C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Ven 4 Jan 2019 - 1:36

 ça s'est passé un...
5 décembre
 

 

5 janvier 1477 : Mort de Charles le Téméraire
Le 5 janvier 1477, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire trouve une mort tragique et solitaire dans la neige en faisant le siège de Nancy...



5 janvier 1649 : Anne d'Autriche et Mazarin fuient Paris
Le 5 janvier 1649, Anne d'Autriche et Mazarin quittent Paris. Avec le jeune roi Louis XIV, ils se réfugient à Saint-Germain-en-Laye et attendent que la Fronde parlementaire se détruise par ses propres excès.



5 janvier 1757 : Attentat de Damiens
Le 5 janvier 1757, le roi Louis XV se rend au chevet de sa fille Victoire, alitée. Il s'apprête à monter dans son carrosse, devant le château de Versailles, quand un homme se glisse entre les gardes et lui porte un coup entre les côtes avec un canif à lame de 8 cm. Le roi porte la main à sa blessure cependant que les gardes se saisissent de l'assassin, un déséquilibré du nom de Robert Damiens. Le premier chirurgien, La Martinière, sonde la blessure mais celle-ci se révèle heureusement superficielle, le roi ayant été protégé par d'épaisses couches de vêtements en soie.

Reste que cette tentative d'assassinat est punie d'une façon démesurée. Rien moins que le sort de Ravaillac, assassin d'Henri IV : la mort par écartèlement et le bûcher. À l'énoncé de la sentence, Damiens bougonne : « La journée sera rude » ! Ce supplice d'un autre temps, qui dure plusieurs heures, horrifie les esprits sensibles. Le roi, que ses sujets surnommaient naguère le Bien-Aimé, commence à devenir impopulaire...



5 janvier 1875 : Inauguration de l'Opéra
Le 5 janvier 1875 a lieu la représentation inaugurale de l'Opéra de Paris en présence du président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, de la reine mère d'Espagne, du lord-maire de Londres ainsi que d'environ 2500 spectateurs.

L'architecte Charles Garnier n'a pas été invité et a dû payer sa place. Il n'en est pas moins acclamé par le public...



5 janvier 1895 : Dégradation du capitaine Dreyfus
Le 5 janvier 1895, le capitaine Alfred Dreyfus est solennellement dégradé dans la cour de l'École Militaire, à Paris, sous l'inculpation de haute trahison. Il sera ensuite envoyé à l'île du Diable, en Guyane. La campagne de réhabilitation va donner lieu à une Affaire judiciaire sans précédent, mobilisant dreyfusards contre antidreyfusards.

Parmi les premiers, Mathieu Dreyfus, frère du condamné, le lieutenant-colonel Picquart, le sénateur Scheurer-Kestner, le député Joseph Reinach, Georges Clemenceau, Émile Zola, Charles Péguy...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par alerion le Ven 4 Jan 2019 - 2:48

La victoire de René II est devenue fête nationale, 5 Janvier, dans la Lorraine, état indépendant.




baudricourt



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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Sam 5 Jan 2019 - 2:49

 ça s'est passé un...
6 janvier
 

 

6 janvier 1558 : Les Français reprennent Calais
Le 6 janvier 1558, les Français reprennent Calais, dernière possession anglaise sur le Continent. C'est la fin d'un très long contentieux entre les deux pays, qui remontait à l'avènement d'Henri II Plantagenêt. La reprise de la ville met fin à deux siècles d'occupation anglaise. Elle coupe court à la menace d'invasion du royaume et va permettre au roi Henri II de conclure le traité de Cateau-Cambrésis.

C'est un exploit du duc François de Guise, dit le Balafré. Il a été nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, après la défaite du connétable Anne de Montmorency à Saint-Quentin face aux Espagnols. Le duc, qui est par ailleurs, l'oncle de la future reine Marie Stuart, va s'acquérir une immense popularité dans le parti catholique. Mais le comportement séditieux de son fils Henri (dit aussi le Balafré) fait que les rois et l'histoire officielle préfèreront ne plus citer le nom du capitaine victorieux.

Notons que la population calaisienne ne manifesta aucune joie devant sa libération : elle était devenue entièrement anglaise après deux siècles d'occupation. Et l'on prête à la reine Mary qui régnait alors à Londres les mots suivants : « Si on ouvrait mon coeur, on y trouverait gravé le nom de Calais ! »



6 janvier 1579 : L'Union d'Arras et la Belgique en germe
Le 6 janvier 1579, par l'Union d'Arras, les représentants des provinces à majorité catholique de la Wallonie, de l'Artois et du Hainaut constituent l'embryon de ce qui deviendra la Belgique...



6 janvier 1887 : Révélation de Sherlock Holmes
Sherlock Holmes fait sa première apparition le 6 janvier 1887.

Le public britannique découvre le détective et son ami, le docteur Watson, dans une nouvelle intitulée A study in scarlet (titre français : Une étude en rouge) et publiée par le Beeton's Christmas annual. Son auteur est un médecin de 27 ans, Arthur Conan Doyle...



6 janvier 1930 : Staline met fin à la NEP
Le 6 janvier 1930, un décret de Staline sur les kolkhozes supprime les exploitations agricoles individuelles. Il met fin à la NEP (Nouvelle Politique Économique) inaugurée par Lénine neuf ans plus tôt.

En assouplissant les contraintes qui pesaient sur les petites entreprises russes et en mettant un terme à une gigantesque famine, la NEP avait sauvé le pouvoir communiste. Son succès menace désormais ce même pouvoir en invitant les citoyens à étendre la sphère de la liberté.

Staline rétablit l'orthodoxie communiste en nationalisant par la force l'agriculture et l'ensemble des activités économiques. Mais il étend aussi la répression à des dizaines de millions d'opposants ou présumés tels. La terreur s'abat sur le pays comme aux premiers temps du communisme, sous Lénine.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk le Dim 6 Jan 2019 - 8:02

L'apparition de la Ste Face sur le Voile de Véronique à Rome...

Extrait: A cette date, le Bienheureux Pape Pie IX se trouvait en exil à Gaëte, dans le Royaume de Naples. L’année 1848, en effet, avait vu se succéder des révolutions dans toute l’Europe. Rome – capitale des Etats de l’Eglise – n’avait pas été épargnée par le ferment révolutionnaire et par les troubles : c’est ainsi que le 15 novembre 1848, Pellegrino Rossi – ministre de l’intérieur et des finances, qui jouissait de l’entière confiance de Pie IX -, avait été lâchement assassiné. Le Souverain Pontife voyait les troubles grandir et ne se sentait plus en sûreté. La volonté de poursuivre son ministère spirituel en toute indépendance l’avait finalement contraint à quitter Rome ; il était allé demandé protection et asile auprès des Souverains de Naples. Cet exil dura 17 mois. Pendant ce temps, de manière assez fréquente, le clergé et les fidèles de Rome organisaient dans les diverses églises de la Ville Eternelle des cérémonies ferventes pour demander à Dieu la fin des troubles et le retour du Pape.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk le Dim 6 Jan 2019 - 8:26

754 : au palais de Ponthion, entrevue entre Pépin le Bref et le pape Étienne II.


1017 : Knud Ier le Grand est proclamé roi d'Angleterre, est un prince danois né à la fin du Xe siècle et mort le 12 novembre 1035. Fils du roi Sven à la Barbe fourchue, il conquiert le royaume d'Angleterre en 1016, puis devient roi de Danemark en 1018, à la mort de son frère Harald. Il ajoute également la Norvège à son domaine en 1028, un an après s'être rendu en pèlerinage à Rome.

L'empire de Knut, qui s'étend sur les deux rives de la mer du Nord, ne lui survit que quelques années, et sa lignée mâle s'éteint en 1042, après la mort de ses deux fils Harold Pied-de-Lièvre et Hardeknut. Son héritage politique est par conséquent limité, et le nom de Knut reste principalement associé à la légende populaire selon laquelle il aurait tenté en vain d'imposer son autorité aux vagues de l'océan. L'Encomium Emmæ* a été composé quelques années après la mort de Knut à la demande de sa veuve Emma de Normandie.

L'Encomium Emmae reginae ou encore Gesta Cnutonis regis est une œuvre littéraire médiévale du XIe siècle, rédigée en l'honneur de la reine Emma de Normandie. Il fut écrit en 1041 ou 1042, probablement par un moine de Saint-Omer.
*L'Encomium est par nature un travail sélectif et biaisé, puisque commandé par Emma elle-même pour dépeindre Knut sous un jour positif. Il occulte ainsi complètement le premier mariage d'Emma, avec Æthelred II d'Angleterre. Malgré ses défauts, il reste une importante source pour l'histoire de l'Angleterre et de la Scandinavie au début du XIe siècle.

L'Encomium est divisé en trois livres. Le premier parle de Sven à la barbe fourchue et de sa conquête de l'Angleterre. Le second traite de son fils, Knut le Grand, de sa reconquête de l'Angleterre, de son mariage avec Emma et de son règne. Le dernier parle d'évènements se déroulant après la mort de Knut : les ennuis d'Emma durant le règne d'Harold Pied-de-Lièvre et l'accession de ses fils, Harthacanute et Édouard le Confesseur, au trône.



1286 : Sacre de Philippe IV le Bel, roi de France, en la cathédrale de Reims, Philippe IV le Bel puis couronné par l'archevêque Pierre Barbet.

1412 : Naissance de Jeanne d'Arc, figure française de la guerre de Cent Ans († 30 mai 1431).


1540 : mariage d'Henri VIII avec Anne de Clèves.

1542 : fondation de la ville de Mérida (Mexique) par Francisco de Montejo.

1558 : prise de Calais par François de Guise après deux siècles d'occupation anglaise.
1568 : bataille de Cognat (deuxième guerre de religion).

1579 : union d'Arras : dix provinces à majorité catholique de la Flandre, de l'Artois et du Hainaut réaffirment leur fidélité au roi Philippe II de Habsbourg et à son représentant, le gouverneur Alexandre Farnèse, formant l'embryon de ce qui deviendra la Belgique.

Haïlé Sélassié Ier
ቀዳማዊ ኃይለ ሥላሴ
Empereur d'Éthiopie
Tafari Makonnen (ge'ez : ተፈሪ መኮንን né le 23 juillet 1892 à Ejersa Goro, une ville de l'Empire d'Éthiopie, et mort le 27 août 1975 à Addis-Abeba, a été le dernier empereur d'Éthiopie de 1930 à 1936 et de 1941 à 1974. Il règne sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (ge'ez : ቀዳማዊ ኃይለ ሥላሴ  « Puissance de la Trinité »).

La plupart des rastas le considèrent comme le « dirigeant légitime de la Terre » en raison de son ascendance selon la tradition éthiopienne de la dynastie dite « salomonide », qui remonte aux rois Salomon et David par la reine de Saba. Il n'a jamais reconnu l'occupation italienne de son pays, entre 1935 et 1941, et considérait qu'il régnait encore pendant cette période, niant l'administration coloniale italienne.


1912 : le Nouveau-Mexique, volé spolié par les américains, devient le quarante-septième État de l’union…

Culture religieuse
859 : consécration de l'Église de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre.


1494 : célébration de la toute première messe du « Nouveau Monde » (première messe en Amérique), à La Isabela (dans l'actuelle République dominicaine), par le père Bernat Boil, qui accompagne Christophe Colomb lors du second voyage.
1852 : création de la Commission pontificale pour l'archéologie sacrée, par le pape Pie IX.


Journée mondiale des orphelins de la guerre.



Abo de Tbilissi († 786), jeune Arabe chrétien de Tbilissi en Géorgie, esclave qui mourut martyr par la main des musulmans.
Félix de Nantes († 582), 16e évêque de Nantes.
Julien († 309) et son épouse Basilisse, martyrs à Antinoupolis.
Macre († 287), vierge et martyre à Fismes.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk le Dim 6 Jan 2019 - 8:58

Le 6 janvier 1795:
Combat mémorable dans le bois de La Chapelle-du-Bourg-le-Prêtre, aujourd’hui La Chapelle-Rainsouin, à l’est de Laval. Quelques Chouans mirent en déroute, tout un bataillon de soldats républicains avec les poches pleines de pillage…

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Dim 6 Jan 2019 - 10:06

 ça s'est passé un...
7 janvier
 

 

7 janvier 1598 : Boris Godounov tsar de Russie
Le jeune tsar Fédor 1er, fils d'Ivan IV le Terrible, meurt le 7 janvier 1598. Le régent Boris Godounov, son beau-frère, lui succède sur le trône.



7 janvier 1957 : Début de la bataille d'Alger
Le 7 janvier 1957, le gouvernement français confie au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800 000 habitants dont une moitié de musulmans) pour empêcher que se répètent des attentats aveugles comme ceux  du  Milk Bar et de la Cafétéria.

Assisté des colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier et Yves Godard, le général commande les 6 000 hommes de la dixième division parachutiste. Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en ne reculant pas devant l'emploi de la torture, malgré les réticences du colonel Yves Godard et les protestations du général Jacques Pâris de la Bollardière ou encore du secrétaire de la police Paul Teitgen.

Le terrorisme à l'oeuvre
Deux ans plus tôt, le 20 août 1955, les indépendantistes algériens ont déclenché une insurrection sanglante à Philippeville, et entraîné une brutale répression du gouvernement français.

Arrestation de suspects à Alger en 1957
Le 30 septembre 1956, les spectaculaires attentats du Milk Bar et de la Cafétéria font l'effet d'un coup de tonnerre.

La guerre ne se confine plus dans les zones frontalières et les montagnes. Elle frappe désormais le coeur d'Alger !

Revigoré par l'impact médiatique de ces attentats, le FLN, qui dispose sur place d'environ 5 000 militants, n'hésite plus à s'en prendre à la population de la ville. Il fait appel à des femmes de type européen pour convoyer les armes, transmettre les messages et même poser les bombes.

Pour rassurer une opinion tétanisée par ces attentats qui tuent et mutilent au hasard, le préfet d'Alger et le gouvernement du socialiste Guy Mollet s'en remettent en désespoir de cause au général Massu.

La torture contre la terreur
Dès le 7 janvier 1957, les parachutistes traquent les terroristes dans toute l'agglomération et pratiquent la torture pour faire parler les personnes suspectes d'avoir caché des bombes.
La presse ne tarit pas de témoignages qui dénoncent la banalisation de procédés indignes : tortures (torture à l'électricité ou « gégène », pendaison par les membres, baignoire...), exécutions sommaires de suspects, jugements expéditifs par les tribunaux militaires, centres de détention clandestins etc.
Une commission d'enquête rend un rapport accablant le 21 juillet 1957. Le quotidien Le Monde le publie, ce qui lui vaut d'être saisi.
Les responsables politiques et la majorité des citoyens, tant à droite qu'à gauche, sont donc très bien informés de ce qui se passe en Algérie. Mais ils préfèrent se taire devant les excès des militaires. Il est vrai que de nombreuses bombes sont découvertes à temps grâce aux informations recueillies sous la torture.
Le FLN tente d'organiser une grève générale à partir du 28 janvier 1957, ouverture de la 11e session des Nations Unies à New York, mais les parachutistes ouvrent de force les rideaux de fer des commerçants et brisent la grève.
Après l'attentat de la Corniche, qui tue plusieurs jeunes gens le 9 juin 1957, le colonel Yves Godard prend le relais du colonel Marcel Bigeard. Il privilégie désormais l'infiltration des réseaux plutôt que la torture. C'est ainsi que le 24 septembre 1957, ses parachutistes mettent la main sur Yacef Saadi (28 ans), principal organisateur des attentats à Alger. Ses aveux permettent de démanteler les réseaux.
Amère victoire
Neuf mois après avoir obtenu les pleins pouvoirs, le général Massu peut se flatter d'avoir gagné la « bataille d'Alger », mais au prix de 3 024 disparitions de suspects. Le FLN est exsangue et guère plus en état de poursuivre ses opérations terroristes. Il se déchire qui plus est dans des querelles internes, à coup de liquidations et d'assassinats. Il s'en prend aussi à son rival, le MNA.
Pour les successeurs de Guy Mollet à la tête du gouvernement, le moment paraît favorable à une négociation avec les modérés du camp ennemi. C'est alors que les Français d'Algérie et certains officiers vont faire appel au général de Gaulle dans l'espoir de prévenir le lâchage de l'Algérie.

7 janvier 1974 : Les Britanniques instaurent la semaine de trois jours
Le 7 janvier 1974, le gouvernement conservateur d'Edward Heath impose la semaine de trois jours dans l'industrie britannique. Loin d'annoncer la fin du travail et la prospérité généralisée, la mesure reflète au contraire la situation désespérée de l'économie nationale, confrontée à une très dure grève des mineurs...



7 janvier 2015 : Attentats à Paris contre Charlie Hebdo et un magasin casher
Couverture de Charlie Hebdo après les attentats des 7-8 janvier 2015La France est sidérée en suivant quasiment en direct, dans les médias, l’agression du magazine satirique par deux jeunes hommes, dans le 11e arrondissement de Paris. Douze personnes sont massacrées et quatre grièvement blessées avant que les terroristes, qui se réclament de l’islamisme radical, ne soient pris en chasse par la police.

Le lendemain, un comparse tue une policière à Montrouge, au sud de la capitale, avant de prendre en otage les clients d’un supermarché casher (israélite), à la porte de Vincennes. Il en assassine quatre avant d’être lui-même tué par la police. Les deux autres terroristes, traqués, se réfugient dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële, à l’est de Paris, où ils sont abattus le 9 janvier par les forces de l’ordre.

Quelques heures avant l’agression de Charlie Hebdo, l’écrivain Michel Houellebecq présentait sur les ondes son nouveau roman, Soumission, qui mettait en scène une hypothétique soumission de la France à l’ordre islamique !...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Lun 7 Jan 2019 - 1:37

 ça s'est passé un...
8 janvier
 

 

8 janvier 1198 : Élection du pape Innocent III
Le 8 janvier 1198, Lotario di Seni est élu pape et prend le nom d'Innocent III.
Fait rare, ce cardinal-diacre n'a jamais reçu le sacerdoce et n'est donc pas prêtre ! Cela n'est pas un obstacle à son élection car tout chrétien baptisé de sexe mâle est en théorie susceptible de monter sur le trône de Saint Pierre.

Le nouveau pape, sans doute le plus grand pontife du Moyen Âge, doit son élection à sa réputation de théologien et à son tempérament énergique. Ancien étudiant de l'Université de Paris, seulement âgé de 37 ans, il se présente en effet comme un propagandiste acharné de la « République chrétienne et universelle »...



8 janvier 1454 : La bulle Romanus Pontifex de Nicolas V
Le 8 janvier 1454, selon l'expression consacrée, le pape Nicolas V « fulmine » une bulle mémorable, Romanus Pontifex, par laquelle il encourage le roi du Portugal Alphonse V à combattre et assujettir les « sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient ».

Le pape vient alors d'apprendre la chute de Constantinople aux mains des Turcs et en a été bouleversé comme beaucoup de chrétiens. Par cette bulle, il encourage donc le roi du Portugal et ses marins dans leur entreprise de contournement du continent africain, destinée à prendre à revers l'empire ottoman. Cette entreprise a débuté avec la prise de Ceuta en 1415.

Dans la même bulle, rédigée à la demande des Portugais, conservée à Lisbonne et jamais publiée, le pape se dit satisfait d'apprendre la conversion à la foi chrétienne d'une grande partie des noirs capturés ou achetés par les Portugais. Gardons-nous de surinterpréter le document et d'y voir une rupture avec les condamnations récurrentes de l'esclavage par l'Église catholique : le pape se réjouit simplement des conversions dans le cadre d'une nécessaire risposte à l'offensive sarrasine, ottomane ou musulmane.



8 janvier 1918 : Les Quatorze Points de Wilson
Le 8 janvier 1918, Woodrow Wilson, 28e Président des États-Unis, énonce un programme en Quatorze Points pour mettre fin à la Grande Guerre.

Il préconise la création d'une Pologne indépendante avec accès à la mer (ce qui revient à couper en deux l'Allemagne) et une instance internationale, la Société des Nations. Ses préconisations inspireront le traité de paix de Versailles...



8 janvier 1996 : Mort de François Mitterrand
Sept mois après avoir quitté l'Élysée, le président François Mitterrand (79 ans) s'éteint à Paris, le 8 janvier 1996, dans l'appartement du 9, avenue Frédéric-Le Play que l'État a mis à sa disposition...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Mar 8 Jan 2019 - 2:51

 ça s'est passé un...
9 janvier
 

 

9 janvier 1317 : Sacre de Philippe V le Long et loi salique
Le 9 janvier 1317, Philippe, comte de Poitou, deuxième fils de Philippe le Bel et Jeanne de Navarre, se fait hâtivement sacrer à Reims sous le nom de Philippe V, empêchant que sa nièce Jeanne, héritière légitime de la couronne, ne monte sur le trône.

Il légitime de la sorte une prétendue « loi salique » selon laquelle la couronne capétienne doit revenir à l'aîné des garçons du roi défunt.



9 janvier 1719 : La France et l'Espagne en guerre
Le 9 janvier 1719, la France déclare la guerre à l'Espagne. Le conflit est la conséquence de la rivalité personnelle entre le roi Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, et le Régent de France Philippe d'Orléans. Le prétexte en est fourni par les prétentions du roi d'Espagne sur le trône de France et un projet d'attentat contre la personne du Régent.

Une armée française franchit la Bidassoa au printemps sous le commandement du maréchal Jacques de Berwick, fils naturel du roi Jacques II Stuart. Elle met le siège devant Fontarabie, en face d'Hendaye, et emporte la ville le 17 juin. À l'automne, les Anglais débarquent en Galice cependant que les Provinces-Unies déclarent à leur tour la guerre à l'Espagne.

Philippe V se résout à négocier. Les alliés exigent au préalable l'éviction de son Premier ministre, le cardinal Alberoni. C'est chose faite le 9 décembre 1719. Philippe V le congédie et il doit s'enfuir en Italie. La paix est signée à La Haye le 20 février 1720. Le roi d'Espagne renonce formellement à la couronne de France...



9 janvier 1934 : L'affaire Stavisky
Le 9 janvier 1934, l'escroc Alexandre Stavisky est retrouvé dans un chalet de Chamonix, tué d'une balle. Suicide ou meurtre ?

Sa mort, d'après le rapport de police, est consécutive à un suicide mais l'opinion publique soupçonne aussitôt des hommes politiques de l'avoir fait assassiner pour l'empêcher de dénoncer ses complices...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Mer 9 Jan 2019 - 2:14

 ça s'est passé un...
10 janvier
 

 

10 janvier 9 : Wang Mang, un empereur confucéen
Le 10 janvier de l'an 9 de notre ère, Wang Mang renverse la dynastie Han, au pouvoir en Chine depuis deux siècles...



10 janvier 1162 : Mort de Baudouin III, roi de Jérusalem
Le 10 janvier 1162, le roi de Jérusalem Baudouin III, adversaire déterminé du redoutable sultan Nour el-Dîn, meurt prématurément, sans doute empoisonné par son médecin. Il n'a que 33 ans. Son frère Amaury 1er lui succède sur le trône de Jérusalem...



10 janvier 1356 : Charles IV promulgue la Bulle d'or
Charles IV de Luxembourg (39 ans) est élu à la tête du Saint Empire en 1355. L'année suivante, le 10 janvier 1356, il promulgue devant les représentants de l'empire réunis à Nuremberg un texte qui fixe les conditions d'élection à la tête du Saint Empire ou empire d'Allemagne, plus tard appelé Saint Empire romain germanique.

Ce document important de 31 articles confirme le caractère électif et non héréditaire du titre impérial et limite à sept les Princes Électeurs (en allemand, Kurfürsten). Important : l'approbation du pape n'est plus requise pour valider l'élection. La Bulle d'or, en vigueur jusqu'à la fin de l'empire, fixe aussi les prérogatives des Grands Électeurs et les rituels de la cour impériale.

De fait, l'élection de l'empereur allemand va dès lors se jouer à sept, favorisant les combines et les pots-de-vin, avec au bout du compte un affaiblissement de l'autorité impériale.

La promulgation est renouvelée le 25 décembre 1356 à la diète de Metz et une copie du texte est confiée à Francfort, siège de la Diète impériale (ces deux exemplaires, les seuls qui subsistent, sont conservés dans leur ville respective). Le texte est surnommé « Bulle d'or » (en latin, Bulla aurea) à partir de 1400 en référence à son sceau en or.



10 janvier 1642 : Charles 1er est chassé de Londres
Charles 1er Stuart est chassé de Londres le 10 janvier 1642. Le roi d'Angleterre avait tenté sans succès de faire arrêter les chefs du Parlement qui voulaient limiter son pouvoir...



10 janvier 1776 : Thomas Paine publie Common Sense
Le 10 janvier 1776, Thomas Paine publie un pamphlet, Common Sense, où il appelle ses concitoyens des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord à s'unir dans une grande nation libérée des servitudes et de la monarchie.

« Un seul honnête homme est plus précieux à la société et au regard de Dieu que tous les bandits couronnés qui ont jamais existé », écrit-il en guise de profession de foi républicaine. L'ouvrage se vend à 100 000 exemplaires.

Un succès fabuleux, prémonitoire de la Déclaration d'indépendance du 4 juillet suivant.



10 janvier 1920 : Naissance de la SDN
La SDN ou Société des Nations naît officiellement le 10 janvier 1920, date d'entrée en vigueur du traité de Versailles, avec 32 États membres. Les États-Unis n'y rentrent pas pour ne pas être impliqués de nouveau dans une guerre européenne !



10 janvier 1926 : Sortie de Metropolis
La salle des machines (Metropolis)Le 10 janvier 1926 sort en salle, à Berlin, le film Metropolis de Fritz Lang (37 ans). Long de 210 minutes dans sa première version, le film apparaît immédiatement comme un chef-d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand.

Il présente une société industrielle divisée entre seigneurs et esclaves et en appelle à la réconciliation des classes sociales sous l'égide du Seigneur.

On y découvre a posteriori une prémonition du nazisme. Les références religieuses et bibliques sont nombreuses (on s'interroge sur une étoile sur la porte du savant fou, qui pourrait désigner celui-ci comme le prototype du Juif pervers).



10 janvier 1929 : Apparition de Tintin et Milou
Le 10 janvier 1929, le dessinateur belge Georges Rémi (21 ans), plus connu sous son pseudonyme Hergé (d'après ses initiales), publie la première aventure de Tintin et Milou.

Éternel témoin de son temps, le jeune reporter du Petit Vingtième est amené dans cette première aventure à visiter le pays des Soviets... Il rencontrera plus tard le capitaine Haddock, le professeur Tournesol, la Castafiore, le général Tapioca etc.



10 janvier 1959 : Les « ballets roses » de la République
La Ve République débute en 1959 sur un scandale sexuel qui met en cause l'un des plus hauts personnages de la République précédente : André Le Troquer. Né en 1884, il a laissé un bras dans la Grande Guerre puis est devenu député socialiste de Paris...

En 1940, il fait partie de la poignée de parlementaires qui s'embarque sur le Massalia à destination du Maroc, en vue de poursuivre la lutte contre l'occupant allemand. Plusieurs fois ministre, il est président de l'Assemblée nationale quand sombre la IVe République.

Le 10 janvier 1959, au lendemain de l'entrée du général de Gaulle à l'Élysée, un entrefilet du Monde, évoque la mise sous mandat de dépôt  d'un soi-disant policier accusé de détournement de mineures. L'hebdomadaire à scandales Aux écoutes du monde précise qu'il organisait des parties fines dans différents endroits dont un pavillon de chasse à la disposition du président de l'Assemblée nationale.

Le démenti d'André Le Troquer excite la curiosité de la presse. Elle met à jour un réseau de prostitution qui implique une fausse comtesse roumaine et des adolescentes de 15 ans auxquelles on promet une carrière à l'opéra ou au cinéma en échange de leur docilité envers de vieux notables fortunés. Un journaliste de France-Soir évoque à cette occasion les « ballets roses » de la République.

Pas moins de 23 personnalités se trouvent compromises parmi lesquelles André Le Troquer, qui se pavane sans comprendre l'indignité de son attitude et se prétend victime d'un complot gaulliste. Il est vrai que l'affaire, en disqualifiant le personnel de la IVe République, n'est pas pour déplaire au Général !

Bénéficiant de l'indulgence du tribunal et de l'opinion, André Le Troquer s'en tire avec une amende de 3 000 francs et un an de prison avec sursis.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Jeu 10 Jan 2019 - 2:15

 ça s'est passé un...
11 janvier
 

 

11 janvier 49 av. J.-C. : Jules César franchit le Rubicon
Défiant le Sénat de Rome, Jules César traverse le Rubicon avec son armée le 11 janvier de l'an 49 av. J.-C. Le récit de cette aventure nous a été transmis par l'historien Suétone, qui nous a légué la formule : « Iacta esto alea », ou, selon l'opinion commune, « Alea jacta est » (Les dés sont jetés)...



11 janvier 1851 : Révolte des Taiping
Le 11 janvier 1851, jour de son trente-huitième anniversaire, Hung se proclame « Roi céleste de la Grande Paix ». Ce Chinois qui s'est converti au protestantisme va prendre la tête de la révolte des Taiping, au Kwangsi, une province arriérée et montagneuse de l'ouest de Canton. Cette jacquerie du désespoir illustre le déclin de la dynastie mandchoue qui gouverne la Chine depuis 1644.



11 janvier 1892 : Méline fait voter la loi protectionniste du double tarif
Jules Méline (20 mai 1838, Remiremont ; 21 décembre 1925, Paris)Député des Vosges depuis 1872, Jules Méline (1838-1925) devint président de la Chambre des députés en 1888 aux dépens de Georges Clemenceau grâce à la voix du dr Michou, député républicain de gauche qui en voulait à Clemenceau pour une plaisanterie de mauvais goût (il lui avait soustrait des sandwiches pris à la buvette et cachés dans sa veste). Les deux candidats ayant de la sorte obtenu le même nombre de suffrages, Méline fut élu au bénéfice de l'âge.

C'est ainsi qu'il fit adopter le 11 janvier 1892 le double tarif douanier avec un taux ordinaire et un taux préférentiel pour les États qui concèdent à la France des avantages douaniers équivalents.

Cette « loi Méline » avait pour objectif de protéger les agriculteurs français contre les importations à bas prix de produits agricoles. Elle clôtura l'épisode de libre-échange inauguré avec le traité de libre-échange de 1860 mais aussi la « grande dépression européenne » (1873-1892). Elle allait avoir entre autres conséquences de retarder la modernisation de l'agriculture française pendant toute la durée de la IIIe République.



11 janvier 1923 : Les Français occupent la Ruhr
Le 11 janvier 1923, en Allemagne, 60.000 soldats français et belges pénètrent dans le bassin de la Ruhr pour obliger l'Allemagne à verser les réparations de guerre inscrites dans le traité de Versailles.

Le chancelier allemand Wilhelm Cuno proteste et appelle ses concitoyens à la « résistance passive ». Il s'ensuit une dévaluation massive du mark et des troubles politiques. L'année 1923 aura mérité d'être qualifiée par les Allemands d'« année inhumaine »...



11 janvier 1994 : Dévaluation du franc CFA
Le 11 janvier 1994, le gouvernement français d'Édouard Balladur décide courageusement de dévaluer de moitié le franc CFA...



11 janvier 2013 : La France intervient au Mali
Le 11 janvier 2013, les Touareg et leurs alliés islamistes lancent une offensive en direction de la capitale Bamako. Appelée à l'aide par le gouvernement malien, la France, ancienne puissance coloniale, ne peut se dérober. Elle envoie au Mali une force d'intervention rapide qui a vite fait d'arrêter l'invasion et de repousser les assaillants vers le nord...



11 janvier 2015 : 4 millions de Français dans la rue
À l’appel du président François Hollande, la France communie dans la douleur, dans un océan de drapeaux tricolores, après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, les plus meurtriers qu'ait connus le pays depuis un demi-siècle et plus consternants que les attentats des années 1980 car ils sont le fait de gens nés sur son sol. Ils ont l'odeur sulfureuse de la guerre civile, « le plus grand des maux » (Pascal), avec la crainte qu'ils donnent à quelques milliers de djihahistes français l'envie de terroriser la société.

Fait aggravant, ces attentats s'inscrivent dans un contexte géopolitique particulièrement instable. Pour la première fois depuis un demi-millénaire, une « ceinture de feu » entoure l'Europe, du Sahel au Proche-Orient, avec le risque que la guerre se transporte au nord de la Méditerranée.

En tête des défilés du 11 janvier 2015, le président français et ses invités (DR)

Cinq mois plus tard, un essai iconoclaste de l'historien Emmanuel Todd fissure le consensus national en assimilant les manifestants du 11 janvier à des « islamophobes » plus ou moins conscients...


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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Ven 11 Jan 2019 - 1:04

 ça s'est passé un...
12 janvier
 

 

12 janvier 1822 : La Grèce se proclame indépendante
Faisant suite à l'appel à la rébellion de l'archevêque de Patras, en mars 1821, des Grecs se réunissent en congrès à Épidaure, dans le Péloponnèse. Après deux semaines de délibérations, le 12 janvier 1822, ils proclament unilatéralement leur indépendance et appellent les nations chrétiennes à leur secours.

C'est le début d'une longue guerre d'indépendance contre les Turcs. Elle durera jusqu'en 1829 et sera marquée par de mémorables atrocités (massacres de Chio).



12 janvier 1870 : Funérailles tumultueuses de Victor Noir
Le 12 janvier 1870, les funérailles d'Yvan Salmon, dit Victor Noir, sont suivies par 100.000 personnes...



12 janvier 1904 : Les Hereros se révoltent... et meurent
Le 12 janvier 1904 débute la révolte des Hereros contre les colons allemands qui occupent leur territoire, le Sud-Ouest africain (aujourd'hui la Namibie).

Les Allemands réagissent avec une brutalité extrême et exterminent la presque totalité du peuple herero...


12 janvier 1922 : Démission d'Aristide Briand
Le 12 janvier 1922, le Président du conseil Aristide Briand constate l'hostilité quasi générale de ses ministres et du président Millerand à sa politique de réconciliation avec l'Allemagne. Il démissionne sans attendre d'être renversé par une motion de censure de la Chambre des députés. Il est remplacé par l'ancien président Raymond Poincaré.



12 janvier 1956 : Poujade sème la panique
Le 12 janvier 1956, aux cris de « Sortez les sortants », 52 députés font leur entrée à l'Assemblée nationale, à Paris... Deux ans plus tard, la Ve République « sortira » tout le monde ! Artisans ou commerçants originaires des petites villes et du monde rural, les nouveaux députés se réfèrent à un chef de file charismatique, Pierre Poujade. Il les a lancés à l'assaut de l'Assemblée en négligeant, lui-même, de se faire élire député…


12 janvier 2010 : Haïti frappée par un séisme
Haïti est frappée dans la nuit du 12 janvier 2010 par un séisme de force 7,3 sur l'échelle de Richter. Bilan effroyable : 250.000 morts, 300.000 blessés, 1,2 million de sans-abris...

La destruction quasi-totale de Port-au-Prince attire l'attention sur ce pays de dix millions d'habitants déjà affecté par la déforestation, le sida, l'analphabétisme, la misère et la corruption, dépourvu de structures étatiques et dont la bourgeoisie ignore ce que signifient l'«intérêt national» et le «bien public».

Un an plus tard, on constate avec effarement que les onze milliards de dollars d'aide promis par la communauté internationale (un record) se sont pour l'essentiel volatilisés ou perdus dans les poches de quelques hiérarques. Victime qui plus est du choléra introduit par des «Casques bleus» népalas, la population continue de s'en remettre à la bienveillance des humanitaires occidentaux et des organisations caritatives (ONG), qui ont fait de Haïti leur principal domaine d'intervention.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk le Ven 11 Jan 2019 - 19:40

Décès:
474 : Léon Ier, empereur byzantin de 457 à 474.


1367 : Pierre Ier dit Pierre le Justicier, roi de Portugal de 1357 à 1367.

1471 : Go-Hanazono (後花園天皇), empereur du Japon de 1428 à 1464.

1479 : Louis IX, duc de Bavière-Landshut de 1450 à 1479 .



1547 : Pietro Bembo, cardinal italien (° 20 mai 1470).
1586 : Marguerite de Parme, régente des Pays-Bas, fille de Charles Quint .


1998 : Josip Uhač, cardinal yougoslave de la curie romaine.

2006 : Jan Twardowski, poète polonais.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Sam 12 Jan 2019 - 3:03

 ça s'est passé un...
13 janvier
 

 
6380


3 janvier 1864 : Le tsar Alexandre II crée les « zemstva »
Le 13 janvier 1864, le tsar libérateur Alexandre II institue par décret les« zemstva » (« zemstvo » au singulier). Dans ces assemblées locales russes, toutes les classes sociales sont représentées et la noblesse n'a plus le monopole du pouvoir...


13 janvier 1898 : J'accuse
À Paris, le 13 janvier 1898, Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L'Aurore sous le titre «J'accuse». Trois ans après la dégradation du capitaine Dreyfus sous l’inculpation de trahison, les intellectuels et les élites parisiennes se déchirent ; les uns invoquant l’erreur judiciaire, les autres rejetant toute mise en cause de la justice militaire.

Le capitaine étant de confession juive, l’Affaire s’accompagne de la première campagne antisémite importante en Occident ; d’autres suivront…



13 janvier 1935 : Plébiscite pro-allemand en Sarre
Le 13 janvier 1935, un plébiscite se déroule en Sarre, une région frontalière entre la France et l'Allemagne, conformément aux dispositions du traité de Versailles. à une écrasante majorité, les habitants demandent leur réintégration au sein de l'Allemagne... sans prêter attention au fait que celle-ci est depuis deux ans passée sous la botte nazie !...

À Berlin, Hitler exulte. Le choix librement exprimé par les Sarrois cautionne son gouvernement, sa propagande et également ses succès économiques. Le Führer annonce peu après que son pays n'a plus de revendication territoriale à l'Ouest. Il renonce officiellement à toute prétention sur l'Alsace-Lorraine ! Ce discours rassure les pacifistes français et européens qui n'en demandaient pas tant.



13 janvier 1953 : Le « complot des blouses blanches »
Le 13 janvier 1953 éclate à Moscou l'affaire des « médecins empoisonneurs ». Un article de la Pravda accuse ces médecins - tous juifs - de préparer des assassinats médicaux à l'instigation d'une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont prestement inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !

Selon sa tactique habituelle, le dictateur prévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms dans le pays, enfin, à l'appel « spontané » de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un « asile » dans les régions orientales du pays !

L'appel est déjà prêt, ainsi que l'explique l'historien Léon Poliakov quand la mort surprend le « petit père des peuples » et l'empêche de mener à bien son dernier exploit...



13 janvier 2012 : Naufrage du Concordia
Le 13 janvier 2012, dans la nuit, le Costa Concordia s'échoue sur un récif près de l'île du Giglio (Toscane). Le commandant de bord Francesco Schettino voulait s'offrir une « parade » comme on en voit dans le film de Federico Fellini, Amarcord (1973).

L'échouage de ce somptueux paquebot de croisière avec à son bord 4200 passagers et hommes d'équipage se solde par la mort de trente-deux personnes. Le commandant, bellâtre déconfit, se disqualifie par sa couardise pendant les opérations de secours. Deux mois après l'éviction de Silvio Berlusconi de la présidence du Conseil, ce scandaleux comportement achève de consterner les Italiens…

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Dim 13 Jan 2019 - 3:43

 ça s'est passé un...
14 janvier
 

 

14 janvier 1200 : Interdit sur le royaume de France
Le 14 janvier 1200, le pape Innocent III jette l'interdit sur le royaume de France, autrement dit interdit au clergé de délivrer les sacrements au roi et à ses sujets ! Cette sanction extrême résulte des ennuis matrimoniaux de Philippe II Auguste.

Veuf d'Isabelle de Hainaut, il s'est remarié en 1193 avec Isambour (ou Ingeburge) de Danemark et, le jour même de ses noces, pris d'un subit dégoût pour sa femme, s'en est séparé. Le 1er juillet 1196, il s'est remarié avec Agnès de Meran (ou Méranie). Contraint de s'incliner pour obtenir la levée de l'interdit, Philippe se sépare d'Agnès et restitue le titre de reine à Isambour sans aller jusqu'à la mettre dans son lit.



14 janvier 1506 : Découverte du Laocoon
Le 14 janvier 1506, des fouilles près des anciens thermes de Trajan, à Rome, mettent au jour un groupe sculpté monumental d'origine hellénistique.



Laocoon et ses fils (oeuvre de Agésandros, Athanadoros et Polydore, vers 40 av. J.-C., d'après un original de 200 av. J.-C., Musée Pio-Clementino, Rome) Cette oeuvre fameuse, réalisée à Rhodes vers 40 av. J.-C., représente Laocoon et ses fils assaillis par les serpents. Selon l'Énéide de Virgile, Laocoon est un prêtre de Troie qui aurait tenté en vain de dissuader ses concitoyens de faire entrer dans la ville le cheval de bois abandonné sur la plage par les assiégeants grecs (voir L'Iliade).

«Je crains les Grecs, même lorsqu'ils apportent des présents», aurait-il lancé en désespoir de cause. Là-dessus, des serpents sortis de l'eau auraient dévoré ses deux fils et lui-même avant de se réfugier sous l'autel d'Athéna. Les Troyens, terrorisés, y auraient vu la confirmation qu'ils devaient honorer le cheval, cadeau de la déesse, et l'auraient fait entrer dans leur ville... avec les guerriers grecs qui s'y trouvaient cachés.

Cette oeuvre monumentale était une pièce maîtresse de la Maison dorée (Domus aurea construite par Néron après l'incendie de Rome.
La découverte
Le groupe statuaire a été découvert un peu par hasard à Rome, en janvier 1506. Alors que des ouvriers travaillent sur les terres de la vigne de Felice di Fredis, sur l’Esquilin, ils butent sur un morceau de pierre. Peu à peu émerge ce bloc de marbre de 2.40m de haut. Jules II, le pape de l’époque est vite mis au courant de cette découverte et charge un architecte, Giuliano de Sangallo d’emmener avec lui Michel-Ange sur les lieux. Le pape étant un grand connaisseur d’art, il voulait faire évaluer l’œuvre. Aussitôt arrivé sur place, l’architecte reconnaît l’œuvre qu’il a devant les yeux grâce à un texte de Pline l’Ancien qui parlait de ce groupe statuaire. Il disait « tel est le Laocoon, dans le palais de Titus, morceau préférable à toutes les productions soit de la peinture, soit de la statuaire ; il est d’un seul bloc, ainsi que les enfants et les replis admirables des serpents. Ce groupe a été fait de concert par trois excellents artistes rhodiens, Agésandros, Polydoros et Athénodoros ».


La découverte du Laocoon,

Une fois que le pape a été informé de cette découverte, il a fait convoquer le propriétaire des terres sous lesquelles elle se cachait depuis près de 10 siècles, six pieds sous terre. Un duel se prépare puisque le pape veut absolument récupérer l’œuvre et le propriétaire souhaite la garder. Suite à de nombreux débats (et quelques billets), un accord est trouvé et le pape récupère la trouvaille. Le Laocoon arrive au Vatican au son des tambours, des acclamations, des chants et orné de fleurs, avant de finir son parcours dans les jardins du Vatican, où sont regroupées les sculptures du pape Jules II. Toute cette mise en scène montre l’importance de cette œuvre dans l’histoire de l’art antique et pour tous ses contemporains.


Un seul bloc ?
Si l’on reprend les dires de Pline, la sculpture a été réalisée en un seul bloc. Difficile d’imaginer aujourd’hui l’envergure d’un tel travail mais aux vues des formes, des lignes serpentines, le travail a du être minutieux. Mais si Pline s’était trompé ?

Après étude de la sculpture, Michel-Ange et Guiliano de Sangallo se sont aperçu que le groupe statuaire avait été réalisé en, au minimum, quatre blocs de marbre. Les assemblages et soudages étaient si bien réalisés que seuls des yeux d’experts pouvaient se rendre compte de cela. Comme quoi, même Pline peut se tromper, ça donne de l’espoir !


14 janvier 1526 : Traité de Madrid : François Ier promet... et ne tient pas
Le 14 janvier 1526, le roi de France François Ier, prisonnier de l'empereur Charles Quint depuis sa défaite de Pavie, signe le traité de Madrid avec son vainqueur. Il s'empressera d'en renier les clauses sitôt libéré...



14 janvier 1761 : Les Afghans écrasent les Indiens à Panipat
Le 14 janvier 1761, une grande bataille a lieu à Panipat, près de Delhi (Inde), en un lieu célèbre où s'affrontent régulièrement les peuples de l'Asie du Sud...



14 janvier 1797 : Bonaparte l'emporte à Rivoli grâce à Masséna

Nous sommes à l'hiver 1797. Engagé en Italie contre les Autrichiens, le général Bonaparte tarde à emporter la décision. Il manque d'effectifs et le siège de la citadelle de Mantoue, qui verrouille la route de Vienne, traîne en longueur depuis six mois. Et voilà que les Autrichiens du général Alvinczy descendent en quatre colonnes des Alpes pour débloquer la citadelle.

Voyant cela, Bonaparte ordonne à Masséna et Ney de concentrer leurs divisions près du lac de Garde, à Rivoli, en soutien à un autre général de l'armée d'Italie, Joubert. L'affrontement se produit le 14 janvier 1797, près de Rivoli. Les Français, inférieurs en nombre mais bien coordonnés, tiennent les Autrichiens en respect.

À la mi-journée, Masséna débouche avec ses troupes sur le champ de bataille au terme d'une longue marche. L'« enfant chéri de la victoire », comme le surnommera Bonaparte, décide de la victoire. Mantoue, réduite à la famine, capitule le 2 février. La route de Vienne est ouverte aux Français. Il ne reste plus aux Autrichiens qu'à solliciter la paix. Le traité est signé à Campoformio le 18 octobre de la même année.



14 janvier 1852 : Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon
Le 14 janvier 1852 est promulguée en France une nouvelle Constitution. Elle donne au Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, que d'aucuns surnomment avec mépris Badinguet, des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée de... dix ans. C'est la fin de la IIe République.



14 janvier 1858 : Attentat d'Orsini
Le 14 janvier 1858, Felice Orsini commet un attentat contre Napoléon III devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris. Il en veut à l'empereur d'entraver l'unification de l'Italie. Napoléon III en profite pour faire passer une loi de sûreté générale.
De sa prison, le terroriste supplie l'empereur d'apporter son appui à la cause italienne. Napoléon III entame des pourparlers avec Cavour, le Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne.



14 janvier 1930 : Construction de la ligne Maginot
Le 14 janvier 1930, André Maginot, ministre de la Guerre dans le gouvernement Tardieu, fait voter une loi en vue de construire une ligne fortifiée sur les frontières orientales de la France...



14 janvier 1943 : Conférence de Casablanca
Deux mois après le débarquement anglo-saxon en Afrique du nord, le président Roosevelt et le Premier ministre Churchill se rencontrent pour une première conférence interalliée à Casablanca (Maroc), dans l'hôtel Anfa (12-24 janvier 1943).

Avec Churchill, Roosevelt met au point le prochain débarquement de Sicile et l'aide à l'URSS de Staline. Il impose surtout l'objectif d'une capitulation sans condition de l'Allemagne, en rupture avec les traditions diplomatiques européennes, ce qui aura pour résultat de renforcer l'union de l'armée et du peuple allemands autour de Hitler !

Roosevelt, qui cache mal par ailleurs son antipathie pour Charles de Gaulle, échoue à le réconcilier avec le général Henri Giraud, un opportuniste falot auquel il aurait préféré confié la direction de la France libre.



14 janvier 2011 : Révolution tunisienne
Le 14 janvier 2011, en Tunisie, trois semaines après qu'un marchand ambulant se soit immolé par le feu en guise de protestation contre le régime policier et voleur du président Ben Ali, celui-ci s'enfuit piteusement en avion vers l'Arabie séoudite, emmenant avec lui sa famille et ses trésors.

C'est la première étape d'une révolution démocratique et sociale, la première qu'ait jamais connue le monde arabe...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Lun 14 Jan 2019 - 4:39

 ça s'est passé un...
15 janvier
 

 

15 janvier 1200 : Fondation de l'Université de Paris
Le 15 janvier 1200 est fondée l'Université de Paris à l'initiative de Philippe Auguste. Elle obtient du roi un statut officiel en 1215. Le texte en est rédigé par le légat pontifical Robert de Courçon. Son enseignement, tourné vers la théologie et l'analyse des textes anciens, sera à l'origine de la réputation intellectuelle de Paris.



15 janvier 1208 : Le légat du pape assassiné !
Le 15 janvier 1208, le légat du pape, Pierre de Castelnau, est assassiné sur une route du Languedoc par un écuyer du comte de Toulouse, Raimon VI. Le pape Innocent III tire prétexte de ce drame pour lancer une croisade contre les Albigeois (ou cathares)...



15 janvier 1759 : Ouverture du British Museum
Le 15 janvier 1759, le British Museum ouvre ses portes au public dans un hôtel particulier de Londres, Montagu House, à Bloomsbury, où il est toujours présent. Il est constitué par les collections du médecin et scientifique sir Hans Sloane (1660-1753), soit environ 80 000 objets.

C'est le premier grand musée de l'époque moderne. Ainsi que l'atteste son nom, il affiche d'emblée sa valeur de symbole national. Le pillage des marbres du Parthénon et la victoire sur Napoléon vont très vite l'enrichir et en faire aussi le plus important musée d'archéologie du monde.



15 janvier 1790 : La France est divisée en 83 départements
Le 15 janvier 1790, l'Assemblée constituante établit la carte des départements et fixe leur nombre à 83. Les limites et le chef-lieu de ces nouvelles circonscriptions coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d'où leur succès immédiat.

Aujourd'hui, il est devenu de bon ton de revendiquer la suppression de ces départements, jugés trop petits bien qu'analogues en taille aux cantons suisses et aux shires anglais...



15 janvier 1919 : Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht assassinés
Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht (48 ans l'un et l'autre)  sont assassinés dans leur prison par des groupes paramilitaires anticommunistes, les Freikorps (« corps-francs »). Ex-animateurs du groupe révolutionnaire Spartakus, ils avaient fondé le 30 décembre 1918 le Parti communiste allemand (KPD) et tenté d'importer en Allemagne la Révolution russe à la faveur des troubles consécutifs à la défaite de leur pays et à l'armistice.

Ayant déclenché une grève générale le 6 janvier 1919, leur tentative de soulèvement est écrasée par le ministre de la Défense, le social-démocrate Gustav Noske, au cours de la « Semaine sanglante » du 11 au 15 janvier 1919. Dans la foulée est mise en place une République parlementaire par l'Assemblée constituante allemande.

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Message par Excalibur le Mar 15 Jan 2019 - 0:27

 ça s'est passé un...
16 janvier
 

 

16 janvier 27 av. J.-C. : Octave reçoit le titre d'Auguste
Le 16 janvier de l'an 27 avant JC, le Sénat romain décerne à Octave le surnom d'Auguste.

Ce titre honorifique désigne celui qui agit sous de bons auspices. Il récompense le petit-neveu et fils adoptif de Jules César pour avoir restauré les formes de la République sénatoriale et pacifié le pays en mettant fin aux guerres civiles qui l'ensanglantaient depuis un siècle...



16 janvier 929 : Abd er-Rahman III devient calife de Cordoue
Le 16 janvier 929, Abd er-Rahman III devient calife de Cordoue. Il va porter à son apogée l'Espagne musulmane.



16 janvier 1547 : Ivan IV fonde la Russie moderne
Le 16 janvier 1547, Ivan IV est sacré tsar de toutes les Russies. Il fera, autour de Moscou, l'unité du futur empire russe. Ses méthodes lui vaudront d'être surnommé Ivan le Terrible...



16 janvier 1605 : Publication de la première partie de Don Quichotte
Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, sous le titre : El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha, le roman de Miguel de Cervantès recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l'étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.



16 janvier 1761 : Lally-Tollendal capitule à Pondichéry
Le 16 janvier 1761, Lally-Tollendal capitule à Pondichéry pendant la guerre de Sept Ans. La France, défaite sur tous les fronts, perd à l'issue du conflit ses plus belles colonies. Pour l'Angleterre s'ouvre le début d'un exceptionnel destin.



16 janvier 1906 : Conférence d'Algésiras
Le 16 janvier 1906, la conférence d'Algésiras règle pour quelques années le contentieux entre la France et l'Allemagne, toutes deux désireuses d'imposer leur protectorat sur le Maroc. C'est finalement la France qui a gain de cause en 1912.



16 janvier 1917 : Télégramme de ZimmermanN
Arthur Zimmermann, ministre allemand des Affaires étrangères en 1916-1917 (5 octobre 1864 - 6 juin 1940, Berlin)Le 16 janvier 1917, Arthur ZimmermanN, secrétaire d'État allemand aux Affaires étrangères, adresse un télégramme secret à son homologue mexicain. Il lui fait part de l'intention de son pays de reprendre la guerre sous-marine dans le conflit qui l'oppose à la France et au Royaume-Uni (elle reprendra en effet dès le 1er février 1917).

ZimmermanN propose par la même occasion une alliance au Mexique, avec à la clé, en cas de victoire, l'annexion du Sud des États-Unis.

Le télégramme est intercepté par la Marine britannique et transmis au président américain. Celui-ci le fait opportunément publier dans la presse le 1er mars. Le scandale pousse l'opinion américaine, jusque-là neutraliste, dans la guerre aux côtés des Alliés. C'est chose faite le 6 avril 1917 avec la déclaration de guerre des États-Unis à l'Allemagne.



16 janvier 1920 : La « Prohibition » en vigueur aux États-Unis
Marche des ligues de vertu en faveur de la prohibition. Le 16 janvier 1920, le XVIIIe amendement à la Constitution des États-Unis d'Amérique interdit la vente mais aussi la consommation d'alcool sur toute l'étendue du pays. Cette « Prohibition » marque le triomphe des ligues de vertu.

Mais il s'ensuit paradoxalement une explosion des trafics illégaux par des « bootleggers », ainsi appelés parce qu'ils cachent des bouteilles dans leurs bottes. Les organisations mafieuses d'origine sicilienne, transplantées aux États-Unis par la dernière vague d'immigration, sautent sur l'occasion pour étendre leurs activités avec des hommes comme Al Capone ou Lucky Luciano. La corruption gangrène la police et l'administration. La criminalité s'étend...

Devant un pareil échec, le gouvernement américain choisit sagement de reculer. Le 17 février 1933, au tout début de la présidence de Franklin Delanoo Roosevelt, est voté le Blaine Act du sénateur John J. Blaine, qui autorise la vente de bière. Et le 5 décembre 1933 est voté le XXIe amendement qui, tout simplement, annule le XVIIIe. La Prohibition cesse dès lors de ronger la société américaine.



16 janvier 1947 : Vincent Auriol président de la République
Vincent Auriol (63 ans) devient le 16 janvier 1947 le premier président de la IVe République. Il a été élu peu avant par les deux Chambres réunies en Congrès à Versailles.



16 janvier 1954 : René Coty président de la République
René Coty (65 ans) succède le 16 janvier 1954 à Vincent Auriol à la présidence de la IVe République...



16 janvier 1969 : Ian Pallach s'immole par le feu à Prague
Le 16 janvier 1969, un étudiant tchèque de 20 ans, Ian Pallach, s'immole par le feu à Prague, pour protester contre l'invasion de son pays par les troupes du pacte de Varsovie.



16 janvier 1979 : Le chah d'Iran s'enfuit de Téhéran
Le 16 janvier 1979, le chah d’Iran et sa famille s’envolent de Téhéran pour un exil définitif. Le chef d'État déchu cherche un refuge de pays en pays avant de finir sa course au Caire où il meurt d'un cancer le 27 juillet 1980.

La fuite de Mohammed Réza Pahlévi marque le triomphe d’une révolution populaire qui va prendre de court toutes les chancelleries et bouleverser durablement les rapports entre le monde musulman et l’Occident… comme un quart de siècle plus tôt le coup d’État de Mossadegh. Conduite par les religieux chiites, c'est la première révolution post-socialiste.

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Message par Excalibur le Mer 16 Jan 2019 - 2:11

 ça s'est passé un...
16 janvier
 

 
6800

17 janvier 395 : Mort de l'empereur Théodose
Le 17 janvier 395, la mort de Théodose 1er le Grand consacre le partage définitif de l'empire romain. À son fils Arcadius (18 ans) l'empereur lègue l'Orient (capitale : Constantinople) et à son fils Honorius (11 ans) l'Occident (capitale : Ravenne). Cette scission se lit encore dans la frontière qui sépare la Croatie (occidentale et catholique) de la Serbie et de la Bosnie (orientale et orthodoxe).



17 janvier 1377 : Le pape quitte (provisoirement) Avignon
Le 17 janvier 1377, cédant aux prières de Sainte Catherine de Sienne et faisant fi des lamentations de son entourage, attaché au Palais des Papes et à son luxe, le pape Grégoire XI, dernier pape français, met fin à la «captivité d'Avignon» et réinstalle le Saint-Siège à Rome. La monarchie capétienne, affaiblie par la guerre de Cent Ans, n'est plus assez forte pour retenir le pape.

Las, à sa mort, le 27 mars 1378, le peuple romain impose l'élection d'un pape indigne, déséquilibré et violent, Urbain VI. Celui-ci violente les cardinaux qui s'opposent à lui, jusqu'à les dépouiller et les faire exécuter en place publique.

Treize cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en septembre 1378 à Anagni, sous la protection de troupes gasconnes et navarraises, annulent l'élection d'Urbain VI et confère la tiare au cardinal Robert de Genève. Celui-ci prend le nom de Clément VII et, faute de pouvoir faire autrement, regagne Avignon. C'est le début du Grand Schisme d'Occident.



17 janvier 1562 : Charles IX signe l'Édit de Janvier
Le 17 janvier 1562, à l'instigation du chancelier Michel de l'Hospital et de la régente Catherine de Médicis, le jeune roi Charles IX signe l'édit de Saint-Germain (ou Édit de Janvier)...
Le 17 janvier 1562, le roi Charles IX (12 ans) signe l'Édit de Janvier, ou édit de tolérance de Saint-Germain (du nom du château où a lieu la signature).

Le texte a été préparé par sa mère, Catherine de Médicis, régente du royaume, assistée du chancelier Michel de l'Hospital.

Par ce texte, le jeune roi confère aux protestants français le droit de célébrer le culte à l'extérieur des villes fortifiées ainsi que de tenir des assemblées dans les maisons privées à l'intérieur de ces mêmes villes.

Paradoxalement, cette mesure attise la haine entre les catholiques et les protestants, tant il est vrai que l'esprit de tolérance ne dépasse pas le cercle étroit des milieux cultivés.

Vers une première guerre
Le Parlement de Paris refuse de ratifier l'Édit de Janvier. Protestants et catholiques se tiennent sur le qui-vive, prêts à en découdre.

Quelques semaines plus tard, le 1er mars 1562, le duc François de Guise et sa troupe d'archers surprennent dans le village de Wassy (ou Vassy), en Champagne, 200 protestants en train d'écouter un prêche dans une grange, à l'intérieur de la ville close et dans des conditions donc illégales. Le duc s'irrite de cette violation de l'Édit de Janvier. Sur son ordre, la troupe massacre sauvagement les protestants. On compte une trentaine de morts et une centaine de blessés. C'est le début des guerres de religion. Elle dureront plus de trente ans.

Triomphe éphémère des Politiques
Mais, le 18 février 1563, le duc François II de Guise est assassiné par un protestant, Poltrot de Méré, alors qu'il fait le siège d'Orléans. Sa mort met un terme à la première guerre de religion.

Le chancelier fait promulguer par Catherine de Médicis un nouvel édit de tolérance à Amboise le 19 mars 1563. Lui-même s'emploie à moderniser l'administration. Pour rétablir les finances royales, mises à mal par la guerre civile, il a aussi l'idée d'aliéner une partie des biens du clergé catholique, le 13 mai 1563. Cette mesure très contestée mais profitable va rapporter 94 millions de livres en cinq ans. Elle préfigure la nationalisation des biens du clergé par les députés de la Constituante... deux siècles plus tard.

Parcourant le royaume avec Charles IX, pour faire mieux connaître le souverain aux habitants de toutes conditions, le chancelier publie enfin la Grande Ordonnance de Moulins en février 1566. Ce texte majeur unifie la justice, supprime le droit de grâce des gouverneurs et restreint le droit de remontrance des parlements, lesquels avaient tendance à déborder le cadre judiciaire et empiéter sur l'autorité royale.

Mais la reprise de la guerre, dès 1567, à l'initiative des protestants, ruine cette politique de conciliation et entraîne, le 24 mai 1568, la disgrâce définitive de Michel de L'Hospital qui se voit retirer les Sceaux (le ministère de la Justice).



17 janvier 1895 : Félix Faure président de la République
Félix Faure, président de la République française (30 janvier 1841, Paris -16 février 1899, Paris)Suite à la démission de Jean Casimir-Périer, les parlementaires élisent à la présidence de la République Félix Faure (54 ans).

Élu par une coalition de modérés et de monarchistes, celui que l'on surnommera le «Président Soleil», du fait de son amour du faste, restera dans l'Histoire en raison de sa mort heureuse !

On retient aussi de lui qu'il ébaucha une alliance avec la Russie en recevant le tsar Nicolas II, qu'il s'opposa à la révision du procès de Dreyfus et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.



17 janvier 1906 : Armand Fallières président de la République
Succédant à Émile Loubet, Armand Fallières (65 ans) est élu président de la République française le 17 janvier 1906 comme candidat des gauches. Sa mine débonnaire lui vaut le surnom de «Père Fallières»...



17 janvier 1913 : Raymond Poincaré président de la République
Le 17 janvier 1913, les parlementaires élisent à la présidence de la République Raymond Poincaré, précédemment président du Conseil (chef du gouvernement).

Toujours soucieux de préparer la «revanche» ou du moins de mettre la France en situation de résister à une agression allemande, Poincaré fait voter en juillet 1913 une loi sur le service militaire de 3 ans pour tous (curés compris !)...



17 janvier 1920 : Paul Deschanel président de la République
Paul Deschanel (13 février 1855, Schaerbeek (Bruxelles) - 28 avril 1922, Paris)Le 17 janvier 1920, les parlementaires français se montrent avant tout soucieux de barrer la route de l'Élysée à Georges Clemenceau (79 ans) auquel ils reprochent moins son âge que sa supposée modération à l'égard de l'Allemagne lors des négociations du traité de Versailles !... Ils élisent donc à la présidence de la République son concurrent Paul Deschanel (66 ans).

Surmené, celui-ci montre des signes de fatigue. Sous l'emprise de médicaments ou d'une crise de somnabulisme, il descend d'un train en marche, en pleine nuit et en pyjama. La garde-barrière à laquelle il s'adresse voit de suite qu'il s'agit de quelqu'un d'important car il a les pieds propres !

Contraint de démissionner au bout de neuf mois, Paul Deschanel recouvre la santé après un séjour en maison de repos et poursuit une carrière de sénateur... Clemenceau persifle : «Ils craignaient un gâteux, ils l'ont eu quand même !»



17 janvier 1945 : Les Soviétiques entrent à Varsovie
Le 17 janvier 1945, les Soviétiques libèrent Varsovie. Cinq mois après l'insurrection de Varsovie (1er août 1944), l'Armée Rouge se décide à libérer la capitale polonaise. Entre temps, les Allemands ont pu exterminer la résistance intérieure. De ce fait, il ne se trouve personne à Varsovie susceptible de contester l'autorité des nouveaux occupants. Les communistes polonais n'ont aucune peine à s'installer au pouvoir.



17 janvier 1961 : Disparition de Patrice Lumumba
Le 17 janvier 1961, disparaît tragiquement le leader congolais Patrice Lumumba...



17 janvier 1991 : Opération Tempête du désert
Le 17 janvier 1991, débute l'opération «Tempête du désert» contre la dictature de Saddam Hussein.

Cette guerre, dite guerre du Golfe parce qu'elle se déroule sur les bords du golfe Persique, trouve son origine dans la précédente guerre engagée par l'Irak contre l'Iran. Terminée en 1988, ce conflit meurtrier a laissé les deux pays exsangues...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Jeu 17 Jan 2019 - 2:39

 ça s'est passé un...
18 janvier
 

 

18 janvier 532 : Justinien réprime de justesse la sédition Nika
Le 18 janvier 532, une violente sédition éclate à Constantinople contre l'empereur Justinien.

Ensemble, aux cris de «Nika !» (Sois vainqueur !), les insurgés brûlent la basilique de la Sainte Sagesse (Haghia Sophia). Ils se dirigent vers le palais impérial dont ils brûlent aussi le vestibule. Ils proclament un nouvel empereur...


18 janvier 1701 : Couronnement d'un roi en Prusse
Le 18 janvier 1701, Frédéric III de Hohenzollern, électeur de Brandebourg, se fait couronner roi en Prusse à Königsberg (aujourd'hui Kaliningrad, en Russie)...


18 janvier 1778 : Cook découvre l'archipel des Hawaii
Le 18 janvier 1778, James Cook découvre l'archipel des Hawaii. Il sera tué par des indigènes au moment de revenir vers l'Angleterre.



18 janvier 1800 : Naissance de la Banque de France
Le 18 janvier 1800, le Premier Consul Napoléon Bonaparte crée par décret la Banque de France et lui donne le droit d'imprimer - avec modération - du papier-monnaie...



18 janvier 1871 : Proclamation de l'Empire allemand
Le 18 janvier 1871, l'Empire allemand est proclamé dans la galerie des Glaces du château de Versailles. Ce IIe Reich (Empire) succède au Saint Empire romain germanique fondé par Otton le Grand et aboli par Napoléon...



18 janvier 1945 : Fin de la bataille des Ardennes
Soldats américains du 289e régiment d'infanterie allant vers Saint-VithSix mois après le Débarquement de Normandie, Hitler tente le tout pour le tout et ordonne une offensive générale sur le front de l'Ouest pour stopper l'avance américaine et couper le front en direction du port d’Anvers. Déclenchée le 16 décembre 1944 sous les ordres du maréchal Gerd von Runstedt, cette contre-attaque de 20 divisions allemandes surprend les Américains qui doivent se replier pendant quelques jours face aux meilleures troupes allemandes.

Le colonel Otto Skorzeny, qui s'est déjà illustré dans l'enlèvement de Mussolini, a mission de désorganiser les troupes ennemies. Ses hommes, revêtus d'uniformes américains, sont largués sur l'arrière de leurs lignes et chamboulent la signalisation routière avec un certain succès !

Les Américains s'illustrent dans la résistance de Bastogne. Sommé de se rendre, le commandant de la place, le général Anthony McAuliffe répond par un message laconique : « Nuts ! » (« Des clous ! »)

Mais les Allemands manquent de carburant, ne disposent pas de la supériorité aérienne et souffrent qui plus est du froid. Passé l'effet de surprise, ils buttent sur une résistance acharnée des Alliés. La bataille des Ardennes accélère en définitive la chute du IIIe Reich en épuisant ses meilleures unités (plus de 17 000 tués) et laisse Staline reprendre l'initiative à l'Est. Les Américains déplorent 8 000 tués.



18 janvier 1994 : Berlusconi change l'Italie
Le 18 janvier 1994, quatre jours après la dissolution du Parlement italien, Silvio Berlusconi, connu pour être un richissime entrepreneur de télévision, annonce la création d'une nouvelle formation politique, Forza Italia, et se lance dans la campagne électorale.

Contre toute attente, il remporte les élections législatives des 27 et 28 mars 1994 et, le 10 mai 1994, est appelé à former un gouvernement de coalition avec ses alliés de droite ou d'extrême-droite : la Ligue du Nord d'Umberto Bossi et l'Alliance nationale de Gianfranco Fini. C'en est fini de cinq décennies de pouvoir sans partage de la Démocratie chrétienne...


18 janvier 2015 : Mort suspecte du procureur Alberto Nisman en Argentine
Le 18 janvier 2015, Alberto Nisman est retrouvé à son domicile de Buenos Aires sans qu'on sache s'il s'est suicidé ou a été assassiné. Une fraction de l'opinion publique penche pour la deuxième hypothèse et en accuse rien moins que la présidente Cristina Kirchner.

Le procureur se disposait en effet à remettre au Parlement ses conclusions sur deux attentats à la voiture piégée contre l'ambassade d'Israël le 17 mars 1992 (29 morts) et une association juive de Buenos Aires le 18 juillet 1994 (84 morts). Il accusait la présidente d'avoir entravé l'enquête pour protéger les liens commerciaux entre l'Argentine et l'Iran, soupçonné d'être le commanditaire de l'attentat.

Cette affaire, quelques mois avant les élections présidentielles, achève de discréditer les présidences de Cristina Kirchner et de son mari qui l'a précédée.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Ven 18 Jan 2019 - 4:45

 ça s'est passé un...
19 janvier
 

 

19 janvier 639 : Mort de Dagobert 1er
Le roi Dagobert 1er, lointain descendant de Clovis, meurt à 36 ans, le 19 janvier 639. Il décède dans l'abbaye de Saint-Denis, qu'il a richement dotée, et il est le premier roi à y être inhumé.

Sitôt après sa mort, Pépin de Landen et Arnould, influents conseillers du roi, quittent Paris pour Metz, capitale de l'Austrasie, l'un des royaumes francs qu'a réunis Dagobert sous son sceptre. À la tête de l'Austrasie, le défunt roi a placé son fils Sigebert III comme roi. Il n'a que 10 ans et les deux compères profitent de sa jeunesse pour gouverner à sa place. Pépin, ancêtre des Pippinides et de Charlemagne, exerce la fonction officielle de « maire du palais » (ou majordome) et la transmet à son fils Grimoald (ou Grimaud).

Clovis II, autre fils de Dagobert, est reconnu quant à lui roi de Neustrie et de Bourgogne. Le Regnum Francorum mérovingien est à nouveau divisé et, plus gravement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais. Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Notons que seul celui de Neustrie conservera le titre de « roi des Francs », avec Soissons ou Paris pour capitale.



19 janvier 1419 : Rouen se livre aux Anglais
Vainqueur à Azincourt, Henri V de Lancastre assiège Rouen. Pourvus d'une centaine de canons et conduits par un chef énergique, Alain Blanchard, les Rouennais supportent le siège pendant sept mois. Ils poussent hors de la ville 12.000 bouches inutiles, femmes, vieillards et enfants, mais le roi Henri V, impitoyable, les laisse mourir de faim dans les fossés. Le 19 janvier 1419, après avoir en vain attendu des secours, réduits à la famine, ils se résignent à livrer leur ville.



19 janvier 1794 : Les « colonnes infernales » de Turreau
Le 19 janvier 1794, le général Turreau présente à la Convention un plan d'extermination de la Vendée.

24 colonnes vont pénétrer en Vendée avec la consigne de tout brûler et de tout massacrer. Les horreurs perpétrées par ces colonnes leur vaudront dans l'Histoire le qualificatif d'infernales...



19 janvier 1840 : Découverte de la terre Adélie
Le 19 janvier 1840, Dumont d'Urville aborde une terre inconnue de l'Antarctique. Par une touchante attention, il donne à cette terre et à ses habitants le prénom de sa femme, Adélie...



19 janvier 1899 : Condominium anglo-égyptien sur le Soudan
Le 19 janvier 1899, les Britanniques établissent un « condominium anglo-égyptien » sur le Soudan. C'est le moment où l'Empire de la reine Victoria arrive à son apogée.

La conquête du bassin supérieur du Nil ouvre la voie à une Afrique anglaise du Cap au Caire. Le rêve se concrétisera après la Première Guerre mondiale, grâce à l'annexion de la colonie allemande du Tanganyika (aujourd’hui la Tanzanie). Mais il ne durera guère car, dès 1922, la Grande-Bretagne devra rendre à l'Égypte son indépendance…



19 janvier 1902 : Naissance de l'Académie Goncourt
Le 19 janvier 1902 naît l'Académie Goncourt, en application du testament d'Edmond de Goncourt (1822-1896). L'Académie a vocation de promouvoir de jeunes talents littéraires en remettant chaque automne un prix à un auteur d'avenir. Son choix se fait à l'issue d'un déjeuner des académiciens dans le restaurant Drouant (Paris).

À la différence de sa rivale du quai de Conti (l'Académie française), elle ne craint pas d'étaler les conflits de personnes ni d'être suspectée de compromissions commerciales avec les grands éditeurs. Ses choix n'en sont pas moins heureux. C'est par l'Académie Goncourt que Proust et Malraux ont été révélés au grand public.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Ven 18 Jan 2019 - 4:54

Si cette histoire était racontée chaque jour dans les écoles primaires
cela permettrais à nos enfants d'apprendre facilement
l'histoire de France et du monde.


Avec un texte adapté à leur âge.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Sam 19 Jan 2019 - 2:12

 ça s'est passé un...
20 janvier
 

 

7126

20 janvier 1666 : Mort d'Anne d'Autriche
Le 20 janvier 1666, Anne d'Autriche meurt au Louvre, à 65 ans, d'un cancer du sein apparu deux ans plus tôt. Ses souffrances sont accrues par l'acharnement des médecins. À son chevet, son fils aîné, le roi Louis XIV, en larmes, perd connaissance. Son deuxième fils, Philippe d'Orléans, tout aussi ému, reste auprès d'elle jusqu'à ses derniers instants.

Anne d'Autriche a régenté le royaume pendant la minorité de son fils, jusqu'en 1661. Elle est inhumée à Saint-Denis. Son coeur est confié au Val-de-Grâce, le couvent qu'elle a fait ériger en reconnaissance à Dieu après la naissance de son fils aîné, couvent où elle aurait aimé finir ses jours si la maladie lui en avait laissé le loisir.



20 janvier 1771 : Louis XV exile les parlementaires
Le 20 janvier 1771, dans la nuit, le roi Louis XV et son garde des sceaux Maupeou font arrêter et exiler cent trente magistrats du Parlement de Paris.

Maupeou abolit les Parlements coupables de vénalité, forme un nouveau Parlement avec des magistrats dociles et par un édit révolutionnaire, il supprime la vénalité des offices et introduit l'égalité de tous les sujets devant la justice... Mais ces mesures tardives ne font qu'aggraver l'impopularité du roi vieillissant, entouré de ses maîtresses et impuissant tant à l'intérieur qu'à l'extérieur...



20 janvier 1831 : Neutralité de la Belgique
Le 20 janvier 1831, au cours de la conférence qui s'est réunie à Londres le 4 novembre 1830 en vue de reconnaître l'indépendance de la Belgique, les grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, France, Russie) proclament solennellement la neutralité du nouvel État.



20 janvier 1878 : Les Russes aux portes de Constantinople
Le 20 janvier 1878, les Russes s'emparent de la ville d'Andrinople, dans la région des Balkans encore soumise aux Turcs ottomans...




20 janvier 1942 : Mise au point de la « Solution finale »
Le 20 janvier 1942, mise au point de la « Solution finale » à la conférence de Wannsee par Reinhard Heydrich, le chef des services de sécurité allemands - la Sicherheitspolizei (SD) et le Reichsicherheits-Hauptamt (RSHA) -, en présence de dignitaires et hauts fonctionnaires nazis (Adolf Eichmann).

Ils mettent au point la déportation des Juifs de l'ouest de l'Europe vers les camps d'extermination situés en Pologne...

Le 20 janvier 1942, une quinzaine de dignitaires nazis et d'officiers SS se réunissent dans une villa d'un faubourg huppé de la capitale allemande. Ils mettent au point la déportation des Juifs de l'ouest de l'Europe vers les camps d'extermination situés en Pologne.

La villa, au bord du lac de Wannsee (Grossen Wannsee, 56-58), entre Berlin et Potsdam, abrite aujourd'hui un mémorial et un centre de recherche sur le génocide.

La Shoah avant la Shoah
Les massacres de Juifs par les hitlériens ont débuté de façon informelle avec l'invasion de la Pologne en septembre 1939. Ils ont pris de l'ampleur à l'été 1941 avec l'invasion de la Russie occidentale, riche en communautés juives. Ces massacres se sont traduits par la réduction à la famine des juifs cloîtrés dans les ghettos et par les fusillades en masse dans les territoires polonais et soviétiques enlevés à l'Armée rouge.

À mesure que se précise le projet d'extermination de l'ensemble des Juifs européens, dans les derniers mois de 1941, les Allemands jugent ces méthodes impraticables à grande échelle dans les pays d'Europe de l'Ouest occupés par leurs troupes. Ils ont besoin de la contribution économique de ces pays, en particulier de la France, à leur effort de guerre. Ils ne peuvent se permettre de les violenter comme les pays slaves.

D'autre part, Heinrich Himmler, le chef de la garde rapprochée du Führer, la SS (Schutzstaffel), éprouve les limites de ces tueries. Elles altèrent le psychisme de ses troupes et de leurs acolytes locaux (Polonais, Lituaniens...).

Lui-même manque de s'évanouir en assistant le 15 août 1941 à Minsk à l'exécution par balles d'une centaine de Juifs par un détachement de l'Einsatzgruppe B. À chaque salve, son regard fuit et il montre d'évidents signes de nervosité. Le général SS Erich von dem Bach-Zelewski lui fait remarquer qu'il n'y a là que cent Juifs et ajoute : « Mais regardez les yeux de nos hommes... Ils sont traumatisés pour le reste de leur vie ».
Avec son adjoint Reinhard Heydrich,  il prépare donc la mise en place de méthodes plus discrètes.
Au génocide par la faim et au génocide par balles va s'ajouter le génocide par le gaz selon une technique utilisée en 1939 et 1940 en Allemagne même pour l'élimination des handicapés.

En Union soviétique, les commandos de la mort   suivent de la sorte la progression de la Wehrmacht avec des camions de gazage. En Pologne, ce sont plutôt les victimes qui sont amenées sur les lieux d'extermination. Dans cette perspective, un camp de détention du nom d'Auschwitz-Birkenau, près de Cracovie, expérimente dès l'été 1941 sur des détenus soviétiques et des malades le Zyklon B, un gaz prévu à l'origine pour désinfecter le camp.

Après une avance fulgurante et la prise de Kiev le 18 septembre 1941, la Wehrmacht connaît de premières difficultés en URSS. L'entrée des États-Unis dans la guerre apparaît d'autre part inéluctable. Hitler, le 25 octobre 1941, au cours d'un dîner avec Himmler et Heydrich, exprime sa rage contre les Juifs jugés responsables de ces difficultés ainsi que l'écrit l'historien Édouard Husson (*).

Dès lors prend forme le projet d'extermination systématique des Juifs, que l'on appelle aujourd'hui Shoah. Le 5 novembre 1941, le Führer déclare à Himmler : « Nous pouvons vivre sans les Juifs. Eux ne sauraient vivre sans nous. Quand les Européens s'apercevront de cela, ils prendront conscience du même coup de la solidarité qui les lie. Le juif empêche cette solidarité. Il ne vit que du fait que cette solidarité n'existe pas » (*).

La conférence de Wannsee
Jusque-là, les exactions et crimes contre les Juifs ont été perpétrés par les ministères, l'armée, la SS et les administrations territoriales « dans le sens de la volonté du Führer » mais sans concertation. Pour Himmler et Heydrich, il importe de clarifier les responsabilités dans ce qui se prépare.

Le 29 novembre 1941, Heydrich envoie une invitation pour une réunion de planification sur la « Solution finale de la question juive » aux directeurs généraux de plusieurs grands ministères (Intérieur, Plan, Propagande, Justice, Territoire de l'Est). Doivent également y participer des membres de la SS : le chef de la Gestapo Heinrich Müller et Adolf Eichmann, adjoint de Heydrich responsable de la question juive.

Prévue le 9 décembre, elle est reportée à cause de l'attaque de Pearl Harbor l'avant-veille et de l'entrée en guerre du Japon et de l'Allemagne contre les États-Unis. Hitler y voit la justification de sa « prophétie »  du 30 janvier 1939 selon laquelle la race juive en Europe serait anéantie si la juiverie financière internationale, hors d'Europe et en Europe, devait réussir à précipiter encore une fois les peuples dans une guerre mondiale ».

La « conférence de Wannsee »  se tient en définitive le 20 janvier. C'est une réunion d'une heure et demie au cours de laquelle Reinhard Heydrich, le chef des services de sécurité allemands - la Sicherheitspolizei (SD) et le Reichsicherheits-Hauptamt (RSHA) -, expose les modalités de la « Solution finale de la question juive » (en allemand : Endlösung der Judenfrage).

Il fait valoir que son projet initial d'émigration forcée des Juifs d'Europe ou de déportation à Madagascar a été rendu impossible à cause de la guerre. Il s'agit donc désormais d'« évacuer vers l'est »  tous les Européens israélites ou considérés comme tels par les nazis.

Heydrich sait que plusieurs des fonctionnaires présents sont rétifs à l'idée d'extermination mais il a besoin de leur concours pour les aspects logistiques de l'opération, aussi évite-t-il d'employer dans sa présentation les termes d'extermination ou de mise à mort. Mais il y vient à la fin de la réunion, une fois que les participants ont agréé le principe de l'évacuation, sous l'autorité exclusive de la SS.

Le procès-verbal de l'innommable
Le souvenir de la réunion s'est conservé car Adolf Eichmann en a dressé le procès-verbal écrit. Il répertorie le nombre de Juifs à déporter, pays par pays (aussi bien les 200 Juifs d'Albanie que les 5 millions de Juifs d'URSS !), arrivant à un total de onze millions de personnes !

Il évoque par ailleurs, et c'est le plus grave, le traitement promis à ces communautés, en détaillant les modalités logistiques mais en se gardant toutefois de parler de la mort, selon la traduction qu'en donne l'historien Édouard Husson.

Ainsi peut-on lire : « Au cours de la solution finale, les Juifs de l'Est devront être mobilisés pour le travail avec l'encadrement voulu. En grandes colonnes de travailleurs, séparés par sexe, les Juifs aptes au travail seront amenés à construire des routes dans ces territoires, ce qui sans doute permettra une diminution naturelle substantielle de leur nombre.

Pour finir, il faudra appliquer un traitement approprié à la totalité de ceux qui resteront, car il s'agira évidemment des éléments les plus résistants, puisque issus d'une sélection naturelle, et qui seraient susceptibles d'être le germe d'une nouvelle souche juive, pour peu qu'on les laisse en liberté (voir l'expérience de l'histoire).

(...) Les Juifs évacués passeront d'abord, convoi par convoi, par des ghettos de transit, et de là seront transportés plus loin à l'Est... » (*).

Hitler et ses hommes de confiance avaient pour règle de ne jamais ordonner quoi que ce soit par écrit, d'où le caractère rarissime de documents comme celui-ci, concernant la dictature hitlérienne (*).

Après la réunion de Wannsee, le processus industriel d'extermination va de fait s'intensifier. Il avait débuté le 8 décembre 1941 au camp de Chelmno, dans le Warthegau (la Pologne occidentale que les hitlériens projetaient de germaniser) avec l'extermination par le gaz de plusieurs centaines de Juifs par le commando de Herbert Lange. Le 16 janvier commençait l'extermination des habitants du ghetto de Lodz. Au même moment, la chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau était dédiée à l'extermination des Juifs et non plus des prisonniers soviétiques.



20 janvier 1946 : De Gaulle s'en va ! La IVe République s'installe
Le 20 janvier 1946, Charles de Gaulle démissionne de la présidence du gouvernement provisoire. À l'encontre des partis politiques, il réclame un exécutif fort. Contrairement à ses espérances, ses voeux ne seront pas comblés et personne ne viendra le rappeler au pouvoir pour conduire la IVe République...



20 janvier 1949 : Émergence du « sous-développement »
Le 20 janvier 1949, dans son traditionnel discours sur l'état de l'Union, le président des États-Unis, Harry Truman, prononce pour la première fois l'expression « sous-développé » à propos des pays qui n'ont pas encore atteint le stade industriel. L'expression fait florès...



20 janvier 1981 : Libération des otages américains par l'Iran
Le 20 novembre 1981 se dénoue la crise des otages. Elle a été déclenchée le 4 novembre 1979, sous la présidence de Jimmy Carter, quand, en réaction à l'hospitalisation de l'ancien shah Mohammad Reza Pahlavi à New York, 400 étudiants iraniens ont pris d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran et séquestré le personnel, prenant en otage cinquante-deux diplomates et civils américains.

Les relations diplomatiques entre Washington et Téhéran sont rompues en avril 1980 et l'isolement de la République islamique s'aggrave avec son agression par l'Irak en septembre 1980. Dans un geste d'apaisement, le gouvernement iranien libère les 52 otages le jour de l’investiture du nouveau président américain Ronald Reagan, après une séquestration de 444 jours, mais ce geste d'ouverture n'a guère d'incidence sur les relations irano-américaines et n'empêche pas Washington de soutenir l'Irak en guerre contre son voisin...

Le cinéaste Ben Affleck a réalisé en 2012 un film à grand spectacle, Argo, qui raconte l'exfiltration de six diplomates américains avec l'aide de la CIA, le jour de l'assaut (note).




20 janvier 1983 : Mitterrand devant le Bundestag
Le 20 janvier 1983, François Mitterrand, président de la République française, s'exprime devant les députés du Bundestag, à Bonn (première capitale de l'Allemagne fédérale). Il emploie une formule qui fera date : « Les fusées sont à l'Est, les pacifistes à l'Ouest ! »

L'enjeu est de taille : les Soviétiques installent dans les pays satellites d'Europe centrale des missiles nucléaires (les SS-20) pointés vers l'Europe occidentale. Face à cette menace, les Américains et leurs alliés de l'OTAN se proposent de répliquer en installer en Allemagne fédérale des missiles tout aussi puissants (les Pershing) orientés vers l'Europe communiste et l'URSS. Les pacifistes et gauchistes occidentaux se mobilisent contre ce projet au nom de l'aphorisme : « Plutôt rouges [communistes] que morts ! »

Par sa prise de position énergique devant les députés allemands, François Mitterrand contribue à retourner l'opinion occidentale en faveur des Américains. Les Soviétiques reculent et se résignent à démanteler ses SS-20. S'épuisant à poursuivre les États-Unis du président Ronald Reagan dans une nouvelle course aux armements (surnommée la « Guerre des étoiles »), ils vont conduire leur pays à l'effondrement.




20 janvier 2009 : Investiture d'Obama
Le 20 janvier 2009, la cérémonie d'investiture de Barack Hussein Obama, 44e président américain, a rassemblé environ 2 millions de personnes sur le Mall de Washington, ce qui en fait le plus important rassemblement de foule qui ait jamais eu lieu à ce jour aux États-Unis !...



Si cette histoire était racontée chaque jour dans les écoles primaires
cela permettrais à nos enfants d'apprendre facilement
l'histoire de France et du monde.


Avec un texte adapté à leur âge.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Dim 20 Jan 2019 - 7:44

 ça s'est passé un...
21 janvier
 

 


21 janvier 1793 : Exécution de Louis XVI Sad



En ce 21 janvier, on peut commémorer la mort du roi Louis XVI, guillotiné en place publique à Paris en 1793 à 38 ans.

Louis XVI est exécuté le dimanche 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (précédemment place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde).

Dans les rues de la capitale, la garde nationale est sur le qui-vive et défile en armes. Les tambours battent partout la générale...

Louis XVI (38 ans) est exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), en homme digne et courageux. Ce « roi par la grâce de Dieu » devenu après la première phase de la Révolution « roi des Français » paie de sa vie sa «trahison» de la monarchie constitutionnelle.

La sanction d'une trop grande faiblesse
Le courage ultime du roi efface quelque peu le souvenir des faiblesses, des erreurs et des faux-semblants qui ont jalonné son règne et celui de son prédécesseur, entraînant l'Ancien Régime à sa perte.

Du rappel des Parlements à la déclaration de guerre à l'Autriche, en passant par le renvoi du contrôleur général des Finances Turgot, qui s'était attiré l'hostilité des privilégiés, et le sabotage de la tentative de monarchie constitutionnelle, différents actes témoignent de l'inconstance et du manque d'autorité du roi.

Portons toutefois à son crédit son humanité, l'abolition de la torture (1780) et son refus de permettre à la garde suisse de tirer sur les émeutiers lors des journées révolutionnaires de 1789 et 1792.

Louis XVI a également engagé la France dans la guerre d'indépendance américaine et, en convoquant les États généraux, permis l'enclenchement du processus révolutionnaire.

Louis XVI est renversé lorsque les sans-culottes parisiens attaquent les Tuileries le 10 août 1792. Il est emprisonné au Temple avec sa famille.

Le 20 novembre 1792, sa correspondance secrète avec Mirabeau est mise au jour dans les appartements royaux. Elle confirme que le roi complotait avec le duc de Brunswick (prince et général prussien) contre le gouvernement de la Législative.

Le citoyen Capet, criminel envers l'humanité !
Le 3 décembre 1792, devant la Convention, Maximilien de Robespierre, au nom des Montagnards, réclame l'exécution de Louis XVI afin de légitimer la Révolution. Il invente pour l'occasion une expression appelée à faire florès : « criminel envers l'humanité ».

Les députés girondins craignent au contraire des désordres si le roi est exécuté. Ils voudraient en finir avec la Révolution maintenant que la démocratie est installée et l'ennemi repoussé, mais ils ne peuvent éviter l'ouverture du procès de Louis XVI.

Le citoyen Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention, constituée en tribunal pour l'occasion. Il est accusé de haute trahison pour avoir joué double jeu face aux assemblées nées de la Révolution, avoir tenté de s'enfuir à l'étranger en juin 1791 (fuite à Varennes) et avoir comploté avec l'étranger.

707 députés sur 718 présents jugent le roi coupable de conspiration contre la sûreté de l'État. Par un vote qui dure 36 heures, les députés se prononcent sur la peine à appliquer. Il s'en faut d'une voix que Louis XVI échappe à la guillotine.

L'exécution de Louis XVI fait de lui un martyr pour les partisans de la monarchie. Elle annonce aussi la radicalisation de la Révolution et la Terreur.

21 janvier 1795 : la bataille du Texel
À l'aube du 21 janvier 1795, en mer de Frise, se déroule une bataille comme l'Histoire n'en a jamais connu ni avant ni après. Profitant d'un hiver glacial qui a gelé la mer, un escadron de hussards de l'armée française monte à l'assaut de la flotte hollandaise. Combat unique dans les annales...



21 janvier 1948 : Un drapeau pour le Québec
Le 21 janvier 1948, l'Assemblée Législative de la province du Québec (l'actuelle Assemblée Nationale du Québec) adopte le Fleurdelisé comme drapeau distinctif...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par alerion le Dim 20 Jan 2019 - 8:09

merci encore pour ce post quotidien
très impressionné par la bataille du Texel!

baudricourt

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur le Dim 20 Jan 2019 - 13:56

@alerion a écrit:merci encore pour ce post quotidien
très impressionné par la bataille du Texel!

baudricourt

Vous aimé cela me fait plaisir.
Je vous en raconte un peu plus sur: La bataille « navale » du Texel.

La bataille « navale » du Texel



À l'aube du 21 janvier 1795, en mer de Frise, se déroule une bataille comme l'Histoire n'en a jamais connu ni avant ni après. Profitant d'un hiver glacial qui a gelé la mer, un escadron de hussards de l'armée française monte à l'assaut de la flotte hollandaise.

Cette victoire a peu d'incidence sur le déroulement de la première coalition européenne contre la France révolutionnaire. Elle n'en recueille pas moins un grand écho dans l'opinion.

Fabienne Manière
La prise de la flotte hollandaise par les hussards de Pichegru (tableau de R. Desvarreux, musée de l'Empéri, Salon de provence)

Une « république-soeur » de la France
Le 18 octobre 1794, quelques mois après la bataille de Fleurus qui a une nouvelle fois sauvé la France révolutionnaire de l'invasion, le général Charles Pichegru passe la Meuse, entre en Hollande. En janvier, il prend ses quartiers d'hiver à Amsterdam, capitale des Provinces-Unies, qui s'étaient émancipées deux siècles plus tôt de la tutelle des Habsbourg.

Les troupes françaises sont accueillies en libératrices par les « patriotes », républicains adeptes des Lumières et hostiles au stathouder (gouverneur) Guillaume V d'Orange-Nassau, qu'ils soupçonnent de vouloir établir une monarchie.

Tandis que le stathouder s'enfuit en Angleterre, les Provinces-Unies sont rayées de la carte avec les encouragements de la Convention, l'assemblée révolutionnaire française. Amsterdam devient la capitale d'une « république-soeur » de la France et prend le nom de République batave, d'après une ancienne peuplade germaine.

Bénéfique hiver
La saison s'annonce particulièrement rude : les canaux, fleuves et même le Zuiderzee, la mer intérieure des Pays-Bas, se trouvent pris par les glaces. Le 20 janvier, Pichegru apprend que la flotte hollandaise, en route vers la Grande-Bretagne, est prise dans les glaces, entre le port du Helder et l'île du Texel, dans la province de Frise, à 80 kilomètres au nord d'Amsterdam (le Texel est la première île du chapelet de la Frise).

Il envoie vers elle son avant-garde sous les ordres d'un général batave rallié aux Français, Johan-Willem De Winter (« l'hiver » en néerlandais !).

La troupe prend la ville de Haarlem, cependant qu'un détachement de hussards et de tirailleurs poursuit sa route vers le Helder sous les ordres du commandant Lahure. Il arrive dans la nuit du 20 au 21 janvier 1795 sur les dunes en vue des navires : quelques navires marchands et 14 beaux vaisseaux de ligne, avec un total de 850 canons, inclinés sur le flanc.

À l'aube, les hussards emmitouflent les sabots des chevaux pour ne pas être entendus des marins ; ils prennent chacun un tirailleur en croupe et s'engagent sur la mer gelée. Sommés de se rendre, les marins signent leur reddition le 23 janvier. Un navire anglais qui tentait de s'enfuir en se frayant un chenal dans la glace est arrêté par un détachement de hussards.

La domination de la France sur les anciennes Provinces-Unies est complète.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk le Dim 20 Jan 2019 - 14:48

Rappel sur le régicide du 21 Janvier:

« Le 21 janvier 1793 ne voit pas seulement s’accomplir un crime,
mais encore un sacrilège,
parce que l’on a porté la main sur l’Oint du Seigneur ! »


Le passage de l’Evangile de Saint Jean (Jean VI, versets 37-40) que nous venons de lire fait partie du célèbre discours sur le Pain de vie. Si donc Il n’est pas étonnant d’y entendre les promesses de la résurrection et de la vie éternelle, qu’effectivement ce Pain communique, puisqu’il est le Corps glorieux du Christ, une affirmation de Jésus pose quand même question quand on connaît les réactions finales de beaucoup de ses auditeurs. Jésus dit en effet, vous l’avez entendu : « Or La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés ». Or justement, à la fin de son propos, Jésus voit un certain nombre de ses disciples le quitter, capitulant en quelque sorte devant le mystère que constitue la manducation de la chair du Fils de l’Homme. Devant la justice de Dieu, ce sont bien sûr eux qui se sont perdus, en fermant leur coeur à la foi. Mais devant les hommes, et qui sait si nous n’en faisons pas partie, c’est Jésus qui les a perdus avec un discours trop difficile ! Tout être humain assumant des responsabilités spirituelles est exposé à ce risque d’annonce de vérité qui divise et à ce jugement négatif du monde.

Nos Rois de France, comme Lieutenants de Dieu sur la terre avaient une responsabilité spirituelle sur leurs sujets. Ils savaient que Dieu leur en demanderaient compte, comme aussi de leur propre conduite. Être Roi par la grâce de Dieu ne transformait pas l’Oint du Seigneur en despote ou en créature supérieure. Bien au contraire, il devait être le plus humble et le plus grand des débiteurs de Dieu, qui demande toujours beaucoup à ceux à qui il a beaucoup donné. Nos rois, appelés « Très Chrétien » le savaient, eux qui avait reçu ce que Dieu avait de plus cher sur la terre : la fille aînée de son Eglise, la France. Et le Roi Louis XVI pour lequel nous prions aujourd’hui, tout en honorant sa mémoire en fut conscient plus que tout autre, puisqu’il fit le sacrifice de sa vie pour être fidèle à sa mission de berger qui ne doit perdre personne ! Et c’est plus particulièrement sur ce rôle spirituel du Roi que je voudrais vous inviter à réfléchir. Rappelons d’abord qu’à cette époque, on n’imaginait pas une société sans Dieu, mis à part les philosophes des Lumières et leurs sympathisants, et encore beaucoup d’entre eux prenaient des précautions, et se cachaient sous le déisme, en fabriquant un Christianisme adaptable au monde nouveau qu’on attendait, j’y reviendrai, cependant certains n’hésitaient pas à afficher leur athéisme !

Mais cela ne concernait que peu de gens, influents certes, mais pas assez nombreux pour inquiéter les autorités. Ce furent l’avis de Louis XVI comme de Malesherbes jusqu’au début des événements de 1789. Au commencement du règne en 1774, l’un et l’autre, bien que très au fait des problèmes politiques, économiques et sociaux, ne virent venir la crise religieuse qu’avec la déclaration des droits de l’homme de 1789, et la Constitution civile du clergé de 1790. Ce n’est qu’à partir de cette dernière date que le Roi pût prendre la mesure de la haine anti catholique de certains de ses sujets, en particulier de ceux qui siégeaient à l’assemblée constituante. Ce fut une découverte pour beaucoup ! Des témoins des débats sur la Constitution civile écrivirent qu’ils avaient l’impression d’assister à un concile. Camus député, de sensibilité gallicano-janséniste avait osé dire : « réunis en Assemblée nationale, nous avons le pouvoir de changer la religion, mais nous ne le ferons pas ! ».

Et effectivement ils firent en sorte de ne se dispenser que de l’autorité du Pape, excusez du peu ! Louis XVI, en bon catholique savait qu’on touchait là à l’essentiel ! Ce fut aussi sans doute pour lui l’occasion d’une réflexion sur le passé, le choix de ses principaux ministres dont Turgot, puis sa mésentente avec lui, physiocrate, homme des Lumières, enfant chéri de Voltaire. Oui, ce dont le Roi devait maintenant garder ses brebis était en fait une maladie qui infectait la France depuis quelques dizaines d’années, provoquée par les écrits des philosophes des Lumières, dont Jean-Jacques Rousseau a été de fait en France le plus efficace représentant.

Ce dernier, loin des injures de Voltaire, assassine en douceur le Christianisme. Il veut une religion civile, instrument dans les mains des gouvernements, sans mystères, ni dogmes, ni au-delà trop certain ! Immortalité de l’âme ? Pourquoi pas ? Mais point trop précise et surtout promise à tous, pour éviter le « piège » des règles religieuses qui prétendraient y conduire et qui du même coup donneraient trop de pouvoir à cette institution honnie qu’est l’Eglise catholique, dont le Roi en France est le Lieutenant, ou encore, de par son sacre « l’évêque du dehors ». Il faut s’arrêter un moment sur ce point pour essayer de cerner la signification religieuse du crime du 21 janvier 1793.
Rappelons tout d’abord, parce que c’est capital, que la cérémonie du sacre ne faisait pas le Roi. Pratiquement depuis les premiers capétiens, le Roi accédait à cette dignité dès la mort de son prédécesseur ! Les Rois ne mourraient donc pas en France ! « Le Roi est mort! Vive le Roi ! ». Cette exclamation rituelle le prouve ! On ne l’entendit point à la mort de Louis X, fils aîné de Philippe IV le Bel, parce qu’il n’y avait point d’enfant mâle et que la loi dite « salique » était essentiellement orale ! Cette importante affaire illumine toute l’action de Sainte Jeanne d’Arc Patronne secondaire de la France. Et c’est d’ailleurs à la fin du règne de Charles VII que cette loi fut écrite. Succession de mâle en mâle par primogéniture ! Ainsi, quand Louis XVI craignit de voir sa liberté de Roi confisquée, après les journées d’octobre qui le ramenaient à Paris prisonnier, à qui va-t-il faire part de son « soucis » quant à la dignité royale ?

Le 12 octobre 1789 au Roi d’Espagne Charles IV, en langage diplomatique son frère, mais familialement « son oncle » (il descendait d’un petit fils de Louis XIV, et Louis XVI d’un arrière-petit-fils !). Et il le fait dépositaire de sa protestation dans les termes suivants : « J’ai choisi votre Majesté, comme chef de la seconde branche, pour déposer en vos mains la protestation solennelle que j’élève contre tous les actes contraires à l’autorité royale qui m’ont été arrachés par la force depuis le 15 juillet de cette année, et, en même temps pour accomplir les promesses que j’ai faites par mes déclarations du 23 juin précédant ». Comprenons bien cette démarche ! Elle a deux significations : certains des actes du Roi, ne pourront plus être automatiquement considérés comme tels à cause de l’usage de la force qui les lui imposera, et elle indique de plus que si ce que Louis XVI considère comme la branche aînée, la sienne, son fils, ses frères et leurs descendants venaient à disparaître, on pourrait toujours crier vive le Roi en regardant vers l’Espagne, qui n’est point un pays étranger au regard de la Loi salique, mais d’abord une terre d’élection en vertu du pacte de famille d’une importance plus haute que la montagne des Pyrénées la plus élevée ! Celui qui, provenant de la dynastie « très chrétienne » est passé par là « catholique » est mieux placé que quiconque pour reprendre son ancien titre, dans la fidélité aux lois fondamentales du royaume. Car nous avons cette supériorité, nous autres Français, d’avoir reçu de Dieu, comme symbole unificateur une couronne « indisponible », ne dépendant d’aucun homme, fut-il de sang royal ! Il y a donc toujours un Roi en France, même s’il n’en exerce pas les pouvoirs. Louis XVI nous l’a indiqué ! Pour poursuivre notre réflexion sur le sacre, il faut garder en mémoire ce que nous venons de dire sur la couronne.

L’Eglise, dans le couronnement ne fera que rendre public ce qui est dû au Roi. En revanche, avant cet acte solennel, elle l’aura sacré ! Il demeure certes dans l’état laïc, mais il est à la frontière du sacerdoce épiscopal, de surcroît ! La liturgie de la messe célébrée en sa présence est éloquente ! Il embrasse l’Evangile après sa lecture par un diacre ou autre ministre sacré ! Il embrasse le corporal ! Lors de la Messe du sacre, il communie sous les deux espèces. A défaut de transsubstantiation, il transforme les chairs malades des scrofuleux en les guérissant. Ainsi le 21 janvier 1793 ne voit pas seulement s’accomplir un crime, mais encore un sacrilège, parce que l’on a porté la main sur l’Oint du Seigneur ! Tout près de Dieu, le Roi n’est pourtant jamais assimilé à Lui et demeure soumis aux règles de l’Eglise comme n’importe lequel des paysans de son Royaume !

Dans la malheureuse affaire de la Constitution civile du clergé, Louis XVI obéira à l’évêque qui lui déconseillait de communier, car sa signature avait été sujet de scandale ! Mais soyons clairs, dans cet imbroglio, beaucoup d’acteurs ont des responsabilités, à commencer par le Pape Pie VI, homme remarquable par ailleurs, mais âgé, sensible aux influences ! Je regrette de le dire, mais il ne fut pas clair avec le Roi quand on considère toute sa lettre de mise en garde, avant la condamnation de 1791. Mais surtout, il tarda à répondre ! Et plus qu’à un autre moment de l’histoire de l’Eglise, l’heure de Rome n’était pas celle de Paris ! Le Nonce était d’ailleurs du même avis que le Roi ! Tous, comme bons catholiques, étaient bien évidemment contre ce texte, mais le bon sens commandait de le signer, quitte à revenir dessus ensuite ! C’était la mode inaugurée par la Révolution, et malheureusement elle continue, sans excuse aujourd’hui, si ce n’est la lâcheté ! Mais est-ce une excuse ? Au temps de Louis XVI, il s’agissait d’éviter une guerre civile à forte connotation religieuse !

Interrogeons-nous alors sur la signification de la signature royale. Je rappelle tout simplement la lettre de Louis à son oncle le Roi d’Espagne. En évoquant des actes qui pouvaient lui être arrachés par la force et être contraires à l’autorité royale, il avait écrit auparavant : « Je me dois à ma famille et à toute ma maison de ne pouvoir laisser avilir entre mes mains la dignité royale qu’une longue suite de siècles a confirmé dans ma dynastie ». Il est clair que le Roi en ce 12 octobre 1789, ne songe pas seulement aux États Généraux qui se sont illégalement institués en assemblée constituante, et à son départ forcé de Versailles qui remontait à quelques jours. Louis XVI voyait plus loin et envisageait des événements bien plus graves au cours desquels, en tant que responsable suprême du pays, il allait devoir dissimuler sa pensée et agir contre ses convictions, dans le but de gagner du temps en vue du bien commun pour sauver la paix civile. Il sait qu’il a Dieu pour témoin, mais le devoir royal dynastique lui a fait prévenir son oncle le Roi d’Espagne, par écrit. Et ce souci est précieux pour l’historien, tout comme pour nous aujourd’hui, car il nous démontre que la signature du Roi concernant la Constitution civile du clergé est de l’ordre de l’acte arraché par la force le 24 août 1790. Et quand le 10 mars 1791, le Pape répondra enfin par le Bref « Quod aliquantum », condamnant le texte, le Roi donnera tous les signes de ralliement possibles à la décision papale ! Jusqu’au bout il gardera auprès de lui des prêtres non jureurs, changera de confesseur, parce que le sien avait juré. Et c’est surtout parce qu’on l’empêcha l’aller faire ses Pâques à Saint Cloud en 1791, qu’il décida de quitter Paris pour Montmédy en juin 1791, laissant un document bien connu, aujourd’hui, sous le nom de « testament politique de Louis XVI » , qui montre que le Roi ne remettait pas en cause l’essentiel des réformes, mais s’élevait contre des excès touchant aux restrictions de liberté pour lui et un certain nombre de français, et c’est la question religieuse qui est visée. Tout à la fin du texte il souhaite pouvoir accepter une Constitution librement « qui fera que notre sainte religion soit respectée ».

Par son départ de Paris, comme par ce texte qui l’explique, le Roi ne divise pas son peuple et ne s’en sépare pas, contrairement à ce que clamait la propagande jacobine, et les historiens qui s’en feront ensuite les porte-voix, jusqu’à maintenant ! Et pire en y ajoutant le mensonge du désir de fuite à l’étranger ! Louis n’était pas le premier souverain à avoir voulu quitter Paris, pour être libre de ses mouvements. Ce voyage fut même utile, tant pour lui, pour sa compréhension de l’opinion publique et son désir de Constitution que pour certains députés. Et ce dernier exemple est illustré par le revirement du protestant dauphinois Barnave, qui voyageant avec le Roi à son retour de Varennes, comprit la loyauté du souverain et l’importance de la question religieuse. Il savait le prix de l’intolérance dans ce domaine ! C’est grâce à lui, qui sut entraîner l’assemblée, que la Constitution civile du clergé ne fit point partie de la Constitution sur laquelle Louis XVI prêta son serment de Roi constitutionnel le 14 septembre 1791. Elle n’était devenue qu’une loi parmi d’autres, susceptible d’aménagements. On n’écrit pas l’histoire avec des « si » !

Mais on peut se poser des questions et formuler des hypothèses. Je le ferai à partir de l’avis d’un contemporain qui s’y connaissait en politique, l’empereur d’Autriche Léopold Il. Une de ses lettres aux frères de Louis XVI leur prêche le calme et l’attente, car pour lui, Louis a la situation en mains. Certes, ce dernier n’utilise pas la force ! Mais le peut-il ? Depuis août 1790, du 5 au 30, période qui vit la mutinerie des suisses à Nancy puis sa répression par Bouillé, l’indiscipline était patente dans l’armée, par la faute des clubs et de différentes sociétés de pensée. Le Roi le savait ! C’est la raison pour laquelle il était plutôt contre la guerre que les girondins l’obligèrent à déclarer au printemps 1792 ! Tout comme Robespierre d’ailleurs qui pressentait une défaite qui aurait pu être profitable au Roi ! Tout comme la victoire d’ailleurs ! Louis avait besoin de temps ! D’où ses constantes concessions dans presque tous les domaines, sauf sur la question religieuse. Sur les 130 évêques que comptait la France, 4 seulement avait juré, le reste du clergé s’était divisé, mais depuis l’intervention du Pape, beaucoup revenaient sur leur serment.

Et Louis XVI savait que la religion constituait le ciment irremplaçable de l’unité d’une nation, surtout quand celle-ci a puisé et a construit son unité dans le christianisme. Il se trouvait face à un terrorisme intellectuel, la philosophie des lumières, et aussi criminel sur le plan social, comme en témoignait nombre d’exactions commises depuis le 14 juillet 1789. Pour la minorité de factieux qui étaient la cause de ces désordres, il ne s’agissait plus de faire avancer des réformes, mais de changer de civilisation ! Par la plus grande des violences si nécessaire ! Rousseau n’avait-il pas d’ailleurs fait l’apologie du fanatisme en écrivant dans l’Emile : « Le fanatisme, quoique sanguinaire et cruel, est pourtant une passion grande et forte, qui élève le coeur de l’homme, qui lui fait mépriser la mort, qui lui donne un ressort prodigieux, et qu’il ne faut que mieux diriger pour en tirer les plus sublimes vertus ». La Terreur est ainsi programmée, ainsi que les méthodes qu’elle inspirera aux terroristes de tous les temps, bolchéviques, nazis, et islamistes ! Face à ces totalitarismes la religion du Christ est le seul recours, elle n’exclut pas l’emploi de la force quand cela est possible, mais par son enseignement, elle détruit le fanatisme à sa racine même. Elle parle en effet au nom de la Charité, la plus haute des vertus, puissance d’éternité, conférant dès cette terre une part d’éternité à celui qui la pratique. Ce fut toute la puissance de l’exemple des martyrs.

Ce fut toute la grandeur de Louis XVI. Mettant son veto à la mi-juin 1792 à la loi votée par l’assemblée qui punissait de déportation sans jugement les prêtres non jureurs, il vit son palais envahi le 20 juin par quelque 9000 personnes, professionnelles de l’émeute ! Privé de défense, il résista seul avec quatre grenadiers pendant près de 3 heures, monté sur une table dans l’embrasure d’une fenêtre. Il but volontiers à la santé de la nation, coiffé du bonnet phrygien, mais il ne céda rien. Personne n’osa l’agresser !

Les historiens idéologues n’ont vu que de la faiblesse dans cet épisode. Edgar Quinet qui l’était aussi, ainsi que fermement républicain, écrira pourtant en 1865 dans son histoire de la Révolution que jamais Louis XVI ne fut plus Roi qu’en ces moments tragiques car il résista seul, en en imposant à la foule par sa seule présence ! Le lendemain la France entière manifesta son indignation par des pétitions envoyées à l’Assemblée. Louis avait retrouvé sa popularité en défendant la religion de ses Pères au péril de sa vie ! Il fallait vite le faire mourir. Vous connaissez la suite ! J’ajouterai cependant deux considérations qui montrent la puissance du témoignage chrétien, et celui de Louis XVI en particulier. Dans leur fanatisme, les révolutionnaires les plus rousseauistes, persuadés que le catholicisme était mourant en France voulurent faire connaître, en l’imprimant le testament du Roi, de manière à ridiculiser son auteur par ce qu’ils estimaient être des excès de bigoterie ! Ce fut le contraire qui se produisit. Et quelques six mois plus tard, quiconque était trouvé en possession du testament risquait l’échafaud!

Premier modèle de ce qu’est une révolution culturelle, cela fera école jusqu’en Chine ! Deuxième exemple, le 24 janvier 1793, le conseil général du département de Paris se proposait de publier tous les témoignages concernant les derniers moments du Roi, là encore pour le déconsidérer. Hébert, le chef de file des athées, qu’on appellera bientôt enragés, s’y opposa violemment : « Cette proposition serait impolitique, elle serait dangereuse, la relation qui mettrait sous les yeux du peuple l’espèce de fermeté que Louis a portée sur l’échafaud. Voulez-vous donc apitoyer le peuple sur le sort du tyran ? ». Et il écrira pourtant dans son journal le Père Duchesne : « Il a été ferme et dévot jusqu’au dernier moment ». De même que pour Jésus la mort sur La Croix ne fut point une défaite, Il en fut de même pour Louis avec la guillotine. La couronne qu’il laisse, de par sa mort, n’est ni souillée du sang des Français, ni avilie par une quelconque lâcheté. Elle reflète l’éclat de celle des martyrs indiquant au peuple de France qu’il ne pourra se retrouver et s’unir que dans la foi chrétienne. C’est d’abord pour elle que Louis est mort, c’est sur elle qu’il faut s’appuyer quand les forces des ténèbres menacent la France et les pays que la foi au Christ a enfantés ! Ainsi soit-il !

Abbé Michel Viot,
Basilique nécropole royale de Saint-Denys,
le 21 janvier 2017.

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Henryk Hier à 11:41

21 Janvier les colonnes infernales de Turreau(nom frappé sur l'arc Napoléon) avancent sur la Vendée...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur Hier à 12:40

 ça s'est passé un...
22 janvier
 

 

22 janvier 1879 : Les Zoulous humilient Sa Majesté à Isandhlwana
Le 22 janvier 1879, une armée zouloue de 20 000 hommes attaque les Anglais à Isandhlwana, dans la région du Transvaal, en Afrique australe.

Les assaillants sont les héritiers de la nation guerrière fondée quelques décennies plus tôt par le fameux roi Chaka.


Trop confiants dans leur supériorité, les Anglais ont négligé de fortifier leur campement. En moins d'une heure, ils perdent dans l'attaque près d'un millier d'hommes (et plus d'officiers qu'à Waterloo !). Les Zoulous en perdent de leur côté 2 000. C'est la plus grande défaite de l'Angleterre en Afrique.

Son retentissement est immense à Londres et va précipiter la soumission de l'Afrique australe.

L'Ultime Attaque, Zulu Dawn (film de Douglas Hickox, 1979)
Ambitions britanniques
Quelques années plus tôt, des diamants ont été découverts dans la région de Kimberley, à la limite de la colonie britannique du Cap, du royaume zoulou et des petites communautés de paysans hollandais (les Boers). Sous la pression des colons et des prospecteurs, le gouverneur du Cap, sir Bartle Frere, veut soumettre l'ensemble de la région et lance un ultimatum au roi zoulou Cetewayo...



Les Zoulous, au pied de la montagne d'Isandhlwana (ou Isandlwana) se regroupent en unités homogènes, par classe d'âge, avec des sagaies au lieu d'arcs et de javelots. Leur tactique est celle de la « tête de boeuf ». Elle consiste à prendre l'ennemi entre de rapides colonnes latérales avant de l'écraser contre le front du dispositif. Cette attaque frontale avait complètement échoué quarante ans plus tôt à la bataille de la Rivière de sang, face à des troupes britanniques concentrées et dotées d'une puissance de feu efficace.

Cette fois, elle réussit au-delà de toute espérance car les Anglais ont malencontreusement étiré leur ligne, de sorte que l'une des cornes zouloues a pu envelopper leur aile tandis que le front de boeuf a submergé le centre.

Après ce désastre, de violents débats s'ensuivent à Londres entre l'austère William Gladstone, chef de l'opposition libérale (whig), et le Premier ministre conservateur (torie) Benjamin Disraeli, au pouvoir depuis 1874 et farouche partisan des conquêtes coloniales.

Piqué au vif, le Premier ministre envoie 10 000 hommes en Afrique australe, pour combattre les Zoulous. Après six mois de campagnes meurtrières et une bataille décisive à Kambula, le 29 mars 1879, les Britanniques s'emparent enfin du roi Cetewayo, le 4 juillet 1879. C'est la fin des guerres zouloues... et bientôt la fin de l'Afrique indépendante.

Les dirigeants européens rivalisent de vitesse pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète, malgré une opinion publique majoritairement opposée à ces expéditions coûteuses et vaines. À l'exemple de Benjamin Disraeli, le républicain français Jules Ferry, l'empereur allemand Guillaume 1er et le roi des Belges Léopold II s'appuient sur les aventuriers et les militaires pour achever de soumettre le continent africain.

La bataille d'Isandhlwana, d'après une gravure de l'époque



22 janvier 1905 : Dimanche rouge à Saint-Pétersbourg
Le 22 janvier 1905 est qualifié de « Dimanche rouge » par les Russes. Ce jour-là, 100.000 grévistes manifestent en silence et sans armes à Saint-Pétersbourg, devant le Palais d'Hiver. Tout d’un coup, les Cosaques chargent la foule. Dans les heures qui suivent, étudiants et ouvriers décrètent la grève. L’embrasement est aggravé par les échecs militaires du régime face au Japon.

Le tsar Nicolas II fait mine d’ouvrir la voie à un régime démocratique. Mais l’expérience ne durera pas et la Révolution démocratique avortée de 1905 ouvrira la voie à des révolutions autrement plus radicales en 1917...

Ce jour-là (9 janvier selon le calendrier julien encore en vigueur en Russie), à Saint-Pétersbourg, devant le Palais d'Hiver où réside Nicolas II, 100 000 grévistes manifestent en silence et sans armes, en portant des icônes du tsar.

Tragique malentendu
Sous la conduite d'un personnage équivoque, le pope Gapone, les manifestants désirent transmettre une supplique à leur souverain. Sur un terrible malentendu, l'armée tire et fait des centaines de morts. « Il n'y a plus de Dieu ni de tsar », s'écrie Gapone.

Dimanche rouge à Saint Pétersbourg, photographie d'époque


Le massacre se produit sous les fenêtres de l'ambassade britannique. L'émotion internationale est immense. Dans les grandes villes russes, les étudiants et les ouvriers s'agitent et se mettent en grève. C'est le début de la Révolution de 1905.

L'agitation est entretenue par la crise économique que traverse le pays et aggravée par les désastres militaires, en Extrême-Orient, face aux armées japonaises.

Au bout de quelques mois, Nicolas II est obligé de promettre de très larges concessions démocratiques aux manifestants et aux grévistes, y compris l'instauration d'un régime constitutionnel et démocratique.

Mais ces concessions ne suffisent pas à rétablir la confiance entre les ouvriers et le tsar. Et très vite, Nicolas II fera en sorte de restaurer l'autocratie.



22 janvier 1905 : Funérailles de Louise Michel
Louise Michel, anarchiste et militante active de l'extrême-gauche, est morte le 9 janvier précédent à Marseille, victime d'un coup de froid. Ses funérailles rassemblent une foule de plusieurs milliers de personnes à Paris, le dimanche 22 janvier 1905... le même jour que la première révolution russe.

L'égérie de la Commune de Paris sera inhumée au cimetière de Levallois, au nord-ouest de la capitale.

Les funérailles de Louise Michel à Paris le 22 janvier 1905 (Albert-Pieters Desteray)




22 janvier 1963 : Traité d'amitié franco-allemand ou traité de l'Élysée
Le 22 janvier 1963, le traité d'amitié franco-allemand de l'Élysée, à Paris, consacre le rapprochement des deux anciens ennemis. Il est signé par le général de Gaulle, président de la République française, et le chancelier allemand Konrad Adenauer, qui, l'un et l'autre, partagent les mêmes convictions.

Mais le traité est vidé de son contenu par le préambule unilatéralement voté par le Bundestag le 15 juin 1963 : les députés allemands réaffirment à cette occasion leur lien avec les États-Unis et le Royaume-Uni, à la grande colère de De Gaulle, qui voit réduite à néant son aspiration à une Europe indépendante...

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Re: C'est arrivé un 22 Janvier .... l'histoire d'un jour sur terre

Message par Excalibur Aujourd'hui à 1:59

 ça s'est passé un...
23 janvier
 

 

23 janvier 98 : Trajan succède à Nerva à la tête de Rome
Trajan, Marcus Ulpius Trajanus (Italica 53 - Sélinonte, Cilicie 9 juillet 117)Le 23 janvier 98, à la mort du vieux Nerva (72 ans), son fils adoptif Trajan (44 ans) lui succède à la tête de l'empire romain.

Nerva, juriste respecté, avait été porté à la tête de Rome après l'assassinat de Domitien, dernier représentant de la la dynastie julio-claudienne issue de César et Auguste, le 18 septembre 96.

Bien que malade et réticent à exercer le pouvoir, Nerva avait pu restaurer l'autorité du gouvernement, en accord avec le Sénat. Il avait lutté contre la corruption et amélioré le sort des classes populaires, toutes choses qui cependant avaient déplu à sa garde prétorienne.

Il meurt avant que celle-ci ait eu le temps de le renverser. Son successeur Trajan, fils d'un soldat romain établi à Italica (Espagne), devenu gouverneur de Germanie supérieure, va brillamment poursuivre son oeuvre. Avec lui, l'empire romain entre pour de bon dans son Âge d'Or, le siècle des Antonins.



23 janvier 1002 : Disparition de l'empereur Otton III
Le 23 janvier 1002 meurt l'empereur d'Allemagne Otton III (19 ans) et avec lui le rêve d'un empire chrétien fondé sur les valeurs évangéliques.

Avec son ami le pape Sylvestre II et sous la bénéfique influence de sa grand-mère et de sa mère, d'origine byzantine, le malheureux empereur avait caressé l'espoir d'instaurer un empire chrétien universel réunissant l'Orient et l'Occident. Cet espoir disparaît à jamais avec lui...



23 janvier 1120 : Naissance officielle de l'Ordre du Temple
Le 23 janvier 1120, un concile réuni à Naplouse, en Palestine, reconnaît officiellement la « milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » (pauperes commilitones Christi Templique Solomonici en latin), plus tard appelé Ordre du Temple.

Cet ordre de moines-chevaliers a été fondé deux ans plus tôt par deux chevaliers partis en croisade, Hugues de Payns et Godefroy de Saint-Omer. Ils se sont inspirés de l'Ordre de l'Hôpital, fondé en 1113 pour soigner les pèlerins venus prier à Jérusalem sur le tombeau du Christ, le Saint-Sépulcre. Le nouvel ordre se donne pour mission de sécuriser les routes des pèlerins contre les brigands et les Turcs. Ses membres sont à la fois moines et chevaliers. Comme tous les moines, ils font vœu de chasteté, d'obéissance et de pauvreté. En cela, ils se différencient des précédents ordres combattants, comme l'ordre des chevaliers du Saint-Sépulcre, formé de combattants (bellatores) voués à la protection des chanoines du Saint-Sépulcre (oratores).

Hugues de Payns, premier maître de l'ordre, obtient du roi de Jérusalem Baudouin II qu'il lui cède une partie de son palais, sur l'emplacement de l'ancien Temple de Salomon, d'où le nom de Templiers qui sera donné aux moines-chevaliers...



23 janvier 1579 : Les Provinces-Unies forment l'Union d'Utrecht
Le 23 janvier 1579, par l'Union d'Utrecht, les Provinces-Unies du nord des Pays-Bas, à majorité protestante, se constituent en confédération...



23 janvier 1719 : Naissance de la principauté du Liechtenstein
Le château de Vaduz, siège de la principauté de Liechtenstein (DR)Le 23 janvier 1719, l’empereur Charles VI de Habsbourg unifie la seigneurie de Schellenberg et le comté de Vaduz, acquis quelques années plus tôt par l’un de ses proches, le prince Johann Adam Ier de Liechtenstein.

La nouvelle entité est dès lors dénommée « principauté impériale du Liechtenstein ». Elle va réussir à gagner son indépendance lors de la dissolution du Saint Empire romain germanique en 1806 en rejoignant la Confédération du Rhin, puis en conservant son indépendance à la dissolution de celle-ci en 1815, au Congrès de Vienne.

Les couleurs de la principauté du LiechtensteinLa principauté du Liechtenstein se love aujourd’hui entre la Suisse et l’Autriche, à l'emplacement de l'antique province romaine de Rhétie. Cet État alpin très pittoresque de 160 km2 et 37 000 habitants, dirigé par la même famille depuis trois siècles, tire son insolente prospérité de sa qualité de paradis fiscal.



23 janvier 1835 : La démocratie en Amérique
Le 23 janvier 1835, un jeune inconnu, Alexis de Tocqueville, publie le premier tome de La démocratie en Amérique. L'ouvrage recueille un immense succès. En lointain héritier de Montesquieu, Tocqueville apporte une vision révolutionnaire de l'histoire longue.



23 janvier 1860 : Traité de libre-échange franco-britannique
Le 23 janvier 1860 est signé le traité de libre-échange franco-britannique, négocié par Michel Chevalier et Richard Cobden, avec le soutien de William Gladstone, chancelier de l'Échiquier dans le cabinet Palmerston, et l'appui de Napoléon III.

L'Europe va dès lors se vouer au libre-échange et lui rester jusqu'en 1892 en dépit de la «grande dépression européenne», qui débute vers 1873...



23 janvier 1978 : enlèvement du baron Empain
Le 23 janvier 1978, vers dix heures trente, le baron est enlevé à la sortie de son domicile, 33, avenue Foch, dans le XVIe arrondissement parisien.

L’affaire Empain, l’une des plus symboliques et médiatiques de la police judiciaire parisienne, défraye la chronique en 1978. Cela tient pour partie à la personnalité de la victime : le baron Edouard-Jean Empain est, à 40 ans, à la tête d’un des plus grands groupes industriels européens, le groupe Empain-Schneider, réunissant près de trois cents sociétés. ..



23 janvier 2015 : Salmane monte sur le trône d'Arabie séoudite
Salmane (79 ans) succède à son demi-frère Abdallah, mort à 91 ans. Il est le sixième fils d’Ibn Séoud à monter sur le trône. Le fondateur de la dynastie est mort en 1953 à 72 ans.

Le nouveau roi est un ultra-conservateur qu’inquiète le retour à l’avant-scène de l’Iran, adversaire traditionnel des Arabes. Il doit dans le même temps s’accommoder d’un refroidissement de l’alliance américaine, d’une hostilité croissante de l'État islamique à l’égard de l’Arabie séoudite bien que celle-ci l’ait puissamment soutenu à ses débuts, enfin de la baisse du prix du baril de pétrole qui met à mal ses finances et menace la stabilité sociale du royaume (30 millions d'habitants environ en 2015, dont près d'un tiers de travailleurs étrangers).

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