Les confréries du Moyen Age

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les confréries du Moyen Age

Message par Chevalier du Temple le Jeu 11 Jan 2018 - 22:28

On parle beaucoup des "corporations", c'est un vieux mot qui remonte au XIIe siècle, et qui indique comment étaient organisés, au Moyen Age les corps de métiers. La corporation était l'association volontaire de tous ceux (patrons, compagnons, apprentis) qui exerçaient le même métier. Les corporations avaient pour but de maintenir l'égalité entre tous et d'empêcher qu'un patron s'enrichisse aux dépens des autres, d'obtenir que le travail soit consciencieusement exécuté par les ouvriers. Un maître n'avait pas le droit d'avoir plusieurs ateliers, ni plus d'apprentis que ses confrères et il lui était interdit d'embaucher les ouvriers d'un atelier voisin.

Le travail était aussi réglé. Il commençait au lever du soleil et se terminait au coucher. Tous les dimanches et toutes les fêtes religieuses de quelque importance étaient chômées. Tous les ouvriers et patrons d'une même corporation se réunissaient chaque année en assemblée générale pour y élire les chefs de la corporation. Ces élus qu'on appelait << prudhommes >> ou << jurés >> surveillaient le travail et avaient le droit d'infliger des amendes et des pénalités. Les corporations étaient ordinairement doublées de confréries ayant leur saint patron, leur chapelle, leur fête, leur caisse de secours ; grâce à l'union qui régnait ainsi entre patrons et ouvriers, l'Eglise du Moyen Age avait déjà résolu, pour le plus grand bien de tous, la question sociale.

avatar
Chevalier du Temple
Titre du rang
Titre du rang


Messages : 98
Date d'inscription : 07/01/2018
Age : 72
Localisation : New York USA

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les confréries du Moyen Age

Message par propatria le Ven 12 Jan 2018 - 13:33

Il est un coté de la corporation que nous oublions souvent et le Chevalier du Temple à parfaitement raison de le rappeler ,il s'agit de la confrérie car cette confrérie est Lié à la corporation de métier ,la confrérie possède sa Chapelle et à un patron pour Saint ,regroupés et réorganisés plusieurs fois par nos Rois.Les confréries sont des communautés (gens vivant ensemble) destinées à favoriser une entraide fraternelle ou à perpétuer une tradition. Il s'agit d'une forme d'association à base religieuse à but profane ,ce type d'association remonte à l'antiquité et prennent un grand développement au Moyen-Âge .Confréries religieuses charitables relevant du domaine du Clergé (toutes abolies à la révolution de 1789( décret du 18 août 1792 )qui abolissaient en outre les congrégations religieuses .
Ces confréries Françaises des métiers étaient des œuvres de charité et d'assistance dont FAISAIENT PARTI LES GENS DE METIER , association religieuse de secours mutuel alimentée en finance, par le droit d'entrée du métier, d'apprentissage et les dons volontaires ,ou demandaient d'organiser des loteries , elle secourait les orphelins ,les vieillard pauvre , les veuves et au besoin faisait les frais du mariage et des funérailles . Il existait par exemple la confrérie professionnelle d'artistes (guilde de Saint Luc ) confrérie charitable associée à la communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris, fondée en 1391 et supprimée en 1777 par l'édit de Turgot en 1776 .On dénombrait une confrérie par paroisse notamment à la campagne.
CES CONFRERIES ETAIENT RATTACHEES AU CORPS DE METIER.
DANS LES LIVRES D'HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE ON NOUS PARLE DE L'OBSCURANTISME DU CLERGE ET DE LA MONARCHIE ou de FANATISME .On pourrait leur répondre que le libéralisme se trouve être LA LOI DE JUNGLE ,LE RENARD DANS LE POULAILLER et que cela coûte très cher sur le plan financier mais aussi morale à l' ensemble du bien commun ou des peuples.
avatar
propatria
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 111
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les confréries du Moyen Age

Message par propatria le Ven 12 Jan 2018 - 19:02

Il faut signaler que le libéralisme n'est pas une simple erreur de caractère philosophique , mais qu'il est dans l'ordre théologique une hérésie , synthèse d'autres erreurs et hérésies comme le naturalisme , le rationalisme ,le sécularisme et le laïcisme .Le libéralisme n'est pas une simple incohérence ou inconséquence , il est une très grave erreur en matière de FOI ,contre le dogme catholique,et c'est pour cela qu'il est une hérésie condamnée par l'église.Et tout se tien , AVANT (travail de sape ) PENDANT(on détruit ) et APRES la révolution (on continu ) .
avatar
propatria
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 111
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les confréries du Moyen Age

Message par Chevalier du Temple le Sam 13 Jan 2018 - 21:23

A Paris, les confréries étaient principalement domiciliées dans des chapelles d'églises. Les membres s'entraidaient et organisaient de nombreuses activités. C'étaient des espaces de rencontre et de solidarité. On secourait les vieillards dans le besoin, les malades et les infirmes de la corporation.

Ces confréries qui firent leur apparition au Moyen Age, furent supprimées à la Révolution. Il apparaitrait que que ce sont les marchands d'eau qui s'organisèrent les premiers en confrérie dans l'église Sainte Marie Madeleine, puis les drapiers dans la chapelle Saint Pierre de Sainte Marie l'Egyptienne en 1188. La confrérie des marchands fruitiers, orangers, beurriers, fromagers et coquetiers, se trouvait dans une chapelle de l'église Saint Eustache. Les membres de ces confréries se devaient faire oeuvre de pitié et de charité. Ils logeaient les pauvres, visitaient les malades et organisaient des processions en suivant le Saint Sacrement.

Plusieurs fois l'an, les membres des corps de métiers exerçaient des oeuvres de charité, on faisait des aumônes en argent ou en nature. On organisait aussi des diners pour les pauvres. Il arrivait qu'une partie des ventes soit donnée pour acheter du blé.

A partir du XIVe siècle, les confréries se regroupèrent en "fédération", s'éloignant de plus en plus de leur vocation d'origine. Elle se maintinrent jusqu'à la Révolution.

avatar
Chevalier du Temple
Titre du rang
Titre du rang


Messages : 98
Date d'inscription : 07/01/2018
Age : 72
Localisation : New York USA

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les confréries du Moyen Age

Message par propatria le Dim 14 Jan 2018 - 14:06

Le rapport entre l'homme et Dieu dominait la culture médiévale et toutes les activités étaient jugées en fonction de leurs conséquences religieuses , le Moyen âge en France a été une époque où le grand idéal médiéval de l'UNITE était entrain de disparaitre et d'être remplacé par ce que l'on appelle le début de l'époque de la renaissance par une élite bancaire et marchande d'origine Italienne les Fugger et autres ,cette période remettait à l'étude des ouvrages se trouvant dans les fonds de bibliothèque , la poésie, sculpture et autres de l'antiquité, écrits par des auteurs païens c'est à dire avant la naissance du Christ et qui n'avaient pût connaître son message.Dans les premiers siècles du Moyen-Âge les puissants de l'Europe étaient des propriétaires de la terre ,BIEN FONDAMENTAL , à partir du XV siècle de nouvelles forme de puissance se font jour : celle qui dépendent de la possession de l'argent ( une "élite" venant principalement d' Italie une "élite" bancaire et marchande. Ces nouveaux maîtres étaient désormais les GRANS MARCHANDS et BANQUIERS ,comme le féodaux (indispensable à l'époque de la chute de l'empire Romain ), ils possédaient ,des terres , des fermes et des châteaux ,mais leur force principales leur venait des capitaux ,le rôle de la banque devient essentiel,
LE PRÊT à INTERET SE GENERALISA ,de grands banquiers , PAZZI, MEDICIS , FUGGER créèrent de véritables empires financiers ( il fallait d'énorme capitaux pour permettent le changement de plusieurs navire ). Que pouvait-on faire sans capitaux ,créée une société, une compagnie, les associés apportaient chacun une part de capital puis on calculait les bénéfices et chaque associé recevait sa part .désormais le marchand isolé (ou le petit artisan ne comptaient plus, car il ne pouvait soutenir la concurrence des puissantes sociétés et en accord avec UNE PHILOSOPHIE DETACHEE de la THEOLOGIE ,puis d'un retour vers le modèle antique ( REPUBLIQUE URBAINE et MARCHANDE ),leur humanisme (sociable) et l'étude des textes de Platon montre que les humanistes de la renaissance comme leur généreux commanditaire ,ne peuvent se défaire d'un net mépris à l'égards des peuples et des êtres communs ,ils se différenciaient des théologiens médiévaux ,qui n'ont de cesse de rappeler l'UNICITE du genre humain et l'égale en dignité de chaque être. La base de l'organisation communale au moyen-âge était la PROFESSION, LE CONSULAT, créée par la Charte de 1197 ,le conseil de douzaine, les assemblées notable formaient une délégation des différentes corporations. Les charges publiques ,impôts ,force armée, organisation militaire ,étaient répartis d'après l'organisation professionnelle .Les gens de métier avaient aussi des prérogatives municipales, ils étaient représentés dans le corps de ville par des officiers dits jurés du commun ,ainsi une LIMITE était imposé à l' EGOISME .
Et l'évolution qui a commencé à se dessiner au milieu du XIV siècle abouti au XV siècle au triomphe définitif de l' "ELITE " marchande , auxquelles les artisans des offices mécaniques seront désormais subordonnées .
IL ne faut donc pas s'étonner de la dégradation des corps de métier de production ( fraternité ,solidarité ) , la corporation était souvent en conflit juridique avec les marchands (fournisseur de matière première ), ET SANS L'INTERVENTION de la PLUPART de nos ROIS ( pour les remettre à "leur place" et à servir le bien commun ,il y a bien longtemps que cette "élite" marchande aurait pris la première place du royaume .
Il a fallut la révolution de 1789 , l'ASSASINAT du ROI pour que cette "élite" marchande et bancaire deviennent le premier personnage de l'état , avec son système de vote censitaire ,la suppression des corporations (loi d'Isaac le Chapelier 1791 ) et impose une économie libéral ) puis le vote dit de la démocratie représentative qui permet de mettre en place dans les assemblées ces "élites" marchandes et bancaire de l'économie libéral ,qui légifère ,font les lois etc. il ne faut donc pas s'étonner des monopole ,des concentrations mis en place par cette "élite" dans une économie libéral au service de MAMON.
avatar
propatria
Titre du rang
Titre du rang


Masculin Messages : 111
Date d'inscription : 08/12/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les confréries du Moyen Age

Message par Chevalier du Temple le Mar 16 Jan 2018 - 5:02

La confrérie et la corporation se compénétraient, se confondaient dans une grande mesure. A l'origine, la confrérie de métier ne se distinguait pas des nombreuses fraternités pieuses, nées du culte d'un saint, de la fréquentation d'un même pèlerinage, du désir de bénéficier de prières après la mort, on les appelait les << candelles >> ou << frairies >> à cause de la chandelle que les confrères offraient à l'Eglise, ou d'un repas où ils << frayaient >> ensemble. Quand ces fraternités réunirent des hommes d'une même profession, elles conservèrent ce double caractère de piété et d'entr'aide ; les membres devaient participer à certains offices, notamment lors de la fête du saint patron ; la caisse commune versait des pensions aux membres âgés, infirmes ou chômeurs. Les fraternités ou confréries se trouvaient également à l'origine d'un système, étendu dans presque tous les pays chrétiens, qui permettait à un des membres en voyage d'être logé, et nourri par la section locale de sa fraternité.

Mais à côté de cet organisme de piété et de secours mutuel en existait un autre, étroitement lié à lui. Le mot de corporation n'était guère d'usage au cours du vrai Moyen Age et ne se répandra que très tardivement : on parlait plutôt de << jurandes >> parce que les associés y prêtaient des serments, ou maîtrises parce qu'une organisation hiérarchique y présidait, comprenant les maîtres, les compagnons, les apprentis. Ce système rigoureusement hiérarchique ne s'est imposé que vers le XIVe siècle, avec le triomphe de la bourgeoisie. Aux XIIe et XIII siècles, on pouvait accéder facilement du degré d'apprenti à celui de maître. C'était essentiellement un groupement de métier, où tous les travailleurs d'une profession, se rassemblaient sans intervention d'aucune autorité.

L'Eglise appuya la naissance de ces associations de travail. L'influence chrétienne demeura donc grande sur les jurandes et autres associations de métier.

Dans la pratique, la corporation empruntait à la confrérie ses usages pieux, ses traditions liturgiques, ses oeuvres charitables. Aux verrières des cathédrales on reconnaît encore l'oeuvre collective et la foi des travailleurs du temps. Tonneliers, pelletiers, tanneurs, boulangers, pour glorifier leurs saints patrons se sont cotisés et ont ouvert le vitrail, au bas duquel une vignette les montre dans les occupations de leur état. Placé sous le regard de Dieu, le travail ennoblit l'homme, un homme qui était fier de l'ouvrage bien fait.

avatar
Chevalier du Temple
Titre du rang
Titre du rang


Messages : 98
Date d'inscription : 07/01/2018
Age : 72
Localisation : New York USA

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum