AUX FUTURES ARMEES ROYALES

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AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Héloise le Mer 3 Jan - 1:26

LE CHEF AU COMBAT (Général Laurier 1921-1978)
Décider est le lot du chef. Au lieu d'emprunter une voie tracée par d'autres, il lui revient de montrer le chemin. Homme, il doit forcer sa nature plus encline à suivre qu'à guider, à attendre qu'à trancher, entraîner ses subordonnés, aimanter leurs énergies, ressaisir les rênes sitôt que les circonstances les lui arrachent, rester tendu vers son but. Il en est ainsi dans l'entreprise comme aux armées et, dans celles-ci, en paix comme dans les conflits. Mais cet environnement n'est pas indifférent. La guerre met à nu les caractères et accuse leurs traits : elle refuse les palinodies et accélère les rythmes. Les masques tombent et beaucoup qui se flattaient de monter sur le pavois des batailles ont pris le chemin de Limoges.
Traiter du chef au combat, c'est entrer dans un monde à part. Celui où le courage, l'abnégation et le sens de l'humain ont des résonnances particulières. Le chef s'y révèle à la fois plus grand et plus proche, comme un être humain soucieux de ses hommes, endurant et résolu, connaissant parfaitement son métier, généreux enfin, pour que s'accomplissent jusqu'au bout les missions qui lui sont confiées. Il lui faut aussi de la chance. Peut-être n'est-elle au fond que le produit de ses qualités : la fortune comme les hommes, s'attaquant au faible et ménageant le fort. La guerre donc imprime sa marque. A bien le comprendre, les qualités nécessaires au chef dans l'épreuve apparaîtront tour à tour.
(...) La première qualité qui vient à l'esprit, s'agissant du combat, est, à l'évidence, le courage. D'une façon générale, les hommes ne demandent qu'à admirer. Et quoi de plus admirable, à la guerre, que de surmonter sa peur. Il est difficile de commander "en avant" pour celui qui reste derrière. Les Israéliens ont érigé cette constatation en dogme, intangible en tous temps ; il convient de ne pas le dénaturer le poussant aux extrêmes. Le courage n'est ni démesuré, ni inconscience. Vingt fois blessé au cours de ses campagnes, Alexandre l'a toujours été en commandant en chef, jamais en subordonné. Le chef de section qui joue les voltigeurs, le Maréchal qui, tel Bazaine, commande les compagnies, sont courageux en pure perte.
La deuxième qualité, l'une des plus simples à acquérir, est l'endurance. Il ne sert à rien d'avoir toutes les autres si la fatigue vous empêche de les exprimer. Les hommes, le plus souvent, sont épuisés, le chef aussi. Mais, c'est de lui qu'on attend la réaction. Il doit être plus frais que les autres ou, au moins, faire comme si. Dans "Pour une parcelle de gloire", le général Bigeard montre bien qu'il a pu dégager son bataillon de Tulé en 1952 parce qu'il était lui-même en excellente forme physique. Il a pu imposer à ses paras, pendant 150 kilomètres, un rythme d'enfer leur permettant d'échapper à l'encerclement d'une division viet et, certainement, à l'anéantissement.
La troisième qualité est la parfaite connaissance de son métier. Etre capable de résoudre, à la base, tous les problèmes de ses subordonnés de quelque ordre qu'ils soient. Un chef qui ne sait pas lire une carte, régler un tir d'artillerie, diriger une patrouille de chasse, est un chef déconsidéré. Celui qui se contente de commander sur la carte et qui ne recherche pas sur le terrain l'impression fugitive qui orientera sa manoeuvre donne des ordres inéxécutables. Il est tôt catalogué incompétent. Le commandement naturellement lui échappe et passe à tel de ses subordonnés.
La connaissance de son métier inclut généralement la préservation des effectifs. Il y a certes des coups du sort imprévisibles, mais ils n'expliquent pas tout. Le chef doit exiger de ses hommes qu'ils se protègent même si la fatigue se fait sentir. Qu'ils le fassent des tirs de l'ennemi comme des intempéries. Tel lieutenant, dans le froid des Abruzzes, se levait toutes les heures pour contraindre ses tirailleurs à marcher. Ne l'aurait-il pas fait, tous auraient eu les pieds gelés. Xénophon raconte à peu près la même chose dans l'Anabase. Tel bataillon épuisé, en Indochine, néglige de creuser ses trous avant de bivouaquer et le paye cher au premier tir de mortier. Assurer la protection de ses hommes, malgré eux, n'est pas le plus facile. Il y faut une autre vertu : la volonté.
La quatrième qualité est en effet la force de caractère. Non qu'il s'agisse de s'obstiner à vouloir que les choses soient autres que ce qu'elles sont. Il convient, au sein des circonstances mouvantes qui s'emploient perpétuellement à déformer les plans les mieux conçus, à rompre les cohésions très assurées, à poser les problèmes les plus inattendus, de ressaisir les fils pour parvenir au but que la mission asigne. C'est dans cette qualité que le chef puisera la force qui lui permettra d'ordonner cet assaut dont il sait qu'il peut être meurtrier, de ramener à l'avant ceux qui se coulent vers l'arrière, de relever ceux qui baissent les bras. Car "une bataille perdue est une bataille QUE L'ON CROIT perdue".
Le Chef, disait Napoléon, est carré, rien d'étonnant à ce que l'on trouve quatre qualités. Mais, pour avoir des côtés, les quadrilatères ont aussi une surface. Il faut bien que quelque chose tienne l'ensemble. Le chef, ainsi esquissé est une belle mécanique. Il lui manque encore ce qui vivifie et donne une chaleur humaine à ces froides vertus. Cela lui serait-il refusé, le décor ne ferait pas longtemps illusion. L'exemple paraîtrait théâtral, le don forcé, le caractère inhumain, la compétence tatillonne, le courage inconscience. Les grands chefs, qui savaient si bien faire partager leurs soucis à leurs hommes, y parvenaient parce qu'ils leur parlaient une langue compréhensible : non celle qui va de la bouche à l'oreille, du cerveau au cerveau, mais celle qui part du coeur et y arrive. La familiarité d'Alexandre avec ses phalangistes, de Napoléon avec ses grognards, ne s'explique pas autrement. Il n'y a pas de chef sans exigence ; il n'y en a pas non plus sans générosité. Le colonel de Linarès, commandant le 5è R.T.A. pendant les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne, disait à ses lieutenants, le jour de son départ : "J'ai essayé de vous commander avec le coeur".
L'action, selon le général De Gaulle, "ce sont des hommes au milieu des circonstances". Le chef au combat est ainsi un homme au milieu de circonstances cruelles. Il doit les analyser, froidement, le temps qu'il faut. Courage, endurance et compétence lui sont indispensables. Il convient ensuite qu'il tranche et trouve dans son caractère la force nécessaire. Enfin, il réussit s'il insuffle à ses hommes l'adeur qui l'anime. L'élan du coeur seul permet ce transfert.
(in "Armées d'aujourd'hui, septembre 1976 ; n° 13
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Le soldat chrétien royaliste

Message par Berwick le Sam 3 Fév - 15:09

Merci pour ce bel article,

J'ajouterai, en amateur et comme royaliste que notre chef doit  nourrir son énergie en la puisant auprès du Dieu des armées par une vie de prière régulière et une fréquentation assidue des sacrements. Ainsi il pourra discerner, le moment venu, lorsque le temps lui manquera, la décision à prendre. Il aura à coeur de préserver ses hommes de sacrifices inutiles (la vaine gloire) et pourra dire avec notre Roi Saint-Louis : "Seigneur ! Gardez moi mes gens !".

Il me semble aussi que l'exemple du Roi Salomon (que l'Eglise nous donne justement aujourd'hui en exemple ce 3 février  dans la première lecture : Lecture du 1er Livre des Rois (3,4-13) : "Donne à ton serviteur un coeur attentif pour qu'il sache gouverner (ou commander) ton peuple (ton bataillon, ta section...) et discerner le bien et le mal... n'est pas à négliger pour un soldat ou dirigeant chrétien Royaliste.

Pensons enfin à Sainte Jeanne d'Arc : "Les Gens d'armes combattront et Dieu donnera la victoire!". N'hésitons donc pas à mettre notre Seigneur dans nos combats militaires, politiques ou autres (ce qui ne dispense pas de combattre : les Gens d'armes combattront).

Berwick, grand amateur d'histoire militaire et président du Cercle légtimiste d'Ile-de- France
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Henryk le Sam 3 Fév - 15:45

Je suis un peu étonné de vous voir citer De Gaulle, Napoléon, Bigeard quoiqu'il ait de réelles faits d'armes, par rapport au deux précités, dans les armées royales.

L'armée républicaine n'est pas l'armée royale.

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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Héloise le Sam 3 Fév - 19:15

Merci, Berwick, de discerner dans le texte de ce général, la valeur du combattant -quel qu'il soit- mais qui se voit gratifiée lorsqu'elle est au service du Roi... Entre ceux qui dénigrent le combattant -parce qu'ils ne sont animés que d'une peur compréhensible mais paralysante- et ceux qui, du bout des lèvres condamnent la violence... il y a ceux qui tirent les "marrons du feu" et y investissent leur vie tout entière au grand bénéfice de ceux dont l'intérêt est de polir les tapis rouges de la notoriété. Choisir l'action n'est mal venu que lorsque la paix est revenue, l'humain reste -malheureusement- ce qu'il est, dans sa part négative, sous quelque régime que ce soit, le courage n'existe que par l'engagement sincère à une cause qui en vaut la peine.
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Henryk le Sam 3 Fév - 20:04

Que vous citiez, Pierre Henri de SAUSSINE du PONT de GAULT de la Royale, qui n'a pas voulu se rendre aux anglais et à De Gaulle sur une frégate qui portait son nom à Dakar, et qui a coulé corps et bien dans le Poncelet, ainsi que du commandant Estienne d'Orves, je comprendrai.

Que vous ayez de l'admiration, pour ces deux hommes (Napoléon et De Gaulle) je peux le comprendre mais faire l'apologie de leurs textes sur un forum royaliste, je ne vois pas l'intérêt. Prenez d'autres généraux qui ont fait des mémoires ou écrit sur la guerre, il en existe tant d'autres, Héloïse.
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Héloise le Lun 5 Fév - 3:02

Si je vous ai froissé, veuillez m'en excuser. Je ne désire nullement faire l'apologie de QUI QUE CE SOIT, seulement faire ressortir que dans l'esprit de tout homme sensé et cultivé -aujourd'hui- il émane toujours ces grandes idées, ces grandes réflexions, ces manières de faire qui ont traversé les siècles MALGRE la république et qui rassemblent encore ce qui nourrit aujourd'hui notre espérance :le retour de notre Roi sur un terrain propice à l'élévation d'un peuple qui porte -quels que soient son rôle et sa fonction- les nobles valeurs que nos rois ont semées. Je pensais que la largeur de vue et d 'esprit était inhérente à ceux qui se doivent de réfléchir sur ce qui est permanent et peut nous conduire vers l'avenir comme le précise si heureusement Monseigneur Louis XX .
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Solognot le Mar 6 Fév - 13:13


Saint Sava est le fondateur de l'éthique et de la philosophie guerrière des serbes.

Dans un passage du Typikon de Hilandar (monastère serbe au Mont Athos) il est conseillé aux moines de "combattre..de se faire violence..parce qu'ils ne se sont pas retirés du monde pour se reposer et vivre dans le luxe ... et on ne saurait accéder au royaume céleste que par la force, et en temps de guerre personne n'a jamais vaincus l'ennemi en dormant ni en rêvant, et les couronnes et trophées reviennent à ceux qui courent  vite se donnent du mal, luttent et endurent toutes les vicissitudes du combat".
Ce langage n'est pas seulement allégorique mais aussi littéral. Saint Sava a conseillé aux moines de se préparer à prendre les armes, mais les laisse cependant prier Dieu avant tout car c'est ici que réside la victoire. Non seulement il n'interdit pas aux moines de combattre, mais exige qu'ils le fassent.
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Solognot le Mar 6 Fév - 13:15

Luc 11:21 "Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix. "

Luc 22:36 "Que celui qui n'a point d'épée vende son vêtement et achète une épée"
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Berwick le Dim 11 Fév - 15:31

Pour continuer sur ce thème qui m'est cher je citerai encore un exemple de soldat Chrétien efficace :

Cela va certainement surprendre certains... Le général Lee, bien connu au moins des cruciverbistes.

Il s'agit du fameux général sudiste de la Guerre de sécession. C'était quelqu'un de profondément religieux, un protestant (je ne sais plus trop de quelle obédience, il y en a tant dans cette religion la), quelqu'un qui lisait son bréviaire tous les jours même pendant la guerre, ou l'on ne peut pas dire qu'il ait manqué d'occupations !.

Lee a été vaincu, certes, à la fin mais après 4 ans de combats acharnés en raison de la disproportion numérique et matérielle. Son armée s'est couverte de gloire et fait certainement partie aujourd'hui des armées légendaires de l'histoire du monde : l' Armée de Viriginie du Nord. Cette armée a vaincu maintes fois des armées plus nombreuse, mieux équipées, mieux nourries.

Le général Lee expliquait ainsi sa méthode :

1) Il établissait ses plans du mieux qu'il pouvait (Il travaillait quoi) ;

2) Quand il avait fini et que c'était aux subordonnés et soldats de faire leur boulot, il priait en attendant le résultat.

Voila encore un bel exemple de soldat chrétien et chevalresque qui fut respecté et craint de ses ennemis.

Pour mémoire, sur l'armée de Virginie du Nord, lorsque celle-ci, aynat épuisé tout ce qui était humainement possible de faire pour sa cause, dut se rendre pour éviter un massacre inutile (si une seule chance était restée, Lee l'aurait tentée car il était, comme ses hommes, trés combatif), quand cette armée dut se rendre, il était prévu une cérémonie de reddition. les sudistes devaient défiler entre leurs vainqueurs et déposer leur armes. Et voila que les confédérés (sudistes) s'avancent en colonne par 4. A leur tête un héros de maints combats, le général Gordon de Géorgie. A la tête des deux rangées de soldats nordistes, un héros tout aussi remarquable, le général Chamberlain (Voyez les films Gettysburg et Gods and generals) ou il est campé par un bon acteur alors qu'il était encore Colonel).

Lorsque Gordon est arrivé à la hauteur de Chamberlain , celui-ci a ordonné aux nordistes de prendre la position du salut militaire (pour leurs ennemis). Gordon a compris en un instant, l'importance de l'évènement, et s'est tourné vers Chamberlain, a rendu le salut à cheval avec son sabre et a ordonné aux sudistes de défiler en rendant le salut aux nordistes. Beaucoup dans les deux camps avaient les larmes aux yeux à ce moment... Voila des soldats chrétiens qui savent aussi arrêter un combat et commencer les démarches de réconciliations lorsque la lutte est finie. Honneur à eux !
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Re: AUX FUTURES ARMEES ROYALES

Message par Mormagor Angrûth le Jeu 15 Fév - 18:22

@Berwick a écrit:Il s'agit du fameux général sudiste de la Guerre de sécession. C'était quelqu'un de profondément religieux, un protestant (je ne sais plus trop de quelle obédience, il y en a tant dans cette religion la)
Lee était épiscopalien, sans pour autant être totalement fermé aux autres tendances.

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Des ombres, une lumière jaillira;
Renouvelée sera l'épée qui fut brisée,
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