites de Svoboda, le fer de lance du coup de force contre le gouvernement légal d’Ukraine.

Une fois de plus, l’Union européenne prouve qu’elle n’est rien devant les tendances lourdes de l’Histoire et les enjeux de puissance. Sa rhétorique sur la démocratie et les droits de l’homme est instrumentalisée. Les gesticulations bellicistes de BHL en sont l’illustration pathétique.



L’Ukraine face au réel

L’opposition est divisée : que peut-il y avoir de commun en effet entre Ioulia Timochenko et les néo-nazis de Svoboda ?

Les différents clans d’opposants vont devoir faire face à la réalité économique et géopolitique :

- Banqueroute de Naftogaz, la compagnie gazière.

- Plus de service public, fonctionnaires non-payés, caisses vides. L’UE ne donnera pas suffisamment. Donc Iatsenouk va devoir aller mendier l’argent russe et on imagine comment il sera accueilli.

- Chaos dans l’Ouest de l’Ukraine où des bandes ont pris le contrôle.

- Qui fera partir les extrémistes qui tiennent Maïdan ?

Le retour à la Constitution de 2004 n’arrangera rien. Bien au contraire. Leonid Kuchma, sentant le vent tourner en sa défaveur pendant la Révolution orange, avait imaginé une constitution perverse qui diluait tout les pouvoirs si bien que personne ne dirigeait vraiment l’Ukraine.

Revenir à cette Constitution sera une catastrophe quand on connaît la fragilité géopolitique intérieure de l’Ukraine et ses difficultés économiques. Selon Standard & Poor’s, l’Ukraine fera défaut sur sa dette (elle doit rembourser 13 milliards de dollars cette année) si la Russie arrête son aide, ce qui est désormais probable.

Que peut-on souhaiter ?

Pour ramener la paix, il ne reste qu’une solution viable. Diviser l’Ukraine en deux États. Une Ukraine de l’Ouest tournée vers l’Allemagne, la Pologne et donc l’Union européenne. Ce sera l’Ukraine pauvre, nous serons perdants, sauf les Allemands qui vont y trouver une main d’œuvre à bas coût pour continuer à maintenir leur avantage compétitif sur nous.

Une Ukraine de l’Est, indépendante ou rattachée à la Russie (après tout, les habitants y sont russes) avec la Crimée bien sûr, éminemment stratégique pour Moscou.

Conclusion

Nous ne sommes qu’au début du chaos ukrainien et l’Union européenne porte une très lourde responsabilité. Manipulée par les États-Unis, l’Union a voulu exclure la Russie, acteur essentiel dans la zone, du règlement. Rappelons qu’après le Sommet de Vilnius de novembre 2013, le Kremlin a proposé de régler la question de l’Ukraine lors d’une conférence qui aurait rassemblé les Ukrainiens, les Russes et les Occidentaux.

La crise ukrainienne est donc une nouvelle preuve de l’échec de l’Union européenne. L’Union européenne n’est pas un facteur de paix, elle est un facteur de guerre.

Aymeric Chauprade

Source E&R : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Ukraine-l-Union-europeenne-a-soutenu-un-putsch-contre-un-gouvernement-democratiquement-elu-23647.html
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L'Ukraine partagée en deux : à l'Est les russophiles, à l'Ouest, les amis d'Hitler et de Fabius

Message par Chasseur le Lun 24 Fév - 20:06

Nous voici donc dans le scénario catastrophe que les experts russes avaient annoncé, dès le début de la crise ukrainienne : une partition de fait du pays. L’OTAN et l’UE n’ont jamais accepté que la Révolution Orange de 2004 soit désavouée par les Ukrainiens en 2010, lors d’un scrutin jugé « transparent et honnête » par l’OSCE, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Depuis 2010, les services secrets occidentaux et la Fondation Soros n’ont cessé de financer et d’entraîner des émeutiers professionnels pour parvenir à la destitution du Gouvernement Ianoukovitch.
 
Manipulant les formations les plus ultras, comme le parti de la Liberté, Svoboda, et du Secteur Droit, pour servir de milices à des leaders de l’opposition en mal de réel soutien populaire, l’Occident a ouvert la boîte de Pandore et divisé le pays en deux. L’éclatement des pays souverains en une myriade de féodalités est décidément la marque de l’OTAN, que ce se soit en Irak, en Libye, en Syrie et maintenant en Ukraine. Pas d’état souverain, que des potentats locaux à corrompre ou à changer au grès des intérêts du moment.
 
À l’Ouest, le pouvoir appartient désormais à des milices qui n’hésitent plus à brandir des drapeaux à croix gammée, et à afficher le portrait d’Adolf Hitler sur les façades de la mairie de Kiew, après s’être emparés d’une armurerie militaire. Aucun média occidental n’a osé publier les photos, de peur que Laurent Fabius n’ait à s’expliquer sur ce point dérangeant. Car les ministres des affaires étrangères européens ont beau discuter avec Arséni Iatseniouk, Vitali Klitschko et Loulia Timochenko, ce ne sont pas eux qui contrôlent la rue. Ils sont d’ailleurs assez peu appréciés par les milices de Sloboda qui partagent l’avis que ce sont eux aussi des corrompus et des mafieux. Et contrairement à ce qui est dit en Occident, le procès et la condamnation de Timochenko étaient bel et bien étayés par des faits avérés de corruption. Menacé de mort, le président de la Rada ukrainienne, Volodymyr Rybak, a démissionné, le 22 février 2014, et a quitté le Parlement. Il a aussitôt été remplacé par un proche de Loulia Timochenko, Alexandre Tourtchinov, qui, de facto, devient le président par intérim de l’Ukraine.
 
À l’Est, où la population est russophone, les gouvernements régionaux dénoncent un coup d’état et s’organisent pour exercer leur souveraineté, en décentralisant toutes leurs compétences. En effet, des députés indépendants à la Rada, comme Inna Bogo slov skaia, dénoncent déjà les marchandages et les achats de soutien au sein de l’assemblée parlementaire. Un congrès tenu à Karkhov, rassemblant plus de 3000 élus locaux des régions du sud et de l’est de l’Ukraine, de la république de Crimée et de Sébastopol, sont donc parvenus à la conclusion que les députés présents à la Rada, à Kiew, ne sont pas libres de leurs décisions. Ils ne reconnaissent dès lors plus leur autorité, et jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel, les administrations autonomes locales doivent assumer leurs responsabilités.
 
Cet appel solennel s’est accompagné d’une mobilisation des citoyens ukrainiens pour s’organiser au maximum, afin de résister à l'irruption de formations illégales armées. « Organisez des sections, des bataillons, ceux qui ont combattu en Afghanistan, mettez-vous à leur tête ! » pouvait-on entendre dans les rues de Karkhov. De la tribune du congrès, Alexeï Pouchkov, chef du comité international de la Douma d'État de Russie, a exhorté les Ukrainiens à ne pas accepter la partition du pays, quitte à réorganiser un pouvoir trop central. Il a également déclaré, je cite : « Lorsque la verticale du pouvoir n'existe pas, ou pratiquement plus, le pouvoir des régions augmente, leur opinion devient plus importante et plus prégnante ».  
Deux Ukraine se font désormais face. L’une à l’Est, industrielle, russophone, orthodoxe, stable, unie, où les institutions fonctionnent normalement, qui n’acceptera jamais qu’on l’instrumentalise contre la Russie, véritable Mère Patrie. Rappelons en effet, que ce n’est qu’en 1954 qu’une décision unilatérale de Staline a rattaché la Crimée à l’Ukraine. Un simple référendum pourrait très bien entériner la place de République d’Ukraine de la Fédération de Russie…
L’autre à l’Ouest est un pays divisé, où des milices contrôlent les rues alors qu’un Parlement vend ses places, des régions désindustrialisées, aux terres agricoles sous-exploitées, plus russophobes qu’europhiles, et désormais sous la responsabilité des Occidentaux qui ont manipulé leurs pantins pour parvenir à la scission. Que vont-ils en faire ?

Une manifestation était organisée samedi devant l’ambassade d’Ukraine par le Collectif France-Russie d’André Chanclu et Andreï Nikine du Parti ukrainien PVO. Voici les images de notre équipe présente sur place.

Voir la vidéo : http://www.prorussia.tv/L-Ukraine-partagee-en-deux-a-l-Est-les-russophiles-a-l-Ouest-les-amis-d-Hitler-et-de-Fabius_v778.html
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La Russie envoie des troupes en Crimée

Message par Chasseur le Mar 25 Fév - 22:49

La Russie envoie des troupes en Crimée

La marine russe a confirmé le déploiement de marines à Sébastopol, en Crimée. Le déploiement des troupes en Ukraine a débuté le 23 Février.

La Russie a également confirmé qu’un grand navire de débarquement, le Nikolay Filchenkov, de la flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie, basé à Temryuk (Russie), a envoyé plusieurs centaines d’hommes. Le Filchenkov a également livré dix BTR-80 et 80 véhicules blindés, selon le site internet de la Marine.

Quatre "Iliouchine Il-76", ont assuré les transports aériens de ce week-end depuis une base aérienne près de Moscou, dont notamment le transport de forces spéciales aéroportées pour la ville d’Anapa, au bord de la Mer Noire. Six hélicoptères de transport Mil MI-8 ont également été envoyés.

Selon le journal russe Izvestia, quatre navires de la ville russe de Kubinka, avec à leur bord un régiment de troupes spéciales, se dirigent actuellement vers la ville de Sébastopol.

La vidéo ci-dessous montre des mouvements de troupes russes dans la région de Novorossisk en direction de l’Ukraine dimanche 23 Février 2014.



Lire la suite sur : http://lejournaldusiecle.com/2014/02/25/la-russie-envoie-des-troupes-en-crimee/
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Arseni Iatseniouk, membre de la Commission Trilatérale, est nommé Premier Ministre

Message par Chasseur le Jeu 27 Fév - 15:02

Ukraine : Arseni Iatseniouk, membre de la Commission Trilatérale, est nommé Premier Ministre

Le millionaire Arseni Iatseniouk (Arseniy Yatsenyuk) a été désigné mercredi soir à la tête du gouvernement ukrainien d’union nationale jusqu’aux élections présidentielles anticipées prévue le 25 mai. Quelques semaines avant ces événements, il participait à une réunion de la Commission Trilatérale au sujet de l’Ukraine.

Arseni Iatseniouk débute sa carrière politique en 2001, comme ministre de l’Economie de Crimée, république autonome russophone au bord de la mer Noire qui clame aujourd’hui son opposition au renversement du régime Ianoukovitch.

Après un passage par la Banque centrale, il est ensuite nommé ministre de l’Economie (2005-2006) puis des Affaires étrangères (2007).

Elu ensuite à la tête du Parlement, il devient le deuxième personnage de l’Etat. Candidat à la présidence, il obtient 7% des voix en 2010, et décline la proposition du vainqueur Viktor Ianoukovitch de rejoindre le gouvernement. Deux ans après, son parti, le Front pour le changement, décide de se dissoudre pour rejoindre Batkivchtchina (Patrie), le parti de Ioulia Timochenko, dont il prend les rênes à partir de 2011, quand l’ex-Première ministre est incarcérée.

Désigné chef de file de l’opposition parlementaire au président Viktor Ianoukovytch, Arseni Iatseniouk conduisit son parti aux élections législatives d’octobre 2012.

Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participa le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur "l’Ukraine et l’Union Européenne".

Lire la suite sure: http://lejournaldusiecle.com/2014/02/27/ukraine-arseni-iatseniouk-membre-de-la-commission-trilaterale-est-nomme-premier-ministre/
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Ukraine: un putsch néonazi poussé par l'OTAN

Message par Chasseur le Ven 28 Fév - 11:46



Entretien avec Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine. Cette opposante à Ianoukovitch dénonce fermement le péril néonazi qui menace l'Ukraine depuis que l'UE et les Etats-Unis ont légitimé et rendu incontrôlable l'extrême droite ukrainienne.
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Qui sème le vent récolte la tempête, par Aymeric Chauprade

Message par Chasseur le Dim 2 Mar - 20:23



La Russie a donc fini par réagir à ce qui s’apparente à une véritable agression stratégique depuis le début des événements à Kiev. La Crimée est protégée par un statut d’autonomie et des accords entre l’Ukraine et la Russie, et il en va de même des populations russophones d’Ukraine. Moscou a estimé que ces accords avaient rompu par un coup de force contre le président élu en Ukraine.

Dans ces conditions qui peut s’étonner de l’intervention russe ?

Kiev n’a plus de gouvernement légal et agit sous la pression de milices radicales qui ont annulé la démocratie, balayé les droits linguistiques des russophones, limité les programmes de télévision d’opposition, arraché les églises orthodoxes ukrainiennes du patriarcat de Moscou et menacé d’annuler l’autonomie de la Crimée garantie par des traités.

Comme l’intervention armée française au Mali, l’intervention russe dans l’Est de l’Ukraine et en Crimée vise d’abord à désarmer une population qui était en train de s’armer dangereusement, à garantir les droits des russophones qui venaient d’être anéantis par Kiev, et, bien évidemment aussi, à l’instar de la France en Afrique subsaharienne, à garantir quelques intérêts stratégiques propres à toute zone d’influence historique.

En voulant otaniser de force l’Ukraine les Européens ont “tout gagné”. La Russie va reprendre ce qui lui appartient historiquement : ce qui était la Petite Russie durant tous ces siècles, avant que l’Ukraine ne soit construite récemment.

Il y aura donc deux gagnants dans cette crise : les États-Unis qui accomplissent leur stratégie de division pour prévenir toute unité eurasiatique, et les Russes qui vont renforcer leur unité politique et économique avec les provinces russophones et ethniquement russes de l’État ukrainien. Les perdants sont les Européens de l’Ouest et du Centre car la coopération avec la Russie progressait ces dernières années et les catholiques et les orthodoxes pouvaient commencer à mieux se comprendre. La fracture risque donc d’être ravivée, sauf si les catholiques et les protestants d’Europe savent déjouer le piège anti-orthodoxe qui leur est tendu. Pour cela, je leur conseille de revenir au livre programmatique que Samuel Huntington publia en 1990 : Le Choc des civilisations. Le programme américain y est annoncé clairement. Le bloc occidental souhaité par Washington y exclut clairement le monde orthodoxe.

Aymeric Chauprade

Photo : poignée de main entre le Secrétaire à la Défense américain Chuck Hagel et le ministre ukrainien de la défense Oleksandr Oliynyk pendant une réunion de la Commission Ukraine de l’OTAN. Bruxelles, le 27 février 2014. Crédit : secdef via Flickr (cc)
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Ukraine : comment interpréter le jeu de Vladimir Poutine ?

Message par Chasseur le Lun 3 Mar - 21:11

Ukraine : comment interpréter le jeu de Vladimir Poutine ?
3 mars
Le point de vue de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS




Comment interpréter le jeu de Moscou et de Vladimir Poutine en particulier en Ukraine ?

Poutine a effectué un coup de force en renforçant son dispositif militaire en Crimée, mais il n’a pas ouvert le feu. Il prend l’initiative du coup de force sans entrer en guerre. A travers cette stratégie, Poutine rétablit le jeu à son avantage, modifiant par des moyens militaires le rapport de force politique et diplomatique, tout en rappelant que la Russie ne veut pas être exclue et veut faire valoir ses droits en Ukraine. La défaite était le renversement de son protégé à Kiev. En faisant peser la menace d’une scission de fait de la Crimée, il renverse complètement la situation à son avantage. Il laisse ainsi assez peu de possibilité de contre-attaque aux autres pays. C’est une nouvelle démonstration de force du président russe, par rapport aux Occidentaux et aux Ukrainiens. Il réaffirme l’existence d’un espace post-soviétique, lui qui avait dit que la dissolution de l’Union soviétique était la pire catastrophe géopolitique du XXe siècle. Il a en tête deux précédents, celui de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux régions scissionnistes russophones pour lesquelles le président géorgien Saakachvili avait tenté un coup de force en ayant l’espoir que les Etats-Unis l’aideraient. Mais les Etats-Unis ne l’ont pas aidé militairement, alors même que George W. Bush était au pouvoir. Il est encore moins envisageable aujourd’hui de voir Obama prêter main forte militairement à l’Ukraine. Outre les précédents en Géorgie, la Russie n’a toujours pas digéré la guerre du Kosovo et son indépendance vis-à-vis de la Serbie. L’organisation d’un référendum sur l’autonomie de la Crimée permettra à la Russie d’opposer les principes d’intégrité territoriale et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de prendre sa revanche sur les Occidentaux par rapport au Kosovo.

Certains parlent du plus grave défi qu’aient eu à affronter l’Union européenne et les Etats-Unis depuis la chute du mur de Berlin et d’un retour à la guerre froide. Partagez-vous cet avis ?

C’est peut-être une crise très grave entre la Russie et les Occidentaux, mais ce n’est pas la crise la plus grave à laquelle les Etats-Unis et l’Union européenne ont été confrontés depuis la chute du mur de Berlin. On peut dire que de la guerre du Golfe en 1990 à celle d’Irak en 2003, des guerres balkaniques dans les années 1990 à la crise iranienne, il y a eu de nombreuses autres crises mondiales. Mais c’est certainement un point très marquant dans les tensions entre la Russie et les Occidentaux, et surtout c’est la plus forte démonstration de force de la Russie à leur égard, à l’exception du mois d’août 2008 au cours duquel un affrontement armé, une mini guerre, avait opposé la Russie et la Géorgie.

Concrètement l’UE et les Etats-Unis ont-ils les moyens de sanctionner et de faire pression sur la Russie ?

L’Union européenne et les Etats-Unis ont assez peu d’options. L’option militaire est bien sûr écartée dès le départ car ce serait une catastrophe et personne ne souhaite se lancer dans une guerre dans laquelle tout le monde serait perdant. Les Etats-Unis ont trop utilisé l’instrument militaire dans les années 2000 et Obama a bien marqué son intention de ne plus se lancer dans des aventures militaires. On a vu qu’il est déjà difficile de terminer une guerre contre un adversaire faible tel que l’Irak ; il est donc encore plus dur de le faire contre un adversaire fort comme la Russie, par ailleurs la seconde puissance nucléaire mondiale.
Il reste bien entendu les sanctions économiques, mais elles sont à double tranchant car on ne peut arrêter d’importer le gaz de Russie qui nous est nécessaire. Il y a la perspective d’annuler le G8, voire même d’exclure la Russie du G8, mais il n’est pas certain que cela soit extrêmement payant. La difficulté est à la fois d’envoyer un signal de fermeté à l’égard de Moscou et en même temps de continuer le dialogue avec les Russes, puisqu’il n’y aura pas de solution à la crise ukrainienne sans leur aval. Exclure la Russie du G8 pourrait bien sûr avoir une portée symbolique forte, mais le problème est que nous avons besoin de parler avec la Russie non seulement de l’Ukraine mais également de la Syrie, de l’Iran et d’autres crises. Dans toute sa brutalité, Poutine a joué habilement parce qu’il sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre. Entre les gains qu’il peut escompter et les pertes qu’il peut subir, les gains sont très nettement supérieurs aux pertes.

Source : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article9355
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L'Ukraine appelle la Russie à son secours, comment pourrait-elle ne pas intervenir ?

Message par Chasseur le Lun 3 Mar - 21:48

Les pyromanes de salon qui ont joué avec le feu en poussant une partie de l’Ukraine contre une autre, sans se préoccuper des conséquences humaines, pourront bientôt dénoncer l’arrivée des pompiers russes. Quelle est la réalité sur le terrain ? Un groupe de factieux, aux composantes hétéroclites, allant de Svoboda national-socialiste aux libéraux pro-européens, a pris le pouvoir à Kiew, les armes à la main. Au sein de l’Assemblée nationale, la Rada, ils ont menacé de mort les Députés qui désiraient rester fidèles aux institutions et au gouvernement démocratiquement élu en 2010. Depuis, ils ont multiplié les provocations. Par exemple en interdisant la langue russe parlée par la majorité des Ukrainiens, y compris à Kiew ou en interdisant le Parti des Régions et le Parti communiste qui représentent à eux deux, plus de 51% des électeurs aux dernières élections.

Malgré tout ce que peuvent dire les chancelleries occidentales, c’est un pouvoir dictatorial qui s’est mis en place à Kiew. Les Parlements régionaux, au nombre de 24, eux aussi démocratiquement élus en 2010, sont de plus en plus nombreux à contester les décisions autoritaires prises à Kiew, sans leur consentement. En effet, dans la Constitution ukrainienne de 2004, remise en application par les insurgés eux-mêmes, la nomination du ministre de l’intérieur et des principaux chefs des services de sécurité, doit être soumis à l’approbation des Parlements régionaux. Il n’en a rien été, les factieux violant eux-mêmes la constitution qu’ils ont tant réclamée.

Cette défiance vis-à-vis de l’assemblée illégale de la Rada, a amené plusieurs parlements régionaux à s’émanciper de Kiew et à assurer les pouvoirs régaliens, dévolus en tant normal au pouvoir central. Et cela ne concerne pas seulement les régions de l’Est, réputées plus russophiles, mais ce sont également des régions de l’Ouest qui font défection, sous la pression de la population qui se méfie des aventures hasardeuses des insurgés de la Place Maïdan. Il est faut de croire, comme s’ingénie à le faire la presse occidentale, que la population ukrainienne est favorable à la prise du pouvoir à Kiew. Même la population de Kiew ne s’est pas mêlée de l’insurrection qui a, tout au plus, concernée 2000 personnes, venues en cars des trois régions les plus à l’Ouest et les plus russophobes. Quand les députés de Sébastopol font hisser le drapeau russe sur le Parlement régional, ils ont la légitimité que leur ont conféré les urnes, une légitimité qui manque cruellement à la Rada pour déposer le président Ianoukovitch.

Cette légitimité se voit aussi dans le fait que de nombreuses unités de l'armée ukrainienne ont refusé l'ordre de mobilisation décrété par la Rada, et se déclarent sous l'autorité des parlements régionaux et des forces d'autodéfense. Le chef suprême de la marine ukrainienne a lui même prêté allégeance au Gouvernement de la république de Crimée. L’Ukraine est ruinée, divisée, et en passe de subir la loi de milices factieuses. Depuis janvier, près de 675 000 Ukrainiens ont cherché refuge en Russie, traversant la frontière. L’agence Reuters, qui ne peut quand même pas être soupçonnée de sympathie pro-russe, parle déjà d’une « catastrophe humanitaire ». Que doit faire la Russie face à la demande des autorités ukrainiennes, légalement élues, qui se mettent sous sa protection, en invoquant le sort de populations russes comme en Crimée, ou russophones comme à Karkhov, Donetsk, Lougansk, Zaropojie, Odessa et j’en passe ? Doit-elle rester impassible devant les manifestations populaires qui rassemblent des dizaines de milliers d’Ukrainiens brandissant des drapeaux russes pour montrer qu’ils refusent l’aventure de Maïdan ?
Doit-elle rester impassible, violant par là-même les accords de défense qu’elle a signés avec l’Ukraine, représenté à ce moment par un gouvernement légal ? En quoi la France est-elle plus légitime à intervenir en Centrafrique que la Russie ne le serait à intervenir en Crimée et en Ukraine ? En quoi la France est-elle plus légitime à intervenir en Côte d’Ivoire que la Russie ne le serait à intervenir en Crimée et en Ukraine ? Au moins, la Russie intervient-elle à la demande des populations et non contre elles !

Les Ukrainiens ne veulent pas devenir Russes, ils aspirent avant tout à la paix et à l’unité. Et pour cela, ils refusent le gouvernement illégal mis en place par une assemblée illégitime, non-élue et tirant sa force des milices qui l’ont porté au pouvoir. Et pour se protéger de cela et des interventions étrangères qui ont favorisé cette anarchie, ils se tournent vers la seule force protectrice qu’ils connaissent : la Russie. Les Etats-Unis, avec la Hollandie en remorque — les plus lucides diront la Hollandie en laisse —, trouvent que le brasier qu’ils ont eux-mêmes allumé est trop chaud et menacent de boycotter le G8 de Sotchi si la Fédération de Russie répond à ses obligations morales et internationales. Ils ont déjà boycotter les JO et la fête n’en a été que plus belle.

Source ProRussiaTV : http://www.prorussia.tv/L-Ukraine-appelle-la-Russie-a-son-secours-comment-pourrait-elle-ne-pas-intervenir_v793.html
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Ukraine : virile Russie, Occident féminisé et meurtrier

Message par Chasseur le Mar 4 Mar - 17:19

Ukraine : virile Russie, Occident féminisé et meurtrier

Pour la Libye, nous avions, paraît-il, l’excuse de faire face à un tyran. Pour la Syrie, nous avions l’excuse de faire face à un système non démocratique. Mais quelle est notre excuse en Ukraine ?

Malgré toutes ses erreurs, malgré qu’il ait tué notre civilisation avec son mariage homosexuel, je n’ai jamais demandé la démission de M. Hollande, ni son renversement dans la rue. Apparemment, j’ai eu tort. Notre gouvernement français asservi à l’Otan, vient de tomber les masques. Quelqu’aient été les erreurs du président ukrainien, il avait été élu par le peuple et restait légitime à un an des prochaines élections. Rien ne légitimait une action de rue anarchiste, pour faire quoi, et pour aller où ?



Lire la suite sur : http://www.ndf.fr/poing-de-vue/03-03-2014/ukraine-virile-russie-occident-feminise-et-meurtrier?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.UxX7gJWPLX4
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Hélène Carrère d'Encausse devrait être plus écoutée par la diplomatie française

Message par Chasseur le Mer 5 Mar - 21:35

Hélène Carrère d'Encausse devrait être plus écoutée par la diplomatie française

C’est à une grande voix française que les rédactions de ProRussia.tv et de la Voix de la Russie sont allées demandé sa position sur la crise ukrainienne. Immortelle de l’Académie française, première femme à en devenir secrétaire perpétuel, Hélène Carrère d’Encausse — que la clairvoyance d’historienne et les talents d’écriture ont fait titulaire des plus grandes distinctions française, russe mais aussi belge et brésilienne — a bien voulu nous recevoir sans ses bureaux, rue de Seine. Avec une vision extrêmement aigüe du présent, du passé et du devenir des nations de l’Est européen, elle est incontestablement l’une des voix qui devrait beaucoup plus compter dans la diplomatie française, à l’instar d’un Jean-Pierre Chevènement ou d’un Hubert Védrine.

Voir la vidéo sur ProRussiaTV : http://www.prorussia.tv/Helene-Carrere-d-Encausse-devrait-etre-plus-ecoutee-par-la-diplomatie-francaise_v794.html
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Les médias américains amplifient leur offensive de propagande contre l’Ukraine

Message par Chasseur le Mer 5 Mar - 22:47

Les médias américains amplifient leur offensive de propagande contre l’Ukraine

Après le coup d’Etat de l’extrême droite, organisé par les Etats-Unis et les puissances européennes en Ukraine, les médias américains réagissent en déversant un déluge de propagande incendiaire à l’encontre de la Russie.

La diabolisation de la Russie est implacable aussi bien dans la presse écrite que par la voie des ondes. La couverture des événements suit un même et unique scénario simpliste. Les actions de la Russie sont représentées comme étant la quintessence du mal. Son président, Valdimir Poutine, est l’incarnation du diable.

Le contexte historique, les intérêts économiques, le contexte politique et les calculs géostratégiques qui sous-tendent les actions de la Russie sont ignorés. Aucun fait susceptible d’entraver le message programmé n’est admis. Aucun mensonge n’est par trop absurde ou ridicule. Le but de la campagne de propagande n’est pas de convaincre l’opinion publique, mais de l’intimider.

On ne trouve pas l’ombre d’une analyse dans l’éditorial principal (« L’agression de la Russie », « Russia’s Agression ») paru lundi dans le New York Times. Il renferme exclusivement des dénonciations, des bruits de sabre et une hypocrisie sans bornes.

Le Times commence par dénoncer l’« exploitation cynique et scandaleuse de la crise ukrainienne par Poutine dans le but de prendre le contrôle de la Crimée. » On marche sur la tête. En réalité, les Etats-Unis ont soutenu les forces fascistes d’extrême-droite en Ukraine afin de provoquer un changement de régime dans un pays voisin de la Russie. Ces opérations ont été révélées au monde entier par une conversation téléphonique divulguée le mois dernier et au cours de laquelle l’ambassadeur américain en Ukraine et la sous-secrétaire d’Etat américaine discutaient de la composition d’un nouveau gouvernement appuyé par Washington. Le Times, bien sûr, ne fait aucune référence à cet épisode.

Avec un cynisme à couper le souffle, le Times exige qu’Obama dise à Poutine que la Russie « a outrepassé les limites d’un comportement civilisé et [que] sur la scène internationale et dans les relations économiques ceci se paie au prix fort. »

Lire la suite sur : http://www.mondialisation.ca/les-medias-americains-amplifient-leur-offensive-de-propagande-contre-lukraine/5371990
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Ukraine et médiamensonges : comment ne pas se faire manipuler ?

Message par Chasseur le Jeu 6 Mar - 18:06

Voir plus loin que le bout de notre nez ? Les médias n'y tiennent pas, on se poserait trop de questions, y compris sur les médiamensonges. Mais si on veut comprendre un conflit comme l'Ukraine, nous devons absolument le mettre en perspective, le voir sur la longue durée. Les médias nous disent que l'Europe et les Etats-Unis réagissent à des manifestations, mais en réalité, l'Ukraine est une cible depuis vingt ans. Michel Collon éclaire les stratégies dont on ne parle pas..



Source : http://michelcollon.info/Ukraine-et-mediamensonges-comment.html
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L’Ukraine et le retour au réel

Message par Chasseur le Ven 7 Mar - 23:06

L’Ukraine et le retour au réel

Sommes-nous en train d’assister à la fin de la « diplomatie des droits de l’homme » ? Ce n’est pas impossible. En tout cas, Vladimir Poutine réinstalle avec for­ce le principe de réalité dans les relations internationales. Nous l’avions vu naguère avec la crise syrienne ; nous le constatons, à nouveau, avec la crise ukrainienne.

Car, quoi qu’en disent les médias français, le comportement du président russe dans ces deux crises obéit aux mêmes règles. Un certain nombre de mes excellents confrères ont ironisé, après John Kerry, sur le fait qu’en Syrie, Poutine avait refusé l’intervention militaire et qu’il s’apprêtait à intervenir militairement en Ukraine. Mais c’est au nom des mêmes principes. Poutine est l’un des rares dirigeants de premier plan à être attaché aux règles traditionnelles du droit international. Et, en premier lieu, à cette règle selon laquelle les relations diplomatiques s’exercent de puissance à puissance et selon laquelle que les affaires intérieures d’un pays ne sont, précisément, pas nos affaires !

Sur cette base, Poutine avait refusé toute intervention en Syrie : Assad est, sans doute, un peu recommandable personnage, mais c’est au peuple syrien qu’il revient de le démettre de ses fonctions s’il le souhaite, pas à l’ONU ou à l’OTAN.

Le même raisonnement vaut pour l’Ukraine et son fort peu sympathique président Ianoukovitch. Naturellement, tout le monde voit instantanément les limites du raisonnement : que se passe-t-il si un État massacre son propre peuple ? C’est sur cette faille que s’est développée la « diplomatie des droits de l’homme ». Dès que les droits de l’homme sont violés quelque part, la « communauté internationale » serait tenue d’intervenir militairement pour éliminer le dirigeant meurtrier.

Le problème, c’est que bien peu de pays respectent intégralement les droits de l’homme. Nous devrions alors bombarder, non pas seulement la Syrie, l’Ukraine et la Russie, mais encore tous nos alliés. Et nous, en prime, car il est douteux  que nos prisons et nos commissariats soient exempts de tout reproche. La réalité, c’est que cette diplomatie pseudo-humanitaire a fait des millions de morts. Et qu’elle apparaît trop manifestement partiale pour être crédible.

Il n’est certes pas satisfaisant d’être obligé de traiter avec les dictateurs qui peuplent la planète, mais il me semble pire encore d’aller bombarder tous ceux qui auraient le malheur de nous déplaire. J’ajoute que, dans l’affaire ukrainienne, nous nous heurtons à une partie beaucoup plus forte que nous.

D’abord, l’Ukraine est aux frontières de la Russie et Poutine joue, pour ainsi dire, à domicile. D’autant que Kiev est le cœur de l’antique Russie.

Ensuite, l’Ukraine est financièrement très dépendante de la Russie. À moins que « l’Occident » – concept qui a un sens dans l’ordre civilisationnel, mais bien peu dans l’ordre politique, puisque les intérêts des États-Unis et des divers pays d’Europe diffèrent dans ce dossier – n’ait les moyens de trouver rapidement plusieurs dizaines de milliards de dollars, on voit mal comment le nouveau pouvoir ukrainien pourrait éviter de composer avec son encombrant voisin russe. Par ailleurs, comment ignorer que la Crimée est russe depuis des siècles ? Et comment imaginer que la Russie abandonne cette zone stratégique ?

Enfin, un certain nombre de pays européens, dont la France, dépendent de la Russie pour leur approvisionnement énergétique. Il n’y aurait, à ma connaissance, qu’une seule façon de stopper cette dépendance : se tourner vers l’Algérie et nous mettre entièrement dans la main d’un pays qui n’est pas, que je sache, beaucoup plus fréquentable que la Russie et qui, en outre, ne cesse de nous rappeler le contentieux historique que nous aurions avec lui. L’autre solution, qui ne serait pas accessible à court terme, et qui, de toute façon, est condamnée par l’alliance du PS avec les Verts, serait de viser à l’indépendance énergétique.

Pour l’heure, Poutine a parfaitement les moyens, militaires et économiques, de sa politique. Nous payons aujourd’hui les erreurs du XIXe siècle, de 1918 et de 1945. Mais le prix à payer serait léger si nous tournions enfin le dos aux funestes rêveries qui ont mis le feu à l’Europe – notamment ce principe, en apparence généreux, mais en réalité explosif, que l’on appelait naguère le « principe des nationalités » et que l’utopiste Wilson nous imposa en 1918 sous le nom de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Malheureusement, il semble que les erreurs du passé ne servent à rien, puisque ceux qui parlent le plus fort, aujourd’hui en France, nous invitent à réitérer les mêmes erreurs !

Guillaume de Thieulloy

Source : http://www.les4verites.com/international/lukraine-et-le-retour-au-reel
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« Un jour, cela vous reviendra dans la gueule »

Message par Chasseur le Sam 8 Mar - 17:09

Poutine à propos du Kosovo : « Un jour, cela vous reviendra dans la gueule »

Vladimir Poutine avait déclaré cela en 2008.

Aujourd'hui, les commandos russes déployés en Crimée font comme l’Otan au Kosovo : ils “sécurisent”… À Pristina, les Kosovars albanais dénonçaient la violence des Serbes. À Simféropol, les russophones refusent la loi des “fascistes” de la place Maïdan, dont une des premières mesures fut la suppression du russe comme langue officielle.

"Poutine nous “renvoie dans la gueule” ce fameux droit d’ingérence que l’Occident lui avait imposé au Kosovo, une aberration politique illustrée hier par Bernard Kouchner, aujourd’hui à Kiev par Bernard-Henri Lévy."

Michel Janva
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Alexeï Pouchkov, président de la Commission des Affaires Étrangères de la Douma

Message par Chasseur le Dim 16 Mar - 0:55

Alexeï Pouchkov, président de la Commission des Affaires Étrangères de la Douma :

http://www.prorussia.tv/Alexei-Pouchkov-president-de-la-Commission-des-Affaires-Etrangeres-de-la-Douma_v815.html
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L’Otan est donc bien une alliance sioniste-Nazi

Message par Chasseur le Dim 16 Mar - 14:55

L’Otan est donc bien une alliance sioniste-Nazi

Nous qui n’avons pas connu le passé nous avons pu être désinformés massivement sur l’histoire et croire que les juifs était le peuple martyr du monde et que les goyim étaient le diable. En fait c’est exactement l’inverse et l’actualité ukrainienne vient nous le prouver. L’Otan et tout son corollaire d’institutions politiques et d’ONG associées, n’est en fait qu’un plan nazi de destruction européen financé par les juifs américains et plus largement par les Illuminati sionistes tel qu’écrit dans les protocoles des sages de Sion. Il est temps de s’en rendre compte.


Lire la suite sur : http://lecitoyenengage.fr/lotan-donc-bien-alliance-sioniste-nazi-5136
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Les amis de BHL et de Fabius forcent le président de la TV publique d’Ukraine à démissionner

Message par Chasseur le Ven 21 Mar - 19:41

Les amis de BHL et de Fabius forcent le président de la TV publique d’Ukraine à démissionner

Le président de la télévision nationale ukrainienne, Alexander Panteleymonov, a passé mercredi soir un mauvais moment. Des hommes ont investi son bureau et l’ont forcé à signer sa démission. Et ces assaillants sont des membres du parlement. Des députés du parti Svoboda, qui reprochent notamment à Alexander Panteleymonov, d’avoir diffusé en direct la cérémonie de signature par Vladimir Poutine du traité entre la Crimée et la Russie…



Source : http://www.ndf.fr/nos-breves/21-03-2014/video-les-amis-de-bhl-et-de-fabius-forcent-le-president-de-la-tv-publique-dukraine-a-demissionner?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.UyyG0_l5OMM
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La Transnistrie demande d’adhérer à la Fédération de Russie

Message par Chasseur le Lun 24 Mar - 20:05

La Transnistrie demande d’adhérer à la Fédération de Russie





Le suprême commandeur de l’Otan, le général Philip Breedlove, a mis en garde la Russie contre toute tentative d’« annexer » la Transnistrie.

Lors du référendum d’autodétermination de la Crimée, le ministre des Affaires étrangères de la République moldave de Transnistrie, la très glamour Nina Shtanski (photo), s’était félicitée du résultat obtenu chez ses voisins et avait rappelé que les Transnistriens avaient voté identiquement, le 17 septembre 2006, pour adhérer à 97,2 % à la Fédération de Russie.

Le président du Parlement de Transnistrie, Mikhail Burla, a écrit à son homologue russe pour lui demander de faire adopter une loi d’adhésion de la Transnistrie à la Fédération de Russie sur le modèle de ce qui vient d’être fait pour la Crimée.

Le président de Moldavie, Nicolae Timofti, a demandé à l’Union européenne d’accélérer la signature d’un accord d’association de manière à rendre irréversible l’appartenance juridique de la Transnistrie à son pays.

Le président de la République moldave de Transnistrie, Evgueni Chechtchouk, s’est rendu à Moscou pour y discuter de la situation des russophones de son pays depuis la fermeture de la frontière ukrainienne par Kiev.

La Moldavie a proclamé son indépendance le 19 août 1990. De même que, dans l’URSS, la Crimée était administrativement rattachée à l’Ukraine, la Transnistrie était rattachée à la Moldavie. Cependant, la Transnistrie a proclamé son indépendance une semaine plus tard, le 1er septembre. Pourtant, la Moldavie a été acceptée à l’Onu, mais pas la Transnistrie, qui vit depuis 24 ans comme État non reconnu. En juin 1992, l’Otan tenta vainement de régler cette question par la force, tuant plus d’un millier de personnes, mais dû reculer face à la résistance de la population [1]. Depuis, la sécurité du pays est assurée par une force de paix russe.

Source : http://www.voltairenet.org/article182934.html
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