Question de doctrine - VIII : Pierre Frédéric Le Play, La constitution essentielle de l'humanité

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Question de doctrine - VIII : Pierre Frédéric Le Play, La constitution essentielle de l'humanité

Message par Chasseur le Jeu 19 Sep - 13:31






























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« Comment opérer une réforme sociale » de Frédéric Le Play

Message par Chasseur le Ven 6 Déc - 14:01



« Comment opérer une réforme sociale » de Frédéric Le Play

« Parmi les vices sociaux que la réforme doit combattre, et dont on aperçoit tout d’abord le danger sans recourir aux développements donnés dans le cours de cet ouvrage, j’en citerai ici deux qu’on n’avait point vus jusqu’à présent réunis en France avec des caractères aussi graves. Ces vices existaient à peine sous les Valois au moment où éclatèrent nos discordes civiles ; ils étaient encore peu développés au XVIIe siècle ; et, d’un autre côté, on ne les rencontre plus chez certains peuples, qui, après en avoir cruellement souffert autrefois, nous disputent maintenant avec succès la prééminence.

Le vice le plus redoutable, parce qu’il est le précurseur habituel de la ruine des empires, est l’antagonisme qui divise notre société en plusieurs camps ennemis. La lutte que je signale n’est pas celle qui s’est souvent élevée, pour des questions personnelles ou des principes accessoires, entre des grandes individualités ou certaines classes dirigeantes se disputant l’influence ou le pouvoir ; elle existe dans les moindres subdivisions du corps social, dans la commune, dans l’atelier et dans la famille. Le mal consiste surtout en ce que les classes supérieures, au lieu de se concerter pour conduire la société dans la meilleure voie, se neutralisent mutuellement, en prétendant faire prévaloir par la force des principes contraires, au risque d’ébranler l’ordre social. Il sévit à la fois dans la vie privée et dans la vie publique : il est développé à ce point que les personnes attachées aux mêmes entreprises d’industrie et de commerce croient avoir des intérêts diamétralement opposés ; tandis que d’autres, qui seraient en situation de se dévouer au bien public, refusent d’y concourir, même à titre privé, sous un gouvernement qui n’a pas leur sympathie. Ce dernier sentiment offre en germe de grands dangers ; s’il se propageait davantage, il détruirait à la longue l’esprit national que nous devons au génie de nos pères et qui est notre plus précieux héritage.

Le second vice dont nous souffrons est l’instabilité, symptôme encore plus apparent de la maladie des nations. »

Lire un condensé de son œuvre : http://classiques.uqac.ca/classiques/le_play_frederic/le_play_textes_choisis/leplay_textes_choisis.pdf

Source : http://urbvm.com/
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Frédéric Le Play, « La paix sociale », pages 97 et 98. Seconde édition de 1875

Message par Chasseur le Jeu 19 Fév - 15:43

Frédéric Le Play, « La paix sociale », pages 97 et 98. Seconde édition de 1875

Comment énoncez-vous la grande vérité ?

« À tous les âges de l'histoire, même avec des institutions identiques, les peuples ont offert de grands contrastes : les uns prospéraient en pratiquant les préceptes du Décalogue éternel, tandis que les autres, en les violant, déclinaient ou périssaient. Il en est encore ainsi de notre temps. Les peuples divisés par l'erreur, et frappés par cela même de grandes catastrophes, n'ont donc rien de mieux à faire que de se rallier d'abord sous la loi suprême de l'humanité. Ils y trouveront le point de départ d'une action, commune; et, en se dévouant à ce travail réparateur, ils s'entendront bientôt sur le choix des institutions qui remettront le mieux en honneur les dix commandements de Dieu. »

Quelle est la grande erreur ?

« C'est celle qui est signalée ci- dessus : c'est la négation du vice originel, c'est-à-dire le faux dogme de 1789. En effet, celui qui, contrairement â l'expérience journalière de chaque famille, croit que les hommes naissent parfais, en conclut qu'ils doivent rester égaux et libres. Or, comme il voit partout apparaître le mal, même au sein des meilleures sociétés, il l'attribue aux institutions fondamentales qui, dans tous les temps et tous les lieux, ont organisé les hiérarchies et les contraintes ; et il est poussé, par l'amour du bien, à changer le régime établi. La croyance à la perfection originelle entraîne donc la revendication des droits absolus â l'égalité, â la liberté et à la révolte. En d'autres termes, elle implique la destruction de tout ordre social. »
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