1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes

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1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes

Message par Mavendorf le Mar 12 Déc 2017 - 22:23


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Re: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes

Message par Henryk le Mar 12 Déc 2017 - 22:49

Il serait très difficile de retrouver les noms de tous les sujets que l’orléanisme à voulu flétrir. En les déclarant énnemies, l’Orléanisme se séparait à tout jamais des vieilles familles qui ont rendu des services au Royaume dans la guerre et dans la paix. Privilégiés de l’ostracisme orléaniste :

Le général Auguste de LarocheJaquelein, Berryer, le duc de Polignac (enfermé au fort du Ham) Villaret-Joyeuse Les ducs de Levis, de Fitz-James, de Guiche, d’Avaray, de Richelieu, Chateaubriant, de Tourzel, de Caylus, de Berghes, des Cars, de Rohan, de Mirepoix et ses deux fils, Guy et Sigismond de Mirepoix, de Rivière, de Valmy, de Lorge, les prince de Broglie, de Chalais, de Croy d’Havré, de Lucinge, de Léon, de Montmorency, le comte de Brissac, le vicomte de Damas, Jankowitz, de Nugent, de Lépine, de Toqueville, de Bancher, de Boutray, de Charnacé, le marquis et le comte de Durfort, le comte du Lau, le comte de Biencourt, le comte de Béthune Sully, de Blancmesnil, de Boisgantier, le comte de Caux, le général Brèche, le vicomte de Flamarens, le marquis de Malet, le comte de Cosnac, Grimouard de Saint Laurent, le marquis de la Haye-Montbault, les comte Charles et Gaspard de Bourbon Busset, de Quisonnas, de Nouillan, le marquis de Vibraye, de Chaulieu, de Banville, de Fontaine, le marquis de Monterot, le marquis du Quesnoy, de Chênedollé, le comte de Canisy, de Pracontal, le marquis de la Ferté Mun, de Carondelet, de Cacheleu, de Malard, de Brimond, le comte de Riencourt, de Lamarre, le baron de Viviers, le marquis Desmoutiers de Mérinville, le statuaire Flatters, Alfred Nettement…

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Re: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes

Message par Henryk le Sam 16 Déc 2017 - 8:38

Rappel

Armoiries de la Monarchie de Juillet





Chronologie de la fin du règne de Charles X


14 juin :
La flotte française accoste près de la presqu’île de Sidi-Ferruch, 25 km à l’ouest d’Alger.


5 juillet :
Prise d'Alger par l'armée française, commandée par le comte de Bourmont, c'est le début de la conquête de l'Algérie par la France (1830-1847). lire (La dernière conquête du Roi)


25 juillet :
Le roi utilise l'article 14 de la Charte et signe les ordonnances de Saint-Cloud qui restreignent la liberté de la presse, modifient la loi électorale (modification du cens, la patente étant exclue des impôts considérés comme valables), dissolvent la chambre des députés et convoquent les collèges électoraux pour le mois de septembre, et procèdent à des nominations de conseillers d'État.

25 juillet :
Protestation rédigée par quarante-quatre journalistes.


26 juillet :
Publication dans Le Moniteur des six ordonnances de Charles X.


27-29 juillet :
Révolution de juillet ou les Trois Glorieuses ( journées d'émeutes des 27, 28, 29 juillet).


27 juillet :
À la suite de la saisie des presses de quatre journaux (Le National, Le Temps, Le Globe, Le Journal du Commerce) qui ont paru sans autorisation du gouvernement, la résistance des ouvriers typographes déclenche l'insurrection parisienne contre les ordonnances. Celle-ci est en outre électrisée par la nomination du maréchal Marmont, duc de Raguse, comme commandant militaire de Paris. La Révolution est le fait de l'élite du monde du travail et d'une bourgeoisie instruite (typographe, étudiants, gardes nationaux).


28 juillet :
Marmont écrit à Charles X qui se trouve au château de Saint-Cloud : « Ce n'est plus une émeute, c'est une révolution. » Charles X signe une ordonnance mettant Paris en état de siège. Les insurgés parviennent à s'emparer de l'hôtel de ville pendant que les ministres apeurés se réfugient au palais des Tuileries sous la protection de Marmont. La défense du régime échoue : manque d'effectifs, mauvaise coordination et manque d'approvisionnement des troupes. Les combats font 800 morts et 4500 blessés du côté des insurgés, 200 morts et 800 blessés de celui de l'armée.


29 juillet :
À la suite de la défection de deux régiments qui passent aux insurgés, les troupes de Marmont doivent évacuer Paris et s'installer dans le bois de Boulogne. La Fayette est nommé commandant de la garde nationale (dissoute en 1827). Une commission municipale provisoire, composée de Casimir Perier, du général Mouton, de Pierre-François Audry de Puyraveau, François Mauguin et Auguste de Schonen, est chargée d'administrer la capitale. Charles X, isolé à Saint-Cloud, remplace malheureusement Polignac.


30 juillet :
Sous l'impulsion du banquier Jacques Laffitte, d'Adolphe Thiers et du général Sebastiani, les orléanistes
passent à l'offensive. Un manifeste invitant à appeler comme roi le duc d'Orléans est publié dans Paris après avoir rallié 47 des 50 députés présents dans la capitale, désireux d'éviter la proclamation de la République ou celle du duc de Reichstadt. À Neuilly-sur-Seine, dans la soirée, une délégation de députés propose la lieutenance générale du royaume à Louis Philippe d'Orléans, qui se rend au Palais Royal où il passe la nuit.


31 juillet :
Charles X quitte Saint-Cloud pour Trianon. Au matin, Louis Philippe publie une proclamation dans laquelle il déclare accepter la lieutenance générale du royaume et conclut : « La Charte sera désormais une vérité. » Dans l'après-midi, une proclamation concordante de 90 députés répond à celle du duc d'Orléans. À l'hôtel de ville, Louis Philippe rencontre La Fayette qui approuve le nouveau régime, écartant ainsi la menace républicaine.


1er août :
Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, Charles X arrive au château de Rambouillet. Il signe une ordonnance confiant au duc d'Orléans la lieutenance générale du royaume, que Louis-Philippe refusera de recevoir, l‘ayant déjà acceptée des députés. Louis Philippe désigne des commissaires provisoires aux différents départements ministériels, en reprenant à peu de choses près les nominations faites par la commission municipale et remplace Bavoux par Girod de l'Ain à la préfecture de police. Une ordonnance rétablit officiellement la cocarde tricolore. Une autre ordonnance convoque les chambres pour le 3 août.


2 août :
À Rambouillet, dans l'après-midi, Charles X abdique et son fils, le dauphin, contresigne cette abdication en faveur du jeune duc de Bordeaux, fils posthume du duc de Berry. Un message est adressé à Louis-Philippe pour l'inviter à faire proclamer l'avènement d'« Henri V ». Louis-Philippe décide d'envoyer l'acte d'abdication aux Chambres afin qu'elles se prononcent, ce qui revient à le priver d'effet. Il envoie à Rambouillet quatre commissaires - Odilon Barrot, le maréchal Maison, de Schonen et le duc de Coigny - chargés de négocier les conditions du départ de Charles X et de sa famille vers l'exil.


2-5 août :
Séries de nominations au gouvernement, dans la haute administration, dans l'armée et dans la magistrature.


3 août :
Sur ordre de Louis-Philippe, une troupe de 10 à 20 000 hommes de la Garde nationale, commandée par le général Pajol et le colonel Jacqueminot, marche sur Rambouillet pour contraindre Charles X au départ. Ce dernier se met en route vers Cherbourg où deux paquebots américains ont été dépêchés pour le prendre en charge.

Louis-Philippe accorde, sur sa cassette personnelle:

une pension de 1 500 francs à l'auteur de La Marseillaise, Rouget de Lisle,
accorde des sous-lieutenances à tous les élèves de l'École Polytechnique qui ont pris part aux Trois Glorieuses,
décorations aux étudiants des facultés de droit et de médecine qui se sont distingués pendant l'insurrection,
de manière plus polémique, il nomme le baron Pasquier à la présidence de la Chambre des pairs,
accorde au duc de Chartres le droit de siéger à la Chambre des pairs,
confère au duc de Nemours la grand-croix de la Légion d'honneur.

Une ordonnance prescrit de rendre la justice au nom de « Louis-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, lieutenant général du royaume ».

À une heure de l'après-midi, Louis-Philippe préside à l'ouverture de la session des Chambres au Palais-Bourbon, accompagné de son deuxième fils, le duc de Nemours. Dans son discours, il jure de maintenir la Charte tout en annonçant les principes d'un certain nombre de réformes à conduire (organisation de la Garde nationale, application du principe du jugement par jury aux délits de presse, formation des administrations départementales et municipales, interprétation de l'article 14 de la Charte, fondement des ordonnances du 26 juillet), et communique l'abdication de Charles X, contresignée par le dauphin.

Dans la soirée, plusieurs députés mécontents se retrouvent chez Jacques Laffitte et décident d'en finir avec les Bourbons de la branche aînée en établissant clairement une nouvelle dynastie.

Une proclamation est rédigée par Louis Bérard qui propose de conférer la couronne au duc d'Orléans à la condition qu'il entreprenne une révision de la Charte fondée sur les principes mentionnés dans son discours d'ouverture de la session parlementaire, complétés par plusieurs autres : responsabilité des ministres et des agents secondaires de l'administration, statut légal des militaires, réélection des députés promus à des fonctions publiques, égalité des cultes devant la loi, interdiction des troupes étrangères dans l'armée nationale, abolition de la noblesse, initiative des lois accordée aux Chambres, suppression du double vote, abaissement de l'âge et du cens électoral, reconstitution totale de la pairie.


4 août :
Lors d'un conseil des ministres qui examine la proposition de Bérard, Louis-Philippe charge Broglie et Guizot de préparer une révision de la Charte.


5 août :
Perier est proposé par la Chambre des députés comme président (174 voix contre 160 à Laffitte) et ce choix est ratifié par Louis-Philippe.


6 août :
Guizot communique à Bérard le projet de révision de la Charte qu'il a élaboré avec le duc de Broglie et reçoit de Boinvilliers le projet concurrent élaboré par les républicains (constitution républicaine sous forme de monarchie, déclaration des droits, ratification de la Constitution par le peuple, dissolution de la Chambre des députés, reconquête par la guerre de la frontière naturelle du Rhin).
Dans la matinée, la Chambre des députés engage la discussion sur le projet de Bérard, tandis que les manifestants républicains cernent le Palais Bourbon. Le débat se focalise autour de la question de l'hérédité de la pairie.
Une ordonnance décide que le coq gaulois remplacera la fleur de lys sur la hampe des drapeaux.


7 août :
Lors du conseil des ministres réuni le matin au Palais-Royal, Louis-Philippe
écarte l'emploi de la force publique en cas d'émeute provoquée par la question de l'hérédité de la pairie.

La Chambre des députés adopte le projet de Bérard. Invoquant le départ de Charles X et de sa famille et la violation de la Charte, les députés déclarent le trône vacant de fait et de droit et appellent Louis-Philippe d‘Orléans au trône comme « roi des Français » (et non plus comme « roi de France ») en contrepartie de l‘engagement par celui-ci de respecter la Charte, qui est modifiée sur plusieurs points :

1)suppression du préambule, de l'article 6 (qui déclarait le catholicisme religion État),
2)abolition de la censure, modification de l'article 14 sur les ordonnances royales, désormais cantonnées à l'exécution des lois, initiative des lois accordée aux deux Chambres,
3)publicité des débats de la Chambre des pairs,
4)élection des députés pour 5 ans,
5)abaissement de l'âge d'éligibilité de 40 à 30 ans et de l'âge de l'électorat de 30 à 25 ans,
6)élection des présidents des collèges électoraux par les électeurs et du président de la Chambre des députés par les députés,
7)extension des possibilités de mise en accusation des ministres,
8)abolition des tribunaux d'exception,
9)serment de fidélité à la Charte prêté par le roi devant les Chambres,
10)rétablissement de la cocarde tricolore,
11)annulation des nominations de pairs faites par Charles X.
L'article 27 sur l'hérédité de la pairie est renvoyé à un nouvel examen lors de la session de 1831.


Enfin, la Chambre demande de pourvoir par des lois à un certain nombre de points :
1) jury pour les délits de presse et les délits politiques,
2)responsabilité des ministres et des fonctionnaires,
3)réélection des députés promus à des fonctions publiques salariées,
4)vote annulé du contingent de l'armée,
5)organisation de la Garde nationale,
6)institutions départementales et municipales fondées sur l'élection,
7)instruction publique et liberté de l'enseignement,
8)fixation des conditions d'exercice du droit de vote et d'éligibilité.

Dans la soirée, les députés se rendent en corps au Palais-Royal où Louis-Philippe proclame son adhésion à leur déclaration qu'il affirme « conforme aux principes politiques professés toute sa vie ». Il paraît au balcon avec sa famille et reçoit les acclamations de la foule.

Louis-Philippe signe un acte de donation-partage qui répartit ses biens personnels entre ses enfants en s'en réservant l'usufruit, afin d'éviter que ceux-ci ne soient incorporés au domaine de la Couronne lors de son avènement.


8 août :
Sur les instances de La Fayette, et contre son premier mouvement, Louis-Philippe décide de régner sous le nom de Louis-Philippe Ier (sic)(et non de Philippe VII).
Les formules « Par la grâce de Dieu… », « l'an de grâce… » et « sujets » sont abandonnées.

Les ministres perdent les titres de « Monseigneur » et d'« Excellence ». Le fils aîné du roi est titré « prince royal », les filles et la sœur du roi sont titrées « princesses d'Orléans » (et non « filles de France ») et il est décidé que le sceau officiel de État portera les armes de la maison d'Orléans (de France au lambel d'argent), ce qui n'avait jamais été le cas par le passé lors de l'accession au trône d'un cadet (celui-ci prenant alors les pleines armes de France), manière de marquer le changement de dynastie et la solution de continuité entre le nouveau régime et celui qui l'a précédé.


9 août :
Proclamation officielle de la monarchie de Juillet au Palais-Bourbon. Constatant la vacance du trône (V. hésitation de 1830), les Chambres proclament Louis-Philippeer « roi des Français » (et non plus roi de France).


11 août :
Constitution du premier ministère du règne de Louis-Philippe Ier: Molé devient ministre des Affaires étrangères, le général Sébastiani, ministre de la Marine, le duc de Broglie, ministre de l'Instruction publique et des Cultes tandis que sont nommés quatre ministres sans portefeuille : Jacques Laffitte, Casimir Perier, André Dupin et Bignon.


15 août :
L'église Sainte-Geneviève de Paris est retirée au culte et rendue à sa destination de temple des grands hommes, fixée par la Révolution, sous le nom de Panthéon.


16 août :
Charles X et sa famille s'embarquent à Cherbourg pour l'Angleterre.

La Fayette est nommé commandant général des Gardes nationales du royaume.



27 septembre :
La Chambre des députés vote à une forte majorité la mise en accusation des ministres de Charles X responsables des ordonnances du 26 juillet.


30 septembre :
Suppression des 8 000 demi-bourses de 150 francs qui avaient été accordées aux écoles secondaires catholiques.


8 octobre :
Loi mettant en œuvre le principe du jugement par jury pour les délits de presse.
La Chambre des députés vote, par 225 voix sur 246 votants, une adresse au roi l'invitant à présenter un projet de loi abolissant la peine de mort, au moins pour les délits politiques.


11 octobre :
Une ordonnance décide que des récompenses seront accordées à tous les blessés de la révolution de Juillet, que des pensions seront allouées aux parents, veuves et enfants des victimes. Une médaille commémorative est créée pour les participants aux Trois Glorieuses.
Abrogation de la loi de 1825 dite « du sacrilège », punissant de mort les profanateurs d'hosties consacrées.


13 octobre :
Suppression des indemnités versées aux prêtres auxiliaires.


17-18 octobre :
Émeute à Paris : les manifestants envahissent le Palais-Royal puis marchent sur Vincennes pour lyncher les ministres de Charles X qui y sont détenus, mais que le général Daumesnil refuse de leur livrer.


21 octobre :
Suppression des traitements des quatre cardinaux résidentiels.


15 décembre :
Début du procès des ministres de Charles X devant la Chambre des pairs au Palais du Luxembourg, tandis que l'émeute gronde autour du palais.


21 décembre :
La Chambre des pairs condamne les ministres de Charles X à la réclusion à perpétuité, assortie de la mort civile pour le prince de Polignac.


1831
Février : Louis-Philippe refuse pour son fils, le duc de Nemours, la couronne de Belgique.


14-15 février :
Émeutes à Paris à la suite d'un service funèbre organisé par les légitimistes à Saint-Germain-l'Auxerrois pour l'anniversaire de l'assassinat du duc de Berry. L'église est envahie et mise à sac par les républicains. Le lendemain, l'émeute saccage l'archevêché et de nombreuses églises à Paris et en province.


16 février :
Une ordonnance supprime les fleurs de lys sur le sceau de État qui porte désormais un livre ouvert avec les mots Charte de 1830.

2 mars :
Émeutes républicaines à Paris.

8 mars :
Démission du ministre de la Justice, Joseph Mérilhou, qui estime le Gouvernement insuffisamment favorable au mouvement.


9 mars :
Loi créant la légion étrangère (première loi du train de réformes engagées par le maréchal Soult dans l'organisation de l'armée).
Départ de Jacques Laffitte et gouvernement Perier (parti de la résistance).



10 avril :
Loi renforçant les mesures contre les attroupements.


19 avril :
Loi électorale qui abaisse le cens électoral à 200 francs de contributions directes et le cens d'éligibilité à 500 francs.

Fin mai : Accord entre la France et les États-Unis concernant l'indemnisation des dommages causés par les corsaires français pendant les guerres napoléoniennes.


31 mai :
Ordonnance prononçant la dissolution de la Chambre des députés et fixant les élections au 5 juillet et la réunion des Chambres au 9 août.


14-16 juin :
Émeutes à Paris, réprimées par la Garde nationale et les unités de ligne.


23 juin :
Ordonnance avançant au 23 juillet l'ouverture de la session parlementaire.


8-14 juillet :
Expédition victorieuse de l'amiral Roussin au Portugal : Devant le refus de Michel Ier de Portugal de reconnaître la monarchie de Juillet, la Sainte-Alliance autorise la France à intervenir militairement. La flotte française bombarde Lisbonne le 11 juillet.


23 juillet :
Séance solennelle d'ouverture de la session parlementaire.


2-12 août :
Une contre-offensive française, commandée par le maréchal Gérard, contraint l'armée néerlandaise qui a envahi la Belgique après en avoir été chassée par la révolution belge, à se retrancher dans la forteresse d'Anvers avant, finalement, de se rendre.


27 août :
Perier présente à la Chambre des députés un projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie.


16-19 septembre :
Louis-Philippe refuse de soutenir les insurgés polonais contre la Russie (1830-1831) : Manifestations à Paris en faveur de la Pologne.

21 septembre :
Louis-Philippe renonce à habiter au Palais-Royal et s'installe aux Tuileries.


10-18 octobre :
La Chambre des députés adopte le projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie.



21 novembre-9 décembre :
Révolte des Canuts à Lyon :


23 novembre :
Le général Roguet, commandant la garnison de Lyon, fait évacuer la ville par la troupe. Le maire de Lyon, Prunelle, quitte également la ville.
Communication de Perier à la Chambre des députés pour annoncer les mesures prises afin de rétablir l'ordre à Lyon. Le maréchal Soult et le duc d'Orléans prennent la tête d'une armée de 20 000 hommes pour reconquérir la ville.


Adoption par la Chambre des pairs du projet de loi abolissant l'hérédité de la pairie.


1832



4 janvier :
La police évente un complot dit « des tours de Notre-Dame ».

1er février :
La police évente le complot dit « de la rue des Prouvaires » : à l'occasion d'un bal aux Tuileries, les conjurés légitimistes voulaient capturer le roi et la famille royale et proclamer Henri V.

7 février :
En riposte à l'occupation de Bologne par les Autrichiens à la demande du légat pontifical, la France envoie le vaisseau Suffren et deux frégates transportant
1 100 hommes du 66e de ligne à Ancône, dans les États pontificaux. Les troupes françaises occuperont la ville jusqu'au départ des Autrichiens de Bologne en 1839.


2 mars :
Loi relative à la liste civile, fixée à 12 millions par an plus un million pour le prince royal, auxquels s'ajoutent les immeubles de la Couronne (le Louvre, les Tuileries, l'Élysée-Bourbon, les domaines de Versailles, Marly, Saint-Cloud, Meudon, Saint-Germain-en-Laye, Compiègne, Fontainebleau et Pau, les manufactures de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais, les bois de Boulogne, de Vincennes et de Sénart et tous les biens composant l'apanage d'Orléans) et la dotation mobilière comprenant les pierreries, statues, tableaux et meubles des palais royaux et du Garde-Meuble de la Couronne.


20 mars :
Début de l'épidémie de choléra à Paris.


21 mars :
La loi Soult impose un service militaire de sept années. L'armée est constituée d'appelés incorporés et de conscrits formant la réserve.


10 avril :
Loi condamnant les membres de la famille de Charles X au bannissement perpétuel. La loi sera ensuite étendue aux Bonaparte.


21 avril :
Loi supprimant la Loterie royale à compter du 1er janvier 1836.


28 avril :
Loi réformant le Code pénal et le Code d'instruction criminelle, l'un des grands textes législatifs de la Monarchie de Juillet : suppression des châtiments corporels, abolition de la peine de mort dans neuf cas, extension importante du domaine d'application des circonstances atténuantes.

Débarquement de la duchesse de Berry dans le Midi, près de Marseille, où elle tente de fomenter une insurrection royaliste.

16 mai :
Perier meurt du choléra. Louis-Philippe assume lui-même la direction du gouvernement jusqu'en octobre.


29 mai - 1er juin :
Louis-Philippe reçoit le roi des Belges au château de Compiègne. L'entrevue vise à arrêter les conditions du mariage du roi Léopold avec la princesse Louise d'Orléans, fille aînée de Louis-Philippe.


1er juin :
Le général Lamarque, figure de l'épopée napoléonienne, puis de l'opposition libérale sous la Restauration et de l'opposition républicaine sous la Monarchie de Juillet, meurt du choléra.


2 juin :
L'enterrement du mathématicien républicain Évariste Galois, tué lors d'un duel, donne lieu à un grand rassemblement républicain prélude à celui qui marquera les obsèques du général Lamarque, trois jours plus tard.

Article détaillé : Insurrection royaliste dans l'Ouest de la France en 1832.



3-4 juin :
Tentative de soulèvement de la Vendée par la duchesse de Berry, aisément réprimée par les troupes du général Dermoncourt.


5-6-7 juin : Émeutes déclenchées à l'occasion des obsèques du général Lamarque, député républicain. Paris est mis en état de siège. Le Gouvernement reprend facilement la situation en main. 800 morts.


9 août :
Mariage, au château de Compiègne, du roi des Belges Léopold Ier et de la princesse Louise d'Orléans.


11 octobre : Premier gouvernement du maréchal Soult :
Avec Guizot, les « doctrinaires », favorables à la monarchie constitutionnelle mais hostiles à l'extension du suffrage, sont appelés au gouvernement.
Guizot, ministre de l'Instruction publique (fin en 1837), organise l'enseignement en favorisant l'ouverture d'écoles primaires dans les communes.


7 novembre :
La duchesse de Berry est arrêtée à Nantes et internée dans la citadelle de Blaye sous la garde du général Bugeaud.


19 novembre :
Avec l'accord de l'Angleterre, la France envoie une armée de 70 000 hommes, commandée par le maréchal Gérard, en Belgique afin de contraindre les Pays-Bas à exécuter le traité du 15 novembre 1831.
Ouverture de la session parlementaire.


23 décembre :
Capitulation de la citadelle d'Anvers, que la France remet aux Belges.


L'encyclique Mirari vos, du pape Grégoire XVI, condamne le journal l'Avenir et ses positions libérales.
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Re: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes

Message par Henryk le Sam 16 Déc 2017 - 8:52



Remarquer la place prépondérante en premier plan de la Charte.
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