Sélection d'ouvrages

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Message par Chasseur le Mer 31 Juil 2013 - 22:51

La déshumanisation civilisée Marc Grassin et Frédéric Pochard




« Et si c’était un très grand livre ! […] Ici point d’anecdotes faciles, de discours vertueux, sentencieux, pontifiants ou convenus. Non. Une aventure d’écriture à deux […] qui vous capte, vous ensorcelle, vous laboure l’esprit et finit par vous convaincre que leur livre sera un classique. » Extrait de la préface de Didier Sicard.

Le développement de l’éthique serait le signe prometteur d’une humanité responsable. L’éthique, nouvelle compagne de route du sujet libéral contemporain, ne semble être, le plus souvent, qu’un alibi pour éviter d’engager une critique qui obligerait à revisiter de fond en comble son anthropologie. L’usage inflationniste, l’indifférenciation et l’instrumentalisation des discours « éthiques » vident l’éthique de son enjeu critique.

Derrière l’image séduisante de l’humanisme libéral d’aujourd’hui, ouvert à la différence et à l’altérité, se cache une réalité plus sombre, celle d’un homme soucieux de s’affirmer toujours plus dans des pratiques civilisées mais qui, au-delà des apparences, engagent un processus de « déshumanisation ». L’éthique dominante de nos jours n’est-elle pas, dans la plupart des cas, un instrument soumis aux ordres d’une libéralisation morale, en réalité, faussement libératrice ? L’éthique ne devrait-elle pas plutôt oser le pari d’une imprudence ? Si elle est critique et parole, alors elle doit entraîner un soupçon radical mais bienveillant sur nous-mêmes et sur le monde que nous inventons.

Marc Grassin est docteur en pharmacie et en éthique médicale. Maître de conférence à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, il est un spécialiste reconnu des questions d’éthiques cliniques autour de la natalité.

Frédéric Pochard est psychiatre, également docteur en éthique médicale. Il est spécialiste des questions d’éthique de santé publique.

Collection « L’Histoire à vif »
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Xavier Martin

Message par Chasseur le Lun 10 Mar 2014 - 21:12

S'approprier l'homme : un thème obsessionnel de la Révolution (1760-1800)



Auteur : Xavier Martin
Editeur : Dominique Martin Morin

Le but de la Révolution française : supprimer l’homme traditionnel, créer un homme nouveau. Un ouvrage passionnant met en lumière cette utopie radicale.

À travers cette volonté de régénération, s’exprime la volonté de « s’approprier l’homme », analyse Xavier Martin dans son dernier livre. C’est même, ajoute-t-il, « un thème obsessionnel de la Révolution ». Cela est légitime, poursuit l’historien, car les révolutionnaires veulent à tout prix améliorer l’homme et le rendre « heureux ». Et cela est possible, puisque l’homme n’est qu’« une masse de cire, dont on fait ce qu’on veut », comme le dit le philosophe matérialiste d’Holbach. Les vieux lecteurs de Xavier Martin ne seront pas surpris par cette rhétorique : depuis vingt ans, l’universitaire met à jour l’anthropologie révolutionnaire. L’homme n’est qu’un assemblage d’atomes, une machine réagissant aux sensations qu’elle perçoit en fonction de son intérêt personnel. Un être seul, « libéré » de ses traditions religieuses et de ses attaches familiales, réduit à son corps et à ses affects. Cet homme est un être abstrait, il n’existe pas. Ce sera le but de l’utopie révolutionnaire que de le faire naître.
Charles-Henri d'Andigné

Source : http://www.famillechretienne.fr/livres/sciences-humaines/histoire-et-civilisation/s-approprier-l-homme-un-theme-obsessionnel-de-la-revolution-1760-1800-131242

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Troubles lumières



Les hommes de Voltaire, Diderot, Rousseau, d’Holbach, Helvétius sont nés, et leur postérité est aussi prolifique que tragiquement nuisible. Le dernier ouvrage de Xavier Martin nous propose une magistrale et passionnante démonstration : non seulement les hommes des Lumières n’étaient pas les bienveillants humanistes célébrés par des générations d’intellectuels de tous bords, mais, par l’influence de leurs écrits, ils ont préparé les tueries de la Révolution et de l’Empire ; plus encore, leur pensée est la matrice des théories les plus violentes du XIXe siècle, qui firent le lit des carnages du XXe siècle. Les races, les femmes, le peuple, tels sont les principaux sujets abordés : c’est ainsi qu’il apparaît que ces privilégiés hiérarchisent les races, accablent de leur mépris le peuple, les femmes, voire eux-mêmes (évident chez Voltaire), et nient toute différence substantielle entre l’humain et l’animal. Ces partis-pris, plus idéologiques que philosophiques, développés dans un esprit profondément antireligieux avec le talent qu’on leur connaît, sont ainsi montrés dans toute leur malfaisance. Lisez le livre de Xavier Martin : cet historien des idées politiques et du droit, professeur émérite des Universités, extrait des pépites de vérité de la gangue des habitudes et du mensonge ; de là son grand mérite et notre reconnaissance.
Naissance du sous-homme au cœur des Lumières, de Xavier Martin, Dominique Martin Morin, 391p


Dernière édition par V le Mar 11 Nov 2014 - 22:41, édité 1 fois
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Crime et Utopie

Message par Chasseur le Lun 10 Mar 2014 - 21:14

Crime et Utopie



Auteur : Frédéric Rouvillois
Editeur : Flammarion

La thèse est audacieuse : le nazisme était un projet utopique au sens fort du terme. Elle est audacieuse parce nous avons tendance à exonérer l'utopie pour n'en conserver que la dimension émancipatrice, en minorant les dérives, les erreurs, les meurtres qu'elle a aussi produits.

À présent, mettons face à face la rhétorique nazie et les caractéristiques fondamentales de l'utopie : refaire l'homme par l'éducation, le travail et le sport ; bâtir une cité réconciliée, unie et heureuse, tenter de la rendre éternelle... Point par point. Frédéric Rouvillois démontre un emboîtement presque parfait - et mortifère. La volonté nazie de refaçonner le monde avait beau être délirante, elle était strictement réglée et se voulait rationnelle. L'idéologie national-socialiste était paranoïaque, théoriquement indigente, c'est vrai, mais elle aussi promettait l'épanouissement d'un peuple élu. Sinon, comment expliquer l'engouement des Allemands pour un projet aussi monstrueux ?
Envisager le nazisme sous l'angle de l'utopie permet deux choses. De souligner le parallèle avec l'autre totalitarisme du XXe siècle, le communisme : il n'y a pas d'utopie innocente. De comprendre le « judéocide », massacre conçu et organisé comme la condition et l'une des finalités de cette utopie criminelle. Le premier rapprochement est admis par beaucoup. Le second est plus inédit, mais l'idée de l'utopie comme intrinsèquement porteuse de génocide s'impose à nous à la lecture de cet essai.

Sybille D'Oiron

Source : http://www.famillechretienne.fr/societe/histoire/crime-et-utopie-131479

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Notre société est-elle sur la voie de l'utopie nazie ?

Dans son ouvrage Crime et Utopie, l'universitaire Frédéric Rouvillois relit le nazisme à travers le prisme de l'utopie de l'homme nouveau. Cela lui permet d'établir d'inquiétantes similitudes avec notre politique contemporaine, qu'il détaille dans un long entretien à Famille chrétienne. Quelques passages :

En quoi le nazisme était-il une utopie ?
"Le projet utopique, tel que les nazis le conçoivent, est d’établir une société idéale dans laquelle tout le monde sera heureux en réécrivant l’histoire et en enclenchant un mécanisme de progrès, mais surtout de refaire la nature humaine en bâtissant ce que l’on appelle « l’homme nouveau » dans la rhétorique totalitaire.

Pour construire cet homme nouveau, les nazis vont employer non seulement les méthodes classiques de l’éducation, de la rééducation et du formatage intellectuel, mais aussi celles de l’eugénisme et du darwinisme mis à la mode à partir de la fin du XIXe siècle."

Les Lebensborn, l'affaiblissement du mariage et les mères porteuses
"Himmler, [le concepteur des pouponnières dédies à la race aryenne], expliquait par exemple que le mariage chrétien était une des causes du déclin de la civilisation et qu’il fallait donc le remplacer par une polygamie organisée par l’État. Il règne par ailleurs dans ces Lebensborn un égalitarisme totalitaire qui met sur un même niveau toutes les femmes, celles qui sont mariées et celles qui ne le sont pas. Tout le monde s’appelait madame…

Dans le cas allemand, seules les mères génétiquement pures peuvent accoucher et leur enfant est confié à des familles SS qui vont l’élever. C’est la même chose avec les mères porteuses [aujourd'hui], à la différence non négligeable que, dans le cas du nazisme, il s’agit d’une organisation étatique."

S'ils avaient pu, les nazis auraient pratiqué la sélection des embryons
"Non seulement les eugénistes nazis de l’époque ne s’en seraient pas privés, mais ils ont regretté de ne pas avoir la capacité de le faire. À défaut, ils ont éliminé les enfants malformés ou handicapés en les euthanasiant."

Quel parallèle établir entre le nazisme et notre société ?
"Dans chacun d’eux, il y a une espèce de rationalisation, une "amoralisation", une volonté de rupture avec le passé, avec la tradition et les valeurs chrétiennes. Il y a dans le nazisme de nombreux éléments que l’on retrouve avec effroi dans la politique contemporaine, dans la façon de concevoir les rapports humains, de concevoir le développement. C’est frappant."

Est-ce l'Etat français qui organise une société utopique ?
"Une dimension utopique est présente dans la politique contemporaine. On constate une volonté d’arriver à un monde parfaitement égalitaire, où il n’y aurait plus de différences, où tout le monde serait heureux. La démarche utopique autorise ainsi toutes les violences, physiques, mais surtout symboliques. À ce titre, le mariage homosexuel est une violence symbolique faite à la tradition, à la famille, à la société, au nom de l’égalité et de la liberté. De la même façon, la manière dont les programmes scolaires sont conçus constitue aussi une violence faite à la liberté de choix des parents. Cela rejoint l’idée utopique qui considère que l’éducation des générations futures est une chose trop importante pour être laissée aux parents et à la famille.

Toucher à la famille ou à la procréation peut ainsi être considéré comme une entreprise de type utopique, dont la finalité n’a pas de limite dans le temps. D’ailleurs, ce rapport au temps, cette idée qu’un projet s’inscrit dans un temps très long sans retour possible, procède d’une démarche utopique. On avance vers un progrès sur lequel il ne serait pas possible de revenir. Il en va ainsi de la réflexion sur la possibilité ou non de revenir sur la loi Taubira. Le gouvernement et une partie de la droite ont pris acte que la loi était votée, et qu’il n’était plus possible de faire marche arrière en l’abrogeant."

Le danger ultime de l'utopie
"Les totalitarismes sont toujours des utopies, et toute utopie, si elle a les moyens de sa réalisation, finit par verser dans le totalitarisme."

Louise Tudy

Source : le Salon Beige
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Henri Philipp. “La France debout”. Editions Godefroy de Bouillon

Message par Chasseur le Mer 26 Mar 2014 - 18:45


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René SEDILLOT. LE COÛT DE LA REVOLUTION FRANçAISE

Message par Chasseur le Sam 29 Mar 2014 - 11:22

René SEDILLOT. LE COÛT DE LA REVOLUTION FRANçAISE



Indispensable pour faire taire les républicains qui restent dans leur pêché : TELECHARGER l’oeuvre de René SEDILLOT. LE COÛT DE LA REVOLUTION FRANçAISE

http://www.marie-julie-jahenny.fr/le-cout-de-la-revolution-francaise.pdf
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« La Révolution française » de Philippe Pichot-Bravard

Message par Chasseur le Mar 8 Avr 2014 - 16:08

« La Révolution française » de Philippe Pichot-Bravard

Retour sur la Révolution française

« Tous les régimes totalitaires du XXe siècle ont eu, de manière directe ou indirecte, comme modèle la Terreur et comme référence Robespierre. » (Reynald Sécher).




Une révolution sémantique

Une des grandes innovations de la Révolution française réside dans la manipulation sémantique à laquelle ses idéologues se sont livrés. Des mots tels que patrie, nation et peuple ont été redéfinis de façon à les inscrire dans la perspective révolutionnaire.
•« Pour les révolutionnaires, pour Brissot, pour Condorcet, pour Guadet, la “patrie” se définit par des idées et non par une histoire, un territoire et une population. La patrie n’est plus la terre des pères mais la communauté des citoyens. Pour les révolutionnaires, les termes patrie, constitution, liberté, pacte social et Révolution sont interchangeables. Cette définition idéologique de la patrie donne à la lutte qui commence son caractère idéologique. L’ennemi n’est pas uniquement en dehors des frontières. Est ennemie toute personne qui n’adhère pas à la Constitution, toute personne qui rejette la Révolution … A l’inverse est patriote toute personne qui adopte les idéaux de la Révolution, où qu’elle se trouve. »

De ces modifications du sens de mots clefs tels que nation ou patrie, il résulte une ambiguïté qui est toujours d’actualité. Quand les hérauts contemporains de l’idéologie révolutionnaire, y compris les souverainistes « chevènementistes », parlent de nation française, ils ne parlent pas de la communauté issue des communautés historiques installées dans les terroirs de France depuis des lustres, ils parlent de l’agrégat d’individus vivant en France aujourd’hui et qui partagent l’idéologie issue de la Révolution française. Ces derniers constituent le camp des républicains, lesquels ont le devoir de dénoncer à la vindicte publique, comme en 1793, les mal-pensants rétifs à l’idéologie des droits de l’homme et à tous les principes issus de cette révolution.

Un gouvernement génocidaire

Jusqu’à la découverte par Reynald Sécher (Vendée : du génocide au mémoricide, Cerf, 2011) à la Bibliothèque Nationale en 2011 des ordres manuscrits signés par Barère, Billaud-Varenne, Robespierre … concernant l’extermination systématique des Vendéens, la justification officielle de ces crimes commis contre une population bien précise reposait sur la nécessité qui s’imposait au gouvernement révolutionnaire d’éradiquer une révolte qui mettait en péril le pays engagé par ailleurs dans une guerre étrangère. Par ailleurs, les historiens favorables à cette révolution ont toujours nié la volonté génocidaire et ont expliqué les crimes commis au sud de la Loire par la médiocrité ou l’extrémisme de certains généraux :
•« Ainsi, Jean-Clément Martin fait de la Terreur le fruit conjugué du péril extérieur et de la faiblesse de l’Etat … Cette affirmation n’a qu’un but, explicitement assumé : dédouaner le gouvernement révolutionnaire de 1793 de toute parenté avec les expériences totalitaires du XXe siècle. »

Le problème est que toutes ces justifications ressassées depuis plus de deux siècles sont fausses. Les « grands ancêtres » ont bien inventé le génocide idéologique et les génocideurs soviétiques, chinois ou cambodgiens ont été leurs héritiers, comme l’a dit Alexandre Soljenitsyne lors de son voyage en Vendée. Comme l’a écrit  Reynald Sécher : « Tous les régimes totalitaires du XXe siècle ont eu, de manière directe ou indirecte, pour modèle la Terreur et pour référence Robespierre » et, plus loin : « Si, comme le dit Rafael Lemkin, les génocides ont existé de tout temps, le génocide des Vendéens, lui, est le premier génocide légal, c’est-à-dire voté par les représentants du peuple, et le premier génocide moderne de type proto-industriel ».

Un trotskysme français

Bien avant Napoléon Bonaparte, qui fut dans sa jeunesse un Jacobin très militant, les révolutionnaires ont imaginé d’exporter par la guerre leur révolution dans toute l’Europe pour l’unifier autour des idées révolutionnaires.
•« L’Assemblée n’est pas éloignée de croire que les armées révolutionnaires seront accueillies triomphalement par tous ceux qui, hors des frontières, “gémissant sous le joug des despotes ”, mettent leurs espoirs dans la Révolution française. Il suffit à la France révolutionnaire de tendre la main aux peuples pour que les « tyrans couronnés » soient balayés. »

Bonaparte sera fidèle à cette orientation et il tentera de conquérir les esprits en écrasant militairement toutes les monarchies européennes et en imposant les principes révolutionnaires dans le sillage de ses victoires. On sait comment toute cette épopée délirante générée par l’hubris d’un révolutionnaire doublé d’un aventurier s’est terminée : la ruine de la France, une profonde saignée démographique et l’occupation de notre pays par les puissances victorieuses.

Girondins et Jacobins

Beaucoup de gens opposent les Girondins aux Jacobins, en particulier quand il s’agit des libertés locales. Ainsi il y aurait, face au centralisme jacobin, un fédéralisme girondin qui pourrait constituer la base théorique d’une autre façon de concevoir la France. Tout cela est infondé, comme l’a écrit Mona Ozouf et comme le rappelle Philippe Pichot-Bravard :
•« Ce qui rapproche les Girondins des Montagnards est plus important que ce qui les éloigne … Née de l’antagonisme entre Brissot et Robespierre à propos de la déclaration de guerre, l’opposition des Girondins et des Montagnards est d’abord un conflit de personnes et de caractères avant d’être un conflit d’idées. »

Les Girondins n’ont jamais été partisans du fédéralisme mais ils ont été accusés de fédéralisme par leurs concurrents jacobins. En réalité, la différence résidait dans le fait que les Girondins souhaitaient la participation des citoyens des villes de province et refusaient le monopole que s’étaient octroyé les révolutionnaires parisiens. Il n’y a pas là d’embryon d’une conception fédérale de la France, contrairement à ce qu’on entend fréquemment. Jacobins et Girondins étaient aussi centralistes et partisans de l’uniformisation les uns que les autres.

Mona Ozouf écrivait dans le Monde des débats de janvier 2001 :
•« A l’origine, Girondins et Jacobins n’étaient que deux factions qui se disputaient le pouvoir … En outre, il leur arrivait de partager le même vocabulaire et d’échanger leurs arguments. La République ? “C’est elle qu’il faut envisager sans cesse, avec l’entière abstraction de tout lieu et de toute personne ”. Quel exalté parle ici ? Chevènement ? Pasqua ? Mais non, c’est Buzot, pur Girondin. Il faut donc réviser nos réflexes. Les Girondins ont tous été Jacobins à un moment quelconque, si on entend par là l’appartenance au Club de la rue Saint-Honoré ; Jacobins aussi si on définit le jacobinisme par le patriotisme exclusif et le rêve fiévreux d’une France guerrière rédemptrice de l’humanité. »

La Révolution contre la démocratie

Il est évident pour quasiment tout le monde que la Révolution de 1789 a instauré la démocratie en France. Cette banalité est très contestable parce qu’en fait les révolutionnaires ont mis en place un système représentatif et non pas une démocratie. Ils opposaient de manière très claire celui-ci à celle-là, comme l’expliquait Siéyès dans un très important discours prononcé le 7 septembre 1789. Nous avons hérité de ce système représentatif qui est aux antipodes de la démocratie comme nous le verrons dans un prochain article. Ce système représentatif qui prétend être « la » démocratie est à l’origine du malaise explosif que nous connaissons.

La révolution n’est pas terminée

Vincent Peillon a écrit dans son livre intitulé La Révolution française n’est pas terminée (Le Seuil, 2008) :
•« La Révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu […] 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau […]. La Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines. »

Et dans le Journal du dimanche du 2 septembre 2012 il précisait sa pensée en déclarant que le rôle fondamental de l’école consistait à « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ». Il nous dit donc très clairement que le projet révolutionnaire de construction (il s’agit bien de constructivisme) d’un homme nouveau que tous les régimes socialistes et communistes ont essayé de mettre en œuvre, à la suite de la Révolution française, est toujours d’actualité. Il s’agit de tirer un trait sur tous les errements hérités de l’histoire pour laisser se développer librement des esprits débarrassés de tous les miasmes du passé.

Cliquez pour SupprimerNous sommes toujours là dans l’utopie de l’homme nouveau mais V. Peillon l’aborde du point de vue libéral/libertaire qui est marqué par le fantasme narcissique de l’autoengendrement. Cette approche peut sembler plus acceptable que celles des regrettés régimes soviétique et maoïste mais en fait le résultat est le même parce qu’une fois qu’on a dépouillé les enfants de tous leurs héritages, il faut bien combler le vide et c’est là qu’interviennent les pédagogues chargés d’installer dans les jeunes cerveaux un « logiciel » culturel prétendument neutre mais qui est en fait très tendancieux. En quoi la culture très marquée idéologiquement et très contestable de MM. Meirieu et consorts est-elle préférable à la culture issue des familles et des communautés d’appartenance ?

Toute cette entreprise qui se présente comme « libératrice » est en fait une entreprise de « formatage » culturel totalitaire ; les idéologues de gauche, y compris les libéraux-libertaires, sont incapables de se départir de leur tendance maladive à la reconstruction de l’humanité malgré toutes les catastrophes que cette obsession a engendrées dans le passé. Cette tendance constructiviste a sa source dans la croyance selon laquelle l’homme est une tabula rasa au moment de sa naissance ; cette croyance a été démentie par les éthologues, mais Vincent Peillon préfère se bercer des illusions héritées de la philosophie du XVIIIe siècle.

Il est temps d’en finir avec la référence obligatoire et unique à la Révolution française, non pas pour en revenir à l’Ancien Régime, mais pour penser un républicanisme débarrassé de l’idéologie des droits de l’homme, du libéralisme, de l’individualisme et de l’égalitarisme.

Bruno Guillard
31/3/2014


Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, éd. Via Romana, préface de Philippe de Villiers, février 2014, 294 pages.

Philippe Pichot-Bravard est docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public. Il a publié plusieurs ouvrages dont une Histoire constitutionnelle des Parlements de l’ancienne France (Ellipses, 2012) et un ouvrage intitulé La Révolution française qui vient de paraître aux éditions Via Romana.

Correspondance Polémia – 4/04/2014
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L'Occident plaide non-coupable

Message par Chasseur le Sam 12 Avr 2014 - 10:31

L'Occident plaide non-coupable

Dans Le Complexe occidental. Petit traité de déculpabilisation, Alexandre Del Valle propose un antidote au virus de la haine de soi collective, ce cancer qui ronge l'Occident de l'intérieur, maladie de nature totalitaire qui tend à faire disparaitre notre civilisation. Pages après pages, l'auteur démonte avec arguments et rappels historiques les mensonges devenus lieux communs et montre que nous pouvons être fiers de notre Histoire. Il dénonce notamment cette culpabilisation qui a atteint même des catholiques ayant une conception pervertie du verset de l'Evangile demandant de "tendre la joue gauche" :[/justify



"Certes, un chrétien connaissant le droit canon rappellera que la charité n'a pas le même sens en grec et en latin (forme d'amour le plus noble) qu'en français courant (aide aux malheureux, compassion), et que les Pères de l'Eglise n'ont jamais invité les chrétiens à se livrer collectivement à leurs ennemis, le martyre du Christ n'étant ni une fin en soi ni une action à reproduire de façon quasi masochiste, mais seulement l'accomplissement de l'Ecriture annonçant le triomphe de l'amour sur la mort et le péché. Le chrétien pratiquant expliquera à juste titre que la culpabilisation collective pathologique de l'Europe n'est qu'une perversion d'une noble aptitude à reconnaître sa faute et qu'elle n'est pas le fruit doctrinal de la foi chrétienne, laquelle accorde au contraire le pardon et supprime le cercle infernal de la culpabilisation. Mais il est également vrai que lorsque l'enseignement et la pratique d'une religion diminuent, les attitudes psychologiques inhérentes à cette foi, qui a façonné la culture, l'histoire et donc l'âme des peuples, demeurent, certes de façon souvent édulcorée."

Source le salon beige
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Les Illuminati. La réalité derrière le mythe, par Arnaud de la Croix

Message par Chasseur le Mer 23 Avr 2014 - 13:37


Les Illuminati. La réalité derrière le mythe, par Arnaud de la Croix, Racine, 163 p.

Les Illuminatis ? Cette secte née en Bavière au dix-huitième siècle continue d’intriguer.

Un nouveau livre y est consacré. En voici quelques extraits afin de commencer à aborder le sujet.


[EXTRAITS] Leur symbole

« Lorsqu’ils (les novices) accèdent enfin au premier grade de l’Ordre, ils prennent le nom de Minervaux, autrement dit de disciples de Minerve, déesse romaine de la guerre mais aussi de la sagesse. L’animal symbolique qui l’accompagne est le hibou ou la chouette, réputé voir dans l’obscurité. C’est traditionnellement l’animal totémique des philosophes (ou « amis de la sagesse ») et les Illuminati l’adoptent pour emblème, symbole de la lumière balayant les ténèbres, que l’on trouve représenté sur nombre de bijoux de l’Ordre. »

Nom de guerre : Spartacus

« Dans l’esprit de cet homme de vingt-huit ans, le recrutement des membres devra obéir à des critères d’une grande exigence, tandis que leurs travaux devront atteindre des sommets de rigueur en matière philosophique et scientifique. Enfin, la société visera à améliorer concrètement le sort de l’humanité, fût-ce au prix d’une lenteur titanesque. [...] Weishaupt recrute, pour commencer, ses étudiants les plus doués et les plus ouverts aux idées nouvelles. Le 1er mai 1776, les fondateurs se réunissent, à l’instigation de Weis-haupt… dans sa propre chambre. Ils sont cinq en tout et pour tout : lui-même et quatre de ses étudiants. Ils adoptent l’appellation d’Illuminatenorden ou Ordre des Illuminés, soit, en latin, Illuminati. La lumière (Licht) [...] évoque également l’Aufklärung, l’éclaircissement, mot d’ordre du mouvement d’idées qui, à l’époque, commence à remuer les consciences les plus éveillées. L’Europe des Lumières se lève, et Weishaupt [...] se situe résolument dans ce courant d’avant-garde, auquel le clergé local, sentant son pouvoir mis en danger, va s’opposer de toutes ses forces et par tous les moyens, à commencer par la censure intellectuelle. C’est également la raison pour laquelle Weishaupt souhaite recruter les membres de son Ordre avec la plus grande prudence : la moindre indiscrétion mettrait en danger non seulement la société qu’il vient de créer, mais aussi sa propre carrière d’enseignant en droit canonique, déjà en butte à différentes vexations parce qu’il n’appartient pas au parti dominant et que son enseignement est jugé subversif. Ce climat particulier explique également en partie la raison pour laquelle les cinq membres fondateurs s’attribuent, comme le feront les affiliés à venir, un « nom de guerre ». Weishaupt, dans la société des Illuminés, s’appelle désormais Spartacus. Un patronyme qui en dit long, puisqu’il est emprunté au chef de la révolte des esclaves qui, entre 73 et 71 avant Jésus-Christ, fit trembler Rome.

Très vite, l’Ordre tente de s’agréger des jeunes gens au profil intéressant, susceptibles d’occuper des fonctions officielles dans un proche avenir, ou des rejetons de la noblesse disposant de moyens importants, utiles au développement de l’organisation. Cependant, en 1778, deux ans après sa fondation, la société ne compte encore que dix-neuf membres. Ceci est probablement dû, en grande partie, à la longue période d’observation, ou de surveillance, à laquelle sont astreints les « novices » avant d’être effectivement intégrés dans l’Ordre… Ajoutons que le procédé doit sans doute également beaucoup à une dérive un peu paranoïaque de l’esprit de Weishaupt, régulièrement obsédé par l’espionnite. [...] Mais le développement de l’Ordre patine. »

Le plan : infiltrer la franc-maçonnerie

« Knigge (franc-maçon) souhaite réformer la maçonnerie et le marquis de Constanzo (un Illuminati) réussit à lui faire croire que la société secrète idéale qu’il a en tête, disposant de connaissances supérieures et œuvrant concrètement à l’amélioration du genre humain et de la société des humains, existe déjà… Cet Ordre, ancien et secret entre tous, s’appelle l’Ordre des Illuminati. Knigge, qui caresse le projet de construire un homme neuf et un monde nouveau, loin des barrières sociales, des frontières politiques et des préjugés religieux, se laisse facilement séduire. Pour lui comme pour Weishaupt et son Aréopage, le premier pas dans cette direction consiste à « s’emparer complètement de la maçonnerie ». Knigge a alors une idée brillante : [...] il faut adapter l’Ordre à celui des francs-maçons, afin « d’arriver à diriger la franc-maçonnerie vers notre but sublime et la mettre sous notre direction ». Concrètement, il s’agira d’intégrer, dans le cursus des Illuminés jugés dignes de parvenir aux plus hauts grades de l’Ordre, certains grades de la maçonnerie elle-même. Par son entremise, lui qui est remarquablement bien introduit dans les milieux maçonniques et ceux de la Stricte Observance templière, des recrues nombreuses et souvent de qualité vont rejoindre l’Ordre. [...] Les dizaines de nouveaux membres attirés dans les rangs des Illuminati par Knigge vont à leur tour en recruter de nombreux autres, aux noms parfois prestigieux. Si bien que dès 1782, la société compte plusieurs centaines d’initiés, non seulement en Allemagne, mais déjà en Autriche et bientôt en Suisse, puis au Tyrol…

En novembre 1781, le rituel d’initiation au grade d’Illuminatus Major (ou Grand Illuminé) est rédigé. Le baron revoit également ceux des grades inférieurs, puis entreprend [...] un travail considérable de réorganisation de l’ensemble du Système. Le Système, réformé, amélioré (verbessert), compte à présent douze niveaux successifs, répartis en trois « classes », et agrège pour partie certains grades de la franc-maçonnerie, ce qui doit permettre aux Illuminés [...] d’investir en profondeur le réseau maçonnique.

Ce n’est qu’au dernier stade, celui des Grands Mystères, que sont dévoilés aux membres parvenus jusque-là les secrets ultimes de l’Ordre : le rationalisme intégral au plan philosophique, l’égalitarisme au plan social [...]. Aux membres ayant accédé aux premiers grades, il est par contre bien spécifié que rien, dans la société secrète, ne va à l’encontre de l’honneur, de la religion ou de l’Etat. [...]. Ainsi, il devient graduellement clair pour l’adepte qu’il ne s’agit pas uniquement de travailler à son perfectionnement personnel, mais aussi de peser sur le « gouvernement ». »

Lire la suite de l'article sur : http://medias-presse.info/illuminati/9074
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PROPAGANDA – Comment manipuler l’opinion en démocratie, d’Edward Bernays (en lecture libre)

Message par Chasseur le Mar 29 Juil 2014 - 12:00

PROPAGANDA – Comment manipuler l’opinion en démocratie, d’Edward Bernays (en lecture libre)



Ouvrage en lecture libre sur : http://theatrum-belli.org/propaganda-comment-manipuler-lopinion-en-democratie-dedward-bernays-en-lecture-libre/
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Le chemin de croix d'un ancien franc-maçon

Message par Chasseur le Mer 30 Juil 2014 - 21:02

Le chemin de croix d'un ancien franc-maçon



L'ouvrage de Maurice Caillet, ex-membre du Grand-Orient de France, a fait l'objet d'une réédition. Un livre qui illustre bien les raisons pour lesquelles engagement maçonnique et foi catholique sont incompatibles. Extrait de la présentation par L'Homme Nouveau, alors que Maurice Caillet, touché par la grâce lors d'un voyage à Lourdes, se convertit :

"[...] De la découverte de la profonde intolérance maçonnique à l’abandon de ses « frères » de loge, des persécutions professionnelles aux menaces de mort, Maurice Caillet raconte son chemin de croix jusqu’à ce que feuille après feuille, haillon après haillon, il entre dans l’Eglise universelle. Un parcours si improbable qu’on en sort émerveillé par la puissance de l’Esprit, qui souffle où Il veut, et par la force de l’homme qui accepte d’entendre Sa voix.

De la spiritualité à la Vérité

De lecture très aisée, cet ouvrage aux allures de roman permet d’intégrer les contours de la franc-maçonnerie, ses attraits, ses pièges, et, cheval de bataille de Maurice Caillet, l’incompatibilité entre l’engagement maçonnique et la foi catholique. J’étais franc-maçon est le septième ouvrage qu’il écrit sur ce thème.

Notons que le descriptif des rites initiatiques et de la « foi » véhiculée, aussi bien que l’historique, correspondent en tous points aux explications données par les grands-maîtres du mouvement. L’esprit aguiché par l’idée de découvrir les dessous de l’affaire en sort cependant un peu déçu. Non que le livre ne tienne pas ses promesses. Bien au contraire. Mais l’absence de transcendance, la pauvreté symbolique des rituels, leur puérilité même laissent un peu perplexe. Comment tant d’hommes supposés chantres du rationalisme peuvent-ils se laisser entraîner par de si piètres sirènes ? Lorsqu’on a goûté à la spiritualité que propose l’Église, on trouve qu’en fait de séductrices, celles-ci relèvent plutôt de la poissonnière que du conte d’Andersen. Chargée de symboles chrétiens détournés, alignant une succession de jeux de Kim ou apparentés, et surtout demandeuse d’une éradication complète des convictions antérieures laissant l’esprit perméable à tout ce qui lui sera insufflé, l’initiation a des relents de conditionnement. Elle donne à penser que, plus qu’un désir d’initiation à un secret fondateur, l’appartenance à la FM présente des attraits assez pauvrement humains : le plaisir d’être un élu, de se trouver une communauté de frères, de n’avoir ultimement plus à penser par soi-même puisque les buts poursuivis sont dictés et jalousement surveillés, de bénéficier de soutiens et de privilèges qui sont une véritable insulte à la démocratie de laquelle ils se réclament pourtant… toutes choses que Maurice Caillet illustre à mesure de son éloignement, qu’il payera de sa vie professionnelle. Ce n’est d’ailleurs que l’un des nombreux paradoxes de cette « association » qui compterait 150 000 membres en France. De même, sous prétexte de rationalisme, les maçons rejettent la religion, pour au final se plonger dans une spiritualité syncrétiste assez vidée de sa substance puisqu’elle se veut fédératrice, et surtout parce qu’elle refuse toute véritable transcendance, considérant l’homme comme celui qui rendra parfaite la Création. Tout cela manque fort de souffle ! [...]

Au fil du livre se dévoilent quantité d’informations intéressantes. Le serment maçonnique oblige à risquer sa vie pour ses frères. Celui qui l’accomplit ne doit pas faire machine arrière, même s’il ignore ce à quoi il s’engage ; c’est d’ailleurs l’une des raisons de la condamnation de la maçonnerie par l’Église. Se font jour les fortes accointances entre le Grand Orient de France et le Planning familial, Force ouvrière et les hautes sphères de la Sécurité sociale. Ce livre réserve bien d’autres surprises. [...]"
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La peine capitale : un non-sens dans un monde sécularisé

Message par Chasseur le Dim 3 Aoû 2014 - 23:55

La peine capitale : un non-sens dans un monde sécularisé



Gérard Guyon, professeur émérite de l'Université de Bordeaux (droit, sciences politiques), historien des institutions et des idées politiques, ayant travaillé principalement sur le rôle du christianisme dans les fondations de l'Europe, a publié un ouvrage politiquement très incorrect dont l'intitulé donne le ton : Plaidoyer pour une peine capitale. Le crime d'homicide est inscrit dans le coeur des hommes avant d'être le produit de la société, et la peine capitale a pour but de mettre en évidence le caractère exceptionnel du droit de punir. Elle révèle, en outre, la plénitude sacrée du pouvoir des juges et leur écrasante responsabilité dans la protection de la vie. Un discours inaudible aujourd'hui. Extrait :

"[C]ela signifie-t-il que la peine capitale serait dépourvue de sens hors de tout univers religieux ? La réponse ne peut qu'être positive. On le constate, la désacralisation de la mort est presque achevée. Ses conséquences sont observables dans la disparition de la peine capitale. La justice a perdu depuis déjà longtemps ses symboles religieux. Ses nouveaux bâtiments le montrent d'un seul coup d'oeil. Et une distorsion qui n'est pas simplement d'ordre technique est de plus en plus visible entre ce qui reste de majesté dans l'apparat des juges et leur appareillage juridique ; dans l'atmosphère qui règne dans les tribunaux, l'attitude des justiciables, le mensonge permanent, le parjure, l'impossible réception, au mieux la difficulté ou même le refus d'acquiescer aux verdicts ; dans la recherche de voies d'appel et de recours sans fin qui signent, mieux que tout le reste, l'incapacité de juger et d'imposer une peine. Le sacerdoce ne préside plus les audiences tout comme il tend à déserter le choeur des autels. Dans l'un comme dans l'autre, le sacrifice n'est plus de mise. On l'a volontairement fait disparaître. Comment pourrait-on continuer à croire que les fautes des hommes puissent être encore punies par des peines, alors qu'il n'y a plus de coupable ni de victime, plus de sacrifice et plus de sacrificateur ? Donc plus de peine, plus de mort. Plus de prix de la vie."
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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Chasseur le Mer 13 Aoû 2014 - 21:25

LA CONSTITUTION DE L´ANCIENNE FRANCE. PRINCIPES ET LOIS FONDAMENTALES DE LA ROYAUTÉ FRANÇAISE



Bernard Basse s'est penché en juriste (il est Docteur en droit) sur l'histoire de notre pays. Il ne l'a pas envisagée du point de vue des événements et des hommes, mais de celui des institutions. Il s'est attaché à établir et à analyser le contenu de ce qu'on peut appeler la "constitution" de la royauté, régime sous lequel les Français ont vécu de Clovis à la Révolution. La tâche était délicate. Son travail couvre une très longue période : l'année 1986 marquait le quinzième centenaire de la naissance du royaume franc (c'est en 486 que la victoire de Soissons livra à Clovis le dernier bastion romain de la Gaule). Au cours de ces quinze siècles, les règles du jeu politique ont nécessairement évolué, et ces règles n'ont jamais été consignées dans un texte portant le titre de constitution. L'ouvrage de Bernard Basse propose donc une étude doctrinale de la formation de l'institution royale, de son développement, de ses vicissitudes, de son déclin et de sa ruine à la Révolution. Ainsi nous offre-t-il à la fois un précieux outil pour la connaissance de notre passé et l'instrument d'une réflexion stimulante pour l'avenir.

Edition du Chiré : http://www.chire.fr/A-123095-la-constitution-de-l-ancienne-france--principes-et-lois-fondamentales-de-la-royaute-francaise.aspx
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L'histoire assassinée : Les pièges de la mémoire

Message par Chasseur le Dim 17 Aoû 2014 - 17:40

L'histoire assassinée : Les pièges de la mémoire



Depuis Jules Ferry, l'histoire est la principale arme d'assaut de propagande d'Etat. Par les manuels et les leçons, l'école républicaine n'a cessé de truquer et de tronquer ce que l'honnête citoyen pouvait écrire. La mise en condition et le " formatage " du citoyen se poursuivent tout au long de sa vie par le commun des journaux, les romans et les images, les célébrations
nationales, les émissions télévisées, les directives et les interdits. Ces tout derniers temps, l'Etat veut, en France, soumettre la démarche historique à une étroite surveillance et laisse de moins en moins de liberté aux centres de recherche qui n'ont même plus le loisir de choisir en toute indépendance leurs sujets d'enquête et leurs programmes. L'Histoire s'est dévoyée. Elle se dit " science humaine " mais n'étudie souvent que des catégories, des classes et ordres, des conditions sociales où l'individu paraît effacé, inexistant, soumis à la géographie, à l'évolution des techniques, à l'économie ou même au " sens de l'Histoire ". Elle édicte des règles qui ne souffrent ni exceptions ni contradictions. Du Moyen Age à nos jours, Jacques Heers dresse ici un inventaire des manipulations de l'Histoire.
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Chroniques de colère, face aux idéologies mensongères André Giovanni

Message par Chasseur le Dim 7 Sep 2014 - 22:34

Chroniques de colère, face aux idéologies mensongères
André Giovanni




Descriptif :
À l’exemple de Socrate, André Giovanni part de l’expérience des faits pour dénoncer les idéologies qui déforment le réel.
Essayiste, il pourfend les utopistes : « Ces grandes cervelles ont-elles encore une idée claire, suffisamment concrète des réalités qui constituent depuis tant de siècles le corps, l’esprit et l’âme de la France ? Leurs valeurs sont abstraites, empruntées au vocabulaire d’idéologies dont ils ne se lassent jamais, car c’est leur fonds de commerce. En dépit des faillites successives. Hélas ! Les victimes de leurs erreurs, ce sont les Français. »
C’est la pensée d’un humaniste chrétien qui attaque le productivisme, le mépris de la nature, le laxisme de l’éducation, le déclin de la langue française.
Au fil des pages, nous côtoyons Rabelais, Montaigne, La Fontaine, Paul Valéry, Georges Bernanos, Jacques Perret, Paul Guth, Jacqueline de Romilly et nombre de sommités médicales et scientifiques. La dernière chronique de cet ouvrage s’intitule : Sauvegarde de la France.
Un vrai message d’espérance. Que l’on retrouve dans son dernier ouvrage de Philosophie-Esthétique consacré à Pieter Brueghel. L’auteur, fidèle à sa pensée humaniste, analyse dans l’oeuvre du peintre l’illustration constante de l’ordre naturel qui unit le monde et la transcendance.
Philosophe, journaliste, écrivain, André Giovanni préside l’Académie de l’art de vivre fondée par Pierre Benoit, Paul Morand, Jean Cocteau… Essayiste (Diogène ou l’Homme introuvable). Nouvelliste (« Des yeux d’enfant au pays des hommes », « Des femmes pour rêver »). Romancier (« La Messe vénitienne »). Poète (« L’Offrande à la Corse », « Cérémonial sur les falaises »)… Une oeuvre littéraire couronnée par le grand prix de l’Académie des Provinces françaises, le prix France-Méditerranée, le prix Edmond Haraucourt et le prix Alexandre Pouchkine.

ISBN : 2-87623-552-6
Format : 155 x 240
Nombre de pages : 184 p.

Source : http://www.micheldemaule.com/Titres-Disponibles-aux-Editions-Michel-de-Maule/Chroniques-de-colere-face-aux-ideologies-mensongeres/363.htm
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« La guerre des monnaies - La Chine et le nouvel ordre mondial »

Message par Chasseur le Mer 10 Sep 2014 - 23:22

« La guerre des monnaies - La Chine et le nouvel ordre mondial »



L’auteur du livre est un chercheur chinois en économie du nom de Hongbing Song :

Les médias Français ont écrit quelques articles dessus, voilà par exemple ce qu’en dit « Marianne » : « Enfin les Chinois peuvent gouter à l’antisémitisme ». Cet article analyse la recette du best-seller absolu de la Chine actuelle : « Une dénonciation de la finance internationale, des banques qui la manipulent et... des Juifs qui dirigent le tout ».

Rien que ça. Un complotiste paranoïaque aurait tendance à penser que le fait que l’incendie qui a ravagé les locaux de la radio a eu lieu la nuit de la diffusion de l’émission n’est pas une simple coïncidence. Bien sur, on lui recommandera d’aller voir un psychiatre.

Plus sérieusement, « La guerre des monnaies » est l’histoire du projet de « gouvernement mondial », administré par les banquiers cosmopolites, et dont la construction passe par la destruction des nations et des peuples souverains. Dans cette guerre économique, qui est tout aussi bien une guerre de l’information, les pays non-alignés et les BRICS, dont la Chine fait partie, sont en train de s’armer et de se réarmer pour répondre à l’offensive des banksters mondialistes. Cet essai publié pendant la crise de 2007-2008 fait partie de l’arsenal.

Il regorge d’une somme impressionnante de références incontournables. Au fil des chapitres, l’auteur nous fait découvrir beaucoup d’auteurs essentiels, peu connus en France ou jamais traduits en français. Mais Song Hongbing ne se contente pas de reprendre les grandes lignes de ces auteurs indispensables, il décrypte également les écrits de Henry Kissinger ou de George Soros, deux acteurs incontournables des crises majeures, qui dans le déclenchement de la guerre du Vietnam ou qui dans la spéculation monétaire qui a balayé l’Est asiatique en 1997.

L’ouvrage se termine en forme de recommandation aux autorités chinoises et trace les grandes lignes que la Chine devrait adopter pour établir sa monnaie nationale, le renminbi, comme future devise de réserve mondiale. Il semble que sept ans après la parution de ce premier volet de la Guerre des Monnaies, Song Hongbing ait été entendu, puisque la Chine n’a cessé depuis d’accumuler des réserves d’or : elle est aujourd’hui classée cinquième, après la France et devant la Suisse, avec 1054 tonnes d’or.

En mars 2013, la Chine s’annonçait prête à riposter en cas de « guerre des monnaies », la part du Yuan dans les commerciaux est passé de 1,89 % en janvier 2012 à 8,55 % en octobre 2013.

L’émission est animée par Jean-Louis Roumégace avec pour invités :
- François Sainz : gérant des éditions "Le retour aux sources"
- Jean-François Goulon : Auteur ("Le conflit israélo-palestinien - des origines cananéennes de la Palestine à sa demande d’adhésion à l’ONU"), traducteur de nombreux essais chez "Le retour aux sources" (dont "Les secrets de la réserve fédérale" de Eustace Mullins), Directeur de la Rédaction du site Questions Critiques (Site spécialisé en géopolitique)
- Lucien Cerise : conférencier sur les problématiques d’ingénierie sociale, auteur de "Oliganarchy" & "gouverner par le chaos"
- Antony Bonamy : collaborateur des éditions "le retour aux sources", Spécialiste de la Chine et agent de l’auteur Hongbing Song

L'émission : http://www.scriptoblog.com/index.php/component/content/article/35-actu-scripto/actualite-des-editions-le-retour-aux-sources/1345-la-guerre-des-monnaies-la-chine-et-le-nouvel-ordre-mondial-sur-meridien-zero
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“La France périphérique” : les invisibles sous le projecteur

Message par Chasseur le Mer 22 Oct 2014 - 20:21

“La France périphérique” : les invisibles sous le projecteur



En 2010 paraissait Fractures françaises (François Bourin Editeur). Le géographe Christophe Guilluy y analysait la recomposition sociale des territoires et des catégories populaires après quarante ans de globalisation. Il développe à nouveau cette étude dans un livre paru à la rentrée qui fait grand bruit, La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires (Flammarion).

Le peuple a disparu des radars médiatiques. Écartés des quartiers populaires des grandes villes par les prix élevés de l’immobilier et la délocalisation vers la périphérie des activités industrielles, les ménages ouvriers et employés (mais aussi les retraités issus de ces catégories sociales) ont quitté les zones où se créent le plus d’emplois.

Elles ont également déserté les banlieues, non pas pour des raisons économiques puisque celles-ci profitent des dynamiques des grandes villes intégrées à la globalisation, mais pour des raisons culturelles. Sous la pression d’une immigration massive, l’ouvrier qui autrefois était le référent culturel du primo-arrivant s’est retrouvé minoritaire en son quartier, et a vu son environnement immédiat changer.

Les classes populaires ont ainsi été reléguées pour des raisons à la fois économiques et culturelles en zones rurales et périurbaines, là où se concentrent les plans sociaux, le travail à temps partiel et où disparaissent les services publics. Loin des meilleurs offres scolaires et des offres d’emplois, leurs perspectives d’ascension sociale sont quasi-nulles, d’autant plus qu’elles ne bénéficient pas de la discrimination positive. 85% des ménages pauvres ne vivent pas en banlieues.

Le séparatisme culturel : un affrontement reporté

La nouvelle carte des territoires révèle ainsi un clivage fondamental, entre les grandes villes (40% de la population, 2/3 du PIB) et la France pavillonnaire des petites/moyennes villes, des espaces ruraux et du périurbain « subi » (60% de la population, trois quarts des catégories populaires). Les premières bénéficient de la globalisation économique et sont des espaces à forte mobilité, tandis que les secondes sont les plus frappées par le libre-échangisme et sont des zones à faible mobilité.

À cette division, il faut en ajouter une autre, interne aux grandes villes. Celle entre bourgeois (bourgeoisie traditionnelle et “bobos”) et population immigrées. La figure du bobo, le bourgeois-bohème qui habite dans les anciens quartiers populaires des grandes villes, est à cet égard essentielle. S’il tient un discours pro-immigration et différentialiste (qui tend à substituer à la question sociale la question « sociétale » et donc à gommer les rapports de classe), il contourne pourtant la carte scolaire dès la fin du primaire et habite un immeuble culturellement et socialement homogène.

Dans une société multiculturelle, souligne l’auteur, l’individu recherche la frontière pour ne pas devenir minoritaire. L’évitement qui en résulte, « comme si nous voulions vivre ensemble séparés », reporte à plus tard l’affrontement.

Le libéralisme divise pour mieux régner

Le livre de Christophe Guilluy, dans la lignée du précédent, nous permet ainsi de comprendre pourquoi il n’y a pas eu de mouvement de contestation de grande ampleur du système libéral depuis quarante ans.

Premièrement, nous l’avons vu, les catégories populaires se sont dispersées dans les espaces périurbains et ruraux, loin des lieux d’influence économique et politique. Les syndicats, censés les représenter, et les partis politiques se sont coupé des revendications populaires. Plus grave encore, les classes dirigeantes au discours boboïsé ont divisé la classe ouvrière en présentant l’immigré comme la figure de l’opprimé face au prolétaire blanc raciste.  

De leur côté, les bourgeois restés dans les grandes villes profitent du système actuel ; ils n’ont donc aucun intérêt à le renverser. Les immigrés ou Français d’immigration récente de banlieue eux aussi profitent, certes moins que les bourgeois, du marché de l’emploi dynamique et des offres scolaires des grandes villes. C’est ainsi qu’on a pu observer l’émergence d’une bourgeoisie maghrébine.

Mais de cette réalité, les médias ne parlent pas. C’est tellement plus simple de crier au loup… Surtout quand il n’existe pas.

Source : http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/La-France-peripherique-les-invisibles-sous-le-projecteur
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Le mystère d'iniquité

Message par Chasseur le Mar 3 Fév 2015 - 22:40

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Le roman de Jeanne d'Arc - Philippe de Villiers

Message par Chasseur le Ven 6 Fév 2015 - 19:17

Le roman de Jeanne d'Arc - Philippe de Villiers



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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Chasseur le Mar 17 Fév 2015 - 14:47

Yves-Marie Adeline, La droite impossible

Qu’est-ce qu’un homme de droite, ou ce qui en tient lieu, en 1789, à la convocation des États généraux ? Un sujet de Louis XVI. Il est encore trop tôt pour qu’il se dise royaliste, mais enfin c’en est un, naturellement. Dans quelques jours cependant, il sera déjà « d’extrême-droite », pour peu qu’il refuse le premier bouleversement imposé par la gauche : un serment au Jeu de Paume, et la constitution d’une assemblée nationale se substituant aux réunions par ordres – clergé, noblesse et tiers-état. Être de droite ne commence donc que le jour où, ayant accepté, ou au moins subi passivement cette initiative de la gauche – donc acceptant d’entrer dans le mécanisme de la gauche – on se range, résolument tout de même, à la droite du Roi. Mais pour combien de temps ? Déjà la droite se subdivise entre les partisans d’une monarchie à l’anglaise et ceux qui souhaitent préserver les pouvoirs de la Couronne. À leur tour, les premiers sont d’extrême-droite : on a déjà oublié la période d’avant la Constituante, il n’est déjà plus permis d’y penser. Mirabeau, animateur du Serment du Jeu de Paume, donc de gauche, en tient pour une monarchie constitutionnelle : le temps n’est pas loin où cette idée-là passera de la gauche à la droite, puis à l’extrémité de la droite, puis au néant. « Tenir le pas gagné », dira Rimbaud : un phénomène de cliquet permet de passer d’un cran à un autre, selon un processus non-rétrogradable. Un jour, l’homme de droite, quand il sera de nouveau autorisé à l’être, après que la Révolution ait été réputée « finie », ne sera plus désigné que sous l’étiquette de « conservateur ». Mais pour conserver quoi ? Légitimiste sous Louis-Philippe, il sera royaliste au début de la IIIe République, puis républicain de droite. Hostile à l’avortement avant Giscard, partisan de la peine de mort avant Mitterrand, l’abrogation de l’un et le rétablissement de l’autre lui apparaissent aujourd’hui impensables, ou même indésirables : le cliquet est déjà fixé trop loin, il s’agit désormais du mariage des homosexuels, de leur possibilité d’adopter des enfants, de la légalisation de l’euthanasie, du droit de vote pour les immigrés, etc. La gauche poursuit sa révolution, la droite la subit, tout simplement parce que notre système politique a été imaginé par la gauche. La droite, volontiers appelée au pouvoir par le peuple, parce qu’elle ne manque pas de qualités de gouvernement, n’y sera jamais que locataire : le propriétaire est naturellement la gauche.

Imaginons que se rencontreraient aujourd’hui Danton et un homme de gauche. Quelle émotion ! Ils ont tant de choses la droite impossible à se dire, tant d’idées à comparer, et la comparaison est d’autant plus facile qu’elles s’enracinent toutes dans un terreau philosophique commun : une même méfiance à l’égard du pouvoir en soi, jugé aliénant pour l’individu, un même refus de toute valeur transcendante. Pour son interlocuteur, Danton est l’un de ces « Grands Ancêtres » que la République honore, et rassemble même par-delà la mort. Ainsi le nom de Robespierre est-il gravé sur le même marbre, tant il est vrai qu’aujourd’hui où les dissensions se sont éteintes, leurs fils spirituels retiennent ce qui les unissait, et oublient naturellement ce qui les séparait.

En revanche, la rencontre serait insolite entre l’homme de droite d’hier et celui d’aujourd’hui. Non pas que le deuxième soit devenu révolutionnaire : il ne l’a jamais été, il déteste les convulsions, il méprise l’arrogance et la bêtise des foules fanatisées autant que ses prédécesseurs. Mais il fête le 14 Juillet avec ferveur, car c’est la fête nationale, la célébration de la patrie. Pour son interlocuteur, cette gaîté est du plus mauvais goût : le 14 juillet 1789 fut une journée de sang, la première où l’on commença à découper des têtes – avec un couteau de boucher – et à les planter sur des piques. Assurément, l’homme de droite est gêné par cette évocation, parce que, contrairement à l’homme de gauche, il réprouve la violence sauvage, aussi bien celle de la Saint-Barthélémy – qu’il regarde comme un débordement condamnable – que celle des « enragés » de la Bastille.

« Le fanatisme de la gauche est consubstantiel à son idéologie. »

C’est qu’en fait, l’intolérance n’a pas la même origine selon qu’elle vient de droite ou de gauche, même si une erreur coutumière veut qu’elles soient rangées dans un même sac d’opprobre. La gauche en effet rappelle volontiers les excès criminels parfois commis par la droite pour des raisons religieuses. Certes, il n’est pas question d’en nier l’immoralité. Pourtant, ce fanatisme-là s’appuie sur une fidélité mal comprise envers un dieu extérieur, quelqu’un ou quelque chose de supérieur à soi-même, de sorte que cette extériorité permanente, cette distance considérable entre lui-même et le sujet ou l’objet de son fanatisme fait office de chambre de décompression, permettant toujours à sa fièvre criminelle de retomber. Mais dès lors que l’idéologie de gauche supprime cette transcendance et fait de nous-mêmes notre propre dieu, au nom de la liberté de redéfinir ce qui est bien et ce qui est mal, tout ce qui menace ou contribue à menacer cette liberté fondatrice doit être impitoyablement extirpé. En cela, on observe que le fanatisme de la droite est occasionnel, circonstanciel : encore une fois, pour l’homme de droite, la Saint-Barthélémy est un excès regrettable, et il n’en éprouve aucune fierté, même s’il reste franchement du parti catholique. Tandis que le fanatisme de la gauche, fut-il moins visible quand rien ne menace sa domination, comme c’est le cas aujourd’hui, est consubstantiel à son idéologie, en raison de la nature même de cette idéologie, qui tend à s’ériger en une religion laïque dont l’individu est l’idole.

C’est pourquoi, pour l’homme de gauche, le sang qui coule à la Bastille ou ailleurs est un mal nécessaire, en vertu du principe selon lequel on ne fait pas une bonne omelette sans devoir casser des œufs. Plus encore, dans sa « mystique » révolutionnaire, il y a quelque chose de sacrificiel, au sens païen du terme, dans le sang ennemi qu’il répand, un « sang impur » qui doit être versé pour régénérer le monde.

C’est alors que l’homme de droite découvrira dans une encyclopédie quelconque qu’en réalité, le 14 juillet qu’il célèbre est celui de 1790, Fête de la Fédération. Mais rien n’est moins certain que la gauche y pense ce jour-là. Et d’ailleurs, pour l’homme de droite d’il y a deux siècles, cette journée de la Fédération, quoique pacifique, n’a rien non plus de réjouissant. D’abord, elle fêtait le 14 juillet précédent, celui de 1789… Ensuite, il se souvient de cette mascarade, de cette messe probablement invalide où le célébrant était l’évêque Talleyrand, futur défroqué, disant à ses proches : « Surtout, ne me faites pas rire ! »

L’homme de droite aujourd’hui chante à tue-tête la Marseillaise, l’hymne sacré de la Patrie française. On imagine la stupeur de son interlocuteur. Le « sang impur » dont on a « abreuvé les sillons » est le sien. Et voici que son fils spirituel en redemande ! Il peut rappeler posément que ce chant de la Révolution a toujours été entendu, dans toute l’Europe, puis dans le monde entier, comme un symbole non pas de la France elle-même, mais de ses idées révolutionnaires, avant d’être supplanté tardivement par l’Internationale. Durant les premiers jours de la Révolution russe de 1917, l’authentique révolution, celle de mars (1), l’air était rempli de Marseillaises, pas encore d’Internationales.

Enfin, l’homme de droite d’aujourd’hui baise pieusement les plis du drapeau tricolore, « qui s’est couvert de gloire sur les champs de bataille » de nos guerres franco-allemandes, mondiales et coloniales. Parce que la vie après la mort est un apaisement, son visiteur, l’homme de droite d’hier, répond sans élever la voix que pour la gauche, et pour la République française, le drapeau tricolore signifie autre chose. S’il avait fallu choisir un symbole de gloire purement militaire et nationale, les lys sur champ d’azur eussent amplement répondu à cette attente. Mais les Trois Couleurs ont un sens politique précis : elles sont d’abord cette cocarde que les Sans-Culottes enfoncèrent dans la coiffure de Louis XVI. Elles pavoisaient autour de l’échafaud quand le Roi fut guillotiné. Ces couleurs vinrent chercher leurs premières gloires militaires en Vendée, et en ce temps-là, lui, l’homme de droite, les regardaient comme ennemies, symbole de la Terreur dans toute la France, et dans le contexte du génocide vendéen, symbole de l’épouvante. Puis ce drapeau franchit les frontières : de l’Espagne à la Russie, il se fixa sur les frontons des églises transformées en écuries ; en Europe il répandit la révolution, quitte à épuiser toute la puissance française et tomber en loques à Waterloo. N’est-il pas d’autres drapeaux, exécrés aujourd’hui par l’homme de droite, qui se couvrirent d’une même gloire comme d’une même honte ? Le drapeau rouge des Russes n’a-t-il pas triomphé héroïquement à Stalingrad, puis flotté durant un demi-siècle à Berlin ? N’a-t-il pas conquis la moitié du Continent ? La Croix Gammée n’a-t-elle pas claqué aux vents du Cercle polaire jusqu’aux îles grecques ? En outre, quelles sont toutes ces guerres dont le drapeau tricolore est revenu vainqueur ? Je ne dis pas glorieux, mais vainqueur ? Celle de Crimée, celle de la Péninsule italienne au moment de son unification, et celle de 14. A tout prendre, les lys d’or ont ramené plus de gloire militaire que les Trois Couleurs n’en auront jamais.

Pourtant, de ces trois fourvoiements : fête nationale, Marseillaise et drapeau, l’homme de droite aujourd’hui ne peut pas même imaginer qu’il soit possible de s’en dégager. Il étonnera de nouveau son prédécesseur en lui exposant qu’il existe un sens de l’histoire contre lequel on ne peut rien. Voilà encore une idée de gauche, tant il est vrai que ce sens unique de l’histoire, c’est la gauche qui l’a emprunté, puis imposé à la droite : encore le fameux procédé du cliquet. Mais l’homme de droite d’aujourd’hui a un frère, un cousin – voire une cousine désormais : émancipation oblige – à Saint-Cyr. S’il est cultivé, il répondra à son prédécesseur une naïveté du même genre que pour le 14 juillet : les Trois Couleurs étaient les couleurs des livrées royales. Autrement dit, les Sans-Culottes étaient des royalistes qui s’ignoraient, de même que les Socialistes brandissent un drapeau rouge destiné sans doute à reproduire l’oriflamme de Saint-Denis… (…)

(1) On sait en effet qu’il n’y a pas eu à proprement parler de « révolution » d’octobre – l’expression a été forgée par la propagande communiste – mais un coup d’État.

Yves-Marie Adeline, La droite impossible

http://www.chire.fr/A-179515-la-droite-impossible--essai-sur-le-clivage-droite-gauche-en-france.aspx
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La vraie mission de Sainte Jehanne d´Arc - Jésus-Christ Roy de France

Message par Chasseur le Jeu 16 Avr 2015 - 10:22

La vraie mission de Sainte Jehanne d´Arc - Jésus-Christ Roy de France



On croit tout savoir sur sainte Jehanne d'Arc. Et si on n'avait pas compris la raison fondamentale de sa mission ?
Saviez-vous que Jehanne fut Reine de France ? Un acte solennel, connu de tous les historiens, en témoigne. Mais depuis 600 ans, on n'en a pas tiré toutes les conclusions.
Le règne de Jehanne fut bref.
Si bref fut-il, le seul acte qu'elle accomplit est capital pour la France, la Chrétienté et le monde.
Un historien de Jehanne, le plus grand certainement, le R.P. Ayroles, S.J., l'avait compris. On s'est acharné à occulter ses travaux et à détruire sa réputation, pour enfouir sous une chape de plomb cet événement capital.
L-H et M-C Remy ont travaillé plus de dix ans sur ce sujet, à Orléans, Paris, Rome (Archives secrètes du Vatican), en Écosse, etc.
600 ans après la naissance de sainte Jehanne d'Arc, ils vous font partager leur découverte et leurs réflexions dont il ressort un message capital pour notre temps.
Sainte Jehanne d'Arc a bien une mission posthume, mission essentielle pour la résurrection de la France.

http://www.chire.fr/A-178612-la-vraie-mission-de-sainte-jehanne-d-arc-jesus-christ-roy-de-france.aspx
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Avant Houellebecq, il y a eu Maurice Spronck

Message par Chasseur le Ven 1 Mai 2015 - 14:57

Avant Houellebecq, il y a eu Maurice Spronck



On est en 2122. 330 ans après la première République de 1792, la France et l’Europe se sont assoupies dans la mollesse, les jeux de l’esprit, les loisirs et les drogues. Les Etats souverains ont disparu et seules les communes détiennent un semblant de pouvoir. Confiante dans l’idéologie du Progrès et des Droits de l’homme, l’Europe a renoncé à la puissance. Manque de chance, les musulmans d’Afrique du Nord, qui ont recouvré depuis longtemps leur liberté, sont restés des barbares fanatiques fidèles à leur foi. Guidés par un chef charismatique, après avoir reconquis l’Andalousie ils vont s’emparer de l’Europe pratiquement sans coup férir.

Un nouveau roman de Houellebecq ? Pas du tout. Publié en 1894 – 120 ans avant Soumission – L’an 330 de la République est une œuvre de jeunesse d’un certain Maurice Spronck (1861 – 1921). Homme de droite, avocat talentueux, journaliste et écrivain, Spronck sera des fondateurs de l’Action française avant de devenir député de Paris. Influencé par Nietzsche, il a conscience, en cette fin du XIXème siècle, du déclin du « vieux monde », miné par le matérialisme et la médiocrité. Déjà !



A une époque – le XIXème siècle – où les romans d’anticipation sont à la mode, Spronck prend délibérément le contre-pied de l’utopie. A l’opposé de la société parfaite inspirée par la doxa républicaine des droits de l’homme – l’auteur a choisi de faire œuvre de dystopie, ou contre-utopie, en mettant en évidence les conséquences mortifères de cette idéologie pour la civilisation européenne. Pour lui le rêve utopique constitue en réalité un cauchemar. Spronck conclut d’ailleurs son roman par cette phrase sans appel : « Les barbares ont reconquis le monde. La civilisation est morte ». Gageons qu’aujourd’hui il ne couperait pas d’ un procès pour « islamophobie ».

Alors que l’islamisme et ses diverses manifestations sont plus présents que jamais au cœur de l’actualité, la réédition, par les Editions Jean-Cyrille Godefroy, de L’an 330 de la République est à saluer comme il convient. On déconseillera toutefois la lecture de ce roman aux admirateurs d’Edwy Plenel. Et aux pessimistes…

PLG

L’an 330 de la République, Maurice Spronck, Editions Jean-Cyrille Godefroy. 12€

Source : http://www.breizh-info.com/25781/actualite-culturelle/avant-houellebecq-il-y-a-eu-maurice-spronck/
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”Philosophie de la royauté”

Message par Chasseur le Mar 5 Mai 2015 - 12:39



Le nouvel ouvrage d’Yves-Marie Adeline, président-fondateur de l’Alliance royale.”Philosophie de la royauté” est une présentation historique de la royauté française, réflexion sur les fondements éthiques et humains de la monarchie et analyse des monarchies contemporaines face à la doctrine républicaine.
En ce début du XXIe siècle, la royauté semble être devenue une institution appartenant au passé. Les Etats monarchiques sont minoritaires en Europe depuis le cataclysme des deux guerres mondiales, et plus encore dans le reste du monde : pour une petite vingtaine de royaumes en Asie, trois en Afrique, un seul en Amérique… et encore le Canada relève-t-il de la monarchie britannique : aucun monarque américain. Une propagande omniprésente et continuelle enseigne la royauté comme étant systématiquement celle de Caligula, fût-ce à quelques mètres des frontières belge, hollandaise ou luxembourgeoise, au-delà desquelles on n’a pourtant jamais entendu dire que les sujets qui y vivent souffrent un cauchemar quotidien. Les grandes figures comme Louis XIV sont dévalorisées, déformées, parfois même par des caricatures présentées comme des portraits. Louis XVI est montré comme un imbécile dont la stupidité justifie le passage à la république, suivant un sens de l’histoire. Rechercher l’institution royale, même si elle a présidé à treize siècles d’existence de la France, est regardé sans examen comme un retour en arrière. En vérité, ni la royauté ni la république ne dépendent du temps qui passe, ce sont simplement deux idées très anciennes. Elles ont chacune leur doctrine. Ce livre expose celle de la royauté. Au lecteur, après cela, de s’en faire une idée personnelle.

Source : http://www.allianceroyale.fr/philosophie-de-la-royaute/
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Marie-Antoinette et le complot maçonnique

Message par Chasseur le Ven 26 Juin 2015 - 11:58




LE BUT DU COUP D'ÉTAT : ÉRADIQUER
CATHOLICISME ET MONARCHIE


Nos rois avaient fait de la France la première puissance occidentale avant le coup d'état maçonnique de 1789 ; Camille Desmoulins n'écrivait-il pas dans son Histoire des Brissotins : « Nous n'étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » ? La Révolution dite Française a pour but l'éradication totale et définitive du Catholicisme et de la Monarchie par la Synagogue via les loges maçonniques (et ses « Arrières-Loges ») qui étaient plus de 700 dans tout le royaume. En 1781 Marie-Antoinette écrivait à sa sœur : « L'art du gouvernement est de laisser la Franc-maçonnerie s'étendre, car ce n'est qu'une association de bienfaisance et de plaisir. » Si à cette date Marie-Antoinette ne vit pas le danger que représentait la Franc-maçonnerie, dont les méthodes sont le mensonge, le truquage et la dissimulation, elle comprit trop tard que derrière les loges d'apparences, œuvraient en coulisses les Arrières-Loges ayant des desseins radicalement opposés à ceux prétendus par les Loges de « façades ».

Lire la suite : http://www.marie-antoinette-reine.com/
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La Maçonnerie - Le livre de Philippe Ploncard d'Assac !

Message par Chasseur le Dim 6 Mar 2016 - 19:40

La Maçonnerie - Le livre de Philippe Ploncard d'Assac !

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La Révolution préparée par la Franc-Maçonnerie (Jean de Lannoy)

Message par Chasseur le Ven 11 Mar 2016 - 16:46

La Révolution préparée par la Franc-Maçonnerie (Jean de Lannoy)




En savoir plus sur http://www.medias-presse.info/la-revolution-preparee-par-la-franc-maconnerie-jean-de-lannoy/50736#2ps0lWhBFktC6kg9.99
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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Lun 24 Déc 2018 - 15:45



“La passion égalitaire provoque toujours un abaissement du niveau de la personne humaine. La démocratie, idéologie des quantités, ne peut manquer de conduire au règne des pires et non des meilleurs. La qualité, elle, est fonction d'un ordre de l'inégalité. C'est par la culture, et non par la politique ni par l'économie, que la société atteint ses fins.” Telle est la visée de cette œuvre maîtresse de Berdiaev, réquisitoire véhément contre tous les réductionnismes politiques et sociaux, plaidoyer inspiré et réfléchi pour le sens réel de la vie de l'homme dans le cosmos.

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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Ven 28 Déc 2018 - 18:47

@Chasseur a écrit:LA CONSTITUTION DE L´ANCIENNE FRANCE. PRINCIPES ET LOIS FONDAMENTALES DE LA ROYAUTÉ FRANÇAISE



Bernard Basse s'est penché en juriste (il est Docteur en droit) sur l'histoire de notre pays. Il ne l'a pas envisagée du point de vue des événements et des hommes, mais de celui des institutions. Il s'est attaché à établir et à analyser le contenu de ce qu'on peut appeler la "constitution" de la royauté, régime sous lequel les Français ont vécu de Clovis à la Révolution. La tâche était délicate. Son travail couvre une très longue période : l'année 1986 marquait le quinzième centenaire de la naissance du royaume franc (c'est en 486 que la victoire de Soissons livra à Clovis le dernier bastion romain de la Gaule). Au cours de ces quinze siècles, les règles du jeu politique ont nécessairement évolué, et ces règles n'ont jamais été consignées dans un texte portant le titre de constitution. L'ouvrage de Bernard Basse propose donc une étude doctrinale de la formation de l'institution royale, de son développement, de ses vicissitudes, de son déclin et de sa ruine à la Révolution. Ainsi nous offre-t-il à la fois un précieux outil pour la connaissance de notre passé et l'instrument d'une réflexion stimulante pour l'avenir.
Edition du Chiré : http://www.chire.fr/A-123095-la-constitution-de-l-ancienne-france--principes-et-lois-fondamentales-de-la-royaute-francaise.aspx

Vous avez des passage intéressants dans cet ouvrage?


Dernière édition par Henryk le Ven 28 Déc 2018 - 18:56, édité 1 fois

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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Ven 28 Déc 2018 - 18:55

Autre ouvrage :


Ce professeur d’histoire, quoique moderne, explique que la plupart des livres d'histoire ont tendance à négliger l'aspect constitutionnel de l’œuvre capétienne, et montre que pendant les siècles d'histoire royale française, la Patrie était pourvue d'une véritable constitution, bien avant que le mot n'apparaisse.

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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Ven 28 Déc 2018 - 22:35



Chose choquante de Chateaubriand, son discours du 7 août 1830, page 547.
525: remarque de la comtesse de Chambord sur les Orléans
526 Les Orléans et la presse à scandale contre la comtesse de Chambord....

528 le plénipotentiaire Bellomayre des Orléans.


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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Ven 4 Jan 2019 - 23:57



Page 119 Tome 1
Le 4 février 1830, le Prince de Polignac annonça à toutes les puissances chrétiennes, la résolution prise par le roi en tant que représentant du nom chrétien, de détruire l'esclavage et la piraterie sur toute la côte d'Afrique et de rétablir la liberté de navigation dans la Méditerranée.
.../...
Combien cette attitude prise par le roi était pertinente non seulement pour Alger mais sans doute aussi pour la révision éventuelle des traités de Paris, souci constant du Roi.

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Re: Sélection d'ouvrages

Message par Henryk le Sam 5 Jan 2019 - 0:07



Les mots qui font fortune aujourd'hui, pour beaucoup ont une odeur de fermentation suspecte, vanité complaisance, goût du malsain et du désordonné...

Il manque à cet auteur, après la séparation de l’Église et de l'état, le spectre du roi, que nous ne voyons plus au travers de tous ses ouvrages. Son immense chef d’œuvre, manque de "paternité royale" malgré une grande capacité de jugement.

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