Question de doctrine - VII : A la découverte de Monseigneur Henri Delassus

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Question de doctrine - VII : A la découverte de Monseigneur Henri Delassus

Message par Chasseur le Mar 17 Sep - 21:25



Démolisseurs

Monseigneur Henri Delassus – La conjuration anti-chrétienne (1910) – p. 134

Les Encyclopédistes ne furent point seuls à préparer la Révolution ; Barruel ne l’ignorait pas. Il divise en trois classes les démolisseurs qu’il vit appliqués à saper les fondements de la société chrétienne :

- Voltaire et les siens, qu’il appelle « les sophistes de l’impiété », parce que leur principal objectif était de renverser les autels de N.-S. Jésus-Christ ;
   
- les francs-maçons, qu’il appelle « les sophistes de la rébellion », parce qu’ils se proposaient — ceux du moins qui étaient dans le secret de la secte — de renverser les trônes des rois ;

- les illuminés, qu’il appelle « les sophistes de l’anarchie », parce que, au serment de renverser les autels du Christ, ils ajoutaient celui d’anéantir toute religion quelconque, et au serment de renverser les trônes, celui de faire disparaître tout gouvernement, toute propriété, toute société gouvernée par les lois.


Dernière édition par Vincent le Ven 6 Déc - 13:50, édité 5 fois
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La voie de l’antéchrist

Message par Chasseur le Mar 17 Sep - 21:27

La voie de l’antéchrist

Henri Delassus – La conjuration anti-chrétienne (1910) – p. 244

Le libéralisme n’est pas une hérésie ordinaire. Il a été très justement appelé par l’abbé Chesnel "les droits de l’hérésie propre, personnelle de Satan", puisqu’elle consiste, pour la créature, à usurper à son profit l’indépendance et la souveraineté qui n’appartiennent qu’à Dieu, de toute éternité, et dans l’ordre des temps à Notre-Seigneur Jésus- Christ.
On voit par là en quoi le libéralisme moderne diffère de tout ce qui a précédé en fait de révolte et de péché. C’est le péché lui-même, le dernier terme et le plus haut degré du péché. Le libéralisme appelle « l’homme de péché », il prépare les voies à l’antéchrist.
La séduction libérale a aveuglé presque toutes les intelligences ; les dernières notions du vrai christianisme achèvent de s’effacer dans les esprits. Quelle transformation dans les idées, dans les mœurs, dans les croyances, depuis les juristes régaliens du XIVè et du XVè siècles jusqu’à nos jours, en passant par Luther, par Voltaire et Jean-Jacques Rousseau et par Lamennais le grand séducteur des catholiques ! Ils sont les fils de la même idée, les agents de la même séduction. Leur apparition successive marque les étapes du mouvement révolutionnaire.
Le dernier venu, Lamennais, n’est pas le moins dangereux et le moins funeste. Il est le père et le chef de l’école à la fois catholique et révolutionnaire, de la pacification, de l’adaptation, de l’union enfin et de la fusion entre le christianisme et la Révolution.
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"Nous ferons de la France un cimetière…"

Message par Chasseur le Mar 17 Sep - 21:29

"Nous ferons de la France un cimetière…"

Mgr Delassus – La conjuration antichrétienne (1910) – Tome 2 : L’agent de la civilisation moderne – Chapitre 39 : L’Etat (maçonnique) souverain maître de toutes choses.

Un bon "patriote". Un bon "républicain". Un bon "démocrate". Un bon suppôt de Satan.

   L’Etat maçonnique comprend que les enfants ne pourront être complètement à lui aussi longtemps qu’il n’aura point aboli la famille ; tant qu’elle subsistera, le cri de la nature protestera contre son intrusion. Et c’est pourquoi il tend à la suppression du mariage.
   Dans la pensée des sectaires, le mariage civil et le divorce sont des étapes qui doivent conduire à l’amour libre (l’union libre tellement répandue aujourd’hui), et par suite à l’Etat, unique père nourricier, unique éducateur des générations à venir.
   L’abolition de la famille, la suppression de la propriété, l’anéantissement de l’Eglise et l’étouffement de toute association autre que celle qui est l’Etat, …sont des suites forcées du contrat social (maçonnique)…
   Tel est le « Temple » que la maçonnerie est en train de construire; où déjà elle nous a fait entrer, pas à pas, avant achèvement; où elle entend abriter les générations à venir et l’humanité entière.
   L’entrepreneur qui a pris à forfait la construction de ce Temple, c’est le régime parlementaire. Le peuple souverain (aveugle et suggestionné par les loges) choisit des délégués (imposé par le temple), les investit de tout pouvoir. Ils s’assemblent, la majorité est censée exprimer la volonté générale, et cette volonté fait loi.
   Cette loi peut tout atteindre; et en toutes choses elle crée le droit, sans égard à qui ou à quoi que ce soit, pas même à Dieu, pas même aux exigences de la nature humaine.
   Et ailleurs : « Comme l’objet de notre vœu est une révolution universelle, tous les membres de ces sociétés (secrètes) tendant au même but, s’appuyant les uns sur les autres, doivent chercher à dominer invisiblement et sans apparence de moyens violents, non pas sur la partie la plus éminente ou la moins distinguée d’un seul peuple, mais sur les hommes de tout état, de toute nation, de toute religion.
   Souffler partout un même esprit ; dans le plus grand silence et avec toute l’activité possible, diriger tous les hommes épars sur toute la surface de la terre vers le même objet. Cet empire une fois établi par l’union et la multitude des adeptes, que la force succède à l’empire invisible ; liez les mains à tous ceux qui résistent, subjuguez, étouffez la méchanceté dans son germe, écrasez tout ce qui reste d’hommes que vous n’aurez pu convaincre. » (…)
   Pour établir solidement la République, il fallait réduire la population de moitié. Geoffroy jugeait que c’était insuffisant: il voulait ne laisser en France que cinq millions de citoyens : "Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière », disait Carrier.
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Qu’attendre encore de la France. Une résurrection ! Ce ne peut être oeuvre d’homme.

Message par Chasseur le Mer 22 Jan - 21:55

Qu’attendre encore de la France.Une résurrection ! Ce ne peut être oeuvre d’homme.

« Quels décrets le grand Etre, devant qui il n’y a rien de grand, a-t-il prononcé sur la France ? » Les amis de Dieu nous ont apporté des paroles de miséricorde, mais pour la chrétienté, des paroles de salut, mais pour l’Eglise. Et la France ? Joseph de Maistre « aimait à croire qu’elle avait encore quelque chose à faire en ce monde », et conséquemment que Dieu lui ferait la grâce de la ressusciter.

« Elle est encore sous l’anathème, disait-il, mais je crois toujours qu’elle est réservée à quelque grand rôle. »

Toujours il espérait que, dégagée de ses erreurs, elle marcherait ensuite à grands pas vers le plus haut point qu’elle ait jamais atteint. « Je vois les Français qui s’avancent vers une gloire immortelle ». Quanta nec est, nec erit, nec visa prioribus annis.

Toutes les fois qu’il entrevoyait pour le monde un meilleur avenir, il disait toujours «Tout se fera par la France». Sans doute nous ne devons point lui accorder le don d’infaillibilité, mais ses prévisions ont été si souvent réalisées, et celle-ci répond si bien au voeu le plus ardent de notre coeur, que nous ne pouvons ne pas lui accorder crédit.

Il n’est point seul d’ailleurs à nous donner espérance.

Un grand serviteur de la Papauté, le cardinal Pacca, célèbre par son courage et sa fière attitude pendant la persécution de Napoléon, avait déploré dans le temps de ses deux nonciatures à Cologne et à Lisbonne, le déplorable état d’esprit où il avait vu la noblesse émigrée, continuant à professer hautement les maximes philosophiques qui avaient amené la catastrophe.

Cette vue ne lui fit point cependant désespérer de la France. Arrivé à l’âge de 87 ans, il fut invité à prononcer, le 27 avril 1843, le discours d’ouverture de l’Académie de la religion, à Rome. Il prit pour thème L’Etat actuel et les destinées futures dc l’Eglise catholique. Ce discours fut un événement et il fut aussitôt traduit en plusieurs langues et publié dans les diverses contrées de l’Europe. Après avoir rappelé l’union étroite de l’Eglise des Gaules avec l’Eglise de Rome dès les premiers siècles du christianisme, il fit le tableau de la lutte engagée à ce moment là même, sous le gouvernement de Juillet, entre les fils de la Révolution et les fils de l’Eglise, et il dit : « Pour moi, il me semble que le Seigneur, enfin apaisé, destine aujourd’hui la France à être l’instrument de ses divines miséricordes. Il veut qu’elle répare elle-même les maux nombreux qu’elle a causés au monde dans le siècle passé et dans celui-ci. »

« La France est nécessaire au monde », a écrit Léon XIII dans une lettre aux Canadiens ; et un Anglais, Edmund Burke, en avait donné précédemment cette raison « La destruction de la France serait l’anéantissement de la civilisation chez toutes les autres nations» ; « L’abrutissement irrévocable de l’espèce humaine », a dit Joseph de Maistre.

Louis Blanc a rapporté un propos semblable d’un autre Anglais qu’il appelle « le plus profond penseur de l’Angleterre moderne » « Dieu veuille que la France ne vienne jamais à manquer au monde, le monde retomberait dans les ténèbres ». D’autre part, l’Eglise de Dieu resterait sans défenseur; et comme on l’a dit : « L’Eglise sans défense ici-bas finirait comme elle a commencé, en méritant les palmes du martyre. Si cette fin n’est pas proche, Dieu se lèvera et viendra à notre secours. »

Notre âme saisit toutes ces paroles, émanation de la pensée d’amis, d’étrangers et même d’ennemis, et s’y attache comme le naufragé se jette sur une épave.

Car la France est vraiment en naufrage comme en plein océan. Sa natalité diminue d’une manière effrayante, alors que s’accroît celle de tous ses voisins ; sa virilité s’énerve dans le bien-être et le plaisir; ses idées qui ont cours sont en toutes choses à l’opposé du vrai comme du bon sens ; comment pourrait-elle se sauver elle-même ?

Mgr Delassus – La conjuration antichrétienne (1910)

http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2014/01/22/quattendre-encore-de-la-france/
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Pour détruire le christianisme, la franc-maçonnerie cherche toujours à corrompre les mœurs aussi bien que les idées.

Message par Chasseur le Ven 9 Oct - 10:00

Pour détruire le christianisme, la franc-maçonnerie cherche toujours à corrompre les mœurs aussi bien que les idées.

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