⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Page 1 sur 7 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Lun 19 Fév 2018 - 18:45




Le Courrier royaliste
SANS LIBERTÉ DE BLÂMER, IL N'EST POINT D'ÉLOGE FLATTEUR



Entretien avec

Florian Rouanet


Florent Rouanet est un militant catholique et nationaliste qui réalise de nombreuses vidéo-entretiens sur le net et participe à diverses actions politiques.
N'hésitez pas à lui poser toutes vos questions durant cet entretien ouvert à tous !


Courrier Royaliste :
M. Florian Rouanet , merci beaucoup d'avoir accepté d'accorder cet entretien au Courrier royaliste.
Pourriez-vous tout d'abord vous présenter en quelques mots ainsi que votre action de militant ?




©️ Méphi.


_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Mes présentations

Message par Floriano75 le Lun 19 Fév 2018 - 23:07

Tout d’abord merci à vous de me permettre de tenir tribune ici.

Je suis né en septembre 1990 ce qui me fait aujourd'hui 27 ans d'âge.
Pour me limiter au parcours politique : étant entré dans l'action dès 2012 auprès des Cercles nationalistes français, j’ai pu me faire connaître d’abord avec des vidéos-entretiens uniquement. L'année d'après, je rejoignais l'Œuvre française, et y suis resté au moins jusqu'à sa dissolution par Manuel Valls. Cela m'a permis entre temps d'être auprès de l'association APS afin de diffuser toujours plus la mémoire du combat nationaliste à travers le parcours doctrinal et militant de M. Pierre Sidos  (plus vieux vétéran du nationalisme encore en vie et incontournable). Pour information, le conflit existant entre l’Œuvre et M. Ph. Ploncard d’Assac à l'époque a causé notre rupture politique vers la fin 2014 au côté desdits Cercles nationalistes français.
Depuis, niveau militantisme, je fréquente essentiellement le groupe Deus Vult, en tant que groupe ami, mais duquel je suis moins proche après mon évolution vers le sédévacantisme (officiellement en septembre dernier), mes amis étant plus lefebvristes-FSSPX avec la tendance anti-accordiste - quasi idem pour Civitas.

En ce moment, je réalise aussi des entretiens réguliers avec les deux seules revues nationalistes françaises dans le milieu qui ont déjà plus d'un demi-siècle d’existence à savoir RIVAROL et MILITANT, avec leur direction, j'ai nommé MM. Jérôme Bourbon et André Gandillon.

Doctrinalement, je cherche à tirer le meilleur de la contre-révolution intellectuelle et morale, par mesure prudentielle, à travers les différents courants d'enseignement magistériel de l’Église, de Révolution conservatrice, de monarchie, de nationalisme, des fascismes européens...etc. La contre-révolution doit être un thomisme actualisé selon les formes actuelles tout en restant basé sur les profondes vérités d'ordres naturels et surnaturels, chacun dans leurs ordres propres.

En exclusivité : je prépare un ouvrage sur les corps organiques d'une société universelle faites de nations et de particularismes par strates. Il ne faut pas être pressé quant à sa sortie, car cela relève d'un travail monstre !

Bien à vous !

Florian R.


Dernière édition par Floriano75 le Mar 20 Fév 2018 - 21:57, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Mar 20 Fév 2018 - 9:37

Merci pour votre présentation, vous avez déjà derrière vous une longue carrière de militantisme commencée bien jeune !

Je vous rejoins sur la nécessité de la contre-révolution, qui est l'action de combat à mener, mais quoi doit être ensuite à mon sens complétée par l'action de construction, qui est la restauration de la royauté.

Or j'ai le sentiment que vous admettez dans votre combat contre-révolutionnaire des éléments révolutionnaires, puisque vous parlez de révolution conservatrice, et pire, que ce sont ces éléments révolutionnaires qui constitueront la base du nouveau pouvoir, puisque apparemment ce ne sera pas la royauté.

J'imagine que vous savez que le nationalisme est une création de la Révolution française. Louis XVI a été guillotiné aux cris de "Vive la Nation !". L'idée est de dire que le peuple, libéré de ses "tyrans" devient souverain.
Auparavant la souveraineté résidait en Dieu et l'alliance du Trône et de l'Autel était chargée, du mieux qu'elle le pouvait, de faire respecter la loi divine.
Après la Révolution on proclame la souveraineté de l'homme, ce qui s'est décliné sous la forme de différents régimes politiques variants sur la forme mais d'accord sur le fond.
La démocratie c'est la divinisation de la volonté populaire, savamment déterminée par l'alchimie électorale, le nationalisme c'est la divinisation du peuple en tant que tel, voire de sa race.

Du reste vous savez que le fascisme vient du socialisme, et pour le national-socialisme, c'est écrit dedans.

Alors ce qui plaide pour vous c'est que la confusion est totale depuis plusieurs lustres et que si la majorité des gens qui aiment la France sont dubitatifs vis-à-vis de la Révolution, ils adhèrent souvent sans complexe à ses produits dérivés.

Mais en tant que catholique, que pensez-vous de l'alliance entre des catholiques fervents, apparemment très sourcilleux sur la doctrine (on le voit avec les débats sur les papes actuels) et des païens purs et durs, ennemis éternels de l'Eglise ? Cette alliance on la retrouve affichée sans complexe dans les deux revues que vous avez citées.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Mar 20 Fév 2018 - 10:55

Bonjour monsieur Rouanet , j espère qu un jour, vous trouverez votre voie définitive , si çe n est qu en ayant bien conscience du but de chacun de ces courants , en les comparant à partir de critères comme celui qui éleve le peuple par son chef , lui même investi par Dieu à travers son sacre . Que de grâces " tomberaient en pluie fine " sur le roi et par son intermédiaire sur tous ses sujets ( je ne peux employer le terme de citoyens à connotation trop republicaine). Je souhaite de tout cœur que vous puissiez franchir le rubicon.
Bienvenue parmi nous !
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Réponse !

Message par Floriano75 le Mar 20 Fév 2018 - 21:12

@Prince de Talmont a écrit:Merci pour votre présentation, vous avez déjà derrière vous une longue carrière de militantisme commencée bien jeune !

Je vous rejoins sur la nécessité de la contre-révolution, qui est l'action de combat à mener, mais quoi doit être ensuite à mon sens complétée par l'action de construction, qui est la restauration de la royauté.

Or j'ai le sentiment que vous admettez dans votre combat contre-révolutionnaire des éléments révolutionnaires, puisque vous parlez de révolution conservatrice, et pire, que ce sont ces éléments révolutionnaires qui constitueront la base du nouveau pouvoir, puisque apparemment ce ne sera pas la royauté.

J'imagine que vous savez que le nationalisme est une création de la Révolution française. Louis XVI a été guillotiné aux cris de "Vive la Nation !". L'idée est de dire que le peuple, libéré de ses "tyrans" devient souverain.
Auparavant la souveraineté résidait en Dieu et l'alliance du Trône et de l'Autel était chargée, du mieux qu'elle le pouvait, de faire respecter la loi divine.
Après la Révolution on proclame la souveraineté de l'homme, ce qui s'est décliné sous la forme de différents régimes politiques variants sur la forme mais d'accord sur le fond.
La démocratie c'est la divinisation de la volonté populaire, savamment déterminée par l'alchimie électorale, le nationalisme c'est la divinisation du peuple en tant que tel, voire de sa race.

Du reste vous savez que le fascisme vient du socialisme, et pour le national-socialisme, c'est écrit dedans.

Alors ce qui plaide pour vous c'est que la confusion est totale depuis plusieurs lustres et que si la majorité des gens qui aiment la France sont dubitatifs vis-à-vis de la Révolution, ils adhèrent souvent sans complexe à ses produits dérivés.

Mais en tant que catholique, que pensez-vous de l'alliance entre des catholiques fervents, apparemment très sourcilleux sur la doctrine (on le voit avec les débats sur les papes actuels) et des païens purs et durs, ennemis éternels de l'Eglise ? Cette alliance on la retrouve affichée sans complexe dans les deux revues que vous avez citées.

De rien !

Un auteur que j'affectionne particulièrement en terme de philosophie politique est Joseph Merel, pourtant assez peu accessible tant il vole haut au niveau de la réflexion. Je suis un contre-révolutionnaire qui pense qu'il nous faut une "révolution" en sens inverse.

Si par Révolution on entend Subversion de 1789 alors je suis évidemment contre, mais la révolution, mot dont il ne faut avoir peur et qui est un mot simple du dictionnaire, n'est qu'un processus ou changement radical. La révolution conservatrice tient bien compte de l'équilibre entre Tradition et Évolution  dans les sociétés, comme le faisait Frédéric Le Play du reste, contre-révolutionnaire d'abord par la raison. Le courant de révolution conservatrice (dont il faut s'intéresser certes avec la prudence que cela nécessite) comprend ce très bon penseur juridiste tel que Carl Schmitt, catholique et "fasciste" en son temps. Donosò Cortes en Espagne, vient à préférer la dictature à la royauté (dans un contexte donné) où les crispations sont telles qu'il faut un remède pénible pour remédier à la situation (qui implique la suspension temporaire du droit public pour celui individuel). La Monarchie fera toujours office de période forte, mais paisible où "tout va bien" et le droit individuel pourra ainsi revenir et persister en ces temps-là.

«Les principes avant les princes», un État nationaliste et catholique ordonne mieux la société au bien commun qu'une monarchie constitutionnelle conciliaire. La période médiévale est essentiellement bonne dans son ensemble, mais il ne faut pas être pour autant aveugle sur celle-ci. Au XIe elle a connue une période de décadence qui avait besoin de renouvellement, et hélas, le début du capitalisme avec Louis XIV ou encore le laisser-faire de Louis XVI face a ses ennemis, lui-même accompagnateur de la révolution par son progressisme affiché : a conduit à une auto-destruction de ce qui a fait grandir la Monarchie. Ici, saint Thomas d'Aquin (grand docteur de l'Église) dit bien que toute autorité vient de Dieu !
Le nationalisme c'est la défense de sa nation propre dans l'ordre universel. Je suis nationaliste à échelle de la nation, provincialiste à échelle provinciale ou encore universaliste à échelle universelle. Il s'agit d'une logique nécessité organique, subsidiaire et hiérarchisée.

Pour ce qui est du terme de nation, il faut savoir que quand l'Académie française fut créé sous Richelieu et que Mgr Bossuet y entra, il affirma «à la gloire de la Nation» ! Également, le terme de nation existait déjà dans les discours de Louis XIV alors que nous vivions dans un royaume. Le mot de nation est si vieux qu'il est biblique (regroupe la culture et la race hébraique) et que même l'Empire romain l'usitait sous Néron. Attention à ne pas s'attacher à la définition uniquement nationalitaire et républicaine de la nationalité, ce qui n'a rien à voir avec les conceptions charnelles, relative à l'ordre naturel que le nationalisme (tel celui de Maurras) respect.
Nous sommes d'accord sur les notions de souveraineté, de liberté et d'égalité ; qui ont été trahies et exagérée par le sophisme desdites Lumières.

Le fascisme est en réalité une négation catégorique de 1789, l'Italie mussolinienne voyait cela comme une invasion philosophique (anti) française périmée à juste titre. Je comprendrai plutôt la critique selon laquelle le fascisme a été une réaction passionnelle et ainsi imparfaite souhaitant réhabiliter la civilisation européenne menacée (par le communisme notamment). Pour ne pas avoir de méconnaissance en la matière, il faut lire le petit fascicule «La doctrine du fascisme» même disponible en PDF.

Dans une action politique pure il est possible de se retrouver des points communs avec la «nouvelle droite» souvent composée de  néo-païens (pour ne pas dire d'athées tant ce n'est que culturel chez eux). La revue Militant s'est débarrassée de ces éléments depuis longtemps (accession de M. Gandillon à la direction) et Rivarol continue en partie de composer avec quelques rédacteurs, mais cela ne se ressent pas dans la ligne éditoriale catholique et nationale à la fois. Les païens comme les juifs autrement ont vocation à se sublimer et s'élever en chrétien, si rapprochement il y a nous tiendrons fermes nos positions : d'autant qu'ils voient le christianisme comme un judaïsme, alors que notre religion est fondamentalement gréco-romaine dans ses modes de pensées.
La contre-révolution doit aussi être religieuse sans quoi il n'y aura pas de véritable base morale et de possibilité de salut dans l'ordre surnaturel.

Je disais dans ma dernière conférence que le centralisme, s'il a été un moment donné opéré par des jacobins, le centralisme n'est pas jacobin en soi elle est plutôt le résultat de la politique de nos rois capétiens.


Dernière édition par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 1:05, édité 2 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mabblavet le Mar 20 Fév 2018 - 22:54

@Floriano75 a écrit:Le fascisme est en réalité une négation catégorique de 1789
La Révolution est essentiellement le rejet de la souveraineté de Dieu pour affirmer celle de l'homme. La Déclaration des Droits de l'Homme -- qui fonde la modernité politique en acte -- stipule dans son article 3 :
« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
Pourriez-vous nous citer un texte fondateur du fascisme (reconnu par tous les fascistes) qui reconnaît explicitement la souveraineté de Dieu ?
avatar

Mabblavet
Titre du rang
Titre du rang



Messages : 563
Date d'inscription : 08/12/2017

http://www.viveleroy.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par FLF_BZH le Mar 20 Fév 2018 - 23:04

Bonsoir Monsieur, et bienvenue sur le forum,

juste quelques éléments dans votre dernier commentaire sur lesquels je rebondis :

- une révolution, non seulement est un changement radical effectivement, mais surtout le renversement d'un ordre souvent traditionnel, un "retournement". C'est complètement le cas de celle de 1789.

- la nation, depuis 1789 justement, est considérée comme un corps politique, ce qu'elle n'a jamais été, et relève plus de la fiction juridique et d'une donnée idéologique. Historiquement, le roi précède la nation, pas l'inverse.

- le nationalisme: ce n'est pas la simple défense de son pays ; c'est l'exaltation de l'idée de nation comme corps politique. On parle d'une nation souveraine, opposée à la souveraineté de Dieu et donc du Roi. Et on la place avant toute chose, comme si elle s'était créé elle-même, ce qui est historiquement faux. C'est en ce sens que c'est une idéologie révolutionnaire, qui parfois prône le séparatisme ou au contraire l'expansionnisme belliqueux, en prétextant souvent des raisons imaginaires, bricolées, fantasmées, sur des erreurs historiques. C'est cela véritablement le nationalisme.

- même chose pour le fascisme: les faits sont là: en Italie, c'était un État tout-puissant qui contrôlait directement le pays et la société, avec un impérialisme rêvant de romanité. Rien de traditionnel au fond là-dedans.

- la "nouvelle droite": un catholique en politique ne peut s'allier avec de tels courants, qui ne souhaitent que se débarrasser du christianisme, au nom d'une forme de nationalisme, jusqu'à l'échelle européenne (il faut le faire !) présentée comme plus pure, en prétendant être dans la continuité des anciens cultes païens. Du grand n'importe quoi.

- le centralisme: naturellement il en faut. Mais j préfère insister sur le fait que l'on ne peut pas mettre exactement sur le même plan la centralisation monarchique, nécessaire pour l'unité du royaume contre des princes féodaux trop puissants, et le jacobinisme, invention républicaine, qui a cherché à tout uniformisé.
avatar

FLF_BZH
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1015
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : Bretagne

Revenir en haut Aller en bas

Le fascisme

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 0:10

@Mabblavet a écrit:
@Floriano75 a écrit:Le fascisme est en réalité une négation catégorique de 1789
La Révolution est essentiellement le rejet de la souveraineté de Dieu pour affirmer celle de l'homme. La Déclaration des Droits de l'Homme -- qui fonde la modernité politique en acte -- stipule dans son article 3 :
« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
Pourriez-vous nous citer un texte fondateur du fascisme (reconnu par tous les fascistes) qui reconnaît explicitement la souveraineté de Dieu ?

Les idéologies démocratiques et communistes sont surtout subjectiviste voilà pourquoi elles ne peuvent dépasser le stade du déisme ou de l'athéisme en acte.

Le fascisme est la réintroduction d'une saine nature dans le champ politique il n'avait plus qu'à être sublimer par le christianisme dont il a vanté les mérites a établit les liens. Ce que Mgr Benigni a compris et agit en conséquence par exemple. Un ami avait regrouper les déclaration allemande en ce sens pour sa part ici : https://francenationaliste.wordpress.com/2017/04/06/le-iiie-reich-sous-la-banniere-du-christ/


Pour ce qui est de Mussolini :
    «Cher et éminent frère,
   Je témoigne de votre amour pour la Vérité. 1) Elle m’a ramené à Dieu ! 2) Votre Foi est vraiment pour moi l’objet de la préparation à la réconciliation, de fasciste à fasciste. Croyez-moi, votre Mussolini. »

C’est le 2 juillet 1924 que le Duce a écrit ces mots touchants à Padre Pio de Pietralcina – aujourd’hui Saint et symbole de la miséricorde jubilaire.

Ou encore :
« Ils vous ont dit qu’il était athée, anticlérical, franc-maçon, matérialiste, tyran comme Staline. En fait, tout cela est faux. Je retranscris dans ce livre tout ce qu’il a dit et tout ce que les grands personnages de cette époque ont dit concernant la foi du Duce. Après cette lecture, vous me direz vous-même qui était Benito Mussolini. Ne vous faites pas embobiner par ceux qui disent qu’il feignait d’être religieux pour des motifs de propagande, parce que c’est tout le contraire ; il fit le « gros dur » pour apparaitre athée et « bouffeur de curé » mais il était profondément catholique, mais pêcheur, comme nous tous. Jugez vous-même, je relate seulement des faits. »
« Le Duce définit Saint François – dans un discours au parlement – comme ‘génie de la poésie la plus élevée, comme Dante : le plus audacieux navigateur, comme Colombo : l’âme la plus profonde de l’art et de la science comme Leonard De Vinci’ et encore ‘le plus saint des italiens, et le plus saint des saints’ parlant de ‘la pureté de son caractère, simplicité de l’esprit, ardeur des conquêtes idéales, vertu du renoncement et du sacrifice suprême. Le plus grand parmi les grands, élevant la Croix du Christ, les signes de la Charité et de la paix universelle.' »
« En 1921 dans un autre discours au parlement, Benito déclarait : ‘Dans toutes les sciences, au centre, il y a toujours Dieu. La science a révélé beaucoup de vérité, la vérité de Dieu restera toujours mystère dans son essence précise.’
En 1922 : ‘Seulement dans la foi en Dieu on peut rejoindre le niveau maximum dans chaque science et dans chaque domaine.' »

«Religiosité, bonté paternelle, pauvreté évangélique, tragédie et testament de Mussolini» de Don Franco Giuliani.


Dernière édition par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 1:06, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 0:48

@FLF_BZH a écrit:Bonsoir Monsieur, et bienvenue sur le forum,

juste quelques éléments dans votre dernier commentaire sur lesquels je rebondis :

- une révolution, non seulement est un changement radical effectivement, mais surtout le renversement d'un ordre souvent traditionnel, un "retournement". C'est complètement le cas de celle de 1789.

- la nation, depuis 1789 justement, est considérée comme un corps politique, ce qu'elle n'a jamais été, et relève plus de la fiction juridique et d'une donnée idéologique. Historiquement, le roi précède la nation, pas l'inverse.

- le nationalisme: ce n'est pas la simple défense de son pays ; c'est l'exaltation de l'idée de nation comme corps politique. On parle d'une nation souveraine, opposée à la souveraineté de Dieu et donc du Roi. Et on la place avant toute chose, comme si elle s'était créé elle-même, ce qui est historiquement faux. C'est en ce sens que c'est une idéologie révolutionnaire, qui parfois prône le séparatisme ou au contraire l'expansionnisme belliqueux, en prétextant souvent des raisons imaginaires, bricolées, fantasmées, sur des erreurs historiques. C'est cela véritablement le nationalisme.

- même chose pour le fascisme: les faits sont là: en Italie, c'était un État tout-puissant qui contrôlait directement le pays et la société, avec un impérialisme rêvant de romanité. Rien de traditionnel au fond là-dedans.

- la "nouvelle droite": un catholique en politique ne peut s'allier avec de tels courants, qui ne souhaitent que se débarrasser du christianisme, au nom d'une forme de nationalisme, jusqu'à l'échelle européenne (il faut le faire !) présentée comme plus pure, en prétendant être dans la continuité des anciens cultes païens. Du grand n'importe quoi.

- le centralisme: naturellement il en faut. Mais j préfère insister sur le fait que l'on ne peut pas mettre exactement sur le même plan la centralisation monarchique, nécessaire pour l'unité du royaume contre des princes féodaux trop puissants, et le jacobinisme, invention républicaine, qui a cherché à tout uniformisé.

Bonsoir merci.

Une révolution s’oppose « souvent » à un ordre traditionnel, votre adjectif trahit une possibilité. En effet, cela peut être inverse, quid de la marche sur Rome  ?

La nation est ce lien naturel et réel entre un état et un peuple. Si cette définition paraît « moderne » elle n’est en rien mauvaise. Un monarque incarne cette nation en effet. Le monarque doit être accompagné d’un gouvernement (ou aristocratie) auquel cas ce serait une tyrannie, mais également de l’élément démocratique pour ne pas dégénérer en oligarchie. C’est la base d’Aristote et de saint Thomas et la royauté en était consciente, un individu était plus libre au Moyen-Âge que maintenant.

Attention à ne pas confondre la doctrine nationaliste de nos Pères avec celle de la nation républicaine de type robespierriste ou bonapartiste, nous ne parlons pas de la même chose, il s’agit ici du nationalitarisme (subjectivisme national déifié). La nation n’est pas première, mais reste un organe important de l’universalité humaine et de sa pluralité que les mondialistes (souvent juifs) refusent par cosmopolitisme exacerbé.
Vouloir créer une autonomie totale des nations, ou des royaumes, est belliqueux en soi. Si vous voulez vraiment contrer cet état de fait alors, autant être pour un empire mondial (charnel, porté par les français par exemple) ou alors une ethnarchie avec une société internationale réglant les rapports nationaux. Ce qui n’empêchera pas pour autant les rapports de forces politiques, mais les tempérera en vue du  bien commun.

Pour l’Italie, la romanité fait partie du traditionnel et de son histoire personnelle. La romanité (combiné à l’esprit grec) est même plus, puisque c’est l'origine civilisationnelle commune à tous Européens !

Exact pour la nouvelle droite ; et la différenciation des centralismes. C’est idem pour l’Étatisme, qui peut être bénéfique dans des périodes extrêmes, des cas d'interférences, de guerres et de tensions. Du reste, comme les modèles économiques entre systèmes de planification, orienté, corporatif...etc, qui peuvent différer sans forcément porter atteinte au Bien commun.


Dernière édition par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 1:06, édité 2 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 1:04

@Pascal du Forez a écrit:Bonjour monsieur Rouanet , j espère qu un jour, vous trouverez votre voie définitive , si çe n est qu en ayant bien conscience du but de chacun de ces courants , en les comparant à partir de critères comme celui qui éleve le peuple par son chef , lui même investi par Dieu à travers son sacre . Que de grâces " tomberaient en pluie fine " sur le roi et par son intermédiaire sur tous ses sujets ( je ne peux employer le terme de citoyens à connotation trop republicaine). Je souhaite de tout cœur que vous puissiez franchir le rubicon.
Bienvenue parmi nous !

Bonsoir et merci à vous.

Je tiens comme courant définitif le seul magistère de la raison avec celui de la foi, dans une distinction parfaite de nature et grâce. La philosophie politique est pleine elle n'est  pas royalsite ou républicaine par essence, et permet de saisir les vérités profondes de ce monde tant physique que métaphysique et spirituel. Le sacre du roi avec onction d'huile est strictement français, en tant que loi historique. Nombre d'autres monarchies chrétienens en Occident comme en Orient reconnu des papes n'étaient non moins méritantes sans ce sacre qui ne confère pas des pouvoirs digne de Dragon Ball Z évidemement !
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Mer 21 Fév 2018 - 9:05

La royauté ne reconnaît pas le fascisme et d ailleurs ce type de societe n a jamais existé car le roi agissait comme un pere vis à vis de ses peuples dont il respectait les coutumes et libertés. Le fascisme est né dans un systeme republicain ; il est passé par les urnes . C est une des conséquences de la republique . Donc si la republique est mauvaise , le fascisme , né de cette dernière ne peut engendrer que de mauvais fruits . Factuellement, on a vu les résultats ; c est un etat de guerre a minima larvée . Les fruits de la republique ont donné le fascisme, le communisme et le libéralisme . Pour ces deux derniers , la Chine est un bon exemple de symbiose idéologique politique et économique.
Mais revenons à la royauté , vous semblez faire peu de cas du sacre de Clovis où Dieu a choisi ce régime pour nous , pour notre bonheur et pour que la France devienne la protectrice de l Église . N oublions pas ses effets dont l un des moindres est la sagesse que Dieu donne au roi ( l évêque du dehors) , le pouvoir de guérir les écrouelles par Son intermédiaire, sa responsabilité devant Dieu quant à la gestion de ses peuples.
N oublions pas non plus la responsabilité du royaume s il venait à se détourner de çe qui fut institué par Dieu .
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Mer 21 Fév 2018 - 9:07

Pardon pour cet oubli de ma part :"...ce type de societe n a jamais existé dans notre Monarchie car le roi..."
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mabblavet le Mer 21 Fév 2018 - 9:36

Vous n'avez pas répondu à ma question.
On ne vous demande pas l'avis subjectif de tel ou tel religieux sur Mussolini (il s'est bien trouvé des clercs assez dévoyés pour cautionner le régime de Mao ou de Chavez).
On vous demande un texte fasciste objectif (de Mussolini par exemple) qui reconnaît explicitement, non pas l'existence de Dieu, mais la souveraineté, l'autorité politique ultime de Dieu. Vous savez, ce genre de texte qu'on retrouve dans la bouche de tous les rois de France et de leurs sages conseillers).
Par exemple un Louis XIV qui enseigne dans son Testament :
Et à vous dire la vérité, mon fils, nous ne manquons pas seulement de reconnaissance et de justice, mais de prudence et de bon sens, quand nous manquons de vénération pour Celui dont nous ne sommes que les lieutenants. Notre soumission pour Lui est la règle et l’exemple de celle qui nous est due.
Ou un Richelieu dans son Testament politique :
Le règne de Dieu est le principe du gouvernement des États ; et en effet c’est une chose si absolument nécessaire, que sans ce fondement il n’y a point de Prince qui puisse bien régner, ni d’État qui puisse être heureux.
Donc je réitère ma question :
Pourriez-vous nous citer un texte fondateur du fascisme (reconnu par tous les fascistes) qui reconnaît explicitement la souveraineté de Dieu ?
avatar

Mabblavet
Titre du rang
Titre du rang



Messages : 563
Date d'inscription : 08/12/2017

http://www.viveleroy.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Mer 21 Fév 2018 - 11:21

D'après René Guenon, la chemise noire de Mussolini lors de la Marche sur Rome avait été offerte par la loge de Bologne :

https://www.andreacarancini.it/2010/03/mussolini-era-massone-lo-dice-guenon/

Bologne, ville de Grandi, maçon également. Comme Bottai, Farinacci ou Julius Evola. Le premier fascisme se voulait républicain, laïque.
Voici un livre intéressant sur le sujet :


_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mabblavet le Mer 21 Fév 2018 - 14:28

Effectivement Prince de Talmont, le Franc-Maçon de référence internationale René Guénon dit exactement ceci dans sa lettre du 12 octobre 1936 à R. Schneider :
[...] il n’en est d’ailleurs pas moins vrai qu’il [Mussolini] était Maçon, et même, détail amusant, la chemise noire avec laquelle il fit son entrée à Rome lui avait été offerte par les Loges de Bologne
avatar

Mabblavet
Titre du rang
Titre du rang



Messages : 563
Date d'inscription : 08/12/2017

http://www.viveleroy.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 14:55

@Pascal du Forez a écrit:La royauté ne reconnaît pas le fascisme et d ailleurs ce type de societe n a jamais existé car le roi agissait comme un pere vis à vis de ses peuples dont il respectait les coutumes et libertés. Le fascisme est né dans un systeme republicain ; il est passé par les urnes . C est une des conséquences de la republique . Donc si la republique est mauvaise , le fascisme , né de cette dernière ne peut engendrer que de mauvais fruits . Factuellement, on a vu les résultats ; c est un etat de guerre a minima larvée . Les fruits de la republique ont donné le fascisme, le communisme et le libéralisme . Pour ces deux derniers , la Chine est un bon exemple de symbiose idéologique politique et économique.
Mais revenons à la royauté , vous semblez faire peu de cas du sacre de Clovis où Dieu a choisi ce régime  pour nous , pour notre bonheur et pour que la France devienne la protectrice de l Église . N oublions pas ses effets dont l un des moindres est la sagesse que Dieu donne au roi ( l évêque du dehors) , le pouvoir de guérir les écrouelles par Son intermédiaire, sa responsabilité devant Dieu quant à la gestion de ses peuples.
N oublions pas non plus la responsabilité du royaume s il venait à se détourner de çe qui fut institué par Dieu .

La royauté ne reconnait pas le fascisme en tant qu'il est postérieur et qu'il a même tendance à prendre sa place de manière actualisée. Autrement si, en Italie c'est le roi Victor Emmanuel III qui a ouvert grand les portes à Mussolini dès sa victoire. Il l'aura trahi en 1945 en choisissant les démocrates-communistes (bravo la Monarchie !) pour enfin se faire rejeter d'eux et disparaître (fin de la Monarchie italienne en 1947 à cause de son comportement face à l'ennemi).
Un chef d'État plus qu'un bon père de famille (ce n'est absolument pas la même échelle) dicte la voie à suivre en vue l'élever chaque partie de la société au bien commun en vue de la finalité des hommes (bien social et Salut éternel).

Le fascisme n'est pas le rejeton de 1789, mais sa négation, c'est faux, vous faites un blocage sur la forme que se donne un régime, qui n'est qu'une forme afin de gouverner.
Vous pouvez au moins reconnaître que si l'usage de la démocratie a été fait, le régime n'était pas lui-même démocratique puisque la démocratie idéologique le combattait (républicains et démocrates-chrétiens réunis) ?
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 14:59

@Mabblavet a écrit:Vous n'avez pas répondu à ma question.
On ne vous demande pas l'avis subjectif de tel ou tel religieux sur Mussolini (il s'est bien trouvé des clercs assez dévoyés pour cautionner le régime de Mao ou de Chavez).
On vous demande un texte fasciste objectif (de Mussolini par exemple) qui reconnaît explicitement, non pas l'existence de Dieu, mais la souveraineté, l'autorité politique ultime de Dieu. Vous savez, ce genre de texte qu'on retrouve dans la bouche de tous les rois de France et de leurs sages conseillers).
Par exemple un Louis XIV qui enseigne dans son Testament :
Et à vous dire la vérité, mon fils, nous ne manquons pas seulement de reconnaissance et de justice, mais de prudence et de bon sens, quand nous manquons de vénération pour Celui dont nous ne sommes que les lieutenants. Notre soumission pour Lui est la règle et l’exemple de celle qui nous est due.
Ou un Richelieu dans son Testament politique :
Le règne de Dieu est le principe du gouvernement des États ; et en effet c’est une chose si absolument nécessaire, que sans ce fondement il n’y a point de Prince qui puisse bien régner, ni d’État qui puisse être heureux.
Donc je réitère ma question :
Pourriez-vous nous citer un texte fondateur du fascisme (reconnu par tous les fascistes) qui reconnaît explicitement la souveraineté de Dieu ?

Il ne s'agit pas là d'une simple affirmation déiste des Dieu mais bien de dire qu'il est le centre de toutes les sciences ce qui n'est pas pour faire rougir saint Thomas. On ne peut faire abstraction du contexte et depuis dans une Europe déchristianiser on ne s'étonnera pas que les chefs nationalsites se sont fait moins remarquer en ce sens (en dehors de Francisco Franco ou Oliveira Salazar sans doute). Ne confondez pas non plus ordre naturel et surnaturel, nature et grâce, Église et État...etc. Rien de subjectif ou faux, tels sont les faits.

La comparaison avec Mao est malhonnête, prenez l'exemple du Front populaire en France : le gouvernement de l'Église a aussi une diplomatie donc elle peut garder contact, maintenant les clercs auprès de ces régimes ont été les plus mauvais donnant leur aval à l'antichristianisme pernicieux de la IIIe République.

Au-delà de toutes les similitudes entre Clovis et Louis XVI, ce n'était pas non plus le même type de société. Quand un progressiste dit que «les temps changent» il a raison malgré son gauchisme. Je ne suis pas certains que l'on puisse trouver les mêmes déclarations construites dans le Haut-Moyen-Âge et pourtant c'était une royauté.


Dernière édition par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 15:06, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 15:04

@Prince de Talmont a écrit:D'après René Guenon, la chemise noire de Mussolini lors de la Marche sur Rome avait été offerte par la loge de Bologne :

https://www.andreacarancini.it/2010/03/mussolini-era-massone-lo-dice-guenon/

Bologne, ville de Grandi, maçon également. Comme Bottai, Farinacci ou Julius Evola. Le premier fascisme se voulait républicain, laïque.
Voici un livre intéressant sur le sujet :


Joseph de Maistre a été maçon, en est ensuite revenu pour être un fervent contre-révolutionnaire, comme quoi !
Mussolini a été accusé de tout, et Guénon n'est pas la meilleure des références. Il est en effet socialiste (à l'ancienne) à ses débuts et est probablement passé par les loges, ce qui ne prouve rien de plus. Il faut surtout voir en acte comment il a tenu son régime sur ce sujet pour le coup : la maçonnerie a été clairement balayée de son temps. On ne peut en faire fît, car la première mesure officielle que le fascisme prit contre la franc-maçonnerie en Italie, se produisit à la suite de la délibération du Grand Conseil National fasciste du 15 février 1923.

Les cinq raisons officielles livrées par le régime fasciste italien :
«1.    La Maçonnerie véhicule une mentalité étrangère, surtout française qui, même en France, est considérée comme anachronique.
2.    Vaine est sa prétention de se considérer comme une anti-Église, par son cosmopolitisme et par sa lutte contre les États pontificaux.
3.    Le secret corrompt les habitudes et le caractère des Italiens «enclins à la franchise et à la sincérité».
4.    L’anticléricalisme «mesquin, factieux et désuet» trouble la vie nationale et fait obstacle au rapprochement progressif entre l’Italie et la Papauté.
5.    Derrière cette façade se cache une sorte d’organisation de type « Camorra » de défense des intérêts purement privés, nuisible, surtout, dans l’armée et la magistrature. Et l’arme de cette « Œuvre maléfique » est le secret.» (discours catholique).

« Les Maçons en sommeil pourraient se réveiller. En les éliminant, nous sommes sûrs qu’ils dormiront pour toujours ! »
Benito Mussolini – Rome, le 27 octobre 1930 devant Directeurs fédéraux du Parti national fasciste.


Chose qu'il ne faut pas méconnaitre avant de canonner sur le fascisme, dernier moment de la volonté de restaurer la civilisation européenne avant qu'elle ne s'embourbe dans le subjectivisme démocratique depuis 1945 et que l'Occident entier ne semble pas en sortir.


Dernière édition par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 15:13, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Mer 21 Fév 2018 - 15:11

@Pascal du Forez a écrit:La royauté ne reconnaît pas le fascisme et d ailleurs ce type de societe n a jamais existé car le roi agissait comme un pere vis à vis de ses peuples dont il respectait les coutumes et libertés. Le fascisme est né dans un systeme republicain ; il est passé par les urnes . C est une des conséquences de la republique . Donc si la republique est mauvaise , le fascisme , né de cette dernière ne peut engendrer que de mauvais fruits . Factuellement, on a vu les résultats ; c est un etat de guerre a minima larvée . Les fruits de la republique ont donné le fascisme, le communisme et le libéralisme . Pour ces deux derniers , la Chine est un bon exemple de symbiose idéologique politique et économique.
Mais revenons à la royauté , vous semblez faire peu de cas du sacre de Clovis où Dieu a choisi ce régime  pour nous , pour notre bonheur et pour que la France devienne la protectrice de l Église . N oublions pas ses effets dont l un des moindres est la sagesse que Dieu donne au roi ( l évêque du dehors) , le pouvoir de guérir les écrouelles par Son intermédiaire, sa responsabilité devant Dieu quant à la gestion de ses peuples.
N oublions pas non plus la responsabilité du royaume s il venait à se détourner de çe qui fut institué par Dieu .

Les arguments en faveur de la royauté répété plus par soucis d'automatisme que par construction réfléchie des idées mérite tout de même analyse. Une connaissance catholique de Lorraine en faisait part ci-dessous :

«La valeur de l’argument de la durée : lorsqu’on dit que la monarchie a fait ses preuves, on parle surtout de certaines époques plus glorieuses : Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, l’épisode autour de Sainte Jeanne d’Arc, François Ier, Henri IV, Louis XIV, ce qui constitue environ 250 années de règne sur les treize siècles que compte la monarchie française. On a une vue très générale et simpliste de l’histoire, car si l’on entre dans le détail, on constate qu’il n’est guère de monarque qui soit absolument irréprochable sur tous les points concernant son agir. Du point de vue chrétien comme d’un point de vue strictement politique. Même saint Louis fut critiqué pour sa diplomatie jugée timorée envers l’empereur germanique Frédéric II et pour sa législation concernant la prostitution. Beaucoup vont même jusqu’à dire que les monarques ont une lourde part de responsabilité dans leur chute. Ce n’est donc pas un argument valable. La plupart des écrivains royalistes l’ont d’ailleurs reconnu, au moins implicitement, car ils cherchent à appuyer la légitimité monarchique par d’autres arguments que la valeur propre du monarque. Déjà avec Joseph de Maistre, ils sentaient l’insuffisance de son poids et il n’y a plus que les « purs » traditionalistes pour s’y accrocher.


La valeur de l’argument de sa catholicité : comme l’a rappelé Mgr de Ségur, l’Église n’a jamais reconnu une communication immédiate du pouvoir par Dieu au Souverain, mais bien une communication divine par l’intermédiaire de la Nation. Le vice du souverainisme consiste donc dans son mépris de l’origine divine et donc providentielle du pouvoir, mais pas dans le fait de rechercher son canal ordinaire dans la Nation. D’où l’acceptation par l’Église de multiples formes politiques au cours de Son histoire. Ce fait fut particulièrement mis en exergue par Carl Schmitt dans son essai Catholicisme Romain et Forme Politique. Non, l’Église n’a jamais demandé une obligation éternelle pour ses fidèles de soutenir une monarchie héréditaire. Léon XIII, dans son encyclique Diuturnum, le rappelait lui-même en ces termes : « Toutefois, il importe de remarquer ici que, s’il s’agit de désigner ceux qui doivent gouverner la chose publique, cette désignation pourra dans certains cas être laissée au choix et aux préférences du grand nombre, sans que la doctrine catholique y fasse le moindre obstacle. Ce choix, en effet, détermine la personne du souverain, il ne confère pas les droits de la souveraineté; ce n’est pas l’autorité que l’on constitue, on décide par qui elle devra être exercée. Il n’est pas question davantage des différents régimes politiques : rien n’empêche que l’Église n’approuve le gouvernement d’un seul ou celui de plusieurs, pourvu que ce gouvernement soit juste et appliqué au bien commun. Aussi, réserve faite des droits acquis, il n’est point interdit aux peuples de se donner telle forme politique qui s’adaptera mieux ou à leur génie propre, ou à leurs traditions et à leurs coutumes. »


La valeur de son opposition au système actuel : ce n’est pas un argument en soi, car le contraire d’une erreur n’est pas forcément la Vérité, mais peut aussi être une erreur contraire. L’Église a très souvent rencontré ce phénomène de balancier au sein des hérésies qu’Elle combattait. Le laxisme de Caramuel, par exemple, a entraîné la réaction janséniste, qui n’était pas bonne, car elle viciait l’enseignement catholique sur la Grâce. On peut noter un parallélisme surprenant entre les théories de la monarchie « de droit divin » et la théorie républicaine (oui oui) du pouvoir en ce qu’elles affirment toutes la fatalité de l’imposition de leur autorité, son immuabilité et son existence au-dessus du droit naturel. Qu’est-ce, en effet, que le dogme républicain, d’origine rousseauiste, stipulant qu’un vote du peuple visant à l’expropriation de sa souveraineté est nul et non avenu ? Cette idée que l’on voyait à l’œuvre notamment lors de l’Épuration ou même maintenant avec la lutte contre le « populisme » n’est-elle pas une simple laïcisation de la théorie gallicane du pouvoir ?»
SOURCE
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Mer 21 Fév 2018 - 16:22

Bon, je me suis peut être mal exprimé, le fascisme n a jamais existé dans l Ancien Regime et ne serait jamais né dans une monarchie , le roi y aurait veillé, au contraire de la république .En Italie , ou ailleurs, nombre de princes étaient gagnés par les idées républicaines et donc socialisantes depuis le milieu du XIX donc il n y a pas de quoi s étonner , l Italie ayant déjà fait sa révolution .
Selon moi, votre nationalisme exacerbé n a aucun avenir et me semble chretien, juste comme une façade . C est un vernis . Le fascisme et le catholique ne font pas bon menage , malgré quelques individualités qui , un temps , ont suivi le mouvement. Le fascisme a surtout cherché à s emparer de l occulte . Nietzsche doit être une de vos lectures m ce n est pas la mienne ou alors juste pour m informer .
J irai même plus loin, la royauté se battrait contre toute intention de fascisme dans notre pays .
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Mer 21 Fév 2018 - 16:52

Contrairement à ce que vous pourriez pensé , les rois, se sont battus contre le pouvoir féodal pour ramener la France à l unité, dans le respect des coutumes des peuples et si la Monarchie n est pas parfaite parce qu humaine , c est par le sacre de Clovis , que Dieu a voulu que la France soit gouvernée par un système monarchique . Et que si on y dérogeait , le malheur s abattrait sur le pays . C est bien çe que l on vit . Pour moi , le communisme, le libéralisme et le fascisme ne sont que les fruits empoisonnés de la republique . pour rien au monde , je ne chercherai une aventure fasciste ,; il y a quelques dizaines d années , on a goûté aux fruits du fascisme, non merci !
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mormagor Angrûth le Mer 21 Fév 2018 - 17:17

Bonjour Monsieur, et bienvenue par la même occasion.
J'aimerais savoir quel regard vous portez sur l'encyclique de Pie XI, Non abbiamo bisogno.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Des cendres, un feu s'éveillera.
Des ombres, une lumière jaillira;
Renouvelée sera l'épée qui fut brisée,
Le sans-couronne sera de nouveau roi.
avatar

Mormagor Angrûth
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 212
Date d'inscription : 16/12/2017
Age : 26
Localisation : Bourbonnais

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par FLF_BZH le Mer 21 Fév 2018 - 21:14

@Floriano75 a écrit:Le fascisme est la réintroduction d'une saine nature dans le champ politique il n'avait plus qu'à être sublimer par le christianisme dont il a vanté les mérites a établit les liens. Ce que Mgr Benigni a compris et agit en conséquence par exemple. Un ami avait regrouper les déclaration allemande en ce sens pour sa part ici : https://francenationaliste.wordpress.com/2017/04/06/le-iiie-reich-sous-la-banniere-du-christ/

À vous lire ici, on a l'impression que cette idéologie existait avant, ce qui est très loin d'être le cas. Il s'agit plus d'une statolâtrie, où l'État dirigé par un dictateur et un parti unique vise à tout contrôlé, et en rejetant tout ce qui n'est "national".

J'ai regardé votre lien. C'est à croire que Hitler était favorable au christianisme. C'est complètement faux. Le régime nazi s'est beaucoup attaqué à l'Église, ce qui n'est pas étonnant d'une idéologie encore plus nationaliste, statolâtre, xénophobe et criminelle, à fondement néopaïen.


@Floriano75 a écrit:Une révolution s’oppose « souvent » à un ordre traditionnel, votre adjectif trahit une possibilité. En effet, cela peut être inverse, quid de la marche sur Rome  ?

Il ne trahit pas grand-chose. Je veux dire que cela a été le cas généralement auparavant. De nos jours, on parle de révolution plus pour des révolutionnaires qui veulent chasser d'autres révolutionnaires. La marche sur Rome en est un exemple.

@Floriano75 a écrit:La nation est ce lien naturel et réel entre un état et un peuple. Si cette définition paraît « moderne » elle n’est en rien mauvaise.

Elle est foncièrement moderne. À la base, une nation est une petite communauté parlant la même langue. On est très loin d'un corps politique. Et puis, ensuite, on parle de nation pour parler d'un pays, d'un peuple tout entier, des citoyens. Et on en fait un corps politique (très théorique en fait), doté d'une souveraineté. Idée née pendant les Lumière, et ainsi s'est fabriqué le nationalisme, une idéologie donc aussi en conséquence tout ce qu'il y a de plus moderne et révolutionnaire.

Car le nationalisme prône donc au départ l'idée de nation souveraine, au mépris de la souveraineté royale, en accord avec la souveraineté de Dieu. Et par là, on tombe immanquablement dans le parlementarisme. Car on arrive à l'idée de démocratie, mais la démocratie ne peut que fonctionner concrètement dans un cadre local, proche des gens.

Et ensuite, on est passé à une défense exacerbée du pays, d'une "pureté nationale" et autres idioties du genre, pour prouver une très hypothétique supériorité, et ainsi on arrive à une xénophobie, en versant dans les théories racialistes (précision: les races n'existent pas dans l'espèce humaine), d'où des horreurs notamment au XXe siècle.

@Floriano75 a écrit:Attention à ne pas confondre la doctrine nationaliste de nos Pères avec celle de la nation républicaine de type robespierriste ou bonapartiste

De nos pères ? Qui ça ?

Effectivement, et comme je le disais un peu déjà, il y a plusieurs formes de nationalisme. En France, on différencie un nationalisme républicain, plus "de gauche" dirait-on, un nationalisme très bonapartiste, où le gaullisme en est une variante, et le pétainisme aussi sous certains aspects, un nationalisme religieux, tentative de le rendre catholique, où la religion devient en grande part un élément culturel national (ce qui est inexact), un nationalisme maurassien, mettant la "nation" avant le roi (d'où l'orléanisme de cette tendance), et enfin un nationalisme néopaïen (très européiste d'ailleurs). Ce sont les grandes tendances. Elles se combinent naturellement.

Mais le fondement est le même à la base, comme je l'ai dit.

@Floriano75 a écrit:Vouloir créer une autonomie totale des nations, ou des royaumes, est belliqueux en soi.

Possible oui. Mais de toute façon ça n'existe pas. Il y a toujours eu des interdépendances et des relations. Les nationalistes, au moins une partie d'entre eux, ont forte tendance à vouloir une autonomie totale de leur nation.

@Floriano75 a écrit:ethnarchie

Comment définissez-vous ce mot ?

@Floriano75 a écrit:Pour l’Italie, la romanité fait partie du traditionnel et de son histoire personnelle. La romanité (combiné à l’esprit grec) est même plus, puisque c’est l'origine civilisationnelle commune à tous Européens !

Deux choses:

- la romanité n'est qu'une partie de l'histoire de l'Italie, bien avant que l'Italie existe.

- et elle n'est pas directement et exclusivement commune à toute l'Europe: l'empire romain n'a pas englobé toute l'Europe, et son influence a dépassé les contours de ce "continent".

@Floriano75 a écrit:l’Étatisme, qui peut être bénéfique dans des périodes extrêmes, des cas d'interférences, de guerres et de tensions. Du reste, comme les modèles économiques entre systèmes de planification, orienté, corporatif...etc, qui peuvent différer sans forcément porter atteinte au Bien commun.

L'étatisme est fondamentalement un excès d'État par rapport à sa place traditionnelle. L'État doit essentiellement s'occuper de tout ce qu'on appelle "régalien", donc les compétences véritables du roi avant 1789: justice, armée, monnaie, diplomatie pour le principal. Le reste relevait selon le principe de subsidiarité: les affaires professionnelles aux organisations professionnelles, les affaires locales aux paroisses, villes et provinces, etc. Cela ne veut pas dire que l'État central ne doit jamais intervenir pour le reste, mais il doit le faire s'il y a vraiment des problèmes, et ce de manière exceptionnelle et sans chercher à tout contrôler.

@Floriano75 a écrit:Autrement si, en Italie c'est le roi Victor Emmanuel III qui a ouvert grand les portes à Mussolini dès sa victoire. Il l'aura trahi en 1945 en choisissant les démocrates-communistes (bravo la Monarchie !) pour enfin se faire rejeter d'eux et disparaître (fin de la Monarchie italienne en 1947 à cause de son comportement face à l'ennemi)

Victor-Emmanuel III n'était pas un monarque, sinon c'est lui qui aurait vraiment gouverné. C'était un roi de figuration, comme dans beaucoup de pays aujourd'hui. La monarchie n'est donc pas cela.

Les démocrates, communistes ou bien les fascistes, étant donné que les fondements de leurs idéologies sont communes, ça ne change pas grand-chose.

@Floriano75 a écrit:«La valeur de l’argument de la durée : lorsqu’on dit que la monarchie a fait ses preuves, on parle surtout de certaines époques plus glorieuses : Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, l’épisode autour de Sainte Jeanne d’Arc, François Ier, Henri IV, Louis XIV, ce qui constitue environ 250 années de règne sur les treize siècles que compte la monarchie française. On a une vue très générale et simpliste de l’histoire, car si l’on entre dans le détail, on constate qu’il n’est guère de monarque qui soit absolument irréprochable sur tous les points concernant son agir.

La durée est quand même un excellent indicateur. Et l'on ne se cantonnent pas sur seulement 250 ans. Il y a plus à dire. Il n'y a pas de monarques irréprochables car ce sont des hommes, on a jamais dit ça.

@Floriano75 a écrit:Même saint Louis fut critiqué pour sa diplomatie jugée timorée envers l’empereur germanique Frédéric II et pour sa législation concernant la prostitution

Le métier de roi n'est pas simple. Il faut imaginer que l'empire n'était pas un voisin négligeable. Et sur la prostitution, il a agi de manière réaliste.

@Floriano75 a écrit:La valeur de l’argument de sa catholicité : comme l’a rappelé Mgr de Ségur, l’Église n’a jamais reconnu une communication immédiate du pouvoir par Dieu au Souverain, mais bien une communication divine par l’intermédiaire de la Nation.

Une communication divine par l'intermédiaire de la nation ? Je ne sais pas d'où ça sort. Mais Monseigneur de Ségur était pénétré par 1789 de toute façon.

@Floriano75 a écrit:l’acceptation par l’Église de multiples formes politiques au cours de Son histoire.

C'est vrai. Mais en France, Dieu a préféré la monarchie très-chrétienne pour reprendre l'expression. Et via sainte Jeanne d'Arc, qui a eu pour unique mission de rétablir le roi légitime sur le trône (on est loin de la "sainte nationale", mythe très moderne et faux historiquement). C'est non seulement le régime qui a fondé ce pays progressivement (avant 496 voire 843, la France n'existait pas du tout, Vercingétorix n'a jamais fondé de "nation française"), mais le seul régime qui a favorisé et défendu la religion. On ne peut pas en dire autant des régimes nés de 1789 avec toutes les idées politiques qui les ont accompagné.

@Floriano75 a écrit:On peut noter un parallélisme surprenant entre les théories de la monarchie « de droit divin » et la théorie républicaine (oui oui) du pouvoir en ce qu’elles affirment toutes la fatalité de l’imposition de leur autorité, son immuabilité et son existence au-dessus du droit naturel.

Ici on atteint vraiment le grotesque. La monarchie de droit divin est une monarchie qui reconnaît Dieu, et où le roi est Son lieutenant. Donc il y a respect des lois divines et donc du droit naturel. Tout l'inverse du républicanisme, et donc du fascisme, du nazisme, du communisme, etc. Et la monarchie capétienne n'a jamais été totalement immuable. Évidemment, ce qui fait sa substance, elle, elle ne change pas. Mais la tradition monarchique s'est construite progressivement et est quelque chose d'assez souple. Et l'autorité royale n'a jamais été illimitée, les Lois fondamentales, les privilèges des corps intermédiaires, entre autres, ont toujours été des limites nécessaires et légitimes.
avatar

FLF_BZH
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1015
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : Bretagne

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Jeu 22 Fév 2018 - 13:59

@Pascal du Forez a écrit:Bon, je me suis peut être mal exprimé, le fascisme n a jamais existé dans l Ancien Regime et ne serait jamais né dans une monarchie , le roi y aurait veillé, au contraire de la république .En Italie , ou ailleurs, nombre de princes étaient gagnés par les idées républicaines et donc socialisantes depuis le milieu du XIX donc il n y a pas de quoi s étonner  , l Italie ayant déjà fait sa révolution .
Selon moi, votre nationalisme exacerbé n a aucun avenir et me semble chretien, juste comme une façade . C est un vernis . Le fascisme et le catholique ne font pas bon menage , malgré quelques individualités qui , un temps , ont suivi le mouvement. Le fascisme a surtout cherché à s emparer de l occulte . Nietzsche doit être une de vos lectures m ce n est pas la mienne ou alors juste pour m informer .
J irai même plus loin, la royauté se battrait contre toute intention de fascisme dans notre pays .

Votre argumentaire de départ ne tient pas : la république elle-même a vaincu l'Ancien Régime avec un roi qui n'y a même pas "veillé" à ce que ça n'arrive pas. Soyons sérieux, nul régime et nulle nation ne sont invincible. Revenir exactement comme sous Louis XXI c'est recréer les conditions qui ont amené la révolution. Peut être que s'il avait eu le même caractère guerrier et dur que Louis XV il aurait mis un terme mais cela se serait également fait dans la douleur.

Ne confondez pas ordre naturel et surnaturel, le christianisme relève d’abord du monde de la grâce, bien qu'elle nécessite la nature humaine pour l'élever. On ne peut condamner la pratique religieuse au nom d'une idée politique. Il y eut des accords positifs et directs entre l'Église et les fascismes, chose que l'on ne pourrait pas dire avec le communisme athée et la république maçonnique, avant que ne se dégradent les relations.

Il y eut plusieurs tendances au sein d'un même régime, par exemple en Allemagne entre : traditionalistes, nouvelle droite et nationaux-bolchevique. Il est évident que je souhaite reprendre celle catholique (dans un autre contexte). C'est pourquoi à aucun moment Nietzsche, Heidegger ou Guénon ne m'intéressera.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Jeu 22 Fév 2018 - 14:03

@Pascal du Forez a écrit:Contrairement  à ce que vous pourriez pensé , les rois, se sont battus contre le pouvoir féodal pour ramener la France à l unité, dans le respect  des coutumes des peuples et si la Monarchie n est pas parfaite parce qu humaine , c est  par le sacre de Clovis , que Dieu a voulu que la France soit gouvernée par un système monarchique . Et que si on y dérogeait , le malheur s abattrait sur le pays . C est bien çe que l on vit . Pour moi , le communisme, le libéralisme et le fascisme ne sont que les fruits empoisonnés de la republique . pour rien au monde , je ne chercherai une aventure fasciste ,; il y a quelques dizaines d années , on a goûté aux fruits du fascisme, non merci !

Encore une fois la république ne veut rien dire puisqu'il ne s'agit que d'une forme de régime (la franc_maçonnerie n'est qu'en a elle qu'une structure). Les 5 républiques en France (nous vivons encore dans la Vème) sont elles d'essences philosophiques individualistes, subjectivistes, ésotériques, athées...etc., là sont les véritables critères qui font mal. Dans la Rome antique, Constantin en même temps qu'empereur était chef d'une république et pourtant il a été le premier chef à se convertir au christianisme, et Théodose quant à lui, proclamer le catholicisme d'État.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Non abbiamo bisogno

Message par Floriano75 le Jeu 22 Fév 2018 - 14:10

@Mormagor Angrûth a écrit:Bonjour Monsieur, et bienvenue par la même occasion.
J'aimerais savoir quel regard vous portez sur l'encyclique de Pie XI, Non abbiamo bisogno.

Bonjour à vous,

Bonne question !
«Non abbiamo bisogno» (que j'ai lu) ne condamne pas le fascisme "in sé", aussi sûr que «Unam Sanctam» de Boniface VIII ne condamne pas la Monarchie en soi : pourtant, Philippe Lebel a eu un comportement ingrat à l'égard de l'Église, avec une mauvaise volonté d'humilier le pape comme jamais et il s'agit bien là pourtant de notre monarchie française. Le Saint-Empire par exemple était non héréditaire, mais électoral ce qui ne leur a pas empêché d'être la résurgence chrétienne de l'Empire romain durant tout le Moyen-Age ; et que Napoléon est venu abattre...
Seul le communisme fut explicitement condamné au titre de doctrine «intrinsèquement pervers».
Autrement l'Église dispense toujours d'un enseignement magistériel auquel nous devons être filialement liés même quand ce n'est pas infaillible (mode d'utilisation du magistère et objet» concerné. L'Église a eu donc raison de dénoncer le côté césariste du régime, mais cette lettre encyclique moins importante que Mit brennender Sorge, apparaît en grande partie comme un conflit structurel avec l'action des familles catholiques italiennes, déjà éprises de démocratie chrétienne qui s'est vu culminer à Vatican II.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Réponse à " FLF_BZH"

Message par Floriano75 le Jeu 22 Fév 2018 - 14:32

L'ethnarchie est la nécessité d'une société internationale dans l'ordre universel, à titre temporel, donc un autre corps organique de la société (qui n'est pas l'Église romaine et qui a un autre rôle ne remplaçant rien son action), car c'est ce vers quoi l'on va irrémédiablement (avancée technologique).

Je disais que la dictature avait une vocation temporaire afin de cristalliser les énergies dans un contexte donné difficile (en tant que remède pénible). Ce style de régime a vocation a s’apaiser après avoir renouvelé son «aristocratie» propre (quand elle le nécessite). Prenez le cas de la politique de l’Église pour faire un parallèle : son pouvoir (politique j’entends) qui n’est que médiatement direct, et pourtant, en cas de conflit grave (ou cas d'interférence) elle peut agir plus durement ( à l'«excès» si j'ose dire) pour rétablir la situation. Una Sanctam est un cas de cet action politique qui se durcit contre un régime qui abuse.

Hitler était favorable au christianisme c'est un fait, il était aussi baptisé Autrichien. «Le régime nazi» comme vous dites était composer de diverses tendances en tant qu’union nationale on ne peut tout globaliser parmi ces tendances. Aussi, la sociologie allemande faisait qu’il y avait autant de protestants que de catholiques, avec des néo-païens de surcroît dans le lot. L’anathème ne peut être jeté sans distinction subtile. Je ne sais pas ce que vous appelez xénophobe (terme de psychologie usé par les gauchistes), ils étaient tout naturellement fiers de leur race :
«Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable, – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu» Mit brenneder Sorge.
Mettre républicanisme, fascisme, nazisme et communisme dans le même sac n’est pas possible.

La notion de nation moderne n’est pas forcément un mal en soi, c’est plutôt un aboutissement logique d'une société. Que nos rois auraient très bien pu mener et ils avaient d'ailleurs déjà commencé à le faire (sans avoir abouti, ce que la révolution a osé faire a leurs places). La théorie doit être basée sur les réalités naturelles, ce que le nationalitarisme ne fait pas, et que s’efforce de faire le nationalisme (qui n’a rien à voir). Être fier de soi n’est pas vouloir tuer les autres, mais au contraire puisque nous respectons et comprenons ensuite ceux qui sont animés du même sentiment que nous. Tout est histoire de mesure ici. Vous semblez croire naïvement à la thèse exterminationniste. C’est embêtant !

Si la romanité n'est qu'une partie de l'histoire de l'Italie, on pourrait en dire autant de la royauté Franque/Française. D’où l’importance de ne pas tomber dans un historicisme ou de se bloquer une période précise (style saint Louis, bien que c’eût été une grande période) telle une nostalgie stérile et sclérosée. Sinon exact l’Empire romain est plus méditerranéen que continental.

Victor-Emmanuel III c’était bien la monarchie, un temps où elle avait perdu sa place, mais persistait. Je ne vois pas où vous trouvez que Monseigneur de Ségur était pénétré par 1789… Vous semblez aussi plus augustinien que d’inspiration thomiste.

Si vous préférez, je suis intégraliste, pour ne pas user du terme nationalisme qui rapporte directement à la nation en étymologie.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Pascal du Forez le Jeu 22 Fév 2018 - 14:47

La republique est une dictature , un ensemble de règles définies par des occultes que n ont jamais renier le racisme , qui est un des fruits à l image de son trône. La rep ne veut rien dire mais bien sûr , pourtant elle est omniprésente, omnisciente et pèse comme une chape de plomb . Allégation un peu facile parce que vous ne voulez pas en reconnaître la paternité de votre systeme . Décidément, le sophisme est roi .
avatar

Pascal du Forez
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 160
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Herlacyng le Jeu 22 Fév 2018 - 16:49

@Floriano75 a écrit:Hitler était favorable au christianisme c'est un fait, il était aussi baptisé Autrichien. «Le régime nazi» comme vous dites était composer de diverses tendances en tant qu’union nationale on ne peut tout globaliser parmi ces tendances.

Il était surtout favorable à un christianisme à sa sauce où l'héritage de l'Ancien Testament est systématiquement rejeté et Jésus Christ un héros nordique combattant le Judaïsme. Saint Paul était vu comme un menteur d'obédience juive. Hitler aurait souhaité que ce christianisme positif soit la seule religion en Allemagne, se confondant avec son parti ! Je ne vois pas du tout ce qu'il y a de chrétien là-dedans.

Je ne sais pas ce que vous appelez xénophobe (terme de psychologie usé par les gauchistes), ils étaient tout naturellement fiers de leur race [...] Vous semblez croire naïvement à la thèse exterminationniste. C’est embêtant !

"Fiers de leur race", quel doux euphémisme ! Vous défendez des gens qui ont mené la guerre contre notre propre peuple ! C'est vrai, pour ne citer que des exemples, que réduire des millions de Slaves en esclavage, ce n'est rien, l'eugénisme des Nazis, ce n'est rien ! Laughing Il n'y a même pas besoin de parler des Juifs pour faire du régime nazi un régime criminel. Même l'Italie fasciste, si elle semblait plus douce, avait son programme d'espace vital au dépend d'autres peuples.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Aux échecs, le Fou est toujours à côté du Roi !
avatar

Herlacyng
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 200
Date d'inscription : 12/01/2018
Age : 24
Localisation : Généralité de Moulins

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mabblavet le Jeu 22 Fév 2018 - 21:13

Quel verbiage ! C'est désespérant le nombre de contre-vérités que vous pouvez asséner en une phrase. Mais peut-être est-ce une tactique pour multiplier les fronts et ainsi noyer la question qui vous dérange tant depuis le début de cet entretien :
Je la reformule donc une troisième fois. Vous dites :
@Floriano75 a écrit:Le fascisme est en réalité une négation catégorique de 1789
On vous répond que régimes politiques traditionnels et modernes se distinguent par leur justification, par l'origine reconnue et affichée de la souveraineté :
- les régimes traditionnels trouvent leur justification hors d'eux-mêmes, dans la divinité (on parle d'hétéronomie). Par exemple en France, lors du Sacre, le roi reconnaît institutionnellement la suzeraineté du Dieu et jure de suivre la feuille de route divine en gouvernant selon la loi naturelle et en défendant l’Église. C'est ainsi que lors du Discours de la flagellation, Louis XV menace les parlementaires qui prétendent représenter une Nation ayant une vie propre indépendante du roi
d’employer tout le pouvoir que j’ai reçu de Dieu, pour préserver mes peuples des suites funestes de telles entreprises.
- les régimes modernes (post-1789) trouvent leur justification dans la Nation même, dans l'homme (on parle d'autonomie). C'est précisément le rêve de ces parlementaires opposants à Louis XV qui se voit réalisé quelques décennies plus tard dans l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme :
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Il y a donc un avant et un après 1789 avec des régimes qui se définissent institutionnellement par l'origine de la souveraineté, soit l'hétéronomie, soit l'autonomie.

Encore une fois, on se fiche ici de l'opinion ou des fantasmes que véhicule le fascisme (que ce soit les vôtres ou ceux de ses opposants), on vous demande simplement, pour vous croire, de nous fournir un texte dans lequel le gouvernement fasciste reconnaît institutionnellement la souveraineté ultime de Dieu, comme c'était le cas dans les régimes d'avant 89.

Inutile espérer quelque crédit sur ce forum légitimiste si vous ne répondez pas à cette question si élémentaire mais fondamentale.
avatar

Mabblavet
Titre du rang
Titre du rang



Messages : 563
Date d'inscription : 08/12/2017

http://www.viveleroy.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Lambda le Ven 23 Fév 2018 - 16:30

Echange intéressant.
Mr Rouanet se défend bien, mais les remarques des autres intervenants font mouche également, avec une grande pertinence, quelle passe d'armes, quelle lucidité. Vos lames brillent au soleil du matin, messieurs.

Les amoureux des vrais châteaux ne se font pas berner par les châteaux de cartes, à ce que je vois. Very Happy

Si je peux me permettre une petite remarque : Mr Florian Rouanet, vous vous retrouvez là en face, pas totalement mais partiellement, des remarques de Mr Philippe Ploncard d'Assac face aux contradictions politiques et spirituelles des Sidos, oeuvre française, Rivarol, Benedetti, Ayoub et consorts : ce sont là essentiellement des athées, des matérialistes, qui sont donc, qu'ils le veuillent ou non, dans la lignée des révolutionnaires gauchistes athées, poussant au matérialisme moderne et à l'ego décadent. C'est à dire que certaines choses ne tiennent pas debout dans leurs concepts et que si ces gens étaient au pouvoir, nous obtiendrions à terme.... le même monde actuel que nous avons ! Car ils se feraient renverser par le peuple, au bout d'un moment, car ils n'ont rien à apporter de transcendant. (et c'est l'Histoire : voir Mussolini, Salazar, Hitler, Staline, Franco, etc, ils ont TOUS donné lieu à l'autre facette de leur matérialisme : le chaos libéral et libertaire).
C'est à dire que, philosophiquement, le matérialisme décadent se présente sous 2 formes : la dictature fasciste matérialiste (qui peut user hypocritement de religion, juste par manipulation et non par conviction profonde), et le libéralisme libertaire athée. Mais c'est la même pièce, la face et son revers, et on tourne en rond avec ces gens, l'un succédant inévitablement à l'autre, car il n'y a pas de porte de sortie avec eux, pas de Transcendance.
Le caractère pérenne d'une civilisation tient à la projection spirituelle de ses membres, elle tient à l'élévation spirituelle comme direction et but, et à défaut de cela, ce sera zéro, du matérialisme, des révolutions, de l'athéisme, des gens sans scrupules, sans morale, qui détruiront pays et civilisation, bref, notre monde moderne.
AUCUNE civilisation digne de ce nom ne s'est créée sans religion ou spiritualité, aucune, ça n'existe pas. Et c'est le matérialisme qui les fait toutes disparaitre.

J'ai vu vos vidéos avec Mr Ploncard d'Assac, et celles avec Mrs Bourbon et Gandillon, merci pour tout cela, mais franchement, quand Mr Ploncard d'Assac a énoncé les contradictions énormes de l'oeuvre française, de Mrs Benedetti, Bourbon, Sidos, on aurait aimé une contradiction intellectuelle de votre part à ce sujet, car Mr Ploncard avait raison sur leur défense de la franc maçonnerie, sur leur gaullisme, leur sionisme implicite ou conscient, leur athéisme, etc. Non ?

Pour terminer, je vais me projeter sur ce que je crois comprendre de la position de Mr Rouanet :
un réalisme pragmatique qui sait bien que le fait religieux ne rassemblera plus les foules, et qui par conséquent, préfère passer par le fascisme, apparemment plus moderne (?), pour plus d'efficacité.
Je comprends un peu la démarche, elle est celle de l'homme qui ne veut pas se laisser abattre, mais combattre, quitte à rabaisser le niveau du concept global, pour pouvoir rassembler. Grave concession, pour des gens qui s'intitulent "sans concession"...
Je pense que ce combat là n'a pas de vie, pas d'avenir, c'est un miroir aux alouettes, car les gens se sont encore plus éloignés des solutions de brutalité extrême, de racialisme, de dictature, que de la religion. Une partie de la population se tourne encore vers le catholicisme ou d'autres religions, mais qui accepterait un dictateur matérialiste en Occident ?
avatar

Lambda
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 142
Date d'inscription : 23/02/2018

Revenir en haut Aller en bas

Racisme - Dictature

Message par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:23

@Pascal du Forez a écrit:La republique est une dictature , un ensemble de règles définies par des occultes que n ont jamais renier le racisme , qui est un des fruits à l image de son trône. La rep ne veut rien dire mais bien sûr , pourtant elle est omniprésente, omnisciente et pèse comme une chape de plomb . Allégation un peu facile parce que vous ne voulez pas en reconnaître la paternité de votre systeme . Décidément, le sophisme est roi .

Si par racisme on entend une simple défense des races particulières dans l'ordre universel je n'y vois aucun inconvénient. Seul le matérialisme biologique athée est condamnable, ou ce qui divinise la nature au dehors de son ordre propre.

Pour ce qui  est de l'État et de la dictature :
Votre francité non dépassable ainsi que le blocage sur la royauté vous fait méconnaitre des thèmes pourtant classiques de la philosophie politique. À l'origine, la dictature est une institution de la République romaine. Ces notions existent depuis l'antiquité alors cette république faite d'abstractions issue de 1789 n'a rien à voir avec ce dont on parle. Le dictateur reçoit la mission de rétablir l'ordre républicain dans un temps limité. La dictature "souveraine", spécifiquement moderne est quant à elle illimitée et vise à créer un nouvel ordre.
Si l'expérience ultérieure du XXe siècle a disqualifié la notion de dictature, l'interrogation sur les situations où l'État de droit est confronté à ses limites n'a rien perdu de son actualité : les mesures " antiterroristes " en attestent aujourd'hui.

La dictature peut être bénéfique selon un état d'exception qui désigne une situation devant laquelle l'État (ou gouvernement) doit faire face à un grave péril. Il ne peut assurer sa sauvegarde qu'en méprisant les règles légales qui régissent normalement son activité, au moins pour un temps. La situation officielle "d'anti terrorisme" actuelle devrait normalement appeler à la suppression de la démocratie.
Carl Schmitt est très bon en ce domaine.

Aussi, cette république est une tyrannie oligarchique qui vit sur des abstractions tel un mort vivant.
Le mot de moderne est un synonyme de contemporain ce n'est pas une insulte en soi. Le problème est de penser que le Monde s'est arrêté de tourner depuis 1789 comme si la vie n'existait plus. Ou encore d'être franco-centré comme si les monarchies non françaises ne valaient rien ou encore quelles sont forcément menées par des principes bons. Les monarchies arabes sont islamiques et différentes des nôtres.

République ou Monarchie : «sont de simples ombres sans corps, des récipients qui admettent des contenus contraires, des recettes capables de vous guérir ou de vous tuer.»
Onesimo Redondo - Textos de doctrina politica.
Ce que l'on retiendra de la Monarchie est une institution du gouvernement d'un seul (mono-archie) ayant fait ses preuves à l'époque médiévale.


Dernière édition par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:55, édité 2 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

National-socialisme - Néo christianisme

Message par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:24

@Herlacyng a écrit:
@Floriano75 a écrit:Hitler était favorable au christianisme c'est un fait, il était aussi baptisé Autrichien. «Le régime nazi» comme vous dites était composer de diverses tendances en tant qu’union nationale on ne peut tout globaliser parmi ces tendances.

Il était surtout favorable à un christianisme à sa sauce où l'héritage de l'Ancien Testament est systématiquement rejeté et Jésus Christ un héros nordique combattant le Judaïsme. Saint Paul était vu comme un menteur d'obédience juive. Hitler aurait souhaité que ce christianisme positif soit la seule religion en Allemagne, se confondant avec son parti ! Je ne vois pas du tout ce qu'il y a de chrétien là-dedans.

Je ne sais pas ce que vous appelez xénophobe (terme de psychologie usé par les gauchistes), ils étaient tout naturellement fiers de leur race [...] Vous semblez croire naïvement à la thèse exterminationniste. C’est embêtant !

"Fiers de leur race", quel doux euphémisme ! Vous défendez des gens qui ont mené la guerre contre notre propre peuple ! C'est vrai, pour ne citer que des exemples, que réduire des millions de Slaves en esclavage, ce n'est rien, l'eugénisme des Nazis, ce n'est rien ! Laughing Il n'y a même pas besoin de parler des Juifs pour faire du régime nazi un régime criminel. Même l'Italie fasciste, si elle semblait plus douce, avait son programme d'espace vital au dépend d'autres peuples.

Ne pas confondre l'action de cet idéologue d'Alfred Rosenberg, en orbite autour du national-socialisme et écarté par Hitler, avec Hitler lui-même. C'est l'ouvrage «Le mythe du XXIe siècle» et son "néo christianisme" dénoncés par l'Église à juste titre que vous mentionnez.
L'Ancien Testament a son importance en ce qu'il rappelle l'Ancienne Alliance et annonce la venue du Christ messie.

Il faut voir les fascismes comme un caractère d'abord doctrinal, national et universel, les accidents humains de l'histoire et le cas de guerre relèvent évidemment d'un autre cadre. Si le «duo franco-allemand» décide de se faire la guerre, alors l'Europe ne sera jamais stable et se fera tôt ou tard manger par l'Orient (Asie).

Je suis prêt à reconnaitre les imperfections que ce courant a amenées cependant sans omettre de mettre en évidence les points positifs ayant voulu défendre le Monde blanc avant qu'il ne sombre dans la décadence et le cosmopolitisme actuel.


Dernière édition par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:46, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Thomisme - Léon XIII - Mussolini

Message par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:33

@Mabblavet a écrit:Quel verbiage ! C'est désespérant le nombre de contre-vérités que vous pouvez asséner en une phrase. Mais peut-être est-ce une tactique pour multiplier les fronts et ainsi noyer la question qui vous dérange tant depuis le début de cet entretien :
Je la reformule donc une troisième fois. Vous dites :
@Floriano75 a écrit:Le fascisme est en réalité une négation catégorique de 1789
On vous répond que régimes politiques traditionnels et modernes se distinguent par leur justification, par l'origine reconnue et affichée de la souveraineté :
- les régimes traditionnels trouvent leur justification hors d'eux-mêmes, dans la divinité (on parle d'hétéronomie). Par exemple en France, lors du Sacre, le roi reconnaît institutionnellement la suzeraineté du Dieu et jure de suivre la feuille de route divine en gouvernant selon la loi naturelle et en défendant l’Église. C'est ainsi que lors du Discours de la flagellation, Louis XV menace les parlementaires qui prétendent représenter une Nation ayant une vie propre indépendante du roi
d’employer tout le pouvoir que j’ai reçu de Dieu, pour préserver mes peuples des suites funestes de telles entreprises.
- les régimes modernes (post-1789) trouvent leur justification dans la Nation même, dans l'homme (on parle d'autonomie). C'est précisément le rêve de ces parlementaires opposants à Louis XV qui se voit réalisé quelques décennies plus tard dans l'article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme :
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Il y a donc un avant et un après 1789 avec des régimes qui se définissent institutionnellement par l'origine de la souveraineté, soit l'hétéronomie, soit l'autonomie.

Encore une fois, on se fiche ici de l'opinion ou des fantasmes que véhicule le fascisme (que ce soit les vôtres ou ceux de ses opposants), on vous demande simplement, pour vous croire, de nous fournir un texte dans lequel le gouvernement fasciste reconnaît institutionnellement la souveraineté ultime de Dieu, comme c'était le cas dans les régimes d'avant 89.

Inutile espérer quelque crédit sur ce forum légitimiste si vous ne répondez pas à cette question si élémentaire mais fondamentale.

Relisez saint Thomas d'Aquin, vous confondez nature et grâce et c'est ce en quoi je ne taper pas à côté depuis le début : l'État-nation (ou gouvernement royal  à l'époque) est une vérité d'ordre naturel et trouve sa justification en tant qu'aboutissement pour diriger une société faite d'hommes particuliers (un peuple) devant l'universel. L'autorité venant de DIeu l'est ispo facto, puisque toute autorité vient de Dieu ; ou est sinon permise par Lui (saint Paul).

Léon XIII pape contemporain, qui a réactivé le thomisme perdu en son époque, a pourtant bien actualisé ces distinctions subtiles :
   «Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui, dans l’homme, constitue l’union de l’âme et du corps. […] Ainsi, tout ce qui dans les choses humaines est sacré à un titre quelconque, tout ce qui touche au salut des âmes et au culte de Dieu, soit par sa nature, soit par rapport à son but, tout cela est du ressort de l’autorité de l’Église. Quant aux autres choses qu’embrasse l’ordre civil et politique, il est juste qu’elles soient soumises à l’autorité civile, puisque Jésus-Christ a commandé de rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»
   «Chacun d’eux, le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil, dans son ordre est souverain (…) Chacun d’eux est donc circonscrit dans une sphère où il peut se mouvoir et agir en vertu des droits qui lui sont propres (…) C’est donc à l’Église, non à l’État, qu’il appartient de guider les hommes vers les choses célestes, et c’est à elle que Dieu a donné le mandat de connaître et de décider de tout ce qui touche à la religion.»
   «De même qu’il n’est permis à personne de négliger ses devoirs envers Dieu, et que le plus grand de tous les devoirs est d’embrasser d’esprit et de cœur la religion, non pas celle que chacun préfère, mais celle que Dieu a prescrite et que des preuves certaines et indubitables établissent comme la seule vraie entre toutes, ainsi les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile, ou en admettre une indifféremment selon leur bon plaisir.»

Lettre encyclique de S.S. le Pape Léon XIII – Immortale Dei.


Document pour l'histoire des idées - Le fascisme mussolinien face à 1789 (qui n'a donc rien avoir avec l'opinion d'un auteur mais du premier chef fasciste incontesté) :

« L'État fasciste ne se crée pas  un « Dieu » particulier comme Robespierre a  voulu le faire un jour, dans  l'extrême  délire  de  1a  Convention;  il ne  cherche  pas  non  plus  vainement  à  l'effacer des  âmes,  ainsi  que le bolchévisme.»

«Le libéralisme n’eut que quinze ans de faveur. Il naquit en 1830, par réaction contre la Sainte Alliance qui voulait ramener l’Europe au régime antérieur à 1789, et il eut son année de splendeur en 1848, quand Pie IX lui-même fut libéral. Aussitôt après, commença la décadence.»

«Les négations fascistes du socialisme, de la démocratie, du libéralisme, ne doivent cependant pas faire croire que le fascisme entend ramener le monde à ce qu’il était avant 1789, date qui est considérée comme l’année d’inauguration du siècle démo-libéral. On ne revient pas en arrière. La doctrine fasciste n’a pas choisi de Maistre pour prophète. L’absolutisme monarchique a fait son temps, au même titre que ecciésiolâtrie, que les privilèges féodaux ou les castes fermées à cloisons étanches. L’idée fasciste d’autorité n’a rien à voir avec l’État policier. Un parti qui gouverne une nation « totalitairement » est un fait nouveau dans l’histoire. Les rapprochements et les  comparaisons sont impossibles. Des décombres des doctrines libérales, socialistes, démocratiques, le fascisme extrait les éléments qui ont encore une valeur vitale. Il conserve ce que l’on pourrait appeler les faits acquis de l’histoire, et il rejette tout le reste, c’est-à-dire la conception d’une doctrine bonne pour tous les temps et pour tous les peuples.»

«Un État qui s’appuie sur des millions d’individus qui le reconnaissent, le sentent et sont prêts à le servir, n’est pas l’État tyrannique du seigneur du Moyen-Âge. Il n’a rien de commun avec les États absolutistes d’avant ou d’après 1789. L’individu dans l’État fasciste n’est pas annulé, mais bien plutôt multiplié, de même que dans un régiment un soldat n’est pas diminué, mais multiplié par le nombre de ses compagnons d’armes.»

«Aujourd’hui, j’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation, est universel: italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XX e
siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite.
Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. Il résout en effet le triple problème des rapports entre l’État et l’individu, entre État et les groupements, entre des groupements quelconques et des groupements organisés ».

«Nous représentons un principe nouveau dans le monde, nous représentons l’antithèse nette, catégorique, définitive de la démocratie, de la ploutocratie, de la maçonnerie, en un mot, de tout le monde des immortels principes de 1789 ».
Benito Mussolini - La doctrine du fascisme.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Milieu nationaliste - Catholicisme

Message par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 20:44

@Lambda a écrit:Echange intéressant.
Mr Rouanet se défend bien, mais les remarques des autres intervenants font mouche également, avec une grande pertinence, quelle passe d'armes, quelle lucidité. Vos lames brillent au soleil du matin, messieurs.

Les amoureux des vrais châteaux ne se font pas berner par les châteaux de cartes, à ce que je vois. Very Happy

Si je peux me permettre une petite remarque : Mr Florian Rouanet, vous vous retrouvez là en face, pas totalement mais partiellement, des remarques de Mr Philippe Ploncard d'Assac face aux contradictions politiques et spirituelles des Sidos, oeuvre française, Rivarol, Benedetti, Ayoub et consorts : ce sont là essentiellement des athées, des matérialistes, qui sont donc, qu'ils le veuillent ou non, dans la lignée des révolutionnaires gauchistes athées, poussant au matérialisme moderne et à l'ego décadent. C'est à dire que certaines choses ne tiennent pas debout dans leurs concepts et que si ces gens étaient au pouvoir, nous obtiendrions à terme.... le même monde actuel que nous avons ! Car ils se feraient renverser par le peuple, au bout d'un moment, car ils n'ont rien à apporter de transcendant. (et c'est l'Histoire : voir Mussolini, Salazar, Hitler, Staline, Franco, etc, ils ont TOUS donné lieu à l'autre facette de leur matérialisme : le chaos libéral et libertaire).
C'est à dire que, philosophiquement, le matérialisme décadent se présente sous 2 formes : la dictature fasciste matérialiste (qui peut user hypocritement de religion, juste par manipulation et non par conviction profonde), et le libéralisme libertaire athée. Mais c'est la même pièce, la face et son revers, et on tourne en rond avec ces gens, l'un succédant inévitablement à l'autre, car il n'y a pas de porte de sortie avec eux, pas de Transcendance.
Le caractère pérenne d'une civilisation tient à la projection spirituelle de ses membres, elle tient à l'élévation spirituelle comme direction et but, et à défaut de cela, ce sera zéro, du matérialisme, des révolutions, de l'athéisme, des gens sans scrupules, sans morale, qui détruiront pays et civilisation, bref, notre monde moderne.
AUCUNE civilisation digne de ce nom ne s'est créée sans religion ou spiritualité, aucune, ça n'existe pas. Et c'est le matérialisme qui les fait toutes disparaitre.

J'ai vu vos vidéos avec Mr Ploncard d'Assac, et celles avec Mrs Bourbon et Gandillon, merci pour tout cela, mais franchement, quand Mr Ploncard d'Assac a énoncé les contradictions énormes de l'oeuvre française, de Mrs Benedetti, Bourbon, Sidos, on aurait aimé une contradiction intellectuelle de votre part à ce sujet, car Mr Ploncard avait raison sur leur défense de la franc maçonnerie, sur leur gaullisme, leur sionisme implicite ou conscient, leur athéisme, etc. Non ?

Pour terminer, je vais me projeter sur ce que je crois comprendre de la position de Mr Rouanet :
un réalisme pragmatique qui sait bien que le fait religieux ne rassemblera plus les foules, et qui par conséquent, préfère passer par le fascisme, apparemment plus moderne (?), pour plus d'efficacité.
Je comprends un peu la démarche, elle est celle de l'homme qui ne veut pas se laisser abattre, mais combattre, quitte à rabaisser le niveau du concept global, pour pouvoir rassembler.  Grave concession, pour des gens qui s'intitulent "sans concession"...
Je pense que ce combat là n'a pas de vie, pas d'avenir, c'est un miroir aux alouettes, car les gens se sont encore plus éloignés des solutions de brutalité extrême, de racialisme, de dictature, que de la religion. Une partie de la population se tourne encore vers le catholicisme ou d'autres religions, mais qui accepterait un dictateur matérialiste en Occident ?

M. Ph. Ploncard d'Assac auquel j'ai déjà répondu (Sur deux articles me concernant) n'a pas la critique détaillée que vous faites, il tourne autour de deux trois devises comme il a la mauvaise habitude de le faire (et toujours au moins en partie fausse). Les personnalités citées sont bien différentes les unes des autres et pour ce qui est de Pierre Sidos ou André Gandillon ils sont catholiques pratiquants et convaincus, non athées, ce qui serait leurs faire insulte de le dire. Idem pour Franco. Pour ce qui est de leur prétendu sionisme, maçonnisme ou encore gaullisme je trouve la remarque infondée, improuvable et à côté de la plaque tant c'est le contraire qui est démontrable !
Les régimes nationalistes du XXe ont été abattus par des faits de guerres et de géopolitique, si la défaite voulait dire rejet de Dieu cela voudrait dire que Dieu apprécie les régimes républicains athées qui ont succédé. Ou encore que la mort de la monarchie est causée par Dieu (ce qui constituait une incohérence crasse pour vous). Ne confondez pas les deux ordres temporel et spirituel : jamais la religion ne promet de victoire temporelle, mais seulement spirituelle. Cela n'a rien à voir.

Nous sommes  d'accord pour  l'élévation spirituelle, mais ces régimes ont fait de leur mieux après les restes de matérialisme/subjectivisme/capitalisme..etc qui perduraient à leur arrivée.
Enfin, je ne propose pas une dictature éternelle, bête et méchante, et encore moins l'absence de catholicisme. La foi catholique est religion universellement vraie et aucune restauration de l'homme, ni nationale, ne se fera sans elle : bien que cela soit relatif au Salut des Âmes hautement plus supérieur et important dans son ordre propre.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Lambda le Ven 23 Fév 2018 - 22:13

Merci pour votre réponse, Florian, j'ai l'habitude de dire dans la sphère natio que vous êtes l'un des seuls à répondre précisément aux questions, et cela se vérifie une fois de plus, ce qui est une marque de respect et de cohérence de votre part, bravo.
(j'ai déjà discuté directement, par mail, avec Mr Ploncard d'assac, Marion Sigaut et quelques autres, et eux aussi répondent).

Dans mon post, il n'était pas question de critique envers Mr Gandillon, ni de ma part, ni de la part de Mr Ploncard d'assac. Je n'ai jamais vu Mr Gandillon s'empétrer dans des erreurs grossières ou contradictions, comme le font certains autres.
Il est bien trop fin pour cela.

Je prends note de votre réponse concernant Mr Ploncard, en effet, il trouve trop souvent le moyen de se chamailler avec pas mal de gens. Même un observateur extérieur le constaterait sans peine.

En revanche, sur le présent sujet, je n'ai pas dit que c'est Dieu qui avait rejeté les régimes nationalistes ou monarchies, non, non, car, en effet, ce sont bien les mécanismes géo et sociopolitiques qui engendrent des changements, sans cesse.
Et c'est là le problème, il me semble : la dictature à la romaine, ou la démocratie républicaine, ont pour fondement commun le matérialisme philosophique, qui est d'une instabilité sans nom, l'un appelant sans cesse l'autre à lui succéder, puisque le matérialisme est aveugle et chaotique.
La fin de la monarchie est pour moi un cas particulier, la signature que le peuple sombrait dans le matérialisme, en plus des erreurs graves des derniers monarques (guerres inutiles, privilèges excessifs dénotant une absence de religiosité réelle, etc). A un moment donné, peuples et élites font le choix de la facilité matérialiste, et le payent comptant.

Je suis d'accord avec vous, la religion propose une victoire spirituelle, elle est là pour ça. Cependant, il convient, si l'on se base sur notre Histoire, qu'elle soit enseignée aussi avec un minimum de vigueur en société, afin que les enfants soient éduqués dans cette voie, sinon, la nature ayant horreur du vide, la religion serait remplacée par du n'importe quoi, comme à notre époque, ce qui donne une direction vers la fin de civilisation.

@Floriano75 a écrit:
La dictature peut être bénéfique selon un état d'exception qui désigne une situation devant laquelle l'État (ou gouvernement) doit faire face à un grave péril. Il ne peut assurer sa sauvegarde qu'en méprisant les règles légales qui régissent normalement son activité, au moins pour un temps. La situation officielle "d'anti terrorisme" actuelle devrait normalement appeler à la suppression de la démocratie.
Carl Schmitt est très bon en ce domaine.

Le bénéfice des dictatures n'est pas démontré du tout.
Il me semble que vous et Mr Schmitt oubliez l'Histoire :
L'Occident était en péril libéral et communiste, ainsi, des dictatures en grand nombre sont survenues, partout, pour sauver du péril dont vous parlez : Hitler, Salazar, Mussolini, Franco, Staline, Mao, etc. Ces dictatures nombreuses n'étaient pas des faux-semblants, elles ont même donné lieu à des tyrannies sans précédent sur toute la planète, et pourtant, regardez ce qui se passe : même pas 30 ans après elles, nous sombrons, par contre-coup, dans une décadence stratosphérique jamais vue non plus dans le passé, donc, on est en droit de poser la question de l'utilité réelle de ces dictatures !
Si c'est pour générer un contre-coup politique et susciter des mai 68 et des révolutions libérales-libertaires, et des immigrations sans précédent, merci, on s'en serait bien passé.
Car il ne faut pas oublier que les révolutions se font avec, pour motivations, les excès des régimes précédents.
Regardez : ces dictatures étaient vissées sur le racisme, et que voit-on 30 ans après ces dictatures ? Des immigrations massives, du jamais vu ! Et du mondialisme anti-nationaliste !
Vous ne faites pas le lien ?
Pourtant, il y en a un, les 2 logiques, matérialistes, se tiennent par la main, comme larrons en  foire ! L'un entrainant l'autre, à terme.

C'est pour cela que je n'y crois pas.
Il faut un régime pérenne, et seule la monarchie l'a été pendant 1500 ans.
Elle n'est pas un idéal parfait, mais possède une stabilité intéressante, si les monarques, nobles et peuples maintiennent un minimum de cap spirituel.
(ce qui ne fut pas le cas aux 17 et 18ème siècle, on est d'accord...).

@Floriano75 a écrit:
République ou Monarchie : «sont de simples ombres sans corps, des récipients qui admettent des contenus contraires, des recettes capables de vous guérir ou de vous tuer.»
Onesimo Redondo - Textos de doctrina politica.
Ce que l'on retiendra de la Monarchie est une institution du gouvernement d'un seul (mono-archie) ayant fait ses preuves à l'époque médiévale.

D'accord pour la citation, il est nécessaire que les dirigeants et peuples aient un minimum de spiritualité, sinon rien ne tient. A un moment donné, ce n'est plus l'organisation du monde extérieur qui parle, mais le niveau intérieur des gens.

Par contre, s'il vous plait, on ne retiendra pas seulement que "la monarchie fut le gouvernement d'un seul au moyen âge" !
Car c'est elle qui a bâti la Nation, lui a donné ses frontières, son identité, sa religion, ses hospices, ses hopitaux, ses écoles, ses orphelinats, ses bonnes moeurs, sa culture, son art, etc ! Bref, c'est elle qui a bâti la civilisation !

Les dictateurs, tous imbéciles et criminels, du XXème siècle, auraient été totalement incapables de bâtir quelque civilisation que ce soit, d'ailleurs, ils n'ont fait au final que tuer, guerroyer, détruire, sans aucune morale ni retenue, ni grandeur d'âme.
Mussolini l'a reconnu à Hitler lors de l'une de leurs dernières entrevues : "comme nous avons été insignifiants, en réalité...", et Hitler est parti, outré par ce défaitisme, pourtant assez objectif.

Prenons les génération actuelles, nationalistes ou non : elles seraient aussi incapables de bâtir notre civilisation, de la même manière, elles ne savent que détruire, le seul point positif étant la science, car son apprentissage est mécanique et ne nécessite pas de grandeur d'âme.
avatar

Lambda
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 142
Date d'inscription : 23/02/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Ven 23 Fév 2018 - 22:32

@Lambda a écrit:Merci pour votre réponse, Florian, j'ai l'habitude de dire dans la sphère natio que vous êtes l'un des seuls à répondre précisément aux questions, et cela se vérifie une fois de plus, ce qui est une marque de respect et de cohérence de votre part, bravo.
(j'ai déjà discuté directement, par mail, avec Mr Ploncard d'assac, Marion Sigaut et quelques autres, et eux aussi répondent).

Dans mon post, il n'était pas question de critique envers Mr Gandillon, ni de ma part, ni de la part de Mr Ploncard d'assac. Je n'ai jamais vu Mr Gandillon s'empétrer dans des erreurs grossières ou contradictions, comme le font certains autres.
Il est bien trop fin pour cela.

Je prends note de votre réponse concernant Mr Ploncard, en effet, il trouve trop souvent le moyen de se chamailler avec pas mal de gens. Même un observateur extérieur le constaterait sans peine.

En revanche, sur le présent sujet, je n'ai pas dit que c'est Dieu qui avait rejeté les régimes nationalistes ou monarchies, non, non, car, en effet, ce sont bien les mécanismes géo et sociopolitiques qui engendrent des changements, sans cesse.
Et c'est là le problème, il me semble : la dictature à la romaine, ou la démocratie républicaine, ont pour fondement commun le matérialisme philosophique, qui est d'une instabilité sans nom, l'un appelant sans cesse l'autre à lui succéder, puisque le matérialisme est aveugle et chaotique.
La fin de la monarchie est pour moi un cas particulier, la signature que le peuple sombrait dans le matérialisme, en plus des erreurs graves des derniers monarques (guerres inutiles, privilèges excessifs dénotant une absence de religiosité réelle, etc). A un moment donné, peuples et élites font le choix de la facilité matérialiste, et le payent comptant.

Je suis d'accord avec vous, la religion propose une victoire spirituelle, elle est là pour ça. Cependant, il convient, si l'on se base sur notre Histoire, qu'elle soit enseignée aussi avec un minimum de vigueur en société, afin que les enfants soient éduqués dans cette voie, sinon, la nature ayant horreur du vide, la religion serait remplacée par du n'importe quoi, comme à notre époque, ce qui donne une direction vers la fin de civilisation.

@Floriano75 a écrit:
La dictature peut être bénéfique selon un état d'exception qui désigne une situation devant laquelle l'État (ou gouvernement) doit faire face à un grave péril. Il ne peut assurer sa sauvegarde qu'en méprisant les règles légales qui régissent normalement son activité, au moins pour un temps. La situation officielle "d'anti terrorisme" actuelle devrait normalement appeler à la suppression de la démocratie.
Carl Schmitt est très bon en ce domaine.

Le bénéfice des dictatures n'est pas démontré du tout.
Il me semble que vous et Mr Schmitt oubliez l'Histoire :
L'Occident était en péril libéral et communiste, ainsi, des dictatures en grand nombre sont survenues, partout, pour sauver du péril dont vous parlez : Hitler, Salazar, Mussolini, Franco, Staline, Mao, etc. Ces dictatures nombreuses n'étaient pas des faux-semblants, elles ont même donné lieu à des tyrannies sans précédent sur toute la planète, et pourtant, regardez ce qui se passe : même pas 30 ans après elles, nous sombrons, par contre-coup, dans une décadence stratosphérique jamais vue non plus dans le passé, donc, on est en droit de poser la question de l'utilité réelle de ces dictatures !
Si c'est pour générer un contre-coup politique et susciter des mai 68 et des révolutions libérales-libertaires, et des immigrations sans précédent, merci, on s'en serait bien passé.
Car il ne faut pas oublier que les révolutions se font avec pour motivations, les excès des régimes précédents.
Regardez : ces dictatures étaient vissées sur le racisme, et que voit-on 30 ans après ces dictatures ? Des immigrations massives, du jamais vu ! Et du mondialisme !
Vous ne faites pas le lien ?
Pourtant, il y en a un, les 2 logiques, matérialistes, se tiennent par la main, comme larrons en  foire ! L'un entrainant l'autre.

C'est pour cela que l'on n'y croit pas.
Il faut un régime pérenne, et seule la monarchie l'a été pendant 1500 ans.
Elle n'est pas un idéal parfait, mais possède une stabilité intéressante, si les monarques, nobles et peuples maintiennent un minimum de cap spirituel.
(ce qui ne fut pas le cas aux 17 et 18ème siècle...).

@Floriano75 a écrit:
République ou Monarchie : «sont de simples ombres sans corps, des récipients qui admettent des contenus contraires, des recettes capables de vous guérir ou de vous tuer.»
Onesimo Redondo - Textos de doctrina politica.
Ce que l'on retiendra de la Monarchie est une institution du gouvernement d'un seul (mono-archie) ayant fait ses preuves à l'époque médiévale.

D'accord pour la citation, il est nécessaire que les dirigeants et peuples aient un minimum de spiritualité, sinon rien ne tient. A un moment donné, ce n'est plus l'organisation du monde extérieur qui parle, mais le niveau intérieur des gens.

Par contre, s'il vous plait, on ne retiendra pas seulement que "la monarchie fut le gouvernement d'un seul au moyen âge" !  confused
Car c'est elle qui a bâti la Nation, lui a donné ses frontières, son identité, sa religion, ses hospices, ses hopitaux, ses écoles, ses orphelinats, ses bonnes moeurs, sa culture, son art, etc ! Bref, c'est elle qui a bâti la civilisation !

Les dictateurs, tous imbéciles et criminels, du XXème siècle, auraient été TOTALEMENT INCAPABLES de bâtir quelque civilisation que ce soit, d'ailleurs, ils n'ont fait au final que tuer, guerroyer, détruire, sans aucune morale ni retenue, ni grandeur d'âme.

Les échanges demandent toujours de sacrifier son temps personnel, mais je m'efforce de le faire. Je n'ai pas tant répondu publiquement répondu à Ph. Ploncard d'Assac, notamment en vidéo, parce que les conflits humains ne m'intéressent que très peu.
Vous dites à son propos tout comme de nombreuses autres personne, chose que je constate en effet : énormément de gens qui apprécient plutôt bien M. Ploncard d'Assac se rendent bien compte de son caractère autocentré insupportable.

J'ai dû mal comprendre votre critique du milieu nationaliste en effet. Nous nous rejoignons sur les causes de la fin de Monarchie ou encore pour l’enseignement catholique. Également sur le césarisme qui avait ses excès en son temps avec une sorte de dieu vivant impérial voué à tous les cultes païens.

Le fait d'enclencher une action mène irrémédiablement à une réaction, c'est ainsi que je comprends le glissement du racisme vers l'antiracisme, cependant avec ou sans cette action du fascisme nous serions tombés dedans quand bien même à cause des abstractions philosophiques des Lumières qui ne reconnaissait pas l'homme dans son essence pleine, c'est cela qu'à prévenu le fascisme dans une action parfois passionnelle hélas, mais compréhensible. La monarchie c'est 1500 ans d'histoire avec des hauts et des bas, des périodes de décadence des mœurs et des coups d'État dynastiques, du féodalisme au centralisme capétien. Entre l'an 500 et 1700 ce n'est pas tout à fait la même chose non plus. Une lente construction.

Sinon non, les régimes nationalistes du XXe siècle n'ont pas fait "que des débilités" : Adolf Hitler est le Charles Quint destemps moderne qui a voulu redonner une réalité concrète au continent européen, Franco (qui n'est pas fasciste) a tenu son pays à l'écart de la guerre pendant des décennies... On ne peut tous les mélanger d'ailleurs. Le pétainisme par exemple n'est même pas un fascisme.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par FLF_BZH le Ven 23 Fév 2018 - 22:34

@Floriano75 a écrit:L'ethnarchie est la nécessité d'une société internationale dans l'ordre universel, à titre temporel, donc un autre corps organique de la société

Vous êtes "mondialiste" ?

@Floriano75 a écrit:xénophobe (terme de psychologie usé par les gauchistes)

Ça n'a rien de "psychologique" ou de "gauchiste". C'est simplement une attitude de rejet à tout ce qui est perçu comme "étranger".

@Floriano75 a écrit:Je disais que la dictature avait une vocation temporaire afin de cristalliser les énergies dans un contexte donné difficile (en tant que remède pénible). Ce style de régime a vocation a s’apaiser après avoir renouvelé son «aristocratie» propre (quand elle le nécessite).

Mais ça n'a jamais existé ça...

@Floriano75 a écrit:La notion de nation moderne n’est pas forcément un mal en soi, c’est plutôt un aboutissement logique d'une société.

Je ne m'avancerai pas là-dessus. L'histoire n'est jamais linéaire et n'a pas de "sens" particulier.

@Floriano75 a écrit:«Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable, – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu» Mit brenneder Sorge.
Mettre républicanisme, fascisme, nazisme et communisme dans le même sac n’est pas possible.

Et pourtant, ces idéologies amènent toutes à des formes d'idolâtries, que ce soit, l'État, le Parti, le dictateur en place, la "nation", la "race", ou bien l'idéologie elle-même.

@Floriano75 a écrit:Vous semblez croire naïvement à la thèse exterminationniste. C’est embêtant !

Et pourtant, c'est quand même la tendance qui domine chez ces régimes que vous chérissez tant.

Mais pardonnez-moi, qu'entendez-vous par "nationalitarisme" ?

@Floriano75 a écrit:Si la romanité n'est qu'une partie de l'histoire de l'Italie, on pourrait en dire autant de la royauté Franque/Française. D’où l’importance de ne pas tomber dans un historicisme ou de se bloquer une période précise (style saint Louis, bien que c’eût été une grande période) telle une nostalgie stérile et sclérosée.

Ceci n'a pas grande importance mais la romanité est une partie de l'histoire italienne avant l'existence de l'Italie, histoire que partage quelques pays d'Europe, d'Afrique et du Proche-Orient. Tandis que la royauté franque puis française non seulement est une partie de l'histoire de France, mais je dirais l'essentiel même de celle-ci et l'institution qui a construit ce pays, comme je l'ai déjà dit. C'est quand même différent.

Et non, nous ne "bloquons" pas sur cette période. Nous sommes simplement arrivés à la conclusion que ce régime a un vrai avenir en France, à la différence de toutes les expériences politiques tentées ici ou ailleurs depuis 1789.

Et cela n'a rien à voir avec la nostalgie. C'est le fruit d'un pur raisonnement. Et l'on peut être difficilement nostalgique de quelque chose que l'on n'a pas connu, c'est donc absurde.

@Floriano75 a écrit:Si vous préférez, je suis intégraliste

C'est-à-dire ?

@Floriano75 a écrit:Si par racisme on entend une simple défense des races particulières dans l'ordre universel je n'y vois aucun inconvénient.

Sauf que ce n'est jamais entendu ainsi en général, et que cela supposerait l'existence de races, ce qui est faux, comme je l'ai déjà dit. Cela fait un siècle que l'on sait cela.

Vous êtes d'accord avec Henry de Lesquen alors ?

Et que pensez-vous de ce texte: http://pierresidos.fr/2014/04/11/considerations-sur-le-blanc/ ?
avatar

FLF_BZH
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1015
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : Bretagne

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Lambda le Ven 23 Fév 2018 - 23:51

@Floriano75 a écrit:
Le fait d'enclencher une action mène irrémédiablement à une réaction, c'est  ainsi que je comprends le glissement du racisme vers l'antiracisme, cependant avec ou sans cette action du fascisme nous serions tombés dedans quand bien même à cause des abstractions philosophiques des Lumières qui ne reconnaissait pas l'homme dans son essence pleine, c'est cela qu'à prévenu le fascisme dans une action parfois passionnelle hélas, mais compréhensible. La monarchie c'est 1500 ans d'histoire avec des hauts et des bas, des périodes de décadence des mœurs et des coups d'État dynastiques, du féodalisme au  centralisme capétien. Entre l'an 500 et 1700 ce n'est pas tout à fait la même chose non plus. Une lente construction.

Je pense que vous avez raison, notre décadence serait arrivé quand même, à cause des obscures Lumières, en effet, mais peut etre de façon plus discrète, plus étalée, plus douce, sans avoir un mai 68 pour tout révolutionner, ainsi, les gens auraient peut etre pu réagir. Alors que là, tout le monde a pris la décadence en plein dans la figure...

Il y a eu beaucoup de souffrances dans l'Histoire des rois, mais globalement, il y a eu construction d'une civilisation admirable, que le monde entier nous envie.

@Floriano75 a écrit:
Sinon non, les régimes nationalistes du  XXe siècle n'ont pas fait "que des débilités" : Adolf Hitler est le Charles Quint des temps moderne qui a voulu redonner une réalité concrète au continent européen, Franco (qui n'est pas fasciste) a tenu son pays à l'écart de la guerre pendant des décennies... On ne peut tous les mélanger d'ailleurs. Le pétainisme par exemple n'est même pas un fascisme.

"il a voulu", mais ne l'a pas fait. il a provoqué des guerres meurtrières, qui ont occasionné des contre-coups décadents, c'est un grand manque de psychologie de la part des théoriciens du 3ème Reich, il n'y avait pas de connaissance de l'humain.
Economiquement, il a relancé l'Allemagne, d'accord, mais la suite ?
Staline a fait des choses, mais dans le même temps a tué des millions de personnes, en les torturant qui plus est, à quoi ça rime ?
Dès qu'on sort du cadre du matérialisme, pour arriver à l'humain et au spirituel, pfuittttt, plus rien. Ce n'est pas viable.
Franco et Salazar sont différents, oui, ils n'auraient pas fait la même chose, même avec la puissance économique de Hitler, c'est très clair.
avatar

Lambda
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 142
Date d'inscription : 23/02/2018

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Sam 24 Fév 2018 - 14:43

@FLF_BZH a écrit:
@Floriano75 a écrit:L'ethnarchie est la nécessité d'une société internationale dans l'ordre universel, à titre temporel, donc un autre corps organique de la société

Vous êtes "mondialiste" ?

@Floriano75 a écrit:xénophobe (terme de psychologie usé par les gauchistes)

Ça n'a rien de "psychologique" ou de "gauchiste". C'est simplement une attitude de rejet à tout ce qui est perçu comme "étranger".

@Floriano75 a écrit:Je disais que la dictature avait une vocation temporaire afin de cristalliser les énergies dans un contexte donné difficile (en tant que remède pénible). Ce style de régime a vocation a s’apaiser après avoir renouvelé son «aristocratie» propre (quand elle le nécessite).

Mais ça n'a jamais existé ça...

@Floriano75 a écrit:La notion de nation moderne n’est pas forcément un mal en soi, c’est plutôt un aboutissement logique d'une société.

Je ne m'avancerai pas là-dessus. L'histoire n'est jamais linéaire et n'a pas de "sens" particulier.

@Floriano75 a écrit:«Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable, – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu» Mit brenneder Sorge.
Mettre républicanisme, fascisme, nazisme et communisme dans le même sac n’est pas possible.

Et pourtant, ces idéologies amènent toutes à des formes d'idolâtries, que ce soit, l'État, le Parti, le dictateur en place, la "nation", la "race", ou bien l'idéologie elle-même.

@Floriano75 a écrit:Vous semblez croire naïvement à la thèse exterminationniste. C’est embêtant !

Et pourtant, c'est quand même la tendance qui domine chez ces régimes que vous chérissez tant.

Mais pardonnez-moi, qu'entendez-vous par "nationalitarisme" ?

@Floriano75 a écrit:Si la romanité n'est qu'une partie de l'histoire de l'Italie, on pourrait en dire autant de la royauté Franque/Française. D’où l’importance de ne pas tomber dans un historicisme ou de se bloquer une période précise (style saint Louis, bien que c’eût été une grande période) telle une nostalgie stérile et sclérosée.

Ceci n'a pas grande importance mais la romanité est une partie de l'histoire italienne avant l'existence de l'Italie, histoire que partage quelques pays d'Europe, d'Afrique et du Proche-Orient. Tandis que la royauté franque puis française non seulement est une partie de l'histoire de France, mais je dirais l'essentiel même de celle-ci et l'institution qui a construit ce pays, comme je l'ai déjà dit. C'est quand même différent.

Et non, nous ne "bloquons" pas sur cette période. Nous sommes simplement arrivés à la conclusion que ce régime a un vrai avenir en France, à la différence de toutes les expériences politiques tentées ici ou ailleurs depuis 1789.

Et cela n'a rien à voir avec la nostalgie. C'est le fruit d'un pur raisonnement. Et l'on peut être difficilement nostalgique de quelque chose que l'on n'a pas connu, c'est donc absurde.

@Floriano75 a écrit:Si vous préférez, je suis intégraliste

C'est-à-dire ?

@Floriano75 a écrit:Si par racisme on entend une simple défense des races particulières dans l'ordre universel je n'y vois aucun inconvénient.

Sauf que ce n'est jamais entendu ainsi en général, et que cela supposerait l'existence de races, ce qui est faux, comme je l'ai déjà dit. Cela fait un siècle que l'on sait cela.

Vous êtes d'accord avec Henry de Lesquen alors ?

Et que pensez-vous de ce texte: http://pierresidos.fr/2014/04/11/considerations-sur-le-blanc/ ?

Cher Vicomte !
Je suis universaliste à échelle universel, sans pour autant nier tous les organes de ce monde qui lui sont inférieures : civilisations, races, continents, nations, régions, corporation communes, familles, individus...etc. Tout cela transfiguré par la seule religion vraie. Un impérialisme chrétien si l'on peut dire.

Est étranger tout ce qui n'est pas collectivement nous. C'est une simple constatation, qu'elle engendre amour, haine ou neutralité. En ce sens, les révoltes populaires contre Blanche de Castille (l'espagnole) accusée "d'estangers" n'était-il pas de la "xénophobie" classique ahah ? Les préjugés sont inhérent à la nature humaine et ne sont pas forcément peccamineux.

La notion de dictature contemporaine ? Si elle est théorisée pour la période contemporaine par Carl Schmitt elle était déjà mise en application sous la république romaine de l'antiquité. Face à un péril on suspens (aboli) volontairement le droit individuel pour l'effort collectif.

L'expression "sens de l'histoire" est emprisonné par les libéraux et les marxistes, cependant elle n'en demeure pas fausse en elle-même. Les développements technologiques ont rapproché tous les rapports humains ce qui fait entrer une nouvelle donne d'importance sur les relations internationales.

Si le dictateur Mussolini relève de l’idolâtrie que dire de monarchie absolue de Louis XIV accompagné de sons narcissisme ?

Le nationalitarisme est ce terme qui a été usé sous la IIIe République (par ses partisans) pour se distinguer du nationalisme qui paraissait trop réactionnaire. Elle défend la nation des Lumière qui estime que l'on fait partie des nationaux sous prétexte que l'on a des papiers en ce sens. C'est la théorie des nationalités. L'homme est égal, interchangeable et n'a plus de nature particulière ainsi les français n'existent plus dans leur conception, sinon un africain ou un juif est autant français que vous et moi. C'est là la thèse défendue jusqu'à Macron.

Vous avez raison sur la constitution politique de la France par la royauté. Pour ce qui est de la "romanité", pour éviter d'en minoré l'importance, le monde gréco-romain est l'origine de notre civilisation européenne qui est la plus universelle en ce qu'elle se base sur les réalités naturelles profondes et l'intelligence humaine. Ce qui légitime notre expansion, et par là également la diffusion de la Religion Catholique.

À la limite on pourrait défendre la "nostalgie" en disant qu'un corps malade est nostalgique de sa période ou il était en bonne santé ! Mais justement la fin de Monarchie n'était pas en bonne santé et c'est ainsi qu'elle succombé.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Sam 24 Fév 2018 - 14:43

@Lambda a écrit:
@Floriano75 a écrit:
Le fait d'enclencher une action mène irrémédiablement à une réaction, c'est  ainsi que je comprends le glissement du racisme vers l'antiracisme, cependant avec ou sans cette action du fascisme nous serions tombés dedans quand bien même à cause des abstractions philosophiques des Lumières qui ne reconnaissait pas l'homme dans son essence pleine, c'est cela qu'à prévenu le fascisme dans une action parfois passionnelle hélas, mais compréhensible. La monarchie c'est 1500 ans d'histoire avec des hauts et des bas, des périodes de décadence des mœurs et des coups d'État dynastiques, du féodalisme au  centralisme capétien. Entre l'an 500 et 1700 ce n'est pas tout à fait la même chose non plus. Une lente construction.

Je pense que vous avez raison, notre décadence serait arrivé quand même, à cause des obscures Lumières, en effet, mais peut etre de façon plus discrète, plus étalée, plus douce, sans avoir un mai 68 pour tout révolutionner, ainsi, les gens auraient peut etre pu réagir. Alors que là, tout le monde a pris la décadence en plein dans la figure...

Il y a eu beaucoup de souffrances dans l'Histoire des rois, mais globalement, il y a eu construction d'une civilisation admirable, que le monde entier nous envie.

@Floriano75 a écrit:
Sinon non, les régimes nationalistes du  XXe siècle n'ont pas fait "que des débilités" : Adolf Hitler est le Charles Quint des temps moderne qui a voulu redonner une réalité concrète au continent européen, Franco (qui n'est pas fasciste) a tenu son pays à l'écart de la guerre pendant des décennies... On ne peut tous les mélanger d'ailleurs. Le pétainisme par exemple n'est même pas un fascisme.

"il a voulu", mais ne l'a pas fait. il a provoqué des guerres meurtrières, qui ont occasionné des contre-coups décadents, c'est un grand manque de psychologie de la part des théoriciens du 3ème Reich, il n'y avait pas de connaissance de l'humain.
Economiquement, il a relancé l'Allemagne, d'accord, mais la suite ?
Staline a fait des choses, mais dans le même temps a tué des millions de personnes, en les torturant qui plus est, à quoi ça rime ?
Dès qu'on sort du cadre du matérialisme, pour arriver à l'humain et au spirituel, pfuittttt, plus rien. Ce n'est pas viable.
Franco et Salazar sont différents, oui, ils n'auraient pas fait la même chose, même avec la puissance économique de Hitler, c'est très clair.

Une décadence donc, dont le fascisme n'est pas responsable, bien au contraire ! La décadence douce ou intense reste une décadence et elle est d'autant plus pernicieuse quand elle est douce car elle ne se repère quasiment pas.

En effet la royauté a son charme mais les expérience ne se répète jamais exactement de la même manière selon les époques.


Le livre du docteur Friedricht Grimm, qui a été rédigé en 1938 pour rassurer les français sur les rapports clairs d'Adolf Hitler avec la France, est pourtant très direct dans son introduction sur la nécéssité du rapprochement et du but commun des nations européennes :

«Nous avons vu, en effet, réalisé en Allemagne quelque chose de nouveau, une nouvelle forme du nationalisme ou plutôt du patriotisme ; et cette nouvelle forme de nationalisme n’est pas incompatible avec l’idée de la paix et de la coopération européenne. Au contraire, nous croyons que la nouvelle conception que le national-socialisme se fait du peuple et de l’État constitue une garantie pour la paix, parce qu’elle s’incline devant la volonté de faire populations qui n’ont pas le désir de faire partie de la patrie allemande. Le national-socialisme refuse donc par principe de germaniser qui que ce soit. Il ne veut pas faire de prosélytes ou incorporer dans la nation allemande des éléments qui ne sont pas allemands, et qui n’ont pas à eux-mêmes la volonté de vivre dans la communauté du peuple allemand.»

«Le national-socialisme, arrivé au pouvoir en Allemagne en triomphant du marxisme international, n’admet pas l’idée d’un pacifisme international qui nie les nations et s’oppose à l’idée de patrie. Nous avons retrouvé l’idée de patrie. Nous aimons notre pays. Mais nous sommes d’avis que l’amour de notre patrie ne nous empêche pas de respecter ceux qui, ailleurs, sont animés par les mêmes sentiments envers leur propre pays, sentiments d’amour, de dévouement et de fidélité. Nous croyons que, pour être patriote allemand, il n’est point nécessaire de haïr les autres patries. Nous croyons que le bon patriote allemand doit estimer le bon patriote français. C’est là, à notre avis, le meilleur moyen, pour ne pas dire le seul, de triompher des erreurs d’un passé douloureux qui a si longtemps opposé nos deux peuples. Il faut briser la théorie du « Erbfeind », la théorie de l’ennemi héréditaire. Il ne faut pas que le passé reste toujours comme un mur infranchissable, un abîme qui nous sépare. Il ne faut pas qu’il y ait une « idée fixe », une « politique historique » ou « traditionnelle » restant comme une « loi éternelle », « un dogme intangible », qui se dresse toujours entre nos deux nations. Nous ne croyons pas que les guerres entre nos peuples soient inévitables. Nous sommes convaincus en même temps qu’il est de notre propre intérêt que les peuples voisins, et notamment le peuple français, soient heureux, prospères, forts et satisfaits. C’est la seule manière d’assurer l’équilibre des États européens, sans lequel il n’est de collaboration et de paix possibles sur notre vieux continent. Mais la réconciliation et le rapprochement de nos deux peuples, condition sine qua non de toute coopération pacifique de l’Europe, ne sont pas l’affaire de partis ou de « Weltanschauung », de mystiques ou de conceptions de politique intérieure. Il s’agit d’un problème à résoudre de peuple à peuple, de nation à nation. Peu importe que les hommes qui entreprennent le rapprochement soient de gauche ou de droite. Ce qui est bon pour un pays ne l’est pas pour l’autre. Nous autres Allemands, nous commettons souvent l’erreur de croire que, dans les autres pays de l’Europe et notamment en France, tout doit se passer comme chez nous. C’est là erreur commune à beaucoup de peuples.»

«Le Führer s’est toujours déclaré prêt à toute collaboration européenne. L’Allemagne et l’Europe, ce n’est pas une antithèse. Par la nature même de son nationalisme et par le principe de la légalité, la nouvelle Allemagne donne une double garantie de collaboration internationale. Une troisième garantie est de nature à calmer toutes les craintes : c’est le côté social et même socialiste du mouvement hitlérien. Ce mouvement est composé de deux éléments qui se complètent. National, il est aussi socialiste. Il ne faut pas sous-estimer l’importance du caractère socialiste du mouvement. Hitler est un véritable socialiste. Socialiste, non pas au sens que le marxisme a donné à ce mot, mais dans son véritable sens de représentant du peuple qui travaille. Le peuple qui travaille veut la paix.»

«Nous avons vu avec regret que chaque manifestation de paix du Führer a eu, dans une partie de l’opinion française, un écho qui devait amener une déception en Allemagne. C’était la réaction des apôtres de la méfiance éternelle. Mais il y a eu aussi des voix encourageantes, celles d’anciens combattants français et allemands. Ces hommes qui s’étaient battus les uns contre les autres, il y a vingt ans, avaient cependant appris à s’estimer et à s’apprécier. Bons juges en courage, les uns et les autres honoraient leurs adversaires, rendaient justice, malgré le tumulte affreux des combats, à leur bravoure, à leur esprit de sacrifice, à leur amour de la patrie. Aujourd’hui, ils pensent que deux peuples qui ont tant saigné, tant souffert, qui ont montré tant de vaillance et d’esprit chevaleresque ne doivent plus, ne peuvent plus reprendre les armes pour se ruer les uns sur les autres dans un assaut dément où sombrerait la civilisation occidentale, dans une lutte fratricide de deux peuples proches par le sang et faits mieux que tout autres pour s’aimer et se comprendre. Et ce sont eux qui, de toute leur volonté lucide, crient aujourd’hui : « Luttons pour la paix ! ».»

Dans un intéressant article paru dans l’Ère nouvelle du 3 mars 1936, M. Paul Bastid déclare: « Les rapports franco-allemands sont plus que jamais à l’ordre du jour. (…) nous avons balancé entre deux systèmes : maintenir éternellement l’Allemagne hors d’état de nuire, ce qui était la conception de Versailles, ou faire confiance à l’esprit pacifique du Reich et l’aider à retrouver sa place dans le concert européen.»


«Combien en est-il qui aient songé à un rapprochement du peuple français et du peuple allemand, toute question de régime mise à part? » C’est là, en effet, le point principal. Le rapprochement franco-allemand n’est pas une question de régimes : c’est une question qui doit être résolue de peuple à peuple. Hitler l’a reconnu. Il a compris sa mission européenne. Ses manifestations de paix en sont la preuve. Que le public français les entende et que le terrain soit ainsi préparé pour la paix qui est si nécessaire aux peuples d’Europe !»

«Vous voulez que je fasse des rectifications dans mon livre comme un écrivain qui prépare une nouvelle édition de ses œuvres ? Mais je ne suis pas écrivain, je suis un homme politique ! Ma rectification ? Je l’apporte tous les jours dans ma politique extérieure, toute tendue vers l’amitié avec la France ! Si je réussis le rapprochement franco-allemand comme je le veux, ce sera une rectification digne de moi ! Ma rectification je l’écrirai dans le grand Livre de l’Histoire.»
Adolf Hitler dans son entretien à Bertrand de Jouvenel pour Paris-Midi du 21 février 1936.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Mabblavet le Sam 24 Fév 2018 - 15:33

Merci de votre réponse

Il est maintenant établi que vous n’êtes pas en mesure de fournir un texte dans lequel le gouvernement fasciste fonde sa légitimité dans le sens traditionnel (avant 1789) :
- En reconnaissant institutionnellement Dieu comme source de l’autorité politique.
- En s’engageant à promulguer des lois positives normées par la loi naturelle qui est la volonté de Dieu pour l’espèce humaine. C’est cela l’hétéronomie (hétéro = autre) (nome = loi) : la reconnaissance et la soumission à une loi qui ne vient pas de l’homme, mais de l’Auteur de la nature humaine.
Nous en prenons donc acte.


------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ces deux critères révèlent donc par défaut le caractère autonome du fascisme et plus généralement du nationalisme, celui d'un État qui n'a d'autre référence que lui-même, qui ne reconnaît pas d’autres lois que celles qu’il se donne à lui-même (auto = soi). Cela ravale le nationalisme au rang des deux autres idéologies concurrentes (libéralisme et socialisme) elles aussi nées avec la Révolution de 1789. Et cela vous ne le supportez pas, aussi tentez-vous de discréditer les deux critères:
@Floriano75 a écrit:Relisez saint Thomas d'Aquin, vous confondez nature et grâce et c'est ce en quoi je ne taper pas à côté depuis le début
Deux remarques :

  1. Par cette phrase, vous montrez que c’est vous qui confondez nature et Grâce. En effet dans les deux critères ci-dessus, il n’est nullement question de la Grâce (dont la source est la Révélation), mais uniquement de la nature, car il existe une religion et une théologie naturelle accessible à la seule raison et donc commune à tous les hommes.
  2. Saint Thomas, dont vous vous réclamez mais que vous n’avez manifestement pas bien lu, commence son De regimine principum par demander
    l’aide de Celui qui est le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, par qui règnent les rois, Dieu, Souverain Maître, grand Roi qui dépasse tous les dieux.
    Or si saint Paul rappelle en effet que tout pouvoir vient de Dieu, Dieu ne peut gouverner par l’intermédiaire de ses lieu-tenants que si ces derniers le reconnaissent comme Roi, car sans cela ils n’en font qu’à leur tête et deviennent des tyrans. Un Clovis a acquis une large part de sa légitimité par son baptême qui a été perçu par ses contemporains comme une reconaissance de sa part qu'il y avait Quelqu'un au dessus de lui.

Il existe en effet une religion naturelle et c’est à la loi naturelle d’origine divine que se réfère Antigone pour désobéir à la loi injuste du tyran Créon dans la pièce de Sophocle :
[…] je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux ?
Or pour gouverner justement, il faut bien que le pouvoir politique s’engage au départ à reconnaître l’existence de ces lois naturelles – ou lois morales, ou loi de droite raison selon saint Thomas :
[...] la lumière de notre raison naturelle, nous faisant discerner ce qui est bien et ce qui est mal, n’est autre chose qu’une impression en nous de la lumière divine. [...] la loi naturelle n’est pas autre chose qu’une participation de la loi éternelle dans la créature raisonnable. (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, La Loi, Question 91.)
Porter la loi morale à la connaissance de l'autorité politique pour qu'elle s'y conforme, c'est ce à quoi s'applique un Aristote dans son traité politique de l’Éthique à Nicomaque, ou un Confucius avec le Ta Hio.
C’est aussi ce que le Romain Cicéron rappelle au Sénat dans ce discours qui résume parfaitement la doctrine naturelle hétéronome d’avant 1789, cette doctrine ignorée du fascisme comme des autres idéologies de la modernité :
Il est une loi véritable, la droite raison, conforme à la nature, universelle, immuable, éternelle dont les ordres invitent au devoir, dont les prohibitions éloignent du mal. Soit qu’elle commande, soit qu’elle défende, ses paroles ne sont ni vaines auprès des bons, ni puissantes sur les méchants. Cette loi ne saurait être contredite par une autre, ni rapportée en quelque partie, ni abrogée tout entière.
Ni le sénat, ni le peuple ne peuvent nous délier de l’obéissance à cette loi. Elle n’a pas besoin d’un nouvel interprète, ou d’un organe nouveau.
Elle ne sera pas autre dans Rome, autre, dans Athènes ; elle ne sera pas autre demain qu’aujourd’hui : mais, dans toutes les nations et dans tous les temps, cette loi régnera toujours, une, éternelle, impérissable ; et le guide commun, le roi de toutes les créatures, Dieu même donne la naissance, la sanction et la publicité à cette loi, que l’homme ne peut méconnaître, sans se fuir lui-même, sans renier sa nature, et par cela seul, sans subir les plus dures expiations, eût-il évité d’ailleurs tout ce qu’on appelle supplice.
(C, De republica, libri III, 17, in La république de Cicéron traduite d’après un texte découvert par M. Mai, par M.  de l’Académie française, Didier et Cie librairies-éditeurs, 1858, p. 184-185.)
Donc la reconnaissance de la loi naturelle et de la souveraineté ultime de son Auteur constituent bien le propre des sociétés traditionnelles hétéronomes auxquelles s’opposent les sociétés autonomes issues de 1789 et théorisées par Machiavel, Hobbes, et autre Rousseau...

Ce n’est pas une lubie de notre part mais un élément essentiel pour comprendre les enjeux du combat actuel qui se posent, non seulement au catholique, mais à tout défenseur de la loi naturelle.
Dans son Que Sais-Je sur le nationalisme Jean-Luc Chabot – professeur de science politique à la faculté de droit de l’université Grenoble 2 --, constate le caractère révolutionnaire de l’idéologie nationaliste sur la base de son autonomie :
La transformation de l’idée nationale [en nationalisme], socialement réalisée par la Révolution française, apparaît à bien des égards comme le résultat d’un bouleversement dans les conceptions de l’homme et de la société au sein des élites pensantes de l’Europe occidentale. Cette « révolution des esprits » est lente et discrète, mais elle finit par l’emporter ; elle se caractérise par la volonté de faire triompher dans tous les domaines de l’agir de l’homme des morales nouvelles guidées par le principe d’immanence ou d’autonomie, au lieu et place du principe de transcendance ou d’hétéronomie. (Jean-Luc Chabot, Le nationalisme, Que Sais-Je ?, 1986, p. 14.)
Avec la Révolution :
La nation, nouveau titulaire de la souveraineté, devient le principe suprême de référence effaçant la légitimité religieuse et conçu comme capable de justifier n’importe quelle décision politique. Les morales sociales susceptibles d’en découler, déliées de toute référence à la religion et à la tradition se fondent désormais sur la seule volonté nationale confiée à des représentants, les députés, agissant collectivement comme des oracles de cette nouvelle divinité. (Ibidem, p.18)
Encore une fois, l'autonomie ne s'oppose pas seulement à la religion révélée, mais à la religion naturelle d'un Aristote, d'un Confucius ou d'un Cicéron pour diviniser l'homme à travers la nation. C'est cela la Révolution :
Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble.
Mgr GAUME, La Révolution, Recherches historiques, t.I, p. 18, Lille. Secrétariat Société Saint-Paul, 1877.
En s'affranchissant de reconnaître la souveraineté de Dieu et la loi naturelle comme norme des lois positives, l'idéologie nationaliste est une manifestation de la Révolution impie de 1789 au même titre que ses sœurs ennemies les idéologies libérale et socialiste.
avatar

Mabblavet
Titre du rang
Titre du rang



Messages : 563
Date d'inscription : 08/12/2017

http://www.viveleroy.fr/

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Sam 24 Fév 2018 - 16:26

@Floriano75 a écrit:

La dictature peut être bénéfique selon un état d'exception qui désigne une situation devant laquelle l'État (ou gouvernement) doit faire face à un grave péril. Il ne peut assurer sa sauvegarde qu'en méprisant les règles légales qui régissent normalement son activité, au moins pour un temps. La situation officielle "d'anti terrorisme" actuelle devrait normalement appeler à la suppression de la démocratie.
Carl Schmitt est très bon en ce domaine.

Le terrorisme n'est-il pas juste un moyen d'instaurer la dictature dans le cadre du "management" par la terreur ?

Voir ce très bon reportage d'Arte qui explique comment l'état italien a commandité des attentats sur son propre sol :

https://www.youtube.com/watch?v=quqPLYWxCm4

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Sam 24 Fév 2018 - 16:43

@Lambda a écrit:
@Floriano75 a écrit:
Le fait d'enclencher une action mène irrémédiablement à une réaction, c'est  ainsi que je comprends le glissement du racisme vers l'antiracisme, cependant avec ou sans cette action du fascisme nous serions tombés dedans quand bien même à cause des abstractions philosophiques des Lumières qui ne reconnaissait pas l'homme dans son essence pleine, c'est cela qu'à prévenu le fascisme dans une action parfois passionnelle hélas, mais compréhensible. La monarchie c'est 1500 ans d'histoire avec des hauts et des bas, des périodes de décadence des mœurs et des coups d'État dynastiques, du féodalisme au  centralisme capétien. Entre l'an 500 et 1700 ce n'est pas tout à fait la même chose non plus. Une lente construction.

Je pense que vous avez raison, notre décadence serait arrivé quand même, à cause des obscures Lumières, en effet, mais peut etre de façon plus discrète, plus étalée, plus douce, sans avoir un mai 68 pour tout révolutionner, ainsi, les gens auraient peut etre pu réagir. Alors que là, tout le monde a pris la décadence en plein dans la figure...

On sème d'abord les mauvaises idées, puis ensuite on récolte les guerres et révolutions servant à façonner le monde de la façon voulue. C'est une action cohérente et il n'y a pas lieu de dissocier la cause de l'effet.

Lambda fait très bien de souligner l'alternance des dictatures et des démocraties, c'est la technique du méchant gendarme et du gentil servant à mener par le bout du nez la personne interrogée.

Comme le dit Florian, entre 500 et 1700 c'est une lente construction et après 1789 une (moins) lente destruction.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Dim 25 Fév 2018 - 0:50

Si cette phrase mussolinienne suivante est encore insuffisante on ne peut l'amalgamer d'un revers de main à l'athéisme révolutionnaire (d'autant que les choses ont évolué ensuite :
«L'État  fasciste  ne  reste  indifférent  ni  en  face  du  fait  religieux  en  général,  ni  en  face de cette religion positive particulière qu'est le catholicisme italien.  L'État n'a pas une théologie, mais il a  une morale. Dans l'État fasciste,  la religion  est considérée comme  une des manifestations  les  plus  profondes  de l'esprit et, en conséquence, -elle est non seulement respectée, mais aussi défendue et protégée. L'État fasciste ne se crée pas  un « Dieu » particulier comme Robespierre a  voulu le faire dans  l'extrême  délire  de  1a  Convention;  il ne  cherche  pas  non  plus  vainement  à  l'effacer des  âmes,  ainsi  que le bolchévisme.  Le fascisme respecte  le Dieu  des  ascètes,  des saints, des héros et même le Dieu que voit et prie le cœur ingénu et primitif du peuple.»
La doctrine du fascisme


Dernière édition par Floriano75 le Dim 25 Fév 2018 - 20:10, édité 1 fois
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Dim 25 Fév 2018 - 0:52

@Prince de Talmont a écrit:
@Floriano75 a écrit:

La dictature peut être bénéfique selon un état d'exception qui désigne une situation devant laquelle l'État (ou gouvernement) doit faire face à un grave péril. Il ne peut assurer sa sauvegarde qu'en méprisant les règles légales qui régissent normalement son activité, au moins pour un temps. La situation officielle "d'anti terrorisme" actuelle devrait normalement appeler à la suppression de la démocratie.
Carl Schmitt est très bon en ce domaine.

Le terrorisme n'est-il pas juste un moyen d'instaurer la dictature dans le cadre du "management" par la terreur ?

Voir ce très bon reportage d'Arte qui explique comment l'état italien a commandité des attentats sur son propre sol :

https://www.youtube.com/watch?v=quqPLYWxCm4

Dans la période moderne en effet, le thème du terrorisme (qui fait cependant de vrais morts) sert à durcir et accélérer la tyrannie de la république universelle judéo-maçonnique.
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Dim 25 Fév 2018 - 0:58

@Prince de Talmont a écrit:
@Lambda a écrit:
@Floriano75 a écrit:
Le fait d'enclencher une action mène irrémédiablement à une réaction, c'est  ainsi que je comprends le glissement du racisme vers l'antiracisme, cependant avec ou sans cette action du fascisme nous serions tombés dedans quand bien même à cause des abstractions philosophiques des Lumières qui ne reconnaissait pas l'homme dans son essence pleine, c'est cela qu'à prévenu le fascisme dans une action parfois passionnelle hélas, mais compréhensible. La monarchie c'est 1500 ans d'histoire avec des hauts et des bas, des périodes de décadence des mœurs et des coups d'État dynastiques, du féodalisme au  centralisme capétien. Entre l'an 500 et 1700 ce n'est pas tout à fait la même chose non plus. Une lente construction.

Je pense que vous avez raison, notre décadence serait arrivé quand même, à cause des obscures Lumières, en effet, mais peut etre de façon plus discrète, plus étalée, plus douce, sans avoir un mai 68 pour tout révolutionner, ainsi, les gens auraient peut etre pu réagir. Alors que là, tout le monde a pris la décadence en plein dans la figure...

On sème d'abord les mauvaises idées, puis ensuite on récolte les guerres et révolutions servant à façonner le monde de la façon voulue. C'est une action cohérente et il n'y a pas lieu de dissocier la cause de l'effet.

Lambda fait très bien de souligner l'alternance des dictatures et des démocraties, c'est la technique du méchant gendarme et du gentil servant à mener par le bout du nez la personne interrogée.

Comme le dit Florian, entre 500 et 1700 c'est une lente construction et après 1789 une (moins) lente destruction.

Il faut croire qu'il existe une dualité entre dictature et démocratie ! Selon si l'on appuie plus un côté que l'autre, et que certaines situations légitimes le fait de le faire. La monarchie n'est-elle pas constituée de valeurs à la fois monoarque, aristocratique et "démocratique" (pour ne pas dégénérer en tyrannie ou en oligarchie il faut de la démocratie à sa juste place comme l'enseigne Aristote et saint Thomas). Pour décentraliser plus au niveau de la population cela implique qu'elle pèse un poids politique par ses foyers nombreux et stables, ainsi qu'un niveau culturel élevé (pas celui de l'Afrique du Sud actuel évidemment mdr).
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Floriano75 le Dim 25 Fév 2018 - 0:59

[quote="Floriano75"]
@Mabblavet a écrit:Merci de votre réponse

Il est maintenant établi que vous n’êtes pas en mesure de fournir un texte dans lequel le gouvernement fasciste fonde sa légitimité dans le sens traditionnel (avant 1789) :
- En reconnaissant institutionnellement Dieu comme source de l’autorité politique.
- En s’engageant à promulguer des lois positives normées par la loi naturelle qui est la volonté de Dieu pour l’espèce humaine. C’est cela l’hétéronomie (hétéro = autre) (nome = loi) : la reconnaissance et la soumission à une loi qui ne vient pas de l’homme, mais de l’Auteur de la nature humaine.
Nous en prenons donc acte.


------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ces deux critères révèlent donc par défaut le caractère autonome du fascisme et plus généralement du nationalisme, celui d'un État qui n'a d'autre référence que lui-même, qui ne reconnaît pas d’autres lois que celles qu’il se donne à lui-même (auto = soi). Cela ravale le nationalisme au rang des deux autres idéologies concurrentes (libéralisme et socialisme) elles aussi nées avec la Révolution de 1789. Et cela vous ne le supportez pas, aussi tentez-vous de discréditer les deux critères:
@Floriano75 a écrit:Relisez saint Thomas d'Aquin, vous confondez nature et grâce et c'est ce en quoi je ne taper pas à côté depuis le début
Deux remarques :

  1. Par cette phrase, vous montrez que c’est vous qui confondez nature et Grâce. En effet dans les deux critères ci-dessus, il n’est nullement question de la Grâce (dont la source est la Révélation), mais uniquement de la nature, car il existe une religion et une théologie naturelle accessible à la seule raison et donc commune à tous les hommes.
  2. Saint Thomas, dont vous vous réclamez mais que vous n’avez manifestement pas bien lu, commence son De regimine principum par demander
    l’aide de Celui qui est le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, par qui règnent les rois, Dieu, Souverain Maître, grand Roi qui dépasse tous les dieux.
    Or si saint Paul rappelle en effet que tout pouvoir vient de Dieu, Dieu ne peut gouverner par l’intermédiaire de ses lieu-tenants que si ces derniers le reconnaissent comme Roi, car sans cela ils n’en font qu’à leur tête et deviennent des tyrans. Un Clovis a acquis une large part de sa légitimité par son baptême qui a été perçu par ses contemporains comme une reconaissance de sa part qu'il y avait Quelqu'un au dessus de lui.

Il existe en effet une religion naturelle et c’est à la loi naturelle d’origine divine que se réfère Antigone pour désobéir à la loi injuste du tyran Créon dans la pièce de Sophocle :
[…] je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux ! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux ?
Or pour gouverner justement, il faut bien que le pouvoir politique s’engage au départ à reconnaître l’existence de ces lois naturelles – ou lois morales, ou loi de droite raison selon saint Thomas :
[...] la lumière de notre raison naturelle, nous faisant discerner ce qui est bien et ce qui est mal, n’est autre chose qu’une impression en nous de la lumière divine. [...] la loi naturelle n’est pas autre chose qu’une participation de la loi éternelle dans la créature raisonnable. (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, La Loi, Question 91.)
Porter la loi morale à la connaissance de l'autorité politique pour qu'elle s'y conforme, c'est ce à quoi s'applique un Aristote dans son traité politique de l’Éthique à Nicomaque, ou un Confucius avec le Ta Hio.
C’est aussi ce que le Romain Cicéron rappelle au Sénat dans ce discours qui résume parfaitement la doctrine naturelle hétéronome d’avant 1789, cette doctrine ignorée du fascisme comme des autres idéologies de la modernité :
Il est une loi véritable, la droite raison, conforme à la nature, universelle, immuable, éternelle dont les ordres invitent au devoir, dont les prohibitions éloignent du mal. Soit qu’elle commande, soit qu’elle défende, ses paroles ne sont ni vaines auprès des bons, ni puissantes sur les méchants. Cette loi ne saurait être contredite par une autre, ni rapportée en quelque partie, ni abrogée tout entière.
Ni le sénat, ni le peuple ne peuvent nous délier de l’obéissance à cette loi. Elle n’a pas besoin d’un nouvel interprète, ou d’un organe nouveau.
Elle ne sera pas autre dans Rome, autre, dans Athènes ; elle ne sera pas autre demain qu’aujourd’hui : mais, dans toutes les nations et dans tous les temps, cette loi régnera toujours, une, éternelle, impérissable ; et le guide commun, le roi de toutes les créatures, Dieu même donne la naissance, la sanction et la publicité à cette loi, que l’homme ne peut méconnaître, sans se fuir lui-même, sans renier sa nature, et par cela seul, sans subir les plus dures expiations, eût-il évité d’ailleurs tout ce qu’on appelle supplice.
(C, De republica, libri III, 17, in La république de Cicéron traduite d’après un texte découvert par M. Mai, par M.  de l’Académie française, Didier et Cie librairies-éditeurs, 1858, p. 184-185.)
Donc la reconnaissance de la loi naturelle et de la souveraineté ultime de son Auteur constituent bien le propre des sociétés traditionnelles hétéronomes auxquelles s’opposent les sociétés autonomes issues de 1789 et théorisées par Machiavel, Hobbes, et autre Rousseau...

Ce n’est pas une lubie de notre part mais un élément essentiel pour comprendre les enjeux du combat actuel qui se posent, non seulement au catholique, mais à tout défenseur de la loi naturelle.
Dans son Que Sais-Je sur le nationalisme Jean-Luc Chabot – professeur de science politique à la faculté de droit de l’université Grenoble 2 --, constate le caractère révolutionnaire de l’idéologie nationaliste sur la base de son autonomie :
La transformation de l’idée nationale [en nationalisme], socialement réalisée par la Révolution française, apparaît à bien des égards comme le résultat d’un bouleversement dans les conceptions de l’homme et de la société au sein des élites pensantes de l’Europe occidentale. Cette « révolution des esprits » est lente et discrète, mais elle finit par l’emporter ; elle se caractérise par la volonté de faire triompher dans tous les domaines de l’agir de l’homme des morales nouvelles guidées par le principe d’immanence ou d’autonomie, au lieu et place du principe de transcendance ou d’hétéronomie. (Jean-Luc Chabot, Le nationalisme, Que Sais-Je ?, 1986, p. 14.)
Avec la Révolution :
La nation, nouveau titulaire de la souveraineté, devient le principe suprême de référence effaçant la légitimité religieuse et conçu comme capable de justifier n’importe quelle décision politique. Les morales sociales susceptibles d’en découler, déliées de toute référence à la religion et à la tradition se fondent désormais sur la seule volonté nationale confiée à des représentants, les députés, agissant collectivement comme des oracles de cette nouvelle divinité. (Ibidem, p.18)
Encore une fois, l'autonomie ne s'oppose pas seulement à la religion révélée, mais à la religion naturelle d'un Aristote, d'un Confucius ou d'un Cicéron pour diviniser l'homme à travers la nation. C'est cela la Révolution :
Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble.
Mgr GAUME, La Révolution, Recherches historiques, t.I, p. 18, Lille. Secrétariat Société Saint-Paul, 1877.
En s'affranchissant de reconnaître la souveraineté de Dieu et la loi naturelle comme norme des lois positives, l'idéologie nationaliste est une manifestation de la Révolution impie de 1789 au même titre que ses sœurs ennemies les idéologies libérale et socialiste.

Nature et grâce a tendance à se confondre dans le meilleur des cas en effet. Vous me posez une question à côté de la plaque, car s'il on traite d'ordre naturel, qui est de source divine en tant que le monde est cré par Dieu, il s'agit bien d'autorité politique naturelle, la hiérarchie est nécessaire à une société par essence. Votre  haine de simples vérités naturelles n'est pas bonne. Et si l'autorité venant de Dieu est une réalité, je disais qu'elle est tirée FORCÉMENT de Dieu puisque toute autorité vient de lui. C'est-à-dire de fait, sans qu'il soit besoin de le clamer dans un doucement constitutionnel : c'est déjà acquis. Vous êtes à côté de la plaque. Même si ça reste bon de le souligner.
Les forces de la nature peuvent se légitimer à elles seules.

Saint Thomas est en effet plus théologien que philosophe bien qu'il excelle dans les deux domaines, c'est normal qu'il traite plus longuement et conséquemment de théologie. Aussi si la vérité ne change pas, on ne peut dire autrement du contexte et il est très facile de canonner un régime en deux mots après deux siècles de déchristianisation.

Je ne vois pas en quoi la déclaration de Cicéron traite de quelque chose méconnue du fascisme, au contraire ce courant s’y reconnaît totalement. Il n'est pas étonnant que méconnaissant ce courant et étant royco-centré vous ne l'ayez pas repéré. Si le fascisme peut être critiqué  à titre métaphysique, il ne peut être à échelle naturelle et politique sur ses fondements.

Ce que définit Jean-Luc Chabot concerne d'autant plus les conceptions robespierristes/bonapartistes (et plus généralement des Lumières) de 1789, ainsi ce  que je nomme "nationalitarisme" depuis le début en référence à la IIIe République maçonnique. Idem sur  les thèmes de  praxis (agir de  l'homme au détriment de la raison).
Idem pour la définition de la nation (républicaine) par Mgr Gaume, je partage entièrement l'analyse.

Si cette phrase mussolinienne suivante est encore insuffisante on ne peut l'amalgamer d'un revers de main à l'athéisme révolutionnaire (d'autant que les choses ont évolué ensuite :
«L'État  fasciste  ne  reste  indifférent  ni  en  face  du  fait  religieux  en  général,  ni  en  face de cette religion positive particulière qu'est le catholicisme italien.  L'État n'a pas une théologie, mais il a  une morale. Dans l'État fasciste,  la religion  est considérée comme  une des manifestations  les  plus  profondes  de l'esprit et, en conséquence, -elle est non seulement respectée, mais aussi défendue et protégée. L'État fasciste ne se crée pas  un « Dieu » particulier comme Robespierre a  voulu le faire dans  l'extrême  délire  de  1a  Convention;  il ne  cherche  pas  non  plus  vainement  à  l'effacer des  âmes,  ainsi  que le bolchévisme.  Le fascisme respecte  le Dieu  des  ascètes,  des saints, des héros et même le Dieu que voit et prie le cœur ingénu et primitif du peuple.»
La doctrine du fascisme
avatar

Floriano75
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 117
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 27
Localisation : Limoges

https://florianrouanet.wordpress.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Dim 25 Fév 2018 - 14:06

@Floriano75 a écrit:
Il faut croire qu'il existe une dualité entre dictature et démocratie !  Selon si l'on appuie plus un côté que l'autre, et que certaines situations légitimes le fait de le faire. La monarchie n'est-elle pas constituée de valeurs à la fois monoarque, aristocratique et "démocratique" (pour ne pas dégénérer en tyrannie ou en oligarchie il faut de la démocratie à sa juste place comme l'enseigne Aristote et saint Thomas). Pour décentraliser plus au niveau de la population cela implique qu'elle pèse un poids politique par ses foyers nombreux et stables, ainsi qu'un niveau culturel élevé (pas celui de l'Afrique du Sud actuel évidemment mdr).

Je ne suis pas certain que Saint Thomas d'Aquin prône la démocratie, en tout cas Saint Augustin la rejette tout à fait.
Mais quoi qu'il en soit, admettons que la monarchie soit le savant dosage que vous évoquez, c'est en tout cas un régime pérenne et équilibré, vous le reconnaissez vous-même.
Alors pourquoi prôner un régime qui ne l'est pas, qui s'écroule toujours rapidement et qui est le pendant de la démocratie ? Vous connaissez l'adage, la dictature c'est "ferme-la" et la démocratie c'est "cause toujours". Dans les deux cas, sous un artifice différent, c'est toujours le pouvoir de l'ombre qui a la main.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Re: ⚜ Entretien avec Florian Rouanet - militant catholique et nationaliste

Message par Prince de Talmont le Dim 25 Fév 2018 - 14:16

@Floriano75 a écrit:

Nature et grâce a tendance à se confondre dans le meilleur des cas en effet. Vous me posez une question à côté de la plaque, car s'il on traite d'ordre naturel, qui est de source divine en tant que le monde est cré par Dieu, il s'agit bien d'autorité politique naturelle, la hiérarchie est nécessaire à une société par essence. Votre  haine de simples vérités naturelles n'est pas bonne. Et si l'autorité venant de Dieu est une réalité, je disais qu'elle est tirée FORCÉMENT de Dieu puisque toute autorité vient de lui. C'est-à-dire de fait, sans qu'il soit besoin de le clamer dans un doucement constitutionnel : c'est déjà acquis. Vous êtes à côté de la plaque. Même si ça reste bon de le souligner.
Les forces de la nature peuvent se légitimer à elles seules.

Dieu a créé l'homme libre de le choisir ou de le rejeter.
Il est important de dire clairement que l'on choisit Dieu.
Toute autorité vient de Dieu, comme de très dures épreuves ou des catastrophes naturelles viennent également de Lui. Ce n'est pas pour autant que nous devons plébisciter un régime politique catastrophique.

@Floriano75 a écrit:Si cette phrase mussolinienne suivante est encore insuffisante on ne peut l'amalgamer d'un revers de main à l'athéisme révolutionnaire (d'autant que les choses ont évolué ensuite :
«L'État  fasciste  ne  reste  indifférent  ni  en  face  du  fait  religieux  en  général,  ni  en  face de cette religion positive particulière qu'est le catholicisme italien.  L'État n'a pas une théologie, mais il a  une morale. Dans l'État fasciste,  la religion  est considérée comme  une des manifestations  les  plus  profondes  de l'esprit et, en conséquence, -elle est non seulement respectée, mais aussi défendue et protégée. L'État fasciste ne se crée pas  un « Dieu » particulier comme Robespierre a  voulu le faire dans  l'extrême  délire  de  1a  Convention;  il ne  cherche  pas  non  plus  vainement  à  l'effacer des  âmes,  ainsi  que le bolchévisme.  Le fascisme respecte  le Dieu  des  ascètes,  des saints, des héros et même le Dieu que voit et prie le cœur ingénu et primitif du peuple.»
La doctrine du fascisme

Cette phrase montre que le fascisme est le mouvement révolutionnaire qui fait les plus belles œillades au catholicisme il est vrai. Mais il y apparaît clairement que la religion demeure subordonnée à la doctrine fasciste.
Pour être sauvé nous devons choisir Dieu comme seul maître et comme autorité suprême. Lui dire simplement que nous lui avons réservé une place de choix derrière le chef d'orchestre qui reste l'homme, c'est lui faire offense.

_⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _⚜ _
Forum royaliste Blog royaliste Blog catholique
avatar

Prince de Talmont
Titre du rang
Titre du rang



Masculin Messages : 1615
Date d'inscription : 24/06/2013

Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 7 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum