La Laïcité : religion de la République

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La Laïcité : religion de la République

Message par Chasseur le Jeu 19 Sep - 10:02

La Laïcité : religion de la République

Avoir chassé Dieu de l’espace public pour le reléguer dans la sphère privée ne suffit pas à la République et aux Loges ; les pressions sont fortes pour substituer au culte divin une véritable religion républicaine ritualisée avec l’homme au centre : la laïcité.

Introduction

Pour de multiples raisons dont certaines sont liées à la présence en France d’une importante minorité musulmane [1], le problème de la laïcité se retrouve sous les feux de l’actualité. Cependant, cette notion reste assez confuse dans l’esprit de beaucoup. D’autant que derrière les mots se cachent des intentions et des arrière-pensées aussi précises que dissimulées. C’est pourquoi nous porterons d’abord notre attention sur le sens du terme laïcité et de sa dérive idéologique : le laïcisme.
Notre cheminement nous amènera à dire un mot de la distinction traditionnelle et essentielle entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel. Ce dernier concept est parfois qualifié par le magistère ecclésiastique de “saine laïcité” [2]. Nous pourrons alors clore cette première partie de l’exposé par quelques considérations historiques et idéologiques de ladite laïcité.
L’autre versant de notre réflexion portera sur ce que pourrait désigner l’expression : la laïcité à la française, caractéristique exclusive de notre exception culturelle. Si elle existe parfois ailleurs, elle n’y a pas la même audience ni la même influence sur la vie politique et sociale du pays considéré.

L’évolution de la pensée laïque : de la laïcité au laïcisme 

Le terme laïc, né au Moyen-âge, sert à distinguer l’homme ordinaire du clerc. Cette ancienneté du mot n’est pas celle de la laïcité et du laïcisme qui ne datent que du XIXe siècle (1870 et 1848). Ce sont tous deux des vocables de crise.

  • La laïcité veut exclure les églises et communautés spirituelles de l’exercice de tout pouvoir civil, en particulier de l’enseignement alors que ...
  • le laïcisme s’affirme comme une doctrine cherchant à limiter, voire à supprimer, l’influence de la religion sur la vie publique.

Il n’y a pas, entre ces deux termes, une différence de nature mais seulement de degré. Disons que le laïcisme manifeste la laïcité pleinement exprimée, une laïcité de combat.
Il faut noter ici la place éminente prise par la question scolaire dans cet affrontement. C’est là la marque évidente de l’idéologie. L’esprit laïc veut s’assurer la maîtrise de l’enseignement afin de mieux dominer les esprits génération après génération. Or, c’était là une mission toujours revendiquée, à juste titre, par l’Église. C’est d’ailleurs pourquoi la querelle scolaire a, par le passé, touché aux limites de la guerre civile.
Le magistère catholique a, par souci d’apaisement, cherché une définition acceptable de la laïcité. Faisant preuve de beaucoup de bonne volonté il a voulu donner un sens à l’expression : “saine laïcité”. Que faut-il entendre par-là ? Il s’agit en fait d’un tout autre problème réaffirmant la distinction multiséculaire distinguant entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel : doctrine inspirée de la pensée
évangélique « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » En vertu de cette sentence, la société civile, en toute autonomie, s’occupe de l’organisation et du fonctionnement de la Cité.
Le Schéma préparatoire au Concile Vatican II, rejeté par les novateurs progressistes, distingue très nettement entre l’Église qui a pour but « par sa doctrine, ses sacrements, sa prière et ses lois » de conduire les fidèles « à leur fin dernière » et la société civile dont la mission est de « permettre aux citoyens de mener ici-bas une vie calme et paisible ».
Cependant, si la vocation de l’une et de l’autre est distincte, ces dernières doivent œuvrer en « parfaite harmonie » puisqu’elles « exercent leurs pouvoirs sur les mêmes personnes et souvent sur les mêmes objets : mariage, éducation des enfants... » Jamais, « la fin de la société civile ne doit être recherchée en excluant » la fin de toute vie : « le salut éternel ». Les lois de Dieu passent avant les lois humaines et chacun doit admettre cette hiérarchie. Nous savons, par expérience, que ce qui est légal peut parfois n’être pas légitime : avortement, divorce, euthanasie...
Tout ce qui précède suppose une collaboration entre l’Église et l’État. De plus, le pouvoir civil se doit de favoriser l’influence des liens spirituels permettant de la sorte aux citoyens de mener religieusement leur vie humaine. Cela interdit de mettre sur le même pied vérité et erreur.
De plus, le pouvoir est tenu, en tant qu’il incarne la cité, d’« honorer Dieu et lui rendre un culte » même si la tolérance - dans le sens classique du terme - peut, le cas échéant, imposer quelques atténuations à ces principes. L’idée même de “saine laïcité” n’est pas dans l’esprit du temps.

Les fondements historiques et idéologiques de laïcité

La tentation d’édifier une pensée politique et morale détachée des croyances religieuses est vieille comme le monde. Satan y a toujours veillé. Cependant, sans qu’il soit nécessaire de remonter au péché originel, on peut rechercher les racines de la laïcité, ou de la sécularisation, dans les œuvres de certains théoriciens tel Marsile de Padoue.

Marsile de Padoue (1275 ?-1343)
Ce philosophe dans son livre Defensor Pacis, rédigé en 1324 et publié deux siècles plus tard, défendit la thèse que « tout pouvoir est d’origine humaine ». Pour lui, qui mourut excommunié, l’Église n’est rien d’autre qu’une communauté ordinaire. Elle ne doit en aucune façon s’immiscer dans le gouvernement de la Cité. La croyance religieuse étant volontaire et d’ordre privé, il appartient à l’État d’en fixer les conditions d’exercice. En matière de morale, l’État jouit d’une très large autonomie et Marsile de Padoue soutenait que la « force obligatoire de la loi est indépendante de sa valeur intrinsèque ». On peut voir dans ces affirmations la préfiguration des thèses soutenues actuellement par les tenants de la laïcité et même par un nombre important de supposés catholiques.

La Réforme protestante
La Réforme protestante s’inscrit dans le droit fil de cette pensée. Le “libre examen” en est une manifestation évidente : chacun interprétant les préceptes divins à sa manière, selon sa compréhension. Par ailleurs, en guerre ouverte contre Rome, Martin Luther ne
pouvait, pour soutenir sa rébellion, que se retourner vers les dépositaires du pouvoir temporel en faisant de chaque prince le « chef visible de l’Église sur terre ». Dans le protestantisme, alors que la croyance s’intériorisait, se privatisait, le pouvoir temporel pénétrait de plus en plus dans la sphère du spirituel : église anglicane, églises scandinaves... L’Orthodoxie n’échappa pas, elle non plus, à une pareille évolution.

Le Gallicanisme et les Lumières
Le Gallicanisme, en parallèle avec le courant des Lumières, prépara la Révolution qui marqua, au moins pour un temps, le triomphe de l’esprit laïc. Ceci d’autant mieux que, profitant de l’anarchie des esprits, toutes les théories antichrétiennes se répandirent dans la société française. On assista alors à la mise sous tutelle de la Religion, première étape d’une déchristianisation programmée : abolition des ordres religieux, constitution civile du Clergé, institution du mariage civil et du divorce... Le XIXe siècle reprit l’offensive (lois sur les congrégations, lois scolaires, séparation de l’Église et de l’État...) et rien n’est terminé aujourd’hui. [3]

Panorama de la situation actuelle 

La laïcité à la française

De nos jours, il apparaît que les tenants de la laïcité aient renoncé, pour diverses raisons, aux affrontements violents du passé. Les idéologies trouvent moins d’écho dans l’opinion publique et, par tactique, il faut éviter de faire des martyrs afin de ne pas réveiller l’ardeur de l’adversaire.
Ne pouvant espérer pouvoir éradiquer brutalement la religion de l’âme humaine, on tente de contribuer à son lent dépérissement.
Les méthodes indirectes, plus douces, se montrent plus efficaces. Ceci d’autant mieux que l’Église catholique fut longtemps affaiblie par ses dissensions internes - modernisme - autant que par la progression rapide de l’incroyance pratique.
Il n’en va pas de même de la confession musulmane plus respectueuse, au moins en apparence, des préceptes coraniques supposés dictés par Dieu lui-même. L’idée de séparation du temporel et du spirituel lui reste totalement étrangère, tout comme le concept de laïcité.
La méthode utilisée, jouant de tous les ressorts propres à favoriser l’incroyance, est parvenue, dans les pays de vieille chrétienté, à une sécularisation progressive et quasi totale de la société. Au plan législatif, pas exemple, les lois ne tiennent plus aucun compte des principes religieux [4] : avortement, divorce, bioéthique, Pacs.
Un incident que tout le monde a gardé en mémoire [5] a bien montré que Dieu n’a plus sa place parmi les législateurs. Au cours de cet incident, aucun élu, même chrétien, n’a osé protester contre cette exclusion de Dieu.

L’homme moderne prétend décider seul sans autre référence que sa volonté propre. On en arrive logiquement à cette sentence de reniement : « Il n’y a pas de loi supérieure à la République. »

Je n’évoquerai ici que pour mémoire la laïcisation de notre vie quotidienne :

  • projet de calendrier universel sous l’égide des Nations Unies,
  • fixation des congés scolaires, multiplication des célébrations laïques se substituant aux fêtes religieuses,
  • choix de noms de baptême sans signification spirituelle,
  • tentative de suppression récente de la croix pour les sociétés de “ Croix rouge ”...


Ingérence du pouvoir temporel dans le domaine spirituel

Parallèlement, on assiste à une intrusion de plus en plus fréquente du pouvoir temporel dans le domaine religieux. Prenant prétexte des difficultés suscitées par le développement, sur notre sol, du culte musulman, les gouvernants manifestent leur intention de tenir les religions en tutelle. Ces dernières doivent se plier aux exigences de l’idéologie dominante quitte à trahir leurs dogmes et leur mission [6]. Elles doivent être compatibles avec la modernité ! La mode de la “ repentance ” participe, volontai­rement ou non, à cette mise au pas.
L’État républicain, écartant le principe de séparation qu’il a lui-même imposé à la France, contre toute sa tradition historique, intervient quand il le juge conforme à ses intérêts. Ainsi, il intervient discrètement mais efficacement dans la nomination des évêques. Sans parler du financement des mosquées sous couvert de subvention culturelle...
La politique scolaire suit la même voie insidieuse. En apparence, l’école privée sous contrat a survécu à la guerre scolaire et les antagonismes se sont apaisés. Cependant, l’enseignement libre a perdu son identité, étant dans les faits intégré dans le service public de l’Éducation nationale. Au point de vue religieux, elle a renoncé à transmettre réellement la foi, se bornant à la proposer, à en discuter.
D’ailleurs, son caractère confessionnel ne gêne plus personne puisque, d’après un récent sondage, 3% seulement des parents d’élèves ont fait le choix, pour leurs enfants, d’une école catholique pour des raisons de convictions religieuses. Il ne serait pas honnête cependant de tout mettre sur le dos de l’État. Les enseignants comme les parents y sont aussi pour quelque chose. Cette attitude s’avère contraire aux exigences évangéliques (« allez enseigner toutes les nations ») mais le prosélytisme est aujourd’hui hors-la-loi.

Vers une religion républicaine obligatoire

Devant cette situation il est bien tentant pour la laïcité de promouvoir une véritable religion républicaine remplaçant les dogmes religieux, considérés comme diviseurs, par des postulats idéologiques tout aussi absolus, selon le vieux principe : on ne supprime bien que ce que l’on remplace.
Parmi les vérités qui doivent s’imposer à tous se trouvent, comme il se doit, la “ tolérance ” et les “ droits de l’homme ” qui manifestent pourtant, par nature, la rébellion de l’être humain contre son Créateur. Bien sûr, il ne s’agit pas de la tolérance dans sa définition classique mais du sens nouveau qui s’est imposé à notre société depuis quelques décennies. De nos jours, la tolérance nous pousse à l’acceptation égale et universelle de toute action humaine, même intolérable. C’est une valeur absolue, éminemment positive, ouverte à toutes les déviations, à toutes les “ hérésies ”, à toutes les convictions. Ce nouveau dogme n’accepte aucune exception. En fait, il n’y a rien de plus intolérant que les nouveaux apôtres de la tolérance. Ils excommunient avec facilité tous ceux qui ne sacrifient pas au nouveau culte.
Le projet de loi N° 432 du 9 septembre 2003 “Sécularisation des rituels civils dans la République et respect de la neutralité de l’État et des services publics” déposé par des élus socialistes est significatif de cette évolution vers un culte républicain obligatoire. Sans entrer dans le détail de cette véritable “religion civile”, il s’agit d’obliger tous ceux qui, pour marquer les grandes circonstances de la vie pratiquent un culte, quel qu’il soit, à rendre d’abord un hommage « public à la laïcité et aux droits de l’homme ».
En définitive, les pouvoirs publics acceptent que vous croyiez en Dieu à la condition de souscrire à la doctrine niant, de fait, son existence ou du moins, son autorité sur le monde créé. C’est ainsi que lors du baptême chrétien, une cérémonie laïque vient doubler ce sacrement avec remise par un délégué de l’État d’un exemplaire de la “Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen”. Ceci sous contrainte d’amende, voire d’incarcération. Semblable cérémonie sera renouvelée tout au cours de la vie, jusqu’aux funérailles. On y intégrera même des naturalisations et les Pacs.
Cela sent bigrement la Révolution, au temps le plus fort de la déchristianisation.
Certes, ce n’était qu’un projet sans avenir immédiat. Mais voilà l’orientation. D’autant que les baptêmes républicains sont déjà une réalité dans quelques municipalités.

Conclusion

Au terme de cet exposé, on pourrait à bon droit se montrer pessimistes. Effectivement, le tableau que je viens de brosser n’a rien de réjouissant. Cependant, nous ne l’ignorons pas, l’Église catholique, qui se trouve au cœur de nos préoccupations, peut compter sur la protection de la Providence. Elle a déjà, au cours de sa longue histoire, traversé mille périls, sans avoir été abattue.
Même s’il se voit rejeté des institutions humaines, Dieu est là. Il veille et intervient par des moyens qui souvent nous échappent quand Il Lui plaît. C’est pourquoi nous devons toujours être prêts.
En attendant, nous devons nous préparer par la formation et l’étude. Même si cela peut nous paraître ingrat et difficile. Il y tant de choses à remettre en ordre après la trahison de la plupart des autorités chargées du “ bien commun ”.
Parallèlement, nous devons vivre, les uns les autres, en toute fraternité. L’idéal poursuivi doit nous unir. Le combat solitaire est un combat perdu. Tâchons également de reconstituer, à notre échelle, un milieu chrétien, une manière de chrétienté en attendant la grande restauration. Et ne désespérons jamais de Dieu. Il donne la victoire à ceux qui la méritent.

[1] La France compterait actuellement plus de cinq millions de musulmans. Il est cependant difficile de déterminer combien d’entre eux sont véritablement pratiquants.
[2]  Déclaration du pape Jean-Paul II à l’ambassadeur de France (28 octobre 1998) : « La laïcité est à entendre à la fois comme une autonomie de la société civile et des confessions religieuses et comme reconnaissance du fait religieux, de l’institution ecclésiale et de l’expérience chrétienne parmi les composantes de la nation, et, non seulement comme les éléments de la vie privée ». (L’œuvre d’Orient - 2005).
[3] Les thèses gallicanes inspirèrent directement les promoteurs de cette politique anti-religieuse.
[4] Rejet de la mention de l’héritage chrétien dans le préambule du projet de la constitution européenne.
[5] Scandale provoqué par un député ayant présenté une Bible au cours de son intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale. (Mme Boutin)
[6] Pour la clarté de l’exposé, je ne distingue pas ici entre la religion catholique, seule vraie religion, et les autres cultes.

Source : http://www.viveleroy.fr/?La-Laicite-religion-de-la,50


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Re: La Laïcité : religion de la République

Message par Chasseur le Lun 30 Sep - 15:47



L’habit ne fait pas le moine. Derrière ses oripeaux prétendument « laïcs », la charte de la laïcité est en réalité une arme au service d’une religion d’État qui ne dit pas son nom. Le point n°8 de ce document – qui fera désormais office de retable de préau – est très clair : l’école a vocation à inculquer les « valeurs de la République », tout en limitant la libre expression de celles qui pourraient les concurrencer. L’objectif de l’État est ici de s’octroyer, pour lui seul, le droit de tisser le lien social, de relier – « religare » en latin, d’où vient le mot « religion » – les personnes par sa médiation. La « morale laïque », qui deviendra une matière scolaire obligatoire à la rentrée 2015, mettra en pratique ce qui n’est pour l’instant qu’un principe.
Vincent Peillon avait annoncé la couleur en 2010, dans un livre consacré à son mentor, intitulé « Une religion pour la République : La foi laïque de Ferdinand Buisson ». Il écrit : « La laïcité française, son ancrage premier dans l’école, est l’effet d’un mouvement entamé en 1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut, pour cela, une religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l’école. Enfin, il lui faut son nouveau clergé : ce seront les « hussard noirs de la République » [...]. Il faut donc à la fois déraciner l’empreinte catholique [...] et trouver [...] une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les mœurs, les cœurs, la chair, les valeurs et l’esprit républicains sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme [...]. Il ne suffit donc pas [...] de mettre à bas les vieilles croyances [...]. Il faut être capable d’[en] fonder une nouvelle. »

Il n’y a évidemment rien de laïc dans ce programme : politique et croyance y sont inextricablement mêlées. Cette vision a été la matrice de tous les totalitarismes ; l’islamisme la partage pareillement.

Alors qu’est-ce que la laïcité authentique ? C’est quand l’État ne s’arroge pas le monopole d’une croyance qu’il impose à tous – autrement dit, quand il se limite à exercer ses fonctions régaliennes (justice, défense, monnaie). Qu’on le veuille ou non, ce principe a été énoncé pour la première fois par Jésus quand il a déclaré : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22, 21). Mais si la laïcité est fondamentalement d’inspiration chrétienne – et elle a poussé sur ce terreau –, elle concerne plus largement tout citoyen épris de liberté. Qu’il serait salutaire de se réapproprier ce concept jusque-là confisqué par les fanatiques d’une religion politique, et de veiller à sa stricte application ! Dans le cas de l’école, il s’agirait alors de la libérer du joug d’un César qui outrepasse son domaine de compétence.

Source : http://www.bvoltaire.fr/gaelmorandeau/charte-laicite-religion-detat,36540
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Le projet Peillon de refondation de l’école : une entreprise totalitaire

Message par Chasseur le Mar 15 Oct - 9:04

En ces temps de rentrée scolaire, il nous a paru opportun de revenir sur la circulaire Peillon de janvier 2013 (voir l’article paru dans notre n° 672, avril) et sur son projet de loi puisqu’il est désor­mais voté pour entrer en vigueur à l’horizon 2014-2015. Mais, avant de savoir à quelle sauce idéologique seront assaisonnés et dévorés les enfants de France par le moloch, il n’est pas inutile de rappeler quelques évidences historiques et mettre en lumière la continuité « spirituelle » entre ce monsieur et les pères fondateurs de la Laïque.
 
LA NEUTRALITÉ DE L’ÉCOLE, VASTE BLAGUE !
 
L’un de ses attributs, régulièrement mis en avant par les promoteurs de la Laïque et même par les tartuffes et autres idiots utiles de l’enseignement catholique institutionnel, serait sa neutralité, garante de son impartialité. Ce discours fut tenu en son temps par Jules Ferry et consorts pour enfumer le bon peuple et faire passer leur projet : en gros, l’école laïque, gratuite, obligatoire est forcément neutre puisqu’elle s’adresse à tous les petits Français quelles que soient leurs convictions. L’enseignement dispensé doit pouvoir être reçu par tous.

Mais, de quelle neutralité s’agit-il ? Confessionnelle ? Philosophique ? Le concept d’école neutre porte en lui-même sa propre contradiction. Puisqu’il s’agit d’un projet, il faut bien prendre un parti ! CQFD. En réalité, jamais le but des fondateurs de l’école laïque ne fut de donner un enseignement neutre aux élèves pas plus que les instruire d’ailleurs. Ceci n’était qu’un objectif secondaire. La priorité était d’arracher les consciences à l’Eglise, de former de bons républicains, donc d’éduquer plus que d’instruire, ou , si l’on préfère, instruire pour éduquer dans le sens voulu. Il est impossible dans le cadre de cet article de procéder à la recension de toutes les citations et déclarations faites dans ce sens par les pères laïcards à l’époque. Un livre qui fait bien le point sur la question, qu’il faut lire ou relire, est celui de François Brigneau, Jules l’imposteur (1), dans lequel l’auteur met magistralement en lumière cette imposture idéologique. Et pour que les choses soient bien claires à propos de cette prétendue neutralité, laissons la parole au franc-maçon René Viviani, socialiste et ministre de l’Instruction publique en 1904, déclarant à l’époque au journal L’Humanité : « La neutralité est, elle fut toujours un mensonge, peut-être un mensonge nécessaire… le passage à franchir était périlleux… on forgeait au milieu des impétueuses colères de la droite la loi scolaire. C’était beaucoup déjà que de faire établir une instruction laïque et obligatoire. On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timides dont la coalition eût fait obstacle à la loi ».
 
Plus de cent ans après le vote des lois scolaires (1881, 82, 86), le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet a parfaitement réussi, hélas ! L’Education nationale d’aujourd’hui est dans la parfaite continuité de l’Instruction publique de la Troisième République comme on va le voir maintenant. Un dernier mot pourtant sur cette école de la Troisième : d’aucuns, y compris dans nos milieux, quand on voit à quel niveau d’hébétude, d’effondrement scolaire et de violence nous en sommes, regrettent la disparition des « hussards noirs », l’excellence de l’instruction de l’époque, des valeurs et de la morale, bref, de cette méritocratie républicaine qui a permis (de fait) l’ascension et la promotion sociale de générations de têtes bien faites. Eh bien ! Ils se trompent et commettent une erreur de perspective. L’anarchie actuelle est le résultat, l’aboutissement de cette école sans Dieu voulue par les républicains. Ses bons résultats apparents passés ne sont dus qu’au contexte social et civilisationnel encore majoritairement chrétien dans lequel baignaient les professeurs de l’époque et dont ils étaient imprégnés malgré eux. Un siècle de déchristianisation massive plus tard, il ne reste rien de ce bel édifice et c’est parfaitement logique. Non, l’école de Jules Ferry n’a pas été trahie par ses successeurs, ce sont ses principes mêmes qui sont mauvais !
 
 Claude BEAULÉON



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Un livre essentiel sur l'imposture de l'école républicaine

Message par Chasseur le Mar 15 Oct - 9:11



Jean Madiran l’a annoncé récemment dans Présent : les éditions DMM viennent de rééditer Jules l’imposteur (178 pages,18€) de François Brigneau, décédé le 9 avril dernier. Jules l’imposteur, c’est Jules Ferry, maître de l’école laïque et grand homme inspirateur de la présidence normale de François Hollande. Or Jules Ferry, ainsi que les Grévy, Buisson, Sée, dont Brigneau dresse aussi (au vitriol) le portrait, est profondément habité par la haine de l’Église.
Polémiste talentueux, François Brigneau s’est fait ici historien, mais il n’a pas abandonné un seul instant la force de sa plume. Comme il l’écrit lui-même, il n’a pas lésiné sur les citations, mais en nous offrant un livre vivant, comme celui de Bernanos sur Drumont. Il montre bien la présence constante de la franc-maçonnerie dans cette guerre contre l’Église catholique et l’école catholique.
Il faut évidemment lire les 140 premières pages de ce livre (ainsi que la préface de Madiran sur la République du Panthéon), mais il ne faut pas mettre de côté les dernières du livre. Laissant l’historien d’autrui, Brigneau se fait historien de lui-même et de sa famille. Quel rapport avec le sujet ? Son père était instituteur et lui-même fut un enfant de la laïque. Dans une famille partagée entre « blanc » et « bleu »,Brigneau ne fut jamais élevé comme un catholique. Il écrit à la fin de ce livre :
Même si, un jour, conduit par la réflexion de Charles Maurras et la foi de mes amis je retrouve l’Église traditionnelle de ma patrie et de mes ancêtres, jamais je ne ressentirai cette émotion, cette ferveur que donne seule l’enfance catholique. Jamais je ne serai le catholique que j’aurais aimé être, de nature et de sentiment, sans grands tourments d’esprit, dans la banalité des certitudes. C’est la grande victoire de Jules Ferry, l’imposteur.
 Tout est dit !
Dans un recension parue lors de la première édition dans la très sérieuse revue Archives des sciences sociales des religions (1982, volume 53, numéro 2), Emile Poulat écrit de l’ouvrage de Brigneau qu’il s’agit
D’un livre brûlant, haut en couleur, où l’histoire devient épique, restituant ce que fut la guerre religieuse et scolaire de ce temps, avec une information que délaissent souvent les livres d’histoire, même s’ils ont un plus grand souci de vérification et de justification. Il irritera : du moins rappelle-t-il que l’histoire n’est pas faite seulement de documents, mais d’abord d’hommes. 
Source : http://www.riposte-catholique.fr/riposte-catholique-blog/en-kiosque/jules-limposteur
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De l'école des singes à celle des moutons

Message par Chasseur le Dim 10 Nov - 22:34

De l'école des singes à celle des moutons

Par Maximilien Friche

Même pour ceux qui ont toujours préféré payer que Peillon en mettant leurs gentilles têtes blondes dans l’enseignement libre, force est de constater que la marque de fabrique scolaire du ministère s’impose partout où le système a prise. Notre ministère pourrait facilement se nommer aujourd’hui : ministère de la rééducation nationale et de la propagande. Ce dernier s’est imposé par des salves successives. La première fut la révolution des méthodes d'apprentissage qui ne provoqua qu'échecs scolaires et inégalité des chances. La deuxième fut de décréter le dogme des compétences et de jeter la nécessité d'acquérir des savoirs aux oubliettes. Enfin, la troisième salve consiste à faire entrer de l'idéologie dans tout enseignement afin de rendre inopposable ce qui devient le crédo scientifique de l'empire du bien : développement durable, gender, diversité, … Une fois l'intelligence vaincue, nous pourrons disposer d'un peuple de moutons. L'urgence est bien sûr de s'extraire du système ou pour ceux qui ne peuvent s’en extraire, de n’y rester qu’en croisant les doigts tout comme le firent les habitants de tous les régimes totalitaires du monde.

Quand l’égalitarisme créa l’inégalité des chances

La première attaque en règle contre l’intelligence et la liberté qu’elle suggère, a été opérée en travaillant sur les méthodes d’apprentissage. Cette révolution est arrivée très tôt, dès les années soixante-dix et s’est prolongée jusqu’à aujourd’hui. Ce qui a motivé l’émergence des nouvelles méthodes n’a jamais été le développement de l’enfant, l’enrichissement culturel d’une nation ou l’émergence de ses génies et talents. Non. A l’origine, il y avait l’égalitarisme républicain et la haine de toutes les têtes qui dépassent. Un amoureux de l’égalité est avant tout un coupeur de têtes. Ce massacre visant à faire en sorte que les enfants des parents les mieux favorisés dans la société ne bénéficient d’aucune aide, de sorte qu’ils ne reproduisent surtout pas le schéma familial et, de rendre possible leur échec. Pour faire simpliste : il fallait que les enfants des riches puissent devenir pauvres. Déjà à cette époque, et sans attendre l’incorruptible Peillon, le but était d’extraire les enfants aux déterminismes familiaux.

Toutes les matières ont ainsi subi ce grand lessivage de méthodes. La méthode globale dans l’apprentissage de la lecture est sans doute la plus symbolique, mais que l’on se rassure, les autres matières n’ont pas été de reste. Les mathématiques aussi ont connu leur déboussolement. L’objectif étant de faire appréhender des notions aux enfants par le biais de l’exercice en amont de la leçon, quand leçon il finit par y avoir. Que l’exercice soit l’illustration de la leçon, puis permette l’entraînement de l’élève en vue d’une meilleure compréhension du sujet, était trop simple. Même le solfège a connu cette révolution. Les manuels ont été vidés de toute théorie. Le but est de naviguer à vue, d’expérimenter, de glorifier l’intuition et de ne surtout pas profiter de tout ce qui a été écrit et réfléchi dans le passé.

Que pensez-vous qu’il se passa ? Dans les milieux les plus favorisés, on s’est d’un coup souvenu que les premiers éducateurs des enfants étaient les parents et, après s’être moqué de sa progéniture plus médiocre que soi à la même époque, on s’est mis à compenser. Les anciennes méthodes ont été rééditées et utilisées pour donner un avantage certain à ces enfants au bord de l’échec scolaire.

Bilan, ceux qui ont été victimes de ce nivellement par le bas, sont ceux dont la tête n’émergeait qu’à peine du néant. Les enfants issus des milieux modestes étaient voués, sauf génie particulier, à l’échec. L’égalitarisme créa la fracture sociale et culturelle française. Tous les efforts des républiques précédentes, de la méritocratie, de l’élévation sociale progressive de générations en générations, de la reconstruction des trente glorieuses, furent d’un coup gommés. Les immigrés furent les premières victimes du saccage. Le fossé culturel fut ainsi agrandi et devint beaucoup plus infranchissable que le périphérique. L’inégalité des chances, fruit de l’égalitarisme républicain, devint ainsi le ferment de toutes nos divisions hexagonales.

Lire la suite sur : http://www.mauvaisenouvelle.fr/?article=france-de-l-ecole-des-singes-a-celle-des-moutons--198
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Charte de la laïcité à l’école.

Message par Chasseur le Mer 1 Jan - 18:54

Charte de la laïcité du 9 septembre 2013



Charte de la laïcité à l’école.

La Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. La République est laïque. L’école est laïque.

1) La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances.

1) La République est universelle, athée, despotique et égalitariste. Elle assure la ré-élection des élus du système, sur l’ensemble de ses circonscriptions, sous réserve d’appartenance au sérail bipartiste et à ses illusoires valeurs.

2) La République laïque organise la séparation des religions et de l’État. L’État est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’État.

2) La République révolutionnaire organise consciencieusement l’expulsion de Dieu du domaine public. Les comités révolutionnaires traitent les supersitieux de la même manière. Son ennemi numéro un est le Catholicisme.

3) La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.

3) La laïcité garantit la liberté de penser à ceux qui pensent comme elle. Chacun est libre d’appartenir à l’UMP ou au PS. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans les limites allant du Parti communiste à l’UMP.

4) La laïcité permet l’exercice de la citoyenneté, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général.

4) La laïcité permet le prosélytisme de l’athéisme, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général. Nihilistes, communistes, païens, agnostiques et libres-penseurs, unissez-vous.

5) La République assure dans les établissements scolaires le respect de chacun de ces principes.

5) La République assure dans les établissements scolaires l’obligation d’adhérer à ces préceptes sous peine de sanctions graves.

6) La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.

6) La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour choisir leur genre, exercer leur critique à l’égard des extrêmistes et faire l’apprentissage de la laïcité. Elle les protège de toute fois en le Dieu Vivant et de toute pression de fanatiques Catholiques.

7) La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée.

7) La laïcité assure aux élèves l’accès aux corpus littéraire révolutionnaires, des Lumières et de leurs enfants.

Cool La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du bon fonctionnement de l’École comme du respect des valeurs républicaines et du pluralisme des convictions.

Cool La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du dépôt de la foi en la République révélée par Robespierre.

9) La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.

9) La laïcité implique le rejet de toute vie chrétienne, garantit la liberté de choisir son genre et son orientation sexuelle et repose sur une culture de la discrimination positive envers l’homosexualité et la transsexualité en particulier.

10) Il appartient à tous les personnels de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité, ainsi que des autres principes fondamentaux de la République. Ils veillent à leur application dans le cadre scolaire. Il leur revient de porter la présente charte à la connaissance des parents d’élèves.

10) Il appartient à tous les personnels de punir sévèrement tout contrevenant à la laïcité. Ils veillent à leur faire déclarer chaque matin la profession de foi laïque et d’abjurer toute superstition cléricalo-obscurantiste. Il leur revient d’honorer chaque matin le portrait de Monsieur le Ministre.

11) Les personnels ont le devoir de stricte neutralité : ils ne doivent pas manifester leurs convictions politiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions.

11) Les personnels ont le devoir d’être, ou s’ils peuvent justifier d’un suivi médical avec chances réelles de rémission, de paraître athées : ils ne doivent pas avoir de convictions contraires au culte de Marianne.

12) Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est a priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.

12) La Révolution veillera à faire connaître à ses enfants l’immense étendue de sa merveilleuse nature. Elle veillera à enseigner une version triomphaliste de la République, où toute remise en question du système doit être repoussée. Elle veillera à enseigner les dogmes de l’évolution, ainsi que ceux liés à l’histoire. Le seul racisme toléré sera celui à l’encontre de la vermine vendéenne.

13) Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’École de la République.

13) Nul n’a le droit d’afficher un quelconque signe religieux, même invisible. Les sacs seront fouillés et les élèves passeront chaque matin à la palpation. Toute découverte de Croix, médaille pieuse ou Bible s’ensuivra d’une punition publique pour inciter les récalcitrants à rentrer dans le rang.

14) Dans les établissements scolaires publics, les règles de vie des différents espaces, précisées dans le règlement intérieur, sont respectueuses de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.

14) La viande rouge exclusive sera servie chaque vendredi, en particulier lors du carême et de la semaine sainte. Sa consommation sera obligatoire en vue de soutenir la filière viande.

15) Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement.

15) Dans chaque établissement, un soviet d’élèves sera chargé de la délation des fanatiques, de leurs châtiments ainsi que d’honorer les symboles sacrés : drapeau tricolore, statues de Marianne et de Monsieur le Ministre.

Pour conclure, restons dans le registre des perspectives de la rue de Grenelle : parlons morale. Ladite morale commune tendant à être remplacée par la très à la mode et très moderne « éthique personnelle », vous qualifierez donc la maxime finale à votre judicieuse convenance.

Vive l’école libre !

Julien Ferréol

Post-scriptum : il est déconseillé d’utiliser cette traduction comme base de travail pour le devoir d’éducation civique de votre enfant scolarisé dans le public.


Source : http://la-flamme.fr/category/nom/
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La morale à l'école ?

Message par Chasseur le Jeu 2 Jan - 14:26

La morale à l'école ?

Intervenant : Fabrice HADJADJ, écrivain et philosophe, PHILANTHROPOS

http://www.collegesuperieur.com/audios-conferences-le-college-superieur.html
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Re: La Laïcité : religion de la République

Message par WilfriedLeRoyaliste le Mer 2 Avr - 13:02

C'est vrai que c'est la religion de la république, il faut y mettre fin
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La France (républicaine) est laîque; enfin presque.

Message par Chasseur le Mar 22 Juil - 15:36

La France (républicaine) est laîque; enfin presque.



* Constitution du 4 octobre 1958

ARTICLE PREMIER.

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

* Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.

Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
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Les juges rouges font supprimer la Vierge Marie du parc de la commune de Publier

Message par Chasseur le Ven 6 Fév - 19:30

Les juges rouges font supprimer la Vierge Marie du parc de la commune de Publier



Nos élites qu’elles soient médiatiques, politiques ou judiciaires ont la haine de la France, de son histoire, de sa culture, de ses croyances chevillés aux corps. Elles veulent détruire tout ce qui symbolise notre pays. Evidemment l’héritage chrétien de la France ancienne fille aînée de l’Eglise doit être anéantie au nom du fameux principe de laïcité. Seulement ils se trompent la laïcité n’est pas l’athéisme ou la négation de la religion, c’est ce que les juges n’ont pas compris. Ou font mine de ne pas comprendre et cela au nom de leur fanatisme destructeur.

Après la destruction de la crèche du Conseil général de Vendée, voilà que l’association « Libre pensée » ultra subventionnée de déniés publics par l’Etat socialiste et installée dans le très cher quartier latin de Paris s’attaque à la Vierge Notre-Dame-du-Léman.

« Au nom de la défense de la laïcité, l’association de la Libre Pensée de Haute-Savoie s’était émue de l’apparition de la Vierge dans un parc municipal. «Juste à côté de la source Souriane, où les gens viennent chercher de l’eau d’Evian», précise José Goëmans, président de l’association.

Suite au refus du maire, Gaston Lacroix, de déplacer ladite statue, le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi. Il a rendu sa décision le 29 janvier. S’appuyant sur la loi française de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), la justice annule le refus de l’édile. »

Le maire expliquait avec raison «De nos jours, la France ne sait plus où elle habite. On assiste à une perte de repères, souligne Gaston Lacroix. Dans un pays d’éducation judéo-chrétienne, cette statue est un repère. Elle n’est pas cultuelle mais culturelle. Je fais énormément de randonnées en montagne. Il n’y a pas un sommet où on ne trouve pas une croix ou une Vierge. Beaucoup ont été édifiées après 1905!» insiste l’élu, dénonçant «un acharnement contre cette Vierge». (TDG) »

Le seul objectif de ces associations est d’anéantir la France millénaire. La tradition est le ciment national, en s’y attaquant et en le bannissant ils déconstruisent l’esprit de nos compatriotes. Quand on n’a rien il reste à l’être humain sa culture. Et lorsque la culture disparaît et bien c’est le pays tout entier qui tombe. C’est le combat idéologique de leur vie. Ils sont persuadés que les nations doivent s’éclipser au profit d’une terre ouverte à chacun, où tous peuvent venir s’y installer et y repartir. C’est un monde sans frontière qu’ils veulent. Un monde où la France n’existerait plus est leur rêve. Visiblement aidé des pouvoirs publics ce rêve a de fortes chances de se réaliser.

Source :

http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2015/02/04/publier-%28haute-savoie%29-le-tribunal-administratif-demande-le-retrait-de-la-vierge
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L’enseignement moral et civique imposé dans les écoles, sur fond de laïcité maçonnique

Message par Chasseur le Mer 2 Sep - 20:50

L’enseignement moral et civique imposé dans les écoles, sur fond de laïcité maçonnique



Il y a quelques mois, il fallait obligatoirement « être Charlie » pour satisfaire les gardiens du temple républicain. Mais cette volonté de communion laïque sans frontière a rencontré quelques obstacles, notamment dans les écoles françaises, puisque de très nombreux enfants ont refusé d’observer la minute de silence dédiée aux victimes de la fusillade.

Najat Vallaud-Belkacem, le très maçonnique ministre de l’Education nationale a bien vu l’aubaine et s’est empressée d’imposer aux écoles un « enseignement moral et civique » (EMC) pour parfaire le dressage des petits citoyens républicains et laïcs.

Les enseignants avaient demandé que ces nouveaux cours, imposés dans les écoles dès le primaire, soient mis en place en 2016 afin de laisser aux professeurs le temps de se former. La réponse du ministère a été catégorique : la « grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République » ne pouvait attendre 2016 ; elle est donc mise en place dès cette rentrée scolaire 2015.

Lire ! http://reinformation.tv/enseignement-moral-civique-laicite-ecoles-romee-41599-2/
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Re: La Laïcité : religion de la République

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