Crimes politiques I : République et massacres de masse

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"Histoire des guerres de Vendée" : la barbarie éternelle

Message par Chasseur le Mar 28 Juil - 17:28

"Histoire des guerres de Vendée" : la barbarie éternelle




L'auteur
Emile Gabory (1872-1954) était un historien et un archiviste qui a consacré l'essentiel de son oeuvre à la relation des guerres de Vendée. Il fait toujours autorité en la matière. Il est l'auteur d'une histoire en sept volumes de ce conflit, maintes fois rééditée ( en particulier dans le collection "Bouquin", pour la plus récente) au cours du XXème siècle. L'ouvrage dont il est question ici, lui même une réédition, est un condensé réalisé par l'auteur, probablement conscient de ce que les sept volumes d'origine pouvaient avoir d'indigeste pour le lecteur du XXIème siècle.

Thème
C'est la relation chronologique de la véritable guerre civile et du quasi génocide qui ensanglanta l'ouest de la France (et pas seulement la Vendée) de 1793 à 1800, faisant, dans les deux camps, probablement plus de 150 000 morts civils comme militaires.

Points forts
Alors que les massacres des guerres de Vendée furent et restent encore aujourd'hui un sujet sensible chez nombre de Vendéens et de Français, Emile Gabory conserve un ton parfaitement objectif et descriptif, sans affect ni sensiblerie particulière. C'est un historien au plein sens du mot.

Pour le lecteur contemporain qui n'a que quelques notions scolaires de cet épisode de l'Histoire de France ( encore faut-il qu'il ait été scolarisé avant 1968. Après, il est à craindre que les programmes n'aient "oublié" l'épisode au profit de sujets plus politiquement corrects...) le livre de Gabory a le mérite de nous éclairer et de faire la distinction entre Vendéens et Chouans, mots qui, dans l'esprit du public, sont souvent synonymes.Il s'agit en fait de deux révoltes bien distinctes: les uns, en Vendée, les autres un peu plus tard, dans tout l'Ouest, Maine, Normandie et Bretagne. Seules les motivations restent les mêmes: chasser les "bleus", rétablir le culte catholique et abolir la République.

Le point fort reste, au delà de la pure description des faits, l'analyse assez poussée des motivations des victimes comme des bourreaux, des causes profondes de ces révoltes sanglantes et de leur continuation dans l'histoire politique du XIXème et ... jusqu'au XXIéme siècle même?

Finalement, Gabory le prouve: "... ceux qui tentèrent de la remettre sur pied (la royauté) se trompèrent lourdement en croyant que le paysan de l'Ouest avait naguère pris les armes pour le soutien du principe monarchique, alors qu'il ne défendit le trône que pour rétablir les autels".

La preuve en est dans la solution simple apportée à ce drame national, en apparence interminable, par Bonaparte, Premier Consul, en quelques semaines seulement : Il rétablit la liberté du culte catholique et, plus fort encore, il confie à un Vendéen la négociation du Concordat avec le Pape ! Cadoudal va jusqu'à écrire : "J'éprouve une haute estime pour Bonaparte"!

Points faibles
Sur le fond, le menu détail des dizaines d'affrontements et de combats peut lasser. Sur la forme, on doit regretter que l'éditeur se soit contenté de reproduire une carte ancienne des lieux, assez illisible en noir et blanc, au lieu d'une carte en couleurs, précise. Elle serait la bienvenue, ceci d'autant plus que Gabory propose in fine des itinéraires "touristiques" destinés aux amateurs de pèlerinages.

En deux mots...
Au delà de l'Histoire, cette relation d'une tentative de génocide d'un peuple renvoie inexorablement à toutes celles que le XXème siècle a connues. Staline, Hitler, Pol Pot, Mao et tous les autres se sont comporté comme la Convention et Robespierre.

Les bourreaux sont guidés par la peur d'être eux-mêmes victimes du massacre, leur cruauté est à la mesure de leur crainte.  

Lorsqu'une idéologie absolutiste s'empare d'un gouvernant tout peut arriver et tout est arrivé.

S'agissant de la France d'aujourd'hui, laissons conclure Emile Gabory: " Le Christ sauva le monde par son supplice; par son sacrifice, la Vendée sauva la civilisation chrétienne en France".


Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/histoire-guerres-vendee-barbarie-eternelle-emile-gabory-perrin-editeur-francois-lebel-critique-avis-livre-culture-tops-2251390.html#JX3RH5UqO6Uk6L7A.99
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Témoignage d’un village vendéen disparu pendant la tourmente révolutionnaire

Message par Chasseur le Ven 31 Juil - 22:18

Témoignage d’un village vendéen disparu pendant la tourmente révolutionnaire

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La République : coupable de « crimes contre l’humanité » pour asseoir son autorité ?

Message par Chasseur le Jeu 22 Oct - 12:11

La République : coupable de « crimes contre l’humanité » pour asseoir son autorité ?


Période d’exactions perpétrées sous l’égide d’une Première République née en septembre 1792, la Terreur, qui notamment enfanta le célèbre Tribunal révolutionnaire envoyant à la mort des personnes appartenant pour plus de 80% au tiers-état et non à la noblesse ou au clergé, donna pour la première fois au monde « le lâche et impitoyable spectacle de l’assassinat juridique des femmes et des enfants en masse », écrit en 1836 Chateaubriand dans son Abrégé de l’Histoire de France, détaché textuellement des études historiques, qui se fait également l’écho d’édifiants témoignages contemporains relatifs aux sordides conditions de détention et d’exécution.

Voici ce que rapporte l’éminent François-René de Chateaubriand en 1836 dans son Abrégé de l’Histoire de France, au sujet des exécutions perpétrées cependant que la Première République présidait au destin de la France :

Pour Chateaubriand, si on retraçait l’histoire de cette révolution par ses crimes, sans ajouter un seul mot, une seule réflexion au texte, mettant seulement bout à bout toutes les horreurs qui se sont dites et perpétrées dans Paris et les provinces pendant quatre ans, cette tête de Méduse ferait reculer pour des siècles le genre humain jusqu’aux dernières bornes de la servitude.

(...)

Le premier n° du Bulletin des lois contient le décret qui institue le tribunal révolutionnaire : on maintient ce décret à la tête de ce recueil, non pas, je suppose, pour en faire usage en temps et lieu, mais comme une inscription redoutable gravée au fronton du Temple des lois, pour épouvanter le législateur et lui inspirer l’horreur de l’injustice. Ce décret prononce que la seule peine portée par le tribunal révolutionnaire est la peine de mort. L’article 9 autorise tout citoyen à saisir et à conduire devant les magistrats, les conspirateurs et les contre-révolutionnaires ; l’art. 13 dispense de la preuve testimoniale ; et l’art. 16 prive de défenseur les conspirateurs. Ce tribunal était sans appel.



Voilà d’abord la grande base sur laquelle il nous faut asseoir notre admiration : honneur à l’équité révolutionnaire ! honneur à la justice de la caverne ! Maintenant, compulsons les actes émanés de cette justice. Le Républicain Prudhomme, qui ne haïssait pas la Révolution et qui a écrit lorsque le sang était tout chaud, nous a laissé six volumes de détails. Deux de ces six volumes sont consacrés à un dictionnaire où chaque criminel se trouve inscrit à sa lettre alphabétique, avec son nom, prénoms, âge, lieu de naissance, qualité, domicile, profession, date et motif de la condamnation, jour et lieu de l’exécution. On y trouve parmi les guillotinés 18 613 victimes ainsi réparties :

Ci-devant nobles : 1 278
Femmes nobles : 780
Femmes de laboureurs et d’artisans : 1 467
Religieuses : 350
Prêtres : 1 135
Hommes non nobles de divers états : 13 633
TOTAL : 18 613

Femmes mortes par suite de couches prématurées : 3 400
Femmes enceintes et en couches : 348
Femmes tuées dans la Vendée : 15 000
Enfants tués dans la Vendée : 22 000
Morts dans la Vendée : 900 000
Victimes sous le proconsulat de Carrier, à Nantes : 32 000 (dont Enfants fusillés : 500 ; Enfants noyés : 1 500 ; Femmes fusillées : 264 ; Femmes noyées : 500 ; Prêtres fusillés : 300 ; Prêtres noyés : 460 ; Nobles noyés : 1 400 ; Artisans noyés : 5 300)
Victimes à Lyon : 31 000


(...)

Lire l'article : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article13036

Ecouter l'article :
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Les massacres de septembre

Message par Chasseur le Mar 27 Oct - 10:37

Les massacres de septembre


Dans sa rubrique mensuelle pour Médias-Presse-Info, Marion Sigaut s'attaque aux mensonges colportés par les pseudo-historiens sur la Révolution Française. Dans sa ligne de mire, cette fois-ci, les massacres de septembre. A bien réfléchir, Daesch et l'Etat Islamique passent pour de petits faiseurs devant les grands ancêtres inventeurs des droits de l'homme.


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Décret du Saint-Siège concernant le martyre des victimes des massacres de septembre 1792 à Paris.

Message par Chasseur le Mar 19 Jan - 16:21

Décret du Saint-Siège concernant le martyre des victimes des massacres de septembre 1792 à Paris.

La date du 2 septembre ramène le souvenir et la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792.

Si ces Bienheureux ont été massacrés à Paris, si la majorité de ces Martyrs appartient au clergé parisien, il n’en demeure pas moins aussi qu’un certain nombre d’entre eux sont soit membres de congrégations religieuses soit originaires d’autres diocèses de France. Ce pourquoi cette fête est célébrée dans un grand nombre de diocèses.

Deux prêtres du diocèse de Viviers sont au nombre de ces glorieux martyrs, sauvagement assassinés en haine de l’Eglise Catholique Romaine, ce sont :
1) l’abbé Jean-Antoine Hyancinthe Boucharenc de Chaumeils : né en 1738 à Pradelles (cette ville appartenait à l’ancien diocèse de Viviers mais a été rattachée à celui du Puy à la révolution), vicaire général de Viviers, martyrisé aux Carmes le 2 septembre ;
2) l’abbé Jean-Joseph de Lavèze-Bellay : né en 1745 à Gluiras, en Vivarais, il fut prêtre incardiné à l’archidiocèse de Paris où il était confesseur des malades de l’Hôtel-Dieu ; il fut martyrisé au séminaire Saint-Firmin le 3 septembre.

On trouvera ci-dessous le décret du Saint-Siège qui permit la béatification de 191 des victimes mais différa celle de vingt-deux autres ecclésiastiques (surtout en raison du défaut de renseignements certains).
Si ce décret, que nous publions dans son intégralité, présente un aspect « juridique » très marqué en certains de ces passages, nous retiendrons spécialement les paragraphes introductifs dans lesquels fut exprimé par le Saint-Siège un jugement sans ambiguïté sur la révolution, son inspiration, ses acteurs et ses oeuvres ; ce sont ces lignes mêmes qui nous portent aujourd’hui à la reproduction de ce texte dans ce blogue.




Rome 1er Octobre 1926,
Fête de saint Rémy, évêque de Reims.

On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIII° siècle, caché sous le nom mensonger de philosophie, avait perverti les esprits et corrompu les mœurs, et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines.
L’âme est émue d’horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu’exhibèrent, pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d’hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l’Eglise, à la liberté de la conscience, ou pour s’être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.


Lire sur : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/09/01/2011-68-decret-du-saint-siege-concernant-le-martyre-des-victimes-des-massacres-de-septembre-1792-a-paris/
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Le discours ahurissant de Robespierre sur le procès de Louis XVI

Message par Chasseur le Dim 13 Mar - 15:50

Le discours ahurissant de Robespierre sur le procès de Louis XVI




Il n’y a point de procès à faire. Louis n’est point un accusé, vous n’êtes point des juges ; vous êtes, vous ne pouvez être que des hommes d’État et les représentants de la nation. Vous n’avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme, mais une mesure de salut public à prendre, un acte de Providence nationale à exercer.
Quel est le parti que la saine politique prescrit pour cimenter la République naissante ? C’est de graver profondément dans les cœurs le mépris de la royauté, et de frapper de stupeur tous les partisans du roi. […]
Louis fut roi, et la République est fondée. La question fameuse qui vous occupe est décidée par ces seuls mots : Louis est détrôné par ses crimes ; Louis dénonçait le peuple français comme rebelle ; il a appelé, pour le châtier, les armes des tyrans ses confrères.
La victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle. Louis ne peut donc être jugé, il est déjà condamné ; il est condamné, ou la République n’est point absoute.
Proposer de faire le procès de Louis XVI, de quelque manière que ce puisse être, c’est rétrograder vers le despotisme royal et constitutionnel ; c’est une idée contre-révolutionnaire car c’est mettre la révolution elle-même en litige.
En effet, si Louis peut être encore l’objet d’un procès, Louis peut être absous ; il peut être innocent ; que dis-je ! il est présumé l’être jusqu’à ce qu’il soit jugé.
Mais si Louis peut être présumé innocent, que devient la révolution ? N’est-elle pas encore incertaine et douteuse ?
Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires ; ils ne rendent point de sentence, ils lancent la foudre ; ils ne condamnent pas les rois, ils les replongent dans le néant ; et cette justice vaut bien celle des tribunaux.
Louis doit mourir, car il faut que la Patrie vive !


Robespierre – Discours à la Convention, 1792





Source : https://bibliothequedecombat.wordpress.com/
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Guerre de Vendée : le plus grand mensonge de la République Française

Message par Chasseur le Mar 19 Avr - 20:03

Guerre de Vendée : le plus grand mensonge de la République Française


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Quand le terrorisme était une valeur républicaine

Message par Chasseur le Lun 25 Juil - 19:21

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