Quand Jésus touche un coeur : Récits de belles conversions

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Quand Jésus touche un coeur : Récits de belles conversions

Message par Mabblavet le Dim 1 Avr 2018 - 23:59

Conversion de Julien Leclercq, directeur du site littéraire Le Nouveau Cénacle


«Je pensais être rebelle en rejetant le sacré, mais je ne faisais qu'obéir au conformisme ambiant»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors qu'il a été élevé loin de la foi chrétienne, Julien Leclercq a fait un jour la rencontre de Dieu. Il raconte, dans Catholique débutant, le récit de sa conversion, en même temps qu'il livre un aperçu des doutes et des motifs d'espérance qu'éprouvent les catholiques de son temps.

Julien Leclercq est directeur de la rédaction de la revue numérique Le Nouveau Cénacle. Il raconte sa conversion tardive dans son dernier livre, Catholique débutant (éd. Tallandier, février 2018).

FIGAROVOX.- Vous vous êtes convertis au catholicisme à l'âge de trente ans. Comment expliquez-vous cette conversion tardive, alors que jusque-là vous étiez fier de ne jamais mettre les pieds à l'Église?

J'ai effectivement été fier de ne pas entrer dans une église, y compris lorsque j'étais invité pour une communion ou pour un mariage. Je restais à la porte et j'attendais que tout le monde sorte. Mais Jésus m'a attendu, et moi je l'ai entendu. Tout simplement. Il s'agit d'une histoire d'amour, et cela ne prévient pas. Lorsque j'ai demandé le baptême à l'aube de mes trente ans, mes proches étaient surpris, voire déconcertés, mais ils ont compris que ma conversion était le fruit d'un long cheminement spirituel, affectif et intellectuel. Face au Christ, j'ai rendu les armes. Face à Lui, tout m'a semblé évident.


Adolescent, vous avez même été jusqu'à cracher sur le Christ. Pourquoi cette violence à l'égard de la religion?

Parce que j'étais avant tout le produit d'une époque et - bien plus encore - celui d'une génération. À la télévision comme à l'école, nous avons appris que la religion était synonyme d'obscurantisme. De rétrécissement de la pensée. De fanatisme. J'ai malgré moi véhiculé ces préjugés et mon tempérament volontiers provocateur a fait le reste… Je pensais être rebelle en rejetant le sacré, alors que je ne faisais qu'obéir au conformisme ambiant. Je pensais répondre à une violence par une autre violence, jusqu'à la prise de conscience. J'ai ensuite compris qu'il s'agissait d'une peur de l'amour. J'ai eu peur d'aimer le Christ. Son amour est si gratuit, si grand, que je ne me sentais pas capable de l'aimer en retour.

Est-ce l'épreuve du deuil qui vous a conduit à Dieu?

J'ai cru en Dieu avant l'épreuve du deuil, mais le calvaire vécu par ma grand-mère a précipité ma décision de recevoir le baptême. Elle était la seule catholique pratiquante de la famille. Une femme de rien qui a travaillé dans les champs alors qu'elle n'était qu'une enfant, qui a connu l'exode durant la guerre puis la perte de son mari à l'issue d'une terrible agonie alors qu'il n'avait même pas cinquante ans. Et pourtant, elle a toujours cru en Dieu, même si ses petits enfants s'en moquaient. Aller la voir dans son EHPAD pendant deux ans m'a ouvert les yeux sur la réalité vivante de la foi chrétienne: elle a aimé jusqu'au bout. Jusqu'à son dernier souffle. Après ses funérailles, la décision était prise: je voulais marcher à ses côtés et suivre les pas du Christ.

Vous expliquez que vos parents ne vous ont pas donné une éducation chrétienne. Diriez-vous cependant que d'une certaine manière, ils étaient chrétiens sans le savoir?

Mes parents n'ont pas, en effet, choisi de nous donner une «éducation catholique». Pourtant, mon frère et moi avons reçu un amour si grand, si beau, qu'il ne peut trouver son origine qu'en Dieu. Mes parents vivent d'une certaine manière et sans le savoir l'amour évangélique. J'en prends conscience jour après jour. La droiture, l'honnêteté, le courage de mon père viennent de Dieu. Je vais même vous confier ceci: aujourd'hui, sa mère est atteinte par la maladie d'Alzheimer. Elle est dans le même EHPAD que ma grand-mère maternelle… Le cauchemar recommence. Mais mon père tient bon. Il ne le dit pas, mais je sais qu'il trouve sa force en Dieu. Je vais même plus loin: sur les huit enfants de ma grand-mère, seuls mon père et ses deux petites sœurs paient chaque mois la facture de l'EHPAD. Ils sont également les trois seuls à venir la voir quotidiennement. Cet amour, courageux, sincère, fort, où peut-il trouver sa source ultime, sinon en Dieu car l'Esprit souffle où il veut? Par son exemple, mon père est bien plus chrétien que je ne saurais l'être, même s'il ne m'a pas inscrit au catéchisme.

Vous dites que la France a des racines chrétiennes. On pourrait aussi évoquer nos racines grecques et romaines… La déchristianisation et la laïcisation de la France vous inquiète-t-elle?

Je revendique aussi bien nos racines grecques que romaines! L'immense Pierre Grimal distinguait deux héritages majeurs: le logos grec et l'anima romaine. La raison et l'esprit qui nous viennent d'Athènes et l'âme qui nous vient de Rome. La philosophie de Platon et les valeurs morales prônées par Cicéron. Le christianisme a su fondre ce double héritage dans sa conception de la vie et de la mort et encore bien plus que cela, il a permis à la société de tirer le meilleur d'elle-même: le souci du plus faible, l'égalité entre la femme et l'homme à travers le sacrement du mariage ou même l'attention que nous portons aux plus âgés. Les conséquences de la déchristianisation sont multiples et parmi elles je relève surtout le manque d'attention aux plus pauvres. Le chômage, la précarisation des jeunes et la paupérisation des retraités sont des conséquences notables de la déchristianisation de nos sociétés. Nous ne savons plus prendre soin de l'autre et lui accorder la dignité qu'il mérite durant toutes les étapes de la vie.

Concernant la laïcisation, nous marchons sur des braises. La laïcité est en quelque sorte promue par le Christ lorsqu'il nous invite à «rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu». Mais la laïcité n'implique pas la négation du fait religieux que nous vivons dans nos sociétés, et là se situe l'écueil majeur de notre temps. La distinction du temporel et du spirituel est heureuse, mais l'un ne doit pas ignorer l'autre. Le sacré et le politique doivent demeurer en tension. Nous devons garder à l'esprit que quelque chose de plus grand nous dépasse, que ce soit en politique ou sur le plan spirituel, comme le sacrifice du colonel Beltrame nous l'a montré. À nous d'agir en fonction de cela.


Vous avez reçu le baptême quelques jours après les attentats de janvier 2015. Vous vous en défendez, mais votre conception du catholicisme n'est-elle pas également tout culturelle et identitaire?

Je me suis converti avant tout par amour du Christ. Je ne suis pas devenu catholique par détestation de l'islam car la haine est - par principe - étrangère à Jésus. Durant ma conversion, je n'ai obéi à aucun impératif idéologique. J'ai des réserves à l'encontre de la «dimension» identitaire du catholicisme étant donné que ce dernier est, étymologiquement, «universel». Le message du Christ s'adresse à toutes les nations. Je maintiens cependant que les racines de la France sont catholiques, car l'Église a en partie construit notre pays (tant historiquement que géographiquement: chaque village s'est bâti autour de son église). Cet héritage chrétien nous oblige. Non pas à mettre des crèches dans les mairies pour signifier au musulman qui vient refaire ses papiers qu'il n'est pas le bienvenu, mais plutôt à nous affirmer comme des chrétiens au sein d'une nation façonnée par le christianisme et prête à accueillir une diversité de pensées et de croyances. La nuance est subtile, mais les musulmans radicaux d'aujourd'hui profitent de ce vide spirituel afin de prospérer. Et la nature a horreur du vide! Réapprenons à nous définir à travers la grandeur des Évangiles.

Vous expliquez qu'au collège, vous avez été insulté parce que vous étiez le seul blanc de votre classe. «Même si je ne voulais pas entrer dans une église, j'étais, malgré tout, le catholique», écrivez-vous. Cela a-t-il compté, même inconsciemment, dans votre itinéraire?

Cela a en effet été perturbant. Je pensais être athée et, malgré tout, j'étais assimilé à une culture chrétienne que je rejetais! Le Christ sème plusieurs graines dans nos vies, et, avec du recul, ce renvoi à ma chrétienté «culturelle» était peut-être un signe avant-coureur. Dans plusieurs quartiers de France, il en est de même pour les enfants juifs qui - même sans croire - sont assignés à résidence en raison de leur «religion supposée». Inconsciemment, je vous l'accorde, cela peut compter dans un itinéraire car cela implique cette question redoutable: qui suis-je et, surtout, de quelle culture suis-je l'héritier? Je rends finalement grâce à ceux qui m'enfermaient dans la caricature du «petit blanc catho» que je récusais. Cela m'a permis de prendre ma Croix quinze ans après pour grandir et m'épanouir avec Jésus.

«Lorsqu'une religion devient folklorique, le danger guette», écrivez-vous. L'islam culturel, fondé sur des interdits alimentaires, est-il devenu un étendard et une manière de rejeter la culture française?

Lorsqu'une religion se ferme avec ses interdits et que ses fidèles se regroupent derrière un étendard, il y a, en effet, un risque. Les frontières entre la fermeture et le sectarisme sont poreuses… Tous les croyants méritent respect et considération, mais lorsqu'un fidèle se retranche derrière ses lois pour attaquer les autres, il y a péril en la demeure. Malheureusement, plusieurs sourates coraniques justifient ce retranchement. J'ai été collégien dans un établissement à majorité musulmane, j'ai bien vu que l'islam était le refuge privilégié pour ces jeunes à qui la France ne promettait rien - tant au niveau spirituel que politique. Alors oui, dans plusieurs quartiers, l'islam est un moyen d'affirmation identitaire pour rejeter la culture française et affirmer sa différence.

Vous avez des convictions politiques assez engagées. Celles-ci n'entrent-elles pas parfois en contradiction avec vos convictions religieuses? Malgré votre «histoire d'amour avec le pape», vous arrive-t-il d'être agacé par ses positions, sur l'immigration ou l'islam notamment?

Cette question m'invite à poursuivre ma réponse précédente: catholique, je ne peux pas condamner autrui et encore moins lui jeter l'anathème. Si je considère qu'un musulman se retranche dans une culture qui est aux antipodes de la mienne, je ne peux me résoudre à l'enfermer dans un paradigme. J'ai lu le Coran - deux fois - et comme je le reconnais dans mon livre, plusieurs passages m'ont horrifié. Mais, comme le dit souvent le pape François, derrière un catholique, un musulman, un bouddhiste ou un athée, j'essaie de voir un homme avant tout. Je crois, comme Paul Rigueur, en «l'homme capable» du bien, ce qui est une philosophie on ne peut plus chrétienne. Lorsque le pape François a condamné à la fois les violences au nom de l'islam et au nom du catholicisme à la suite du massacre du père Hamel, j'ai été décontenancé. Pourquoi le nier? Mais il a appelé à la paix. Soyons plus grands que ces lâches. Si nous condamnons une partie de l'islam en raison de ses appels à la violence, nous ne pouvons regretter que le pape récuse toute logique de représailles.

Vous expliquez que «la précarité amoureuse que nous connaissons actuellement est aussi la conséquence de la déchristianisation». Ne peut-on pas aimer sans être chrétien?

J'ai découvert le Christ en même temps que débutait ma première véritable histoire d'amour… Tout est-il lié? Je ne peux pas juger les différentes histoires, mais je peux affirmer qu'un chrétien aime différemment. Il est tout à fait possible d'aimer sans être chrétien, mais je précise simplement qu'un chrétien n'aime ni plus, ni moins, mais différemment. Parce que l'amour chrétien se vit toujours et fondamentalement dans l'amour du Christ, qu'il sait qu'il vit, même très imparfaitement, de cet amour infini de Dieu. Je ne peux aussi m'empêcher de penser que la religion chrétienne est devenue taboue dans nos sociétés parce que l'amour - souvent réduit à l'hédonisme - est lui-même devenu un non-dit. Les hommes - par nostalgie d'un patriarcat «viriliste» aboli - n'osent plus dire «je t'aime». Les femmes, à cause d'un certain féminisme réducteur, ne savent plus le dire non plus. Alors par conséquent, lorsque Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés… nous avons toutes les peines du monde à le comprendre.

Pour finir, diriez-vous que votre parcours est singulier où atteste-il d'un retour du catholicisme au sein d'une nouvelle génération?

Il y a environ 5 000 baptêmes pour les adultes en France chaque année. Je n'ai donc pas la prétention de déclarer que mon parcours est singulier. Le christianisme est très vivant dans ma génération, même s'il est minoritaire: je suis conscient du fait qu'autour de moi, la religion catholique n'est même plus un sujet d'interrogation! Ma génération, celle des années 80, a intégré ce que le philosophe Jean-François Lyotard nommait «la fin des grands récits» à savoir la fin de l'espoir socialiste avec la Chute du Mur de Berlin et aussi la déchristianisation… Mais plutôt que de céder au défaitisme, je m'accroche à l'espérance. Dieu pourvoit toujours au lendemain, et il n'y a aucune raison pour que le christianisme - si vivant en Afrique ou en Asie - ne se réveille pas dans notre Europe assoupie… à condition que nous nous détachions de nos veaux d'or que sont le culte de l'argent, la prison mégalomaniaque des réseaux sociaux ainsi que le consumérisme à tous crins.


SOURCE : http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2018/03/30/31004-20180330ARTFIG00248-je-pensais-etre-rebelle-en-rejetant-le-sacre-mais-je-ne-faisais-qu-obeir-au-conformisme-ambiant.php Figaro, 30 mars 2018.
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Re: Quand Jésus touche un coeur : Récits de belles conversions

Message par Léon Dubois le Sam 5 Mai 2018 - 4:44



Né juif, Aron Jean-Marie Lustiger se convertit au catholicisme à 14 ans, lors d'une rencontre avec Dieu à la cathédrale d'Orléans. Dix ans après sa mort, le 5 août 2007, retour sur l'histoire de sa conversion.
Il y a dix ans, le 5 août 2007, s’éteignait Aron Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris depuis 1981, créé cardinal en 1983 par le pape Jean Paul II et membre de l’Académie française depuis 1995. Son corps a été alors inhumé dans la crypte de Notre-Dame de Paris, dans le caveau des archevêques de Paris. Sur sa demande a été apposée une plaque, sur laquelle est inscrit le texte suivant : « Je suis né juif. J’ai reçu le nom de mon grand-père paternel, Aron. Devenu chrétien par la foi et le baptême, je suis demeuré juif comme le demeuraient les Apôtres. J’ai pour saints patrons Aron le Grand Prêtre, saint Jean l’Apôtre, sainte Marie pleine de grâce ». Quelques phrases qui résument bien la vie de prélat et qui en disent long sur la puissance de sa conversion.

Issu d’une famille juive ashkénaze d’origine polonaise, Aron Lustiger naît le 17 septembre 1926 à Paris, dans le XIIe arrondissement. Ses parents Charles et Gisèle Lustiger, arrivés en France en 1918, tiennent un commerce de bonneterie dans la capitale. Celui qui répétait : « Je suis cardinal, juif et fils d’immigré » est très jeune confronté à l’antisémitisme et au message chrétien. En 1937, alors qu’il est âgé de 11 ans, le petit Aaron se retrouve, lors d’un voyage linguistique en Allemagne, dans une famille protestante. « J’ai vu, de mes yeux, à l’âge de 11 ans, le nazisme. Le nazisme vu au ras de l’œil d’un enfant de 11 ans discutant avec un gamin de 13 ans (…) » et qui lui expliquait en montrant son couteau : « Au solstice d’été, on va tuer tous les juifs », explique-t-il plus tard dans un entretien accordé au quotidien israélien Yediot Aharonot publié en 1982 par la revue française Le Débat. C’est aussi à cette occasion qu’il approche pour la première fois des adultes chrétiens antinazis.

« J’ai lu la Bible avec passion »
Durant la même période, entre 10 et 12 ans, il tombe sur une Bible protestante dans la bibliothèque de ses parents. « J’ai lu la Bible avec passion et je n’en ai rien dit à personne », explique celui qui voit dans le Nouveau Testament l’aboutissement de l’Ancien Testament, qui lui fait découvrir les racines de son identité juive. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il est élève au lycée Montaigne à Paris, où il se « fait casser la figure parce que juif » par les autres élèves.

Ses parents l’envoient à Orléans avec sa sœur. C’est dans la ville de Jeanne d’Arc qu’il découvre vraiment la foi. Lors de la Semaine sainte, alors qu’il est à la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans, l’adolescent de presque 14 ans ressent comme un appel. Le jeune Aaron est alors sur le chemin du lycée Pothier, quand il décide d’entrer dans l’église, « sans savoir que c’est le Jeudi saint », le jour de l’instauration de l’Eucharistie par Jésus, d’après le philosophe Jean-Luc Marion, élu à l’Académie française le 6 novembre 2008 au fauteuil du défunt cardinal. Il reste en silence « un grand moment » et ne dit mot. Quand il revient le lendemain, il aperçoit la nef absolument dépouillée, sans savoir qu’elle est nue comme un cadavre parce qu’il s’agit du Vendredi saint, jour de commémoration de la passion du Christ et de méditation sur la signification de cette mort. Cette scène le touche au plus profond de son être. « J’ai subi l’épreuve de ce vide sans savoir que c’était le Vendredi saint et à ce moment-là, j’ai pensé : je veux être baptisé », raconte Lustiger en 1987 dans Le Choix de Dieu.

Le « métis de Dieu »
Son souhait se réalise très vite. Le futur cardinal est baptisé dans les mois qui suivent, le 25 août 1940 dans la cathédrale d’Orléans, où il sera nommé 39 ans plus tard évêque par Jean Paul II. Dès le départ, il considère que la foi est pour l’homme la seule chance d’être vraiment libre et d’avoir une raison d’espérer. Quand ses parents découvrent qu’il est devenu chrétien, ils jugent « révoltante » sa foi et son père demande, à la fin de la guerre, en vain, une annulation du baptême. Ils acceptent pourtant au départ ce geste, y percevant une protection contre le nazisme. Aron ajoute deux autres prénoms à son patronyme, Jean et Marie. Il perd sa mère peu de temps après, en 1943, déportée à Auschwitz, après avoir été dénoncée par une employée et internée à Drancy. Une fois la guerre terminée, Lustiger continue normalement ses études à l’université de Paris, en lettres. Il intègre ensuite le séminaire des Carmes de l’Institut catholique de Paris, en 1946. Ordonné prêtre le 17 avril 1954, Lustiger poursuit une carrière ecclésiastique qui le mène aux plus hauts postes de l’Église catholique.

Malgré sa conversion, celui qui est qualifié de « métis de Dieu » dans un téléfilm qui lui est consacré en 2013 demeure attaché à son identité juive. « Je me suis toujours considéré comme juif, même si cela n’est pas l’avis des rabbins », se plaisait-il à dire. C’est certaine l’une des raisons qui expliquent que depuis octobre 2013, il bénéficie d’un mémorial en Israël.
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Re: Quand Jésus touche un coeur : Récits de belles conversions

Message par Mabblavet le Sam 19 Mai 2018 - 18:43

Ci-après le récit d'une conversion d'un iman tirée du site de l'ami Ingomer de l'excellent Blog du Christ-Roi. : ICI

Un ex-musulman imam devient chrétien grâce au Coran


Dans cette vidéo, un ancien musulman explique qu'en tant qu'imam il expliquait dans sa mosquée que Jésus n'était pas Dieu, que Dieu était seulement Allah, et que Allah n'était jamais associé, donc qu'il n'avait pas de Fils. Puis un jour quelqu'un lui a demandé dans la foule qui était Jésus. Il explique qu'il prêchait que Jésus n'était pas Dieu. Mais la question était "qui est-il ?" Pour dire qui il est, il explique avoir lu entièrement le coran "une fois de plus, 114 chapitres, 6666 versets".

Il a vu que le nom du prophète Mahomet était cité dans le Coran à quatre endroits, mais le nom de Jésus était cité à 25 endroits. Ensuite, il explique n'avoir lu dans le coran aucun nom de femme, comme le nom de la mère du prophète, ou le nom de l'épouse ou des enfants. Dans le Coran il n'y a trouvé que le nom d'une femme, Marie la mère de Jésus. Il explique avoir été curieux de voir comment le Coran décrivait la mère de Jésus: elle n'avait jamais commis de péché dans sa vie (Cf. l'Immaculée conception), elle était vierge, le chapitre 50 verset 23 dit qu'elle est au paradis avec son corps physique : "même l'Assomption est décrite dans le Coran". Et à propos Jésus, il dit avoir lu dans le chapitre 3, versets 45 à 55 que Jésus est (en arabe) "la Parole de Dieu", "l'Esprit de Dieu", "Jésus-Christ". Ce sont les noms que le Coran donne à Jésus.

Ensuite, l'ex-imam a vu que le Coran disait que Jésus parlait quand il était petit, "deux jours après sa naissance". Le Coran dit que Jésus a créé la vie avec un oiseau et de la boue : il a pris de la boue, a formé un oiseau, a soufflé dessus et l'oiseau est devenu vivant. Il dit qu'il croit alors que Jésus peut donner la vie. Il a donné la vie à partir de la boue, de l'argile. Et le Coran dit que Jésus a guéri un aveugle, et un lépreux, etc. Le Coran dit que Jésus donnait la vie à des gens qui étaient morts, qu'il est allé au Ciel, qu'il est toujours vivant, et qu'il va revenir. En revanche, dans le Coran, Mahomet n'est pas la "parole de Dieu", il n'est pas l'"esprit de dieu", il n'a jamais parlé à deux jours, ni donné la vie à un oiseau à partir de la boue, n'a jamais guéri des malades, ni donné la vie à des morts. Mais lui-même est mort, il n'est plus en vie, et il ne reviendra pas.

Un jour, l'ex-imam dit avoir été voir son professeur, celui qui lui avait enseigné pendant 10 ans dans un collège arabe et lui avoir posé une question, à savoir "comment Dieu a créé l'univers ?" Il avait répondu que Dieu a créé l'univers par la parole (Genèse 1). Alors l'ex-imam a demandé: la parole est Créateur ou Création ? Le Coran dit que Jésus est la parole de Dieu. Donc si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est Créateur, cela signifie que Jésus est Créateur, donc les musulmans doivent devenir chrétiens. Si son professeur avait répondu que la Parole de Dieu est création, il aurait été piégé, puisqu'il a dit que tout avait été créé par la parole. Supposons qu'il ait dit que la Parole est création, alors comment Dieu a-t-il créé la Parole ? Donc il ne pouvait pas dire que la Parole est créateur mais il ne pouvait pas dire non plus que la Parole est création ! L'ex-imam explique que son professeur s'est donc mis en colère et l'a poussé dehors en disant que la Parole n'était ni le Créateur ni la Création.
L'ex-imam explique que les musulmans essaient de prouver que la Parole n'est ni la création ni le Créateur, donc pas Dieu. Donc, ils ne sont pas égaux avec Dieu : c'est tout leur problème. Alors, l'ex-imam explique qu'il a dit à son professeur que c'est la raison pour laquelle les Chrétiens disent que la Parole (le Verbe) est Fils de Dieu. ("Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous". Jn 1:14). Le professeur lui a alors dit que "si Jésus était le Fils de Dieu, alors il devait lui montrer l'épouse de Dieu, car sans épouse, pas de chance d'avoir un fils." Alors l'ex-imam lui a répondu que : "dans le Coran, Dieu peut voir sans yeux, Dieu peut parler sans langue, Il peut entendre sans oreilles... Si tel est le cas, Il peut avoir un enfant sans épouse !" (Variante : si Dieu est Tout-Puissant pour quelle raison ne pourrait-il pas venir dans la Chair et se faire homme ?)

Source : Blog du Christ-Roi

Voir la vidéo de l'entretien sur Gloria.TV

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