Nous sommes à la fin d’un cycle politique : le pouvoir a perdu l’initiative

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Nous sommes à la fin d’un cycle politique : le pouvoir a perdu l’initiative

Message par Chasseur le Mer 6 Nov - 11:45



Une rencontre franco-américaine a eu lieu jeudi 31 octobre 2013, à Washington, DC. Il y fut question de la reconstruction nécessaire du bien commun sur les deux rives de l’Atlantique. Henri Hude y a prononcé un discours dont voici des extraits traduits en français :

"1° La situation en France est tout à fait exceptionnelle. Ce qui s’y passe n’est pas de l’« actualité brûlante » (breaking news), c’est tout simplement l’Histoire, avec un grand H.

2° Nous sommes à l’extrême fin d’un cycle politique. Le pouvoir a perdu l’initiative. Il ne la retrouvera pas. La marée a tourné.

3° La question est de savoir comment ce qui est né peut grandir et vaincre. Car, sans le moindre doute, la victoire de ce qui émerge est possible, elle est même probable. (…)

[...] Cette évolution nihiliste et dictatoriale de la liberté sans le bien a produit une expérience collective très négative, d’où a émergé une nouvelle conception, que de plus en plus de gens s’approprient, et autour de laquelle est en train de s’organiser un troisième moment dialectique de notre civilisation. Il s’agit d’un nouveau mariage entre la liberté et le bien, ou entre le bien et la liberté. C’est le nouveau sens de l’Histoire, et ce l’est pour longtemps. Les progressistes d’hier muteront, ou ne seront plus que des conservateurs égoïstes et réactionnaires. Les conservateurs d’hier muteront, ou assisteront en grognant à une victoire de la vie qui ne prendra pas la forme des restaurations qu’ils auraient préférées.

Progressivement, tous les aspects de la vie et des institutions seront mis en cohérence avec cette nouvelle idée du bien, qui est objectivement plus complète, plus rationnelle et plus parfaite.

Ce nouveau mariage entre le bien et la liberté, c’est désormais durablement l’esprit du temps. Là réside la raison profonde de ce qui est en train de se produire dans tous les domaines.Cela est la Raison dans l’Histoire (car la raison se définit par son rapport à l’idée du bien). [...] Cela est enfin, radicalement, le ferment du christianisme, enfoui profond dans l'âme de notre peuple, un grand peuple libre, et révélant de nouveau son potentiel antiesclavagiste. [...]


Culturellement, les Grandes Lumières sont finies. Leur motto était : « Ose penser. » Le précepte des Dernières Lumières est au contraire : « Ne t’avise plus de penser. » Sois politiquement correct. Tais-toi ou tu seras lynché médiatiquement. Rentre dans le rang, ou ce sera la correctionnelle. C’est un complet retournement dialectique. Il nous faut en France une nouvelle naissance dans la liberté. [...]

Politiquement, le système est bloqué. L’oligarchie, qui contrôle 75% des décisions concernant l’économie, s’est assurée une telle influence sur les médias, une telle emprise sur les institutions et la vie politiques que, quel que soit le résultat des élections, et quelle que soit la volonté du peuple, c’est toujours la même politique inique et obsolète, détruisant la famille, les emplois et les entreprises, qui va sortir de la machinerie étatique et parlementaire, dans l’intérêt exclusif de l’oligarchie et de ceux dont elle se fait de plus en plus la fantoche.

Alors même que l’oligarchie dérive vers la dictature et consomme la trahison de la France, celle de tous ses idéaux historiques, le Peuple a compris qu’on voulait le faire mourir. Il a refusé la mort. Le dos au précipice, il n’a plus peur de rien et désormais il se dresse dans ce qui est pour lui la lutte pour la vie et pour la dignité. C’est une nouvelle naissance dans la liberté.
 

De cette renaissance, nous avons eu deux grands signes cette année.

Le premier, ce furent les plus grandes manifestations de l’Histoire de France pour la défense de la famille, de l’homme et de la femme, et de l’enfant. [...] Le second signe, c’est en ce moment même la révolution qui a éclaté en Bretagne, et qui n’est pas prête de s’arrêter. [...]

Parce que l’oligarchie ne règne qu’en divisant et mystifiant, son pouvoir est condamné, parce qu’elle ne peut plus ni mystifier, ni diviser. Son pouvoir est condamné par la réunion des membres du corps social, devenus solidaires, dans les territoires, au moment même où ils se libèrent des illusions. [...] Face à cette marée montante, l’oligarchie est privée de toute vision nationale, européenne ou globale, sauf de s’accrocher au pouvoir et de continuer sa prédation en radicalisant ses dogmes, en supprimant les libertés des Français, en leur volant leur travail et leur propriété, et en essayant de les affaiblir mentalement par la corruption des mœurs et la confusion des idées.

Ce travail de destruction peut obtenir des succès, mais comme nous sommes en fin de cycle, la défaite de l’oligarchie est de loin le scénario plus probable. Comme me disait il y a quelques jours un jeune professionnel, les oligarques sont encore en position de négocier honorablement leur départ. S’ils choisissent de s’accrocher et de tyranniser, ils finiront très mal. [...]

Chacun doit accepter de se poser des questions qui, peut-être, risquent de le ou de la remettre en cause. Car, on ne parviendra pas à changer les choses sans mettre par terre la culture de l’individualisme nihiliste.  

Voici quelques-unes de ces questions. J’en ai listé une douzaine. On pourrait sans doute en ajouter d’autres. [...]"

Lire l'intégralité du discours d'Henri Hude : http://www.henrihude.fr/


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Nous sommes à la fin d'un cycle politique - II : Mgr Barbarin : "Ce peuple a pris conscience qu'il représentait une force"

Message par Chasseur le Dim 10 Nov - 19:01

Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, revient sur la mobilisation contre la loi Taubira :



"Il y a un an, vous étiez  le seul cardinal français à avoir marché dans la rue pour manifester contre le mariage pour tous. Quel bilan tirez-vous de cet engagement?

Notre vocation peut se résumer dans la dernière consigne que Jésus nous a laissée: «Vous serez mes témoins.» Je ne signe pas de pétition et je participe très rarement à une manifestation, mais j'ai senti qu'il y avait là un témoignage clair à donner, que c'était un enjeu majeur pour mon pays et pour notre civilisation. Donc, je me suis dit: «J'y vais». La première page de la Bible («A l'image de Dieu, il le créa ; homme et femme il les créa…») a pour moi plus de valeur et de vérité que les décisions de nos Parlements. Et même si plusieurs d'entre eux perdent la boussole, les gens, eux, gardent le cap. Ils savent bien que le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme, qu'un enfant a besoin d'un papa et d'une maman… Ce témoignage a été donné de manière pacifique. Les manifestations ont regroupé des gens d'origines sociales, culturelles et religieuses très différentes. Dans ce concert unique et qu'aucun autre pays du monde n'a su produire, les chrétiens ont tenu leur place. Ensuite, nous avons vu se lever les «veilleurs». Leur silence respectueux a interpellé la France. Ils sentent qu'elle ne va pas bien, et ils désirent «veiller» sur notre pays, sur sa démocratie, sa justice…

Mais tout cela semble sans lendemain…

Non. Ce mouvement de fond aura certainement des suites, car tout ce peuple a pris conscience qu'il représentait une force, et que l'on pouvait résister à la marche inéluctable du soi-disant progrès.

Pour autant, ce n'est pas une bataille  mais une sorte de guerre qui est perdue?

Ce n'est pas mon sentiment. Cela n'aura sans doute pas d'incidence mesurable sur les prochaines élections, mais ce courant social et politique - au sens large du terme - a pris conscience de sa force, alors que jusqu'à présent, il n'avait même pas conscience d'exister.

Voyez-vous naître là une force politique?

Pas au sens des partis politiques, ce qui est rassurant. Beaucoup voudraient récupérer ces jeunes, mais ils refuseront de se laisser embrigader. Un phénomène de cette ampleur, à la fois anthropologique, social et spirituel, n'a pas d'impact immédiat du point de vue politique. Je sourirais plutôt de ceux qui affirmeraient : «Cela va nous faire des voix !» A moyen et plus long terme, je crois qu'il s'agit d'un courant nouveau qu'on pourrait appeler d'«écologie humaine», pour reprendre la formule de Benoît XVI. C'est une autre manière de regarder la vie sociale et familiale et d'envisager le rapport au travail et au pouvoir. Ils sont nombreux, dans notre société, ceux qui attendent qu'une page se tourne, qu'on aille vers un changement en profondeur. Tout cela, d'ailleurs, n'est pas sans rapport avec ce que l'on sent dans l'Église depuis l'avènement du pape François."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/mgr-barbarin-ce-peuple-a-pris-conscience-quil-repr%C3%A9sentait-une-force.html
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Nous sommes à la fin d'un cycle politique - III : La fin du cycle révolutionnaire et la montée des contestations

Message par Chasseur le Lun 11 Nov - 16:22



La fin du cycle révolutionnaire et la montée des contestations
de  Jean-Yves Le Gallou


"Les électeurs ne croient plus au « changement » entre partis du Système, simulant depuis 40 ans des oppositions artificielles mais conduisant dans les faits les mêmes politiques. C’est l’épuisement d’un cycle commencé dans les années 1980 où à chaque élection, un coup, le vainqueur socialiste remplaçait le vaincu RPR (puis UMP), en attendant le coup suivant, où le vainqueur RPR/UMP remplaçait le vaincu socialiste. La scénarisation d’un jeu de rôles entre compères a cessé d’intéresser les électeurs qui se réfugient dans l’abstention ou le vote populiste.

Epuisement du cycle de révolution sociétale de 1968

Les événements de Berkeley en Californie puis de Mai-68 ont débouché sur une rupture avec les valeurs traditionnelles sur fond de libération, de découverte des paradis artificiels, de dislocation de la famille. Cinquante ans plus tard, les enfants ou petits-enfants des soixante-huitards découvrent l’envers d’une société individualiste et les limites d’une éducation sans transmission. La fuite en avant vers le mariage gay et la marchandisation du corps se heurte à une opinion de plus en plus rétive malgré un matraquage médiatique intense. [...]
   
Epuisement du cycle des Lumières né au XVIIIe siècle

Allons plus loin encore. Depuis le XVIIIe siècle la philosophie rationaliste et utilitariste des Lumières s’est imposée. L’arraisonnement utilitaire du monde à la technique et à l’argent n’a cessé de s’étendre. Comme l’avait prophétisé Paul Valéry dans les années 1920 « Le temps du monde fini commence ». Ce qui débouche sur une crise identitaire et environnementale majeure.

   Identité, traditions, localisme

« L’avenir n’est écrit nulle part », avait justement écrit Michel Poniatowski. Et les forces favorables à la poursuite des tendances dominantes sont puissantes : appareils de propagande des médias, des communicants et des publicitaires ; appareils de manipulation, de provocation et de coercition des Etats et singulièrement des Etats profonds.

Pourtant, signe incontestable de l’épuisement des cycles en cours, les mouvements de contestation se multiplient et convergent par-delà leur différence. Et c’est toujours par une coagulation de « non » que commencent les grands mouvements historiques. Difficile de dire sur quoi déboucheront ces phénomènes nouveaux. Mais plusieurs tendances émergent : la préoccupation identitaire, le choix localiste, le retour des traditions. Comme l’analyse avec finesse l’essayiste Hervé Juvin, le temps de « La Grande Séparation » arrive."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/la-fin-du-cycle-r%C3%A9volutionnaire-et-la-mont%C3%A9e-des-contestations.html


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Nous sommes à la fin d'un cycle politique - IV : Naufrage en vue ?

Message par Chasseur le Lun 11 Nov - 16:58



Naufrage en vue ? par Louis-Joseph Delanglade

Surprise, vendredi 8, peu après midi, sur R.M.C. où on a pu entendre M. Onfray tenir des propos auxquels, dans l’ensemble, le présent blog ne devrait pas trouver beaucoup à redire. Critique intelligente et pertinente d’un système complètement déconnecté de la réalité et des réalités. Point d’orgue (devant un M. Muselier plutôt médusé) : « Gardons le principe de la royauté ou de la monarchie, avec la souveraineté qui permettrait au chef de l'Etat d’être vraiment le chef de l’Etat, c’est-à-dire de décider pour les grandes lignes de la nation ».
Bien entendu, on est très loin de l’exercice du pouvoir suprême par M. Hollande. A force de parler et de se taire à contretemps, ce dernier a fini par se déconsidérer totalement aux yeux du pays. Et, au vu des événements, peut-être sommes-nous en train de vivre les prodromes d’une de ces crises politiques qui ébranlent le pays trois ou quatre fois par siècle. En effet, on voit mal comment M. Hollande pourra se remettre de l’épisode Leonarda : en s’abaissant de facto au niveau de l’indésirable jeune fille – les chaînes de télévision incriminées n’ayant fait que servir de révélateur – il a dévoilé sa vraie personnalité politique, permettant à L’Express de titrer : « Affaire Leonarda : François Hollande fait naufrage ».

M. Zemmour soutient, dans un rapprochement osé, qu’on peut comparer l’actuel locataire de l’Elysée au roi Louis XVI : ses qualités sont sans doute bien réelles mais il n’est pas taillé pour la fonction. De même que Louis XVI se serait révélé faible chef d’un Etat fort (référence : Louis XIV), de même, M. Hollande ferait piètre figure au sommet de la Cinquième République (référence : De Gaulle). Comparaison sans doute discutable mais qui a le mérite de souligner que, quand tout se délite, c’est la capacité de l’homme à exercer ses fonctions régaliennes qui importe.

Or les soubresauts qui agitent actuellement le pays soulignent cruellement les insuffisances de la Vème République. Celle-ci, même si elle est sans contestation d’une autre qualité que la IVème, présente deux défauts rédhibitoires : d’abord, l’absence de toute représentation socio-géographique du pays réel, les partis politiques ne pouvant en aucun cas se prévaloir de quelque légitimité que ce soit ; ensuite, la dégradation progressive de l’élection présidentielle, devenue désormais une sorte de faux plébiscite quinquennal en faveur d’un vrai chef de faction, M. Hollande n’étant que le dernier de la liste.

On devrait donc se réjouir des menaces qui pèsent sur la tête de l’exécutif ? Voire ! En effet, personne ne peut donner l’assurance que le naufrage de M. Hollande, si naufrage il y a, ne sera pas le naufrage de la France. Sauf à pousser à la politique du pire, la Vème République reste une digue qu’on ne saurait, dans le contexte actuel, dynamiter sans faire courir au pays de grands risques. A moins de proposer un projet de restauration de l’Etat qui fasse consensus
.


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Nous sommes à la fin d'un cycle politique - V : Il faut pousser ce système vers les poubelles de l’Histoire !

Message par Chasseur le Mer 13 Nov - 16:25



Il faut pousser ce système vers les poubelles de l’Histoire !

Le pouvoir est vacant. Un État sans chef, un gouvernement sans pilote, un Parlement qui ne représente plus que lui-même ; des partis déconsidérés, épuisés en vaines querelles. Derrière le décor, le vide…

Impossible de ne pas penser au mot de De Gaulle à propos de Lebrun : « Au fond, comme chef de l’État, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un État. »

Regardez ces pantins de Guignol, qui règnent sur des ministères, sur les ruines d’une grandeur à laquelle eux-mêmes ne croient plus. Obsédés par des combines minables, dignes de Laval ou de Queuille, ils pensent remaniement, dissolution, cohabitation, réélection…

Il existe un autre choix : se donner à la France pour la conduire.

Henri Hude a récemment donné une conférence à Washington, et démontré que nous vivions la fin d’un système oligarchique qui se sait condamné et qui s’écroulera tôt ou tard, parce qu’il a atteint les limites de l’absurde et du supportable pour les peuples. À part les oligarques, qui ne s’en féliciterait ? Mais qui peut prédire quand, comment, et par quelles convulsions notre société devra passer pour accoucher d’un nouvel ordre institutionnel et économique, que nul ne sait dessiner encore ?

Les passionnés d’histoire ne peuvent s’empêcher d’établir des parallèles avec le passé : 1788, 1799. Pour séduisante qu’elle soit, la comparaison ne tient qu’à demi. Certes, ces années-là, des gouvernants frappés d’aboulie ont laissé filer le pouvoir sans comprendre qu’il leur échappait. Certes, les points de blocage de la société sont étonnamment similaires à ceux que nous connaissons. Mais ni Louis XVI ni Barras ne disposaient de la formidable machine administrative, et surtout fiscale, qui permet au régime de se maintenir, tant que les fonctionnaires restent loyaux. Parce que le Français ne se dresse pas contre l’administration. C’est le pot de terre contre le pot de fer…

Il faut donc souhaiter qu’à leur tour les fonctionnaires se révoltent. Là, peut-être, le pouvoir tombera. Parce que nous n’avons rien d’autre à espérer, aucune alternative : les incapables remplaceraient les nullités en cas d’alternance ? C’est par une élection législative que notre peuple reprendra son destin en main ? Il faut cesser de se payer d’illusions, de se gargariser de postures « républicaines » qui ne signifient plus rien, et s’interroger sur la meilleure manière de faire tomber l’édifice vermoulu avant qu’il ne s’écroule en poussière sur nos têtes.

Il n’y a qu’un cap à tenir : fédérer les mécontentements pour pousser, ensemble et dans le même sens, ce système vers les poubelles de l’Histoire. Le bonnet rouge orné d’un écusson familial rose sera-t-il, à l’occasion d’un gigantesque mouvement populaire le 26 janvier prochain, le signe de ralliement ? Qui fera entendre le sourd grondement du peuple en colère ? Qui portera la responsabilité de le dresser contre l’oppression, de l’emmener jusque dans les lieux du pouvoir ? Qui osera enfin lui crier d’envahir Paris ?

En cette année 2014, le pays réel honorera ceux qui ont versé leur sang pour la France. En mémoire de nos ancêtres, n’ayons qu’un mot d’ordre : « Courage, on les aura ! »

Source : http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/il-faut-pousser-ce-systeme-vers-les-poubelles-de-lhistoire,40808
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Nous sommes à la fin d'un cycle politique - VI : Les préfets alertent le gouvernement.

Message par Chasseur le Jeu 14 Nov - 20:52



EXCLUSIF - Le Figaro révèle la teneur de leur dernière synthèse confidentielle, adressée aux plus hautes autorités le 25 octobre, sur ce qui se passe dans les départements. Elle décrit «une  société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère».

es préfets alertent le gouvernement. Le Figaro a eu connaissance de leur dernière synthèse sur le climat économique et social, datée du 25 octobre dernier. Un document confidentiel réalisé tous les mois par le secrétariat général du ministère de l'Intérieur et adressé aux plus hautes autorités de l'État, jusqu'à l'Élysée. Il compile les observations de ces grands commis dans chacun des 101 départements français.
La précédente synthèse, datée du 27 septembre 2013, avait été communiquée aux dirigeants de la majorité. Elle évoquait la crise rurale et le «discours antifiscal» en termes plutôt sibyllins. Mais la synthèse des préfets du 25 octobre, de 4 pages, dont nous reproduisons les principaux extraits, ne risquait pas de filtrer officiellement tant les mots employés sont explicites. Comme si la haute fonction publique avait décidé de ne plus retenir totalement sa plume.
«Partout sur le territoire, les préfets dressent le même constat d'une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère», révèle la note. Sur la fiscalité, les préfets évoquent le caractère «fédérateur» de la «contestation de l'action gouvernementale» auprès des professionnels et des particuliers. «Lorsque les uns dénoncent la “volatilité et la lourdeur des règles fiscales qui freinent le développement des entreprises”, les autres remettent en cause la légitimité de l'impôt», exposent les auteurs du document, citant notamment sept départements, de la Haute-Savoie à la Loire-Atlantique, le propre fief de Jean-Marc Ayrault. «Sur le front de l'emploi, l'embellie estivale a été de courte durée», risquent encore les préfets, à rebours du discours gouvernemental. Mais ces représentants d'une vieille institution mise en place par Napoléon sont là pour dire la vérité. Ils décrivent ainsi, face aux «annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux (qui) marquent chaque jour de nouveaux esprits», le «climat douloureux» et même «un sentiment d'accablement». Et de poursuivre: «D'ores et déjà, ce mélange de mécontentement latent et de résignation s'exprime de façon éruptive à travers une succession d'accès de colère soudains, presque spontanés, et non au sein de mouvements sociaux structurés.» Comme le constatent visiblement les préfets du Calvados, de la Lozère ou de l'Orne.
Selon cette synthèse, «de plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales: grèves de la faim, blo­cages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville.» Les préfets de Paris et Rouen insistent sur cette évolution. À lire tout ce qui remonte place Beauvau, «la situation sociale laisse peu de place à l'opti­misme», disent les préfets.

Lire la suite sur : http://www.lefigaro.fr/politique/2013/11/13/01002-20131113ARTFIG00612-fronde-sociale-et-fiscale-les-prefets-sonnent-l-alarme.php
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Faute terrible de François Hollande

Message par Chasseur le Sam 16 Nov - 15:22

D'Yves de Kerdrel :

"Et dire que François Hollande s’est fait élire en promettant d’apaiser la France et de rassembler ses citoyens ! Un an et demi après son entrée à l’Élysée, jamais le pays n’a été aussi divisé et fracturé. Jamais il n’y a eu autant de ressentiment, de nervosité et de rancoeur, y compris parmi les électeurs socialistes. Il ne reste plus rien au pouvoir actuel pour faire croire qu’il existe encore. À part crier au renouveau du racisme et porter en héroïne nationale Christiane Taubira, pourtant à l’initiative d’un insupportable laxisme pénal.

Quand Napoléon a fait fusiller le duc d’Enghien, Talleyrand avait eu cette phrase très juste : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute. » Tout ce qui touche, fragilise et affaiblit la cohésion nationale constitue une faute terrible de la part d’un chef d’État. Encore plus lorsque ce même président a mis au sommet de ses engagements de campagne le rassemblement de tous les Français. Depuis, chaque catégorie professionnelle a été stigmatisée et transformée en bouc émissaire : les patrons, les riches, les investisseurs, les médecins, les footballeurs, les classes moyennes, les artisans, les auto-entrepreneurs… Seuls les professionnels de l’assistanat, les clandestins et les délinquants ont trouvé avec nos gouvernants et tous les bien-pensants de la gauche caviar des défenseurs à la hauteur de leur mérite. C’est pourquoi les Français qui travaillent sont de plus en plus nombreux et décidés à ce que l’on remette enfin l’église au milieu du village et la pendule de son clocher à la bonne heure."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/faute-terrible-de-fran%C3%A7ois-hollande.html
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Fin de partie pour le Régime ? par Hilaire de Crémiers

Message par Chasseur le Sam 28 Déc - 13:37

Fin de partie pour le Régime ? par Hilaire de Crémiers

Le peuple français en a assez, celui qui travaille, qui vit, qui croit dans son pays. Il n’est plus représenté ; il n’est pas gouverné ; il est matraqué.

C’est sans issue. Les institutions de la Vème République ont été si affaiblies qu’il faut prévoir qu’elles ne résisteront pas à l’ébranlement qu’elles subissent aujourd’hui et qui n’est que le début d’un séisme économique et social d’amplitude inconnue. La contrainte des événements est trop forte, le quinquennat trop fragile, le gouvernement trop hétéroclite et dans ses membres trop impotent, la majorité parlementaire trop divisée, trop apeurée, à vrai dire aujourd’hui trop minoritaire dans le pays pour être qualifiée encore, sinon de nom, de « majorité ». Rien dans l’état actuel de nos institutions n’est capable de s’opposer avec quelque force et raison à ce qui va advenir inéluctablement dans les prochains mois. La population commence à le pressentir ; les parlementaires qui visitent leur circonscription à s’en affoler ; les préfets à avertir avec la gravité requise ; le gouvernement enfin à s’en rendre compte quoiqu’avec retard, tout en s’illusionnant de formules et de faux espoirs comme c’est si souvent le cas en pareilles circonstances quand une situation se dégrade.


Lire la suite sur : http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2013/12/25/question-d-institutions-par-hilaire-de-cremiers-5255349.html
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Re: Nous sommes à la fin d’un cycle politique : le pouvoir a perdu l’initiative

Message par WilfriedLeRoyaliste le Dim 6 Avr - 14:47

Le pouvoir détruit toute la France, la France doit se révolter tant qu'il en est encore temps
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