Crimes politiques : II - Le meurtre de Louis XVI, meurtre sacrificiel au fondement de la République

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Crimes politiques : II - Le meurtre de Louis XVI, meurtre sacrificiel au fondement de la République

Message par Chasseur le Ven 19 Juil 2013 - 19:36

"Chronique concernant le Meurtre de Louis XVI, décrété en 1784, dans le sein de "sociétés secrètes".
De cette catastrophe incroyable, allait suivre le droit à l'usure (1795), la privatisation de la création monétaire, (1800), et toute une série de réformes qui petit à petit, on fait perdre à la France, toute forme de souveraineté, politique, économique, financière, énergétique, alimentaire, culturelle, religieuse, etc.
Il ne faut pas chercher ailleurs, les causes de l'agonie de la France."



Dernière édition par Vincent le Jeu 26 Sep 2013 - 14:23, édité 1 fois
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Le testament de Louis XVI, Roi très chrétien

Message par Chasseur le Sam 21 Sep 2013 - 16:33

Les derniers mots du dernier roi. Edifiant particulièrement dans le contexte actuel de bassesse et de médiocrité politiques :

   "Au nom de la très Sainte Trinité du Père du Fils et du St Esprit.

   Aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze.

   Moi, Louis XVIe du nom, Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille, de plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loy existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser.

   Je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

   « Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

   « Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ, mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus-Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

   Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique.

   Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur.

   Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

   Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

   Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

   Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.

   Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

   Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité.

   Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

   Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

   Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

   Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

   Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

   Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé. D’un côté si j’étais sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

   Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

   Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

   Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

   Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

   Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792".

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/01/le-testament-de-louis-xvi-roi-tr%C3%A8s-chr%C3%A9tien.html
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16 Octobre 1793, Assassinat politique de Marie-Antoinette

Message par Chasseur le Mer 16 Oct 2013 - 5:22

16 Octobre 1793, Assassinat politique de Marie-Antoinette : Acte fondateur des Totalitarismes modernes.



Comme Louis XVI, le 21 janvier, la Reine n'est pas assassinée pour ce qu'elle a fait, mais pour ce qu'elle est.
        Elle l'est au cri de "Mort à l'Autrichienne", dans un déferlement de xénophobie indéniable, que l'on peut considérer comme étant l'une des sources lointaines du racisme.
        Les mêmes xénophobes, par ailleurs, n'hésitant pas à souhaiter "qu'un sang impur" abreuve leurs sillons, on est bien là dans ce qui est peut-être la première manifestation "moderne" du racisme authentique...
       Xénophobie et racisme dûment condamnés et flétris par les héritiers de la Révolution aujourd'hui, alors que leurs "grands ancêtres" en sont donc, pour une bonne part, à l'origine !.....
       Il est vrai que la République idéologique n'en est plus à un paradoxe près : elle accueille, dans le Panthéon ("Aux grands hommes, la patrie reconnaissante"), Lazare Carnot, l'organisateur du Génocide vendéen, et Voltaire, furieusement antisémite et joyeusement raciste; et elle laisse Napoléon aux Invalides, dans son monument d'orgueil, à l'admiration des foules, lui qui déclarait les juifs "des sauterelles et des chenilles qui ravagent la France"....



Âgée de trente-huit ans (Louis XVI en avait 39, le 21 janvier), la Reine en paraissait alors soixante : depuis le retour de Varennes, ses cheveux étaient devenus blancs.....
       Un témoin oculaire, un nommé Lapierre, écrit à la société populaire de Carentan que la reine, qu’il appelle d’une injure qui ne déshonore que lui et que nous ne répéterons pas ici "a été à l’échafaud avec une fermeté incroyable, sans broncher".
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La mort d’un homme…

Message par Chasseur le Dim 10 Nov 2013 - 14:55

La mort d’un homme…



Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

En ce 21 janvier 1793, un homme, comme les autres, se retrouve sur l’échafaud pour être décapité. Comme les autres ? Non, vous avez raison, cet homme n’était pas comme les autres, il était Roi de France, et ce de droit divin ! Cet homme n’était pas comme les autres, il était appelé à diriger la France, mais on l’a exécuté tel un assassin ! Cet homme n’était pas comme les autres, il était prêt à faire de grandes réformes, mais on ne lui a pas laissé le temps de les faire, ni de s’expliquer ! Cet homme n’était pas comme les autres, il refusait dès que possible de faire couler le sang même pour se protéger, alors que les révolutionnaires n’ont pas hésité à faire couler le sang de toute la famille royale ! En vérité, ceux qui sont heureux que le Roi ait été exécuté aujourd’hui, approuvent l’exécution d’un honnête homme ! Qu’a-t-il fait de mal ? Il a simplement existé et cela a suffi à le faire décapiter…

Le 21 janvier 1793, il y a 220 ans, le roi Louis XVI était exécuté. En mémoire, voici ce texte d’Albert Camus, prix Nobel, écrivain humaniste, infatigable combattant des totalitarismes, extrait de son livre « L’homme révolté ». Éclairant…

« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ.

La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt, mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »

On pourra dire ce que l’on voudra mais cet homme doit être respecté et non critiqué, que l’on soit royaliste ou non. Soyons simplement humain…

El Primo

Source : http://nouvelarbitre.com/la-mort-dun-homme/
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Procès de Louis XVI ou meurtre fondateur de la république

Message par Chasseur le Mar 3 Déc 2013 - 18:20

Ephéméride du 3 Décembre.
1792 : Ouverture du pseudo-procès de Louis XVI.


En réalité, il n'y aura pas de procès, au sens vrai du terme, puisque le jugement est rendu d'avance : il faut que Louis meure ! Car si Louis est innocent, alors ceux qui ont fait la révolution sont coupables !

C'est le sens du discours stupéfiant que tient Robespierre à la Convention... :

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2009/08/24/l-anti-grand-texte.html



Ce même Robespierre qui, 18 ans auparavant, avait eu à féliciter le roi Louis XVI rentrant à Paris après son couronnement à Reims, le 15 juin 1775 (il avait alors 17 ans accomplis).

C'était rue Saint-Jacques, devant le Collège Louis-le-Grand. Le professeur de rhétorique avait rédigé pour la cérémonie un compliment superbe en vers, que Robespierre fut chargé de dire, comme étant l'un des élèves les plus doués et les plus méritants. Il pleuvait à seaux ce jour-là, mais le jeune Maximilien était infiniment fier d'avoir eu «l'honneur» de saluer ce jeune roi qui incarnait aux yeux de la nation toute entière les espérance d'un avenir prometteur pour la France.



est le même Robespierre, mais il n'est pourtant plus le même. Extraits.....

"...Il n’y a point ici de procès à faire. Louis n’est point un accusé. Vous n’êtes point des juges. Vous n’êtes, vous ne pouvez être que des hommes d’État, et les représentants de la nation. Vous n’avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer. Un roi détrôné, dans la République, n’est bon qu’à deux usages : ou à troubler la tranquillité de l’État et à ébranler la liberté, ou à affermir l’une et l’autre à la fois. Or je soutiens que le caractère qu’a pris jusqu’ici votre délibération, va directement contre ce but...

...Louis fut roi, et la République est fondée : la question fameuse qui vous occupe est décidée par ces seuls mots. Louis a été détrôné par ses crimes ; Louis a dénoncé le peuple français comme rebelle ; il a appelé, pour le châtier, les armes des tyrans ses confrères ; la victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle : Louis ne peut donc être jugé ; il est déjà condamné, ou la République n’est point absoute. Proposer de faire le procès à Louis XVI, de quelque manière que ce puisse être, c’est rétrograder vers le despotisme royal et constitutionnel ; c’est une idée contre-révolutionnaire, car c’est mettre la révolution elle-même en litige. En effet, si Louis peut être encore l’objet d’un procès, il peut être absout ; il peut être innocent ; que dis-je ! il est présumé l’être jusqu’à ce qu’il soit jugé : mais si Louis est absout, si Louis peut être présumé innocent, que devient la révolution ?

Si Louis est innocent, tous les défenseurs de la liberté deviennent des calomniateurs ; les rebelles étaient les amis de la vérité et les défenseurs de l’innocence opprimée ; tous les manifestes des cours étrangères ne sont que des réclamations légitimes contre une faction dominatrice. La détention même que Louis a subie jusqu’à ce moment, est une vexation injuste ; les fédérés, le peuple de Paris, tous les patriotes de l’empire français sont coupables : et ce grand procès pendant au tribunal de la nature, entre le crime et la vertu, entre la liberté et la tyrannie, est enfin décidé en faveur du crime et de la tyrannie..."



Courageusement, mais inutilement - du moins à vue humaine... -  François Denis Tronchet, Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes et Raymond de Sèze défendront le roi.

De Sèze aura cette envolée fameuse : "Citoyens.... Je cherche parmi vous des juges, et je n'y vois que des accusateurs.... Je n’achève pas... JE M’ARRÊTE DEVANT L’HISTOIRE : songez qu’elle jugera votre jugement et que le sien sera celui des siècles".



Source : http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2008/10/28/ephemeride-du-3-decembre.html
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Liste des régicides de 1793

Message par Chasseur le Mer 8 Jan 2014 - 17:08

Liste des régicides de 1793


Une liste de traîtres ignominieux et maudits, rangés sous le signe de la franc-maçonnerie, Synagogue de Satan…
Plus de détails : http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/proces-de-louis-XVI/jugement.asp




ALBITTE Antoine Louis – ALLAFORT Jean – AMAR Jean Pierre André – AMYON Jean Claude – ANTHOINE François Paul Nicolas – AOUST Eustache Jean Marie marquis d’ – ARMONVILLE Jean Baptiste – ARTAUD-BLANVAL Joseph Annet – AUDOUIN Pierre Jean – AUDREIN Yves Marie – AYRAL Bernard Louis – AZEMA Michel

BAILLE Pierre Marie – BAR Jean Etienne – BARBAROUX Charles Henri Marie – BARBEAU DU BARAN Joseph Nicolas – BARERE DE VIEUZAC Bertrand – BARRAS Paul François Jean Nicolas comte de – BARTHELEMY Jean André – BASSAL Jean – BATTELIER Jean Cesar – BAUDOT Marc Antoine – BAUDRAN Mathieu – BAYLE Moïse Antoine Pierre Jean – BASIZE Claude – BEAUGEARD Pierre Jean Baptiste – BEAUVAIS DE PREAUX Charles Nicolas – BEFFROY DE BEAUVOIR Louis Etienne – BELLEGARDE (DUBOIS de) Antoine Denis – BENTABOLE Pierre Louis – BERLIER Théophile – BERNARD DES ZEUZINES André Antoine (dit Bernard de Saintes) – BERTRAND DE LA HOSDINIÈRE Charles Amboise – BESSON Alexandre – BEZARD François Siméon – BILLAUD-VARENNE Jacques Nicolas – BÖ Jean Baptiste Jérôme – BOHAN Alain – BOILEAU Jacques – BOISSET Josephe Antoine – BOLLET Philippe Albert – BOLOT Claude Antoine – BONET DE TREYCHES Joseph Balthazar – BONNET Pierre François – BONNET DE MAUTRY Pierre Louis – BONNEVAL Germain – BONNIER D’ALCO Ange Elisabeth Louis Antoine – BORIE Jean – BOUCHER SAINT SAUVER Antoine – BOUILLEROT DEMARSENNE Alexis Josep – BOUQUIER Gabriel – BOURBOTTE Pierre – BOURDON François Louis – BOURDON DE LA CROSNIÈRE Louis Jean Joseph Léonard – BOUSQUET François – BOUSSION Pierre – BOUTROUÉ Laurent Marcial – BOYAVAL Charles Louis Laurent – BOYER-FONFRÈDE Jean Baptiste – BRÉARD Jean Jacques – BRIEZ Philippe Constant Joseph – BRISSON Marcou – BRIVAL Jacques – BRUN Jean – BUZOT François Nicolas Léonard

CALÉS Jean Marie – CALON Etienne Nicolas de – CAMBON Pierre Joseph – CAMBOR-BORIE Etienne – CAMBOULAS Simon – CAMPMARTIN Pierre – CAMPMAS Pierre Jean Louis – CARNOT Lazare Nicolas Marguerite – CARPENTIER Antoine François – CARRA Jean Louis – CARRIER Jean Baptiste – CASSANYES Jacques Joseph François – CAVAIGNAC Jean Baptiste – CHABOT François – CHAMBON Aubin – CHAMPIGNY-CLÉMENT René Jean – CHARBONNIER Joseph – CHARLIER Louis Joseph – CHARREL Pierre François – CHASLES Pierre Jacque Michel – CHATEAUNEUF-RANDON Alexandre Paul – CHAUDRON-ROUSSEAU Guillaume – CHAUMONT Jean François – CHAZAL Jean Pierre – CHAZAUD Jean Pierre – CHENIER Marie Joseph Blaise – CHOUDIEU Pierre René – CLAUZEL Jean Baptiste – CLEDEL Etienne – CLOOTS Jean Baptiste – COCHET Henri Louis Joseph – COCHON de LAPPARENT Charles – COLLOMBEL Louis Jacques – COLLOT d’HERBOIS Jean Marie – CORDIER Michel Martial – COUPÉ Jacques Michel – COURTOIS Edme Bonaventure – COUTHON Georges Auguste – CREVELIER Jacques – CUSSET Joseph Marie

DAMERON Joseph Charlemagne – DANTON Georges Jacques – DARTIGOEYTE Pierre Armaud – DAVID Jacques Louis – DE BRY Jean Antoine Joseph – DELACROIX Charles – DELACROIX Jean François – DELAGUEULLE René Louis – DELAUNAY Aîné Joseph – DELCHER Joseph Etienne – DELEYRE Alexandre – DELMAS Jean François Bertrand – DERBEZ-LATOUR Pierre Jacques – DE SACY Claude Louis Michel – DESCAMPS Bernard – DESGROUAS Charles François Grégoire Michel Etienne – DESMOULINS Lucie Simplice Benoit Camille – DESPINASSY DE FONTENELLE Antoine Joseph – DEVILLE Jean Louis – DEYDIER Etienne – DORNIER Claude Pierre – DROUET Jean Baptiste – DUBOIS Louis Toussaint Julien – DUBOIS-CANCÉ Edmond Charles Alexis – DU BOUCHET Pierre – DUBREUIL-CHAMBARDEL Pierre Jacques – DUCOS Jean François – DUCOS Aîné Pierre Roger – DUHEM Pierre Joseph – DULAURE Jacques Antoine – DUMONT André – DUPLANTIER Jacques Paul Fronton – DUPONT Jacques Louis – DUPRAT Jean – DUPUY Jean Baptiste Claude Henri – DUQUESNOY Ernest Dominique François Joseph – DU ROY Jean Michel – DUVAL Charles François Marie – DYZÈZ Jean

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SAINT-JUST Louis Antoine de – SALICETI Antoine Christophe – SALLENGROS Albert Boniface François – SAUTAYRA Pierre Barthélémy – SAUTEREAU Jean – SAVONIN Marc Antoine Jean Louis – SECOND Jean Louis – SERGENT Antoine François – SEVESTRE DE LA METTERIE Achille Joseph Marie – SIBLOT Claude François Bruno – SIEYES Emmanuel Joseph – SOUBRANY Pierre Amable – SOUHAIT Joseph Julien

TAILLEFER Jean Guillaume – TALLIEN Jean Lambert – TELLIER Armand Constant – THABAUD Guillaume – THIBAUDEAU Antoine Clair – THIRION Didier – THURIOT de la ROZIERE Jacques Alexis – TRULLARD Narcisse – TURREAU DE LINIERES Louis

VADIER Marc Guillaume Albert – VALDRUCHE Anne Joseph Arnauld – VENAILLE Pierre Etienne – VERGNIAUD Pierre Victurnien – VERBEREY Charles Baptiste François – VIDALIN Etienne – VIDALOT Antoine – VILLERS François Toussaint – VINET Pierre Etienne – VOULLAND Jean Henri

YSABEAU Claude Alexandre

Répartition socio-professionnelle des régicides :

107 avocats

40 magistrats

27 homme de loi ou avoués

21 médecins ou chirurgiens

15 agriculteurs

17 petits marchads

10 ouvriers

24 officiers

20 membres du clergé dont 4 évêques

et quelques apothicaires, huissiers et deux comédiens

Source : http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/04/18/liste-des-porcs-regicides-de-1793/
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l'abbé Edgeworth de Firmont (1745-1807) qui assista Louis XVI

Message par Chasseur le Lun 3 Mar 2014 - 17:02

Il existe une oeuvre peu connue de l'abbé Edgeworth de Firmont (1745-1807) qui assista Louis XVI depuis la veille de son exécution jusqu'à l'échafaud: "Le dernier confident de Louis XVI" (M. V. Woodgate - Editions Pierre Téqui http://www.librairietequi.com/)



En voici quelques extraits des heures qui précèdent le matin de l'exécution. Ce témoignage est historiquement exceptionnel:

" [20 janvier 1793] Une escorte de chevaux attendait à la porte la voiture du ministre où je pris place [...] Tout le clergé de Paris était alors vêtu comme l'étaient les simples citoyens, si bien que je ne portais pas mon habit ecclésiastique [...]

Notre parcours, jusqu'au Temple, s'effectua dans un silence lugubre. Deux ou trois fois, cependant, le ministre tenta de le rompre. Il leva les vitres de la voiture et s'exclama, 'Grands dieux, de quelle affreuse mission suis-je chargé! Quel homme, ajouta-t-il, en parlant du Roi; quelle résignation! Quel courage! Non! La seule nature humaine ne peut donner une telle force de caractère, il y a quelque chose en-dehors d'elle!' [...]

Nous arrivâmes au Temple dont la première grille s'ouvrit immédiatemment devant nous [...] Nous attendîmes les commissaires près d'un quart d'heure sans dire un mot [...] Nous traversâmes le jardin jusqu'à la tour [...] La porte de la tour, bien que très étroite et très basse, s'ouvrit avec un bruit terrible. Elle était chargée de verrous et de barres de fer. Nous passâmes par une pièce pleine de gardes, dans une autre salle plus grande dont la forme montrait qu'elle avait été une chapelle. Les commissaires de la Commune, qui avaient la garde du Roi, étaient assemblés et je ne pus découvrir dans leur contenance l'embarras et la consternation que j'avais observé chez les ministres. Ils étaient douze au moins, la plupart vêtus comme des Jacobins [...]

le plus agé des commissaires s'approcha de moi d'un air poli [...] ce préambule voulait annoncer que j'allais être fouillé, aussi je prévins la suite en lui disant que, puisque la réputation de Monsieur de Malesherbes ne pouvait le dispenser de cette formalité, je ne pourrais pas me flatter de voir consentir, en venat au temple, une exception en ma faveur [...]

Ils me firent passer par un escalier en colimaçon, si étroit que deux personnes pouvaient à peine se dépasser. Des barrières étaient placées à certains intervalles en travers des marches, et à chaque barrière se tenait une sentinelle. Ces hommes étaient de vrais sans-culottes, et presques tous ivres [...]

Lorsque nous atteignîmes l'appartement du Roi, toutes les portes étaient ouvertes; je l'apperçus au millieu d'un groupe de huit à dix personnes. Celles-ci comprenaient le ministre de la Justice accompagné de quelques membres de la Commune; ils étaient venus lui lire le décret fatal, la sentence qui 'le condamnait à mourir le lendemain même'. Il était calme et tranquille, avec un air de bénignité, alors qu'aucun de ceux qui l'entouraient n'avait pris la peine d'adopter l'attitude qui convenait.

Aussitôt qu'il me vit, il leur fit de la main signe de se retirer. Ils obéirent en silence. Lui-même ferma la porte derrière eux, et je me trouvai seul à seul avec mon Souverain [...] je tombai à ses pieds sans pouvoir proférer une parole. Ceci le toucha plus que le décret qu'il venait d'entendre. Il ne répondit à mes larmes que par les siennes, mais bientôt, reprenant toute sa fermeté: 'Pardonnez-moi, dit le Roi, pardonnez-moi, Monsieur, un moment de faiblesse, si l'on peut dire. Depuis longtemps j'ai vécu au millieu de mes ennemis et l'habitude m'a en quelque sorte familiarisé avec eux; mais lorsque je me trouve en présence d'un sujet fidèle, c'est pour moi un tel contraste, qu'en dépit de mes plus grands efforts, je me laisse aller à mon émotion'.

En disant ces mots, il me releva avec bonté et me fit entrer dans son cabinet afin de pouvoir parler plus librement car, de sa chambre, on entendait tout ce qu'il disait. Ce cabinet se trouvait dans une des tourelles du temple. Il n'y avait sur les murs ni tableaux ni ornements. Un mauvais poêle servait de cheminée; une table et trois chaises de cuir composait tout l'ameublement. Là, me faisant asseoir près de lui: 'Maintenant, Monsieur, me dit-il, la grande affaire de mon salut est la seule qui doive occuper mes pensées. La seule affaire de réelle importance [...]'

Tout en parlant, il tirait de sa poche un papier cacheté dont il brisa le sceau. C'était son testament qu'il avait rédigé au mois de décembre, alors qu'il doutait qu'une aide religieuse quelconque lui soit accordée à ses derniers moments [... Il le lut] Sa voix était ferme et aucune défaillance ne pouvait être observée dans son attitude, excepté lorsqu'il lut les noms qui lui étaient les plus chers. Alors toute sa tendresse se reveillant, il fut obligé de s'arrêter un moment, et ses larmes coulèrent malgré tous ses efforts pour les retenir [...]

S'apercevant à la fin de sa lecture que la famille royale n'était pas encore annoncée, le Roi s'empressa de me demander quelle était la siuation de son clergé et de l'Eglise de France. Il la connaissait un peu en dépit de la rigueur de la dentention. Il savait que, d'une manière générale, les ecclésiastiques français avaient été obligés de fuir leur pays et avaient été reçus à Londres, mais il ignorait entièrement tous les détails [...]

Cette conversation si intéressante fut interrompue par l'un des commissaires qui vint annoncer au Roi que sa famille était descendue et qu'il était enfin autorisé à la voir. A ces mots, il parut extrêment agité et me quitta précipitamment [...] Moi-même, bien que je sois resté enfermé dans le cabinet où le Roi m'avait laissé, je pouvais aisément distinguer leur voix et je fus invilontairement témoin de la scène la plus déchirante qu'il m'ait jamais été donné d'entendre [...] Non seulement des larmes furent répandues, non seulement des sanglots frappèrent mes oreilles, mais encore des cris perçants qui furent entendus de la cours extérieure du Temple. Le Roi, la Reine, Monsieur le Dauphin, Madame Elisabeth, Madame Royale, tous se lamentaient à la fois, et leurs voix se confondaient. A la fin, leurs larmes cessèrent, car leurs forces étaient épuisées. Ils parlèrent à voix basse et avec un certain calme.

La conversation dura près d'une heure [...] Il revint immédiatement vers moi, mais dans un état d'agitation qui montrait qu'il était bléssé jusqu'à l'âme.

'Oh! Monsieur!, s'écria-t-il, en se laissant tomber sur une chaise, quelle entrevue j'ai dû subir! Pourquoi faut-il que j'aime si tendrement, et pourquoi faut-il que je sois si tendrement aimé? Mais c'est fini. Oublions tout cela afin que je tourne mes pensées vers la seule chose qui compte désormais [...]

Je résolus de trouver le moyen d'administrer les sacrements à Sa Majesté, quelque risque qui doive en résulter pour moi, puisqu'il avait été si longtemps privé de les recevoir [...] je manifestai mon désir de me rendre à la salle du Conseil, et là, je formulai ma requête au nom du Roi. Cette proposition, à laquelle les commissaires n'était point préparés, les déconcerta extrêmement et ils cherchèrent différents prétextes pour l'éluder [...]

Un quart d'heure s'écoula, puis je fus de nouveau convoqué dans la salle où le Président m'adressa ainsi la parole: 'Citoyen, ministre de la religion, le Conseil a pris en considération la requête que vous avez faite au nom de Louis Capet et, puisqu'ils estiment que cette requête est conforme à la loi qui déclare que toutes les formes de culte sont admises, ils y consentent [...]

A cinq heures, il se leva et s'habilla comme d'habitude, et je lui donnai mon assistance pendant près d'une heure dans le cabinet où il m'avait reçu la veille. Lorsque je me retirai, je trouvai un autel entièrement préparé dans l'appartement du Roi. Les commissaires avaient exécuté à la lettre tout ce que je leur avais demandé. Ils avaient même fait davantage, car je n'avais demandé que l'indispensable.

Le Roi entendit la messe. Il s'agenouilla à même le sol sans coussin ni prie-Dieu. Il reçu la communion, après quoi je le laissai seul à ses prières. Puis il m'envoya chercher de nouveau et je le trouvai assis près de son poêle; il pouvait à peine se réchauffer.

'Mon Dieu, dit-il, combien je suis heureux de posséder des principes religieux! Sans eux, que serai-je à cette heure? Mais avec eux, combien douce me paraît la mort. Oui, là-haut règne un Juge incorruptible duquel je recevrai la justice qui m'est refusée sur terre.'

L'aube commençait à poindre; les tambours se firent entendre dans tous les quartiers de Paris. On entendit un mouvement extraordinaire dans la tour - il me semblait que le sang se glaçait dans mes veines. Mais le Roi, plus calme que je ne l'étais, après avoir écouté un moment, me dit sans émotion apparente: 'C'est probablement la Garde nationale qui commence à s'assembler'." (pages 82 à 92)

Ce matin du 21 janvier 1793 le Roi Louis XVI était guillotiné.

Source : http://www.ac-emmerich.fr/REVOLUTION-FRANCAISE.htm
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allocution du Pape Pie VI au sujet de l'assassinat de sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI , Roi de France

Message par Chasseur le Lun 23 Juin 2014 - 18:10

le 17 juin 1793 : allocution du Pape Pie VI au sujet de l'assassinat de sa Majesté Très Chrétienne Louis XVI , Roi de France:

page 5


page 15 :


page 27 :


page 29 :


Et le Saint Père termine en s'adressant à la France avec des accents qui ressemblent à ceux du pape Jean Paul II au Bourget en 1980 :





Source : le salon beige
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Marie-Antoinette et le complot maçonnique – la Synagogue vs l’Église Catholique

Message par Chasseur le Dim 29 Juin 2014 - 17:54

Marie-Antoinette et le complot maçonnique – la Synagogue vs l’Église Catholique


A la mémoire de S. S. Clément XII, le premier des sept Papes qui ont
dénoncé la Maçonnerie comme l’arme principale des ennemis de l’Eglise
et de la société chrétienne, sans réussir, hélas ! à entraîner les Catholiques
dans une Croisade nouvelle, – Croisade nécessaire pourtant, si les Nations
chrétiennes veulent ne pas mourir ;

A la mémoire des pères de l’Antimaçonnisme

Les PP. Jésuites Barruel et Deschamps ;

Les grands journalistes chrétiens Crétineau-Joly et Claudio Jannet.



Nos rois avaient fait de la France la première puissance occidentale avant le coup d’état maçonnique de 1789 ;  Camille Desmoulins n’écrivait-il pas dans son Histoire des Brissotins : « Nous n’étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 » ? La République est une idéologie maçonnique. La Révolution dite Française a pour but l’éradication totale et définitive du Catholicisme et de la Monarchie par la Synagogue via les loges maçonniques (et ses « Arrières-Loges ») qui étaient plus de 700 dans tout le royaume. Qu’est devenu notre pays, la France, après plus de deux siècles d’administration judéo-maçonnique ?

Le rabbin Isaac Wise  déclarait, dans  The Israelite of America  du 3 août 1866 : « La Franc-Maçonnerie est une institution juive dont l’histoire, les degrés, les charges, les mots d’ordre et les explications sont juifs du commencement à la fin. »


On lit en 1861 dans le journal israélite La Vérité sur la Franc-Maçonnerie : « L’esprit de la Franc-Maçonnerie, c’est l’esprit du Judaïsme dans ses croyances les plus fondamentales. Ce sont ses idées, c’est son langage, c’est presque son organisation. L’espérance qui éclaire et fortifie la Franc-Maçonnerie est celle qui éclaire et fortifie Israël. Son couronnement sera cette merveilleuse maison de prière de tous les peuples, dont Jérusalem sera le centre et le symbole triomphant. »

Dans Encyclopedia of Freemasonry en 1908, on découvre que : « Chaque loge est, et doit être un symbole du temple juif ; chaque maître dans son fauteuil, un représentant du roi juif ; chaque Franc-Maçon, un représentant du travailleur juif. »

QUI A CHANGÉ L’ÂME DES FRANÇAIS ?

Lire la suite sur : http://royalistes.net/franc-maconnerie-er-revolution/societes-secretes/marie-antoinette-et-le-complot-maconnique-la-synagogue-vs-leglise-catholique/
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Marion Sigaut sur les mensonges de la Révolution française

Message par Chasseur le Dim 28 Déc 2014 - 17:50

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