DE LA SOUVERAINETE

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DE LA SOUVERAINETE

Message par Héloise le Mer 3 Jan 2018 - 23:33

DE LA SOUVERAINETE
"A chaque recul de la souveraineté populaire, à chaque disparition de la République, correspond un retour en force, franc ou dissimulé, de la justice régalienne." François Mitterrand - 1916-1996 - Le coup d'Etat permanent
Sur les bases de cette déclaration nous pouvons donc sereinement (si possible !) considérer que la souveraineté populaire est inexistante et prouve ainsi la disparition de la République. C'est pourquoi, aujourd'hui, au moins 30 % des Français songent à un retour de la dite "justice régalienne".
Réitérons les fondamentaux : qu'est-ce que la "souveraineté" ?
Etymologie : de souverain (autorité suprême d'une monarchie), venant du latin superus, supérieur.
La souveraineté est le principe de l'autorité suprême. En matière de politique, la souveraineté est le droit absolu d'exercer une autorité (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une région, un pays ou sur un peuple.
Quelques définitions de la souveraineté tous horizons confondus :
La souveraineté a été définie par Jean Bodin (1530-1596) dans son traité "Les Six livres de La République" comme un attribut essentiel de l'État : "La souveraineté est la puissance absolue et perpétuelle d'une République." Aucun pouvoir n'est supérieur à la puissance souveraine qui ne peut être anéantie, mais elle n'est pas sans limite (s'exerce sur le domaine public et non privé). Pour Jean-Jacques Rousseau, le peuple est le seul détenteur légitime de la souveraineté.
La souveraineté peut être détenue par : Dieu ou ses prêtres (théocratie) ,une seule personne (monarchie), un groupe de personnes (oligarchie), la nation (démocratie représentative), le peuple (démocratie directe)
"En fait, si on observe assez globalement ce qui se passe dans le monde, je pense que l'on pourrait décrire la situation comme suit : plus un Etat dispose de la capacité d'user de la violence, plus grand est son mépris de la souveraineté - des autres, cela s'entend. Les Etats-Unis sont - et de loin - les plus à même d'user de la violence et c'est sans doute pourquoi l'enthousiasme atteint chez nous son paroxysme." Noam Chomsky - né en 1928 - De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis - 2001
"La République c'est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de la souveraineté."  Jean Jaurès - 1859-1914
"Dans le cabaret de la globalisation, l'Etat se livre à un strip-tease au terme duquel il ne conserve que le minimum indispensable : sa force de répression. Sa base matérielle détruite, sa souveraineté et son indépendance annulées, sa classe politique effacée, l'Etat-nation devient un simple appareil de sécurité au service des méga-entreprises. Au lieu d'orienter l'investissement public vers la dépense sociale, il préfère améliorer les équipements qui lui permettent de contrôler plus efficacement la société."  Sous-commandant Marcos - Armée zapatiste - Le Monde Diplomatique, août 1997
"La source de tous nos maux, c'est l'indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l'écart de la nation sans l'avoir consultée. Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l'ont anéantie. Ils n'étaient, de leur aveu même, que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c'est-à-dire despotes, car le despotisme n'est autre chose que l'usurpation du pouvoir souverain." Maximilien de Robespierre - 1758-1794 - 29 juillet 1792
"La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu'elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point : elle est la même, ou elle est autre ; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle ; ce n'est point une loi."  Jean-Jacques Rousseau - 1712-1778 - Du Contrat Social III,15 - 1762
"Le droit de dire et d'imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. Ce privilège nous est aussi essentiel que celui de nommer nos auditeurs et nos syndics, d'imposer des tributs, de décider de la guerre et de la paix ; et il serait déplaisant que ceux en qui réside la souveraineté ne pussent pas dire leur avis par écrit." Voltaire - 1694-1778 - Questions sur les miracles
"Aujourd'hui, nous vivons dans un monde dominé par une force unique, par une idéologie unique, par un parti unique mondialiste. La constitution de ce dernier a débuté, elle aussi, à l'époque de la guerre froide, quand des superstructures transnationales ont progressivement commencé à se constituer sous les formes les plus diverses : sociétés commerciales, bancaires, politiques, médiatiques. Malgré leurs différents secteurs d'activités, ces forces étaient unies par leur nature supranationale. Avec la chute du communisme, elles se sont retrouvées aux commandes du monde. Les pays occidentaux sont donc dominateurs, mais aussi dominés, puisqu'ils perdent progressivement leur souveraineté au profit de ce que j'appelle la "suprasociété". Suprasociété planétaire, constituée d'entreprises commerciales et d'organismes non-commerciaux, dont les zones d'influence dépassent les nations." Alexandre Zinoviev - 1922-2006 La morale en politique.

Au-dessus de la démocratie et de la souveraineté...
Lorsque l'on parle de morale en politique, et dans un régime démocratique en particulier, on pense d'abord à l'intégrité des représentants élus du peuple auxquels celui-ci a confié le soin d'exercer en son nom le pouvoir de gouverner. La probité, l'honnêteté "scrupuleuse", le désintéressement le plus total sont bien le minimum attendu de ceux qui détiennent le pouvoir au nom du peuple.
La morale que j'aborde ici n'est cas celle des hommes de pouvoir en tant qu'individus, mais de celle relative aux décisions politiques qu'ils prennent. Qu'Hitler et Staline aient été ou pas des hommes intègres, droits, qui se sont ou pas enrichis personnellement, ce n'est pas ce que l'histoire a retenu de leur dictature. De même on peut concevoir, et cela est déjà arrivé, qu'un régime "démocratiquement élu", prenne des mesures qui choquent profondément la morale ou plus exactement cette partie de la morale que l'on perçoit comme "universelle".
Un tel régime, tout en restant un Etat de droit, élu démocratiquement et avec l'approbation de ses électeurs ou par référendum, pourrait très bien décider, par exemple de rétablir l'esclavage, d'utiliser la torture, voire d'exterminer une partie "non désirée" de sa population. Il respecterait la loi, les règles de la démocratie, la souveraineté du peuple. Il serait politiquement intègre et légitime, mais inique et moralement haïssable.
L'Etat de droit, l'intégrité morale et politique des dirigeants, la souveraineté du peuple, la démocratie, montrent ici leurs limites. On sent qu'il y a au-dessus de ces valeurs, importantes certes mais insuffisantes, un principe supérieur au nom duquel il est légitime, et cela est même un devoir, de se révolter s'il est violé. Même si c'est contre une décision démocratique ou une souveraineté populaire.
Qu'on l'appelle "morale universelle", Droits de l'homme, justice naturelle ou immanente ou tout simplement équité, un tel principe demeure néanmoins difficile à définir. Mais cela ne doit pas être un prétexte pour baisser les bras. Pierre Tourev, 19/05/2006
La "souveraineté" est donc ce qui manifeste un sentiment de supériorité absolue.
Le pouvoir politique est l'autorité souveraine, le gouvernement d’un État. C'est la puissance politique qui gouverne un État, autorité à laquelle est soumise chaque citoyen.
Le niveau de démocratie, terme qui signifie étymologiquement "pouvoir du peuple", dépend de qui détient le pouvoir, la façon dont il a été obtenu et dont il peut être perdu.
C'est là que le bât blesse car se profile alors ce que l'on appelle "la confusion des pouvoirs".

L'expression "confusion des pouvoirs" qualifie un régime politique où l'un des trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) domine les deux autres. Si les trois pouvoirs existent, leur distinction est alors purement formelle. Le cas le plus fréquent est la confusion des pouvoirs au profit de l'exécutif, en particulier de son chef.
La démocratie directe, où le peuple exerce directement tous les pouvoirs, peut être considérée comme un régime de confusion des pouvoirs.
En France, sous la Ve République, la confusion des pouvoirs est parfois invoquée pour faire ressortir la docilité du parlement face aux pressions de l'exécutif pour faire adopter tel ou tel projet de loi  ou bien la soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif lors de certaines affaires.
L'expression "confusion des pouvoirs" est utilisée également pour mettre l'accent sur l'absence de séparation verticale du pouvoir, lorsque celui-ci est centralisé avec des échelons territoriaux qui ne font qu'appliquer la politique définie au niveau central.
SOUVERAIN serait dont le Roi lorsque sa SOUVERAINETE  permettrait enfin l'unité du peuple de France face à l'avenir qu'il nous faut rebâtir impérativement tous ensemble : plus de clans, plus de partis, un chef, un  père, une seule âme.... celle qui a conduit nos ancêtres à élever des cathédrales, à mener des oeuvres scientifiques, philosophiques, à élaborer une société reconnue dans le monde entier grâce à sa culture, son savoir-faire, son savoir-vivre.
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Héloise
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