LA RAISON, L’INTERPRETATION, LE COURAGE ET LA DECISION.

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LA RAISON, L’INTERPRETATION, LE COURAGE ET LA DECISION.

Message par Héloise le Sam 6 Jan 2018 - 0:24

Comment procéder face à l’imbroglio dans lequel nous vivons pour mettre en œuvre les éléments nous permettant « raisonnablement », grâce au « courage » de prendre la bonne « décision » qui nous autorisera au « bon choix » nécessaire au changement positif de notre société et de notre façon de vivre, en regardant vers l’avenir, tout en s’appuyant sur les valeurs qui nous ont été transmises et permis pendant plus de mille ans d’évoluer vers le bien, sinon vers le meilleur ?

La Philosophie nous donne comme définition de la « Raison » celle qui, au sens le plus général, est la faculté spécifiquement humaine de juger (distinguer le vrai du faux), de connaître et de comprendre.  La raison est une faculté, c’est-à-dire une opération spécifique de notre esprit, elle n’est l’esprit lui-même ("l’âme") et encore moins le "vécu" intérieur.
Elle est « connaissance » : l’homme cherche toujours à connaître la vérité de quelque chose et la « Raison » est ce réel qui désigne ce qui existe vraiment, qui réunit dans son concept l’Etre et la Vérité tout en chassant l’erreur et l’illusion.

En grec ancien,  la raison se dit logos, d’un terme qui signifie d’abord la parole ou le langage, et par extension le discours visant la vérité (par opposition à muthos, mythe). Mais chez les plus anciens des philosophes grecs, comme Héraclite, le Logos a également un sens ontologique, c’est-à-dire qu’il désigne un mode d’Etre : c’est l’âme du Monde, ou plus simplement la Nature en tant qu’organiquement constituée, ordonnée, la Raison universelle.
Il faut attendre Socrate pour que le discours rationnel se désintéresse de la nature pour se concentrer sur l’humain : le problème de Socrate n’est plus de savoir si la nature est rationnelle mais si ce que disent les humains est rationnel ; ce n’est plus « qu’est-ce que la raison ? mais « qu’est-ce que avoir raison » ?

Descartes affirme au tout début du Discours de la Méthode : « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée » (le bon sens n’est pas autre chose que la raison). Et il lui attribue deux caractéristiques principales : l’Universalité et l’Unité. La raison est universelle en ce sens que tous les hommes la possèdent, c’est la marque même de l’humain.
Bien sûr, on n’utilise pas toujours toute notre raison, cependant nous le pourrions et nous le devrions : cette question est d’emblée d’ordre moral.

La raison serait non seulement la reine des facultés (bien supérieure à l’imagination par exemple) mais elle nous permettrait d’appréhender le réel « lui-même », sans reste. Or cette affirmation ressemble étrangement à une croyance ou tout au moins à un postulat. En effet une faculté aussi parfaite n’a pu échoir à l’homme que par les bons soins d’un Etre lui-même parfait, à la fois infiniment intelligent et réel, le Créateur (Dieu).

PAR CONTRE la « raison communicationnelle » stigmatise la « techno-science » et l’accuse d’exercer un pouvoir absolu sur les consciences et sur la société. En effet si la « raison instrumentale » des scientifiques et des politiques (technocratie, etc.) s’est imposée en devant presque tyrannique, c’est parce qu’elle complète en quelque sorte la « raison spéculative » des philosophes, inévitablement déficiente pour ne pas dire délirante.

L'objectivité implique une modestie face au réel : les lois qui nous gouvernent restent humaines et conçues par l'homme.
Quant à l’art de raisonner il ne nous fait pas découvrir de vérités, il constitue simplement une manière d'exposer correctement ce que l'on sait déjà.
On postule toujours quelque chose... Quand je parle, je postule que je vais être compris, parce que je ne peux pas tout expliquer.. Le plus évident, c'est que la démonstration correspond à un besoin éthique élémentaire : celui de s’accorder avec autrui !
En généralisant un peu, c’est toute la civilisation occidentale qui s’est constituée sur le modèle démonstratif de la logique mathématique, laquelle soutient évidemment l’idéal du progrès technique et matérialiste. La philosophie elle-même, avec Socrate, Platon et Aristote, s’est constituée en discours rationnel argumentatif. Mais la démonstration ne fait pas l’unanimité ; il existe un autre mode de recherche de la vérité, plus sensible et plus subjectif, plus humain et donc peut-être plus profond : l’interprétation.


L’INTERPRETATION
La connaissance objective promue par la science reste souvent partielle et provisoire comme il est  impossible de tout démontrer. Faut-il pour autant renoncer à comprendre ce que l’on ne peut connaître ou démontrer avec exactitude ?

L'interprétation a pour fonction d'élucider le sens d'un texte, d'un acte ou d'un événement à chaque fois que ce sens n’apparaît pas clair. L’interprétation a donc à voir avec la part d’inconnu, d'énigme, peut-être la part d’irrationnel qui nous entoure, mais toujours dans l’optique de parvenir à une forme d’élucidation et de compréhension.

L’interprétation prend plusieurs formes et s’exerce dans plusieurs domaines. La discipline initiale prend le nom d’"Herméneutique", d'un mot grec qui signifie interprète, dérivé d'un nom propre, Hermès, nom du messager des dieux et interprète de leurs ordres.

Michel Foucault repart d'une notion grecque, déjà explorée par lui l'année précédente : la parrèsia.
Le terme désigne notamment le franc-parler de l'ami, le dire-vrai du confident, par opposition à la flatterie de l'hypocrite ou du courtisan. La parrèsia implique le courage de tout dire, au risque de déplaire, voire de fâcher. Cette franchise hardie, qui s'applique à la conduite de l'existence la plus intime, possède aussi une importante dimension politique : dire vrai sur soi-même, accepter aussi d'entendre ce qui n'est pas agréable, cela concerne aussi bien, pour les Grecs, le gouvernement de la communauté que celui de l'individu. Le sujet et la Cité se constituent donc en articulant de manière semblable exigence de vérité, pouvoir sur soi et pouvoir sur les autres.
L’interprétation doit donc nous amener à être « cyniques » c’est-à-dire être des « chiens » vivant à la dure et démontrant la vie selon la vérité qui n’existe qu’au prix du saccage des mœurs qui nous égarent. C’est un exploit qui crée le scandale : faire entrer en conflit, aux yeux de tous, des principes unanimement partagés et leur mise en pratique, l’hypocrisie qui consiste à promouvoir notre accord avec ces principes et notre façon de faire l’inverse. Il nous faut briser les règles et démonétiser les conventions sociales admises depuis plus de deux siècles et basées sur un énorme mensonge, celui de la République, une et dite indivisible qui a transformé la « vie philosophique », la « vraie vie » (droite, parfaite, souveraine et vertueuse) en une « vie autre » (pauvre, sale, laide, déshonorée, humiliée, animale). Le « cynisme » de notre société est un chien qui aboie, attaque et mord. Il est en guerre contre l’humanité dans son ensemble, contre lui-même et n’a qu’un désir : l’avènement d’un monde nouveau. Il oppose son « ascétisme » à l’ascétisme chrétien qu’il désire détruire pour exister à son tour


LA DECISION
Qu’est-ce qu’une bonne décision ? Celle qu’on ne regrette pas ? Qui fut longuement mûrie, réfléchie ? Probablement celle que le courage et l’interprétation nous auront conduits à prendre : ainsi la « décision » est-elle un « art » et non une science. Avoir du courage, interpréter, décider et puis finalement décider « d’y aller », d’aller dans l’incertitude, malgré l’incertitude.

« Le secret de l’action, c’est de s’y mettre », écrit joliment Alain pour nous donner des ailes. L’art de la décision se déploie toujours dans l’au-delà du savoir. Or, choisir demande de l’intelligence, décider demande surtout de la volonté. De l’intelligence aussi, bien sûr, mais une intelligence qui ne suffit pas et se trouve secourue par notre volonté. C’est la thèse singulière de Descartes, si peu « cartésien » pour le coup : être humain, c’est compenser un entendement limité par une volonté infinie. Ce que nous avons en nous d’infini, ce que nous pouvons déployer sans limites, c’est la volonté, et non l’intelligence. Décider, c’est ainsi vouloir plus qu’on ne sait. À l’origine des plus belles aventures humaines, il y a toujours quelqu’un qui y est allé dans le doute, qui a voulu plus loin que ce qu’il savait ; il y a toujours une prise de risque. Si nous attendions d’être sûrs pour agir, nous n’agirions jamais.

Voilà qui correspond bien à notre situation actuelle, nous « royalistes légitimistes » qui nous devons de répondre à ce postulat puisque nous n’aurons ni remords ni regrets au sujet d’une république qui nous a coupés de nos racines, de notre être et de nos valeurs.

Nous avons d’abord affaire à une prise de conscience, c’est fait,
Puis à un engagement, c’est encore trop partiel,
Enfin à une responsabilité…. Celle à laquelle aucun de nous n’a l’intention de se soustraire :

…. LE CHOIX
Un « décideur » est doté de courage (c’est-à-dire de « cœur » au sens réel du mot « courage »), il cherche, par son intelligence, à réduire le risque, mais il sait très bien que le risque zéro n’existe pas. Aussi prend-il en connaissance de cause à la fois ce facteur « risque » en allant jusqu’au bout du chemin de la raison pour mieux oser le saut dans cet inconnu qu’est l’avenir.

Belle leçon d’humanité pour des royalistes : il leur faudra, maintenant, marcher jusqu’au bout du chemin de la raison pour oser se tenir devant ce qui la dépasse. Et là, ils se trouveront face à face avec leur véritable but : RETABLIR LA ROYAUTE, celle dont ils sont orphelins parce que la marâtre adoptive qu’est la république les a trompés après avoir assassiné leurs véritables parents : LES ROIS DE FRANCE
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Héloise
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