LA PHILOSOPHIE DE LA DECADENCE ou "DE LA LACHETE QUI Y CONDUIT"...

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LA PHILOSOPHIE DE LA DECADENCE ou "DE LA LACHETE QUI Y CONDUIT"...

Message par Héloise le Jeu 1 Fév 2018 - 18:07


Ceci n'est pas un propos moralisateur, car, aujourd'hui, tout bon sens est ainsi défini : c'est "encore" de la morale... mais le triste constat des résultats d'une politique (temporelle ET spirituelle) laissez-fairiste qui mène le troupeau humain à l'abattoir après lui avoir fait accroire que sur le chemin -bordé des roses du socialisme- les étapes s'appelleraient "liberté - égalité - fraternité".
Citer Spinoza n'est pas un exercice bien difficile de nos jours mais permet d'approcher une réalité : hier, est comme aujourd'hui, et comme demain... si nous ne changeons rien lorsqu'il appert qu'il est urgent de s'impliquer individuellement pour que de notre société, on ne parle pas au passé.
Aussi faut-il sur la pensée de ce philosophe -peut-être oublié par la grâce de l'éducation nationale- prendre acte que :
"Ni rire, ni pleurer, mais comprendre"
est de toute urgence si nous voulons que les enfants que nous avons mis au monde puissent, au moins, nous gratifier d'un sursaut salutaire dans une situation de crise incontestable.
Constater une dérive, un dévoiement -allons, soyons généreux dans les mots et les idées que véhicule simplement le langage vernaculaire- un pourrissement total de notre culture, de notre foi, de notre politique, doit nous permettre (si nous sommes prêts ET honnêtes de surcroît) de pallier les inconvénients et les événements en gestation de notre destruction.
Constater que gouvernement temporel et gouvernement spirituel se sont fourvoyés dans le même chaudron satanique de la "bien pensance" toute lisse, sans accroc, sans violence (quoique ?), mais surtout de la lâcheté est un acte de résistance à la décadence que nous refusons au plus profond de nous mêmes.
Une fois évoqué le "laissez-fairisme" de la république, nous nous devons de lui imputer aussi la politique de "l'anti-héros". C'est, hélas, SON héritage... bientôt, si nous ne faisons rien, il sera nôtre aux yeux des générations à venir.
L'ANTI-HEROS est devenu héros (la victime est oubliée, le meurtrier, pris en fausse commisération et fausse charité) et pervertit la notion d'idéalité : la basse extraction devient admirable et les échecs permettent cynisme, vengeance, satyre, soulignant à plaisir les bassesses humaines. Nous nous retrouvons ainsi au temps de la contestation picaresque ; mais ne faut-il pas cinq cents ans pour qu'une idée fasse son chemin ?
Bien qu'il fasse partie des destructeurs de notre société, je ne peux m'empêcher de citer Jean-Paul Sartre dans son essai "L’existentialisme est un humanisme" -et là je me situe en opposition totale sur l'énoncé même du mot "humanisme" ô combien galvaudé et dénaturé par ses consorts gauchistes-
« on ne naît pas héros ou lâche, on le devient à travers ses actes ».
Cette phrase posée sur l'un des plateaux de la balance où sera, un jour, pesé le poids de nos actions et de notre société risque bien de mettre en évidence -trop tard- notre précipitation vers l'inéluctable.
L’anti héros -ce personnage situé à l’opposé du héros traditionnel- est un homme banal et incapable de s’intégrer dans la société, le héros négatif caractérisé par son immoralité, sa violence et son manque d’état d’âme, le symbole de tout ce qui est à la marge de la société et de son bon fonctionnement. Il est fat, vaniteux, lorsque ce n'est pas un couard, mais il est surtout le parfait mythomane et comme la bêtise n'a guère de limite il symbolise -malheureusement- le résultat identitaire à notre actualité.
Après avoir pataugé dans le désir grossier de vouloir percer les mystères de la connaissance pour se l'approprier et s'être jetés à corps perdu dans la captation de tout ce qui pouvait leur être profitable, les anti-héros qui composent notre décor quotidien ont voulu frénétiquement être Dieu Lui-même et pour ce faire ont semé sur notre chemin la corruption et la destruction.
Après avoir évoqué les oeuvres et les pompes du gouvernement temporel, il est utile de faire un tour du côté du spirituel et, là, si l'on peut sans grand peine ni beaucoup d'efforts reconnaître que la foi des saints et des martyrs des trois premiers siècles du christianisme a fondé notre culture, la contribution des bâtisseurs de cathédrales, des peintres, des musiciens, ainsi que l'éducation à la santé et à la charité portée par l'Eglise catholique, on a l'obligation de reconnaître que le christianisme a été réduit au catholicisme.
Héritiers de la même promesse divine dans l'Ancien Testament, les juifs et les chrétiens ont la même source et pourtant la foi des premiers est demeurée plus vive que celle des seconds.
Pourquoi ?
Il suffit de comparer les deux images, dont l'une a été occultée, et l'autre mise en exergue, de l'enseignement de Jésus ; enseignement et parole dont, déjà au IVè siècle, le Concile de Nicée se posait la question du devenir.
Première image occultée, ou délicatement écartée, celle que l'on trouve dans Ses paroles. Jésus n'est pas un chef de guerre MAIS il dit : "je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée". Il traite ses contemporains de "race de vipères" et manie l'imprécation "Malheur à toi...", il chasse les marchands du Temple...
Deuxième image portée (hélas, sans le contrepoids de la précédente) par le Nouveau Testament qui va condamner la violence, appeler à la miséricorde et imposer à l'humanité une morale servile de la pitié et de l'amour dévoyé de l'humain dans sa préférence des droits de l'Homme aux devoirs envers Dieu.
Jésus a été la victime de la plus grande violence de son époque -pour mieux la dénoncer- mais il n'est pas non plus un pacifiste bêlant lorsqu'il dit : "Je ne suis pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs".
Vatican II pour l'Eglise, mai 1968 pour la république ont ouvert la voie à une civilisation consumériste, indigente, libertaire, corrompue et donc... fragilisée face à l'Islam intégriste.
Ce n'était vraiment pas la vocation des "gouvernements" temporel et spirituel que de nous conduire dans la voie de l'acceptation de toutes les faiblesses en reniant l'oeuvre de nos Pères.... ALORS ! ALORS ? VITE.... LE ROY ... ET LE RETOUR A LA ROYAUTE, seule capable de porter notre société vers les hauteurs et nous permettre de construire enfin notre Royaume sur la Terre comme le Royaume qui est aux Cieux entre un gouvernement temporel et un gouvernement spirituel harmonisés dégagés des affres de la vulgarité.
Apparaîtra alors dans ce monde, la notion de justice qui peut faire surgir des images de partage, monde dans lequel chacun recevrait la même part MAIS il faut bien se rendre compte que c'est par une LENTE progression des consciences vers la solidarité universelle que l'interdépendance des sociétés s'affirmera de manière équilibrée.
La libération de l'homme des idoles et des vérités "TOUTES FAITES", (république ou veau d'or) passe par un esprit de liberté et d'indépendance ouvert intelligemment sur l'enseignement que nous a donné Jésus Christ pour permettre "l'amour de l'humanité".
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Re: LA PHILOSOPHIE DE LA DECADENCE ou "DE LA LACHETE QUI Y CONDUIT"...

Message par Sylvie-Jeanne Reze Solms le Ven 25 Mai 2018 - 15:23

Bien vu ma chère , le but ultime étant de formater des etres "robotisés" abrutis d'un endoctrinement a la repentance mais la repentance de quoi ????????
En seuleument 2 siècle la geuse a détruit tout ce qui faisait le rayonnement de la France et en bonne disciple de Voltaire l'éducation nationale nous a fabriqué des générations de micro céphales , se déplaçant en " banc aveugles " comme des sardines , dans la voie qui aboutis a la négation d'eux meme par leur inféodation au " marché " entité toute puissante vouée a l'adoration de veau d'or qui fait que 1 pour cent de la population se partage 80 pour cent des richesses du monde , Moise n'est pas le seul a etre floué Vive Louis XX

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Re: LA PHILOSOPHIE DE LA DECADENCE ou "DE LA LACHETE QUI Y CONDUIT"...

Message par Héloise le Ven 25 Mai 2018 - 17:40

Ravie de voir qu'une femme a plus d'un neurone entre les oreilles ! je désespérais d'être la seule en lice dans ces échanges où la gent masculin se méprend sur notre capacité à réfléchir. Le problème de notre société étant de reléguer au second plan tout ce qui est "yin" au profit de ce qui est "yang" dans le mépris absolu de la créature unique créée par Dieu avec pour mission de ne faire qu'un pour qu'enfin dans l'unicité retrouvée nous établissions leroyaume de la Terre comme est le royaume des Cieux... enfin rassemblés... dommage pour tout dire que priorité soit donnée aux grenouilles de bénitiers et aux prêtres-ouvriers qui ont permis le salmigondis, le métissage, la vulgarisation de la spiritualité bien mal menée par les temps qui courent.... politiques et religieux confondus, pourfendeurs d'humanisme et d'amour au bénéfice du profit et de la rentabilité... ne leur déplaise !
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