Compte-rendu des évènements du samedi 5 octobre 2013, lors de la venue de Jean-Marc Ayrault à Metz pour l’inauguration du Mettis.

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Compte-rendu des évènements du samedi 5 octobre 2013, lors de la venue de Jean-Marc Ayrault à Metz pour l’inauguration du Mettis.

Message par Chasseur le Dim 6 Oct - 22:35

La France morte ?

Compte-rendu des évènements du samedi 5 octobre 2013, lors de la venue de Jean-Marc
Ayrault à Metz pour l’inauguration du Mettis.

Lorsque quelques Sentinelles ont appris la venue du premier ministre Jean-Marc Ayrault à Metz,
celles-ci n’ont pu s’empêcher de décider d’agir pour bien lui montrer qu’encore et toujours, nous ne
lâcherons rien ! Ainsi, en étroite collaboration avec La Manif Pour Tous 57, les Sentinelles de Metz se
sont réunies place du Roi George ce samedi 5 octobre 2013, pour s’étaler le long du trajet
qu’emprunte le Mettis (nouveau tram sur roues à haut niveau de service inauguré ce jour à Metz),
dans le but de se faire voir par les personnalités présentes (Jean-Marc Ayrault, premier ministre ;
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication ; Dominique Gros, maire de Metz ;
Jean-Luc Bohl ; maire de Montigny-Lès-Metz et président de la communauté d’agglomération Metz
Métropole ; et bien d’autres…). Nous étions d’autant plus déterminés que la manifestation que nous
avions prévue et qui avait été validée par la Préfecture quelques jours auparavant venait d’être
finalement interdite la veille, toujours par la Préfecture. Notre liberté d’expression était donc (encore
une fois) bafouée.

Ainsi, aux alentours de 10h45, une vingtaine de sympathisants de La Manif Pour Tous 57 et de
Sentinelles se sont mis en place au niveau de la place du Roi George, attendant le Mettis avec lequel
le premier ministre se rendrait à la gare pour l’inaugurer. Mais très vite, l’ambiance devint tendue.
Une dizaine de policiers en civil, certains portant le brassard orange fluo bien connu « POLICE »,
procédèrent à des contrôles d’identité souvent injustifiés (délit de faciès ?), ainsi qu’à des fouilles.
Certains policiers ont même confisqué drapeaux et sifflets ! Mais après discussion, nous sommes
parvenus à récupérer notre matériel. (Nous apprendrons plus tard que les forces de l’ordre avaient
été appelées en urgence le matin même vers 9h, car on signalait « plusieurs manifestants de La
Manif Pour Tous dans les rues » ; mais ces personnes n’étaient en fait que des employés de la ville
de Metz, chargés de distribuer les cartes de bus et le plan du nouveau réseau, portant des foulards
bleus et roses aux couleurs de ces nouveaux bus. On ne peut qu’en rire !

Vers 11h20, le Mettis tant attendu arriva enfin… Entouré de véhicules de police, ça n’était en fait
qu’un leurre ! Le premier ministre et toute sa troupe se trouvaient en fait dans un deuxième Mettis,
bien plus encadré par la police cette fois-ci. Encadré par de nombreux policiers en civil et en
uniforme, nous ne pouvions pas faire grand-chose. Un dizaine de personnes présentes, éparpillées le
long de la place, ont tout de même réussi à sortir et à agiter des drapeaux LMPT au passage du bus.

Pendant ce temps-là, dans une rue parallèle à celle qui passe devant la gare, une dizaine de
sympathisants portant des sweats La Manif Pour Tous se sont fait encadrés par une compagnie de
CRS. Ils ont malgré tout continué de siffler et de crier des slogans à travers leur mégaphone. Nous
avons également appris que deux jeunes gens qui avaient tenté de déployer une banderole se firent
mettre à terre, maîtriser d’une manière peu agréable, et embarquer par la police.

Intéressés par la suite des évènements, et voulant toujours se faire entendre par le premier ministre,
nous avons ensuite tenté de rejoindre la place Charles de Gaulle (parvis de la gare de Metz). Là,
l’accès à la place (assez réglementé) nous a été refusé, parce que nous étions connus comme des
personnes proches du mouvement La Manif Pour Tous. C’est une honte ! En plus de nuire à notre
liberté d’expression, ce barrage nous enlevait également notre liberté de mouvements ! Nous
n’étions plus des citoyens lambda, pouvant aller et venir, mais des gens qui, à cause de leur opposition à certaines idées du gouvernement, se voyaient privés de liberté. La place était en effet
ouverte à tous, mais malgré plusieurs tentatives, nous ne pouvions y accéder.

Finalement, quelques-uns d’entre nous sont parvenus à accéder à cette place. Mais très vite, ceux-ci
se sont fait « éjecter » du dispositif (pour citer l’un d’entre eux) de manière peu agréable, et encore
une fois sans raison valable (à moins qu’être opposé à certaines idées du gouvernement ne soit
aujourd’hui un crime !). En effet, ceux-ci ne portaient pas de signes distinctifs, et ils ne troublaient
pas l’ordre public. Pourtant, ils se sont fait sortir, purement et simplement, hommes, femmes,
enfants… Nous entendrons alors un « Hollande Démission ! » poussé par un homme qui
n’appartenait pas à notre action, qui s’ensuivit de bousculades. Mais un peu plus tard, quelques
sympathisants restés dans l’enceinte de la place ont pu aborder le premier ministre avec ce même
slogan.

Apprenant ensuite que Mr. Ayrault visiterait dans l’après-midi le Centre Pompidou, une dizaine
d’entre nous décidèrent de se rendre devant le musée pour l’accueillir. Là encore, l’accès au Centre
Pompidou, ouvert à tous ce jour-là, nous a été refusé. Ironie du sort, nous nous sommes alors
rassemblés devant le musée, sur le « parvis des Droits de l’Homme ». La France, pays des Droits de
l'Homme, a aujourd'hui privé des citoyens honnêtes de leurs libertés les plus fondamentales ! Leur
liberté a été bafouée. Parfois humiliés, ou choqués par l'importance du dispositif policier ou par la
violence physique ou verbale de quelques-uns de ces fonctionnaires, certains sortiront marqués par
cette journée assez éprouvante pour nous tous.

Mais nous pouvons crier Victoire ! Le gouvernement a peur. Le dispositif policier a été modifié rien
que pour nous ! Au total, plusieurs compagnies de CRS, 150 policiers en civil, et bien plus encore en
uniforme auront été mobilisés, tout ça pour se "protéger" de citoyens non violents mais déterminés.

Nous étions présents face à l'entrée du Centre Pompidou, entourés par une quarantaine de policiers
en civil. Après une discussion aimable avec eux, nous avons ressenti de profondes interrogations de
la part de ces forces de l'ordre quant à un tel déploiement et un dispositif de sécurité si important
face aux citoyens calmes mais toujours déterminés que nous étions.

Finalement, nos 2 ministres arriveront et repartiront par l'arrière du bâtiment, apeuré sans doute par
notre présence. Quelle tristesse pour un premier ministre d'en être réduit à emprunter l'entrée de
service ! Et tout ça pour une poignée de Sentinelles ! Auraient-ils peur ?

Jean-Marc Ayrault voulait une France apaisée. Il voulait un faible dispositif policier. Il voulait aussi
nous faire taire. Mais chacun a pu voir aujourd’hui ce qu'il en était...

Il ne me reste qu'une chose à dire : tremblez Monsieur le ministre, car nous ne lâcherons rien !!!

À bientôt, merci à tous ceux qui, de près ou de loin, ont organisé cette action et y ont participé.



Augustin
Sentinelle de Metz


Dernière édition par Vincent le Mer 4 Déc - 16:31, édité 1 fois
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Dérapage policier lors de la venue de Jean-Marc Ayrault à Metz

Message par Chasseur le Mar 8 Oct - 10:04

Un comité d'accueil attendait le Premier ministre samedi à Metz. Une jeune mère de famille appréhendée brutalement par les forces de l'ordre samedi à Metz a écrit au Premier Ministre.



Voici la lettre qu'elle a envoyée au Premier Ministre, à Aurélie Filippetti, François Grosdidier, Sénateur de Moselle, Marie-Jo Zimmermann, Député de Moselle, M Dominique Gros, Maire de Metz :
"Mère de famille habitant à Metz, je souhaitais assister le samedi 5 octobre à votre discours lors de l'inauguration du Mettis, malheureusement je n'ai pas pu vous écouter ni participer à la fête. Alors que je me tenais devant le podium où se tenaient les discours, je me suis faite emmener violemment par deux policiers, qui m'ont évacuée de la place de la gare sans me donner la moindre explication. Ils m’ont d’abord demandé de quitter les lieux, mais n’ont pas pu motiver leur requête. Devant cet abus d’autorité et souhaitant assister à votre discours, j’ai refusé de les suivre. C’est à la suite de mon refus, qu’ils m’ont bloquée par une clef de bras comme si je représentais un danger pour l’assemblée, puis traînée sur 50 mètres pour me mettre à l’écart, alors que je ne faisais rien, ne menaçais personne, ne criais pas, ne sifflais pas. Ils m’ont expliqué ensuite que leur seul grief contre moi était d’avoir participé aux manifestations contre la loi Taubira et d’être fichée comme telle par les renseignements généraux présents en nombre ce jour là.
Est-ce à dire qu’aujourd’hui en France, le pays des droits de l’homme, on ne puisse plus circuler librement, ou même penser autrement ? A croire qu'il vaut mieux porter un tee-shirt du Che Guevara et dresser un drapeau CGT pour pouvoir marcher sans être appréhendé. Il s'agit simplement d’un délit de faciès. Et cela m'inquiète sur votre vision de la démocratie. Sachez que les forces de l'ordre sont consternées et démotivées d'appliquer de tels ordres si absurdes. Il suffit de leur parler pour le comprendre. Vous ne voulez pas nous entendre, mais écoutez au moins les forces de l’ordre !
Monsieur le premier ministre, je suis une mère de famille inquiète et qui entend continuer à le dire, tant que des lois sournoises et malveillantes pour les familles seront votées, tant que nombre de vos ministres continueront de réclamer la PMA pour tous, tant que les associations familiales ne seront pas sérieusement consultées sur des lois qui bouleversent notre civilisation, tant que l'idéologie du genre s'immiscera dans les écoles et dans les crèches. Les familles sont en colère et elles continueront de l'exprimer chaque fois que cela sera nécessaire et ce, malgré la répression de votre police politique. Vous pouvez déployer tous les dispositifs de police que vous voulez à chacun de vos déplacements, aussi démesurés soient-ils, et ce, jusqu'à la fin du mandat présidentiel, cela ne changera en rien notre détermination. Faites un geste envers les familles, engagez le dialogue."
Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/d%C3%A9rapage-policier-lors-de-la-venue-de-jean-marc-ayrault-%C3%A0-metz.html
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Re: Compte-rendu des évènements du samedi 5 octobre 2013, lors de la venue de Jean-Marc Ayrault à Metz pour l’inauguration du Mettis.

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