Madame Royale

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Madame Royale

Message par Henryk le Dim 10 Déc 2017 - 10:14

Marie-Thérèse Charlotte de France, surnommée « Madame Royale », née le 19 décembre 1778 à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche, est le premier enfant de Louis XVI et Marie-Antoinette. Après une enfance passée à la Cour, elle est la seule des enfants royaux à survivre à la Révolution française.


C’est à Lauffenbourg que pour la première fois depuis le mois d’Août 1792, Marie Thérèse put entrer dans une église et assister à une messe célébrée pour ses parents défunts.
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Re: Madame Royale

Message par Henryk le Dim 10 Déc 2017 - 10:15

Qu'il est heureux le peuple qui peut compter les jours d'un règne par des traits de bonté ! Qu'il est heureux le sujet qui peut en effet s'écrier: Voilà le luxe de mon Roi! voilà celui de sa Famille auguste !
Hommes égarés, vous qui avez un moment abandonné le Panache blanc de Henri IV, lisez les pages suivantes , elles vous ramèneront à lui. Lisez les , hommes injustes ; elles vous arracheront l'équité. Lisez-les, hommes ingrats ; elles ouvriront malgré, vous votre cœur à la reconnaissance et au repentir. Lisez-les, et dites-moi s'il existe en France aujourd'hui, un hameau, une chaumière où le pauvre n'ait ressenti les effets d'une incomparable bienfaisance , et ceux de la plus tendre sollicitude. Faudrait-il, pour vous ébranler, offrir à vos yeux le plus étrange parallèle ? placer en regard quelques pages de l'histoire de L'usurpation, et vous montrer un tableau comparatif de crimes et de vertus ? Non , je n'ensanglanterai point des pages destinées à retracer des traits nobles et touchants. Je me contenterai de rappeler à votre mémoire que les mêmes mois où, en 1816, des millions de francs ont été distribués par les Bourbons pour secourir le peuple , des milliers de Français, instruments et victimes d'une odieuse ambition , furent, en 1811, dépensés par une main qui ne les comptait pas. Je me bornerai à vous rappeler encore que les mêmes jours où, en 1817 , les rejetons d'Henri IV faisaient rassembler et nourrir dans les lieux chauffés , une foule immense d’indigents , cent mille braves périrent en 1812, d'inanition et de froid dans les déserts de la Russie! Et vous, Français fidèles, lisez-les ces pages, elles ne pourront point augmenter votre dévouement, mais elles vous causeront une vive émotion, et mouilleront vos yeux de larmes!





Année 1816

Du 9 janvier 1816.
S. M. a fait don aux hospices civils de la ville de Paris, sur sa liste civile, d'une somme de trois cent vingt mille francs. Le conseil général est allé en députation adresser ses remerciements et l'expression de sa reconnaissance au monarque chéri , au père du peuple ; le Roi a répondu en ces termes :
« J'ai entendu avec plaisir l'expression des sentiments de l'administration des hospices de la ville de Paris. Continuez vos fonctions avec le même zèle et la même charité : pour moi, vous le savez, je ne puis avoir de plus grand plaisir que de soulager un peu la misère de mes enfants. »


Du 11.
MADAME, avant de sortir de Saint Etienne-du-Mont, a fait remettre trois cents francs, pour être distribués aux pauvres de cette église.


Du 14.
S. A. R. MADAME duchesse d'Angoulême a pris sous sa protection un établissement, formé par les dames de la paroisse de Saint Vincent-de-Paule, pour l'instruction des enfants des pauvres et le soulagement des malades.


Du 26.
Une circulaire de S. Ex. le ministre de la police générale à MM. les préfets des grandes villes, annonce qu'une somme de douze mille francs est mise à leur disposition, par ordre, de S. M., à l'effet de libérer ceux des prisonniers pour dettes, que leur position personnelle et des considérations morales rendront les plus dignes de ce bienfait d'un monarque, pour lequel la bienfaisance est un besoin.



Du 7 février.
Une quête a été faite à Saint Roch pour les prisonniers, à la suite du sermon prêché par M. l'abbé de Boulogne, évêque de Troyes ; S. A. R. MONSIEUR frère du Roi a envoyé mille francs.



Du 9 mars.
S. A. R. Monseigneur le duc de Berry a fait remettre à MM. Treutell et Wurtz mille francs pour les incendiés du Bas-Rhin.
Du 15.
Les dames de. charité et Messieurs les maires de Paris ont reçu de très-fortes sommes provenant de la cassette particulière de S. M., pour soulager des familles indigentes.



Du 25.
MM. les députés du département de l'Aube ont eu l'honneur de remercier Monseigneur le duc de Berry de l'abandon que S. A. R. a fait si généreusement aux malheureux habitants des départements ravagés par la guerre. S. A. R. a répondu avec une sensibilité touchante.
S. A. R. MONSIEUR parcourant les ruines du département de l'Aube, et s'arrêtant à Arcis, fut vivement touché des malheurs d'une mère de famille réduite au désespoir; S. A. R. lui accorda sur sa propre cassette quinze cents francs. Le 19 au soir ( qu'on remarque bien l'époque ) le 19 mars 1815, MONSIEUR se souvient que cette somme n'a pas été payée, et la fait remettre le lendemain à Madame la comtesse de B***.
S. A. R. quittait alors Paris et la France par la plus infâme trahison : Français, voilà vos princes !



Du 17 avril.
MADAME a fait parvenir au curé de Saint-Vincent-de-Paule une somme de deux mille francs, pour être versée, à titre de secours, dans la caisse de l'institution formée en faveur des jeunes filles pauvres et orphelines.



Du 19.
Une pauvre femme était retenue depuis six mois en prison pour dettes, lorsque la bienfaisance d'une auguste princesse la rendit à la liberté et à ses enfants : mais l'un des créanciers ayant à répéter contre cette femme de misérables frais, allait la constituer de nouveau en prison, lorsque MADAME a étendu sur elle une main, protectrice, a fait cesser toute poursuite, en acquittant ce qui restait dû à l'impitoyable créancier.



Du 29 avril.
S. M. a envoyé aux malheureux habitants de la ville de Toulouse, qui ont essuyé des pertes lors de l'explosion, cent mille francs ; S.: A. R. le duc d'Angoulême, vingt mille ; Monseigneur le duc de Berry, douze mille.
On sait que , pendant les mois de mai et de juin, les préparatifs du mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berry fournissaient à la classe ouvrière beaucoup de travaux , et que néanmoins des dons nombreux furent faits aux indigents à l'occasion de cette illustre alliance.



Du 1er juillet
Madame la duchesse de Berry, imitant les exemples touchants de bienfaisance dont elle est entourée, a signalé son arrivée en venant au secours des infortunés. Cette auguste princesse voient de faire remettre mille francs au trésorier de la Société de charité maternelle de Paris.



Du 4.
S. A. R. MADAME, duchesse d'Angoulême a daigné faire remettre à M. l'abbé Delouette, aumônier de l'hôpital du Val-de-Grace, une somme destinée à l'achat de livres de piété et d'instruction pour être distribués aux militaires malades dans ledit hôpital.
Du 5
MADAME, dont l'activé bienfaisance recherche tous les genres d'infortune, a fait parvenir une somme assez considérable, à M. le marquis de la Londe, maire de Versailles, pour être employée à dégager un grand nombre d'effets déposés au Mont-de-Piété par des familles malheureuses.



Du 8.
S. M. ayant pris en considération la position des indigents de Versailles, a fait adresser au maire une somme de six mille francs pour les occuper jusqu'à la moisson. Les travaux, eu conséquence de ce bienfait , vont recommencer.



Du 10.
Une bienfaitrice qui ne veut pas être connue, a envoyé au bureau des nourrices une somme de quinze cents francs, pour payer les mois arriérés, dus par de pauvres femmes. On a cru reconnaître la main d'une princesse auguste.



Du 11
S. M. a envoyé deux mille-francs, pour être joints à la quête faite en faveur des pauvres dans l'église de Saint-Sulpice, le jour où l'on y a célébré l'anniversaire du 8 juillet.



Du 1 août
S. A. R. Monseigneur le duc de Berry a fait don aux indigents de Versailles d'une somme de six mille francs, à l'occasion de son mariage.



Du 25 août.
Des distributions de pain et de comestibles ont été faites aux indigents dans les douze arrondissements de Paris, d'après les ordres de S. M.



Du même jour.
Une somme de trois cents francs a été distribuée aux indigents de la commune de Bagneux, près Seaux -Penthièvre, d'après les intentions de S. A. R. MADAME.



Du 16.
Une personne auguste, que le respect empêche de nommer, et que les cœurs français devineront sans peine , a fait remettre à M. le curé de Paimbeuf cinq cents francs, pour subvenir aux besoins les plus urgents de l'hospice de cette ville.



Dudit jour.
Trois cents francs ont été reçus de la même main bienfaisante, pour secourir les indigents de Paimbeuf.



Du 28 août.
Le Roi, informé des malheurs dont la guerre a rendu-victimes les habitants de Nogent-sur-Seine, a daigné accorder à cette ville mille francs, destinés à secourir les familles les plus infortunées.



Du 2 septembre.
S. M. voulant récompenser le zèle et le dévouement des pauvres ouvriers et travailleurs, qui ont été blessés lors de l'incendie de Toulouse, a ordonné la répartition d'une gratification en leur faveur.



Du 4.
S. A. R. Monseigneur le duc d'Angoulême, vivement affligé du ravage causé dernièrement dans le département de l'Isère par la rupture de plusieurs digues, a fait parvenir au préfet dix mille francs, destinés au soulagement des victimes de cet événement.



Du 6.
Le Roi trouve dans son inépuisable bonté des ressources pour satisfaire aux besoins de son cœur. S. M. instruite qu'un orage a ravagé plusieurs communes du département de là Moselle, a voulu que trente mille francs fussent distribués aux cultivateurs qui ont le plus souffert.



Du 10.
Le département de la Meuse est compris pour une somme de trois cent quarante mille francs dans les onze millions accordés par la bienfaisance de S. M. et de son auguste famille.
Du 14.
S. A. R. monseigneur le duc de Berry a fait remettre une somme de six mille francs à la Société philanthropique, et a bien voulu promettre de renouveler chaque année ce précieux secours. L'exemple donné récemment par une grande princesse a été suivi : une personne de haute distinction, qui veut aussi garder l'anonyme, a consacré une somme de deux mille francs à la libération des pauvres pères de famille poursuivis pour le paiement des mois de nourrice.



Du 18.
Chacun des curés et desservants des vingt-cinq succursales de Paris a reçu, d'une main auguste, une somme destinée à être distribuée en aumônes, dans ce jour de douleur et de piété, aux pauvres de leurs paroisses.



Du même jour.
Mille francs ont été aussi remis à M. l'abbé Montès, aumônier de la Conciergerie, pour secourir les détenus de cette prison, et deux mille francs ont été aussi employés au même usage, pour les prisonniers des autres maisons de détention de Paris.



Du 12.
Le département de la Meurthe est compris pour quatre cent vingt-quatre-dix mille francs dans l'état de répartition des onze millions destinés par le Roi et les princes aux départements qui ont éprouvé les malheurs de la guerre.



Du 2 octobre.
Le Roi a accordé une somme de six cent vingt mille francs au département du Bas-Rhin, à prendre sur les onze millions à repartir.


Du 12.
S. A. R. monseigneur le duc d'Angoulême a fait remettre à messieurs du bureau de l'Observatoire, une somme de douze mille francs, pour être employée à l'achat d'un octant d'une grande dimension, qui manquait à cet établissement.
La sollicitude de nos princes s'étend également sur les arts et le malheur.



Du 20.
MADAME a daigné accorder à la Société de charité maternelle de la ville de Langres onze cent cinquante francs, à titre de secours.
Du 16 novembre. MM. les chanoines de Saint-Denis ont été chargés par MADAME de distribuer en son nom des secours aux pauvres de la ville.



Du 4 décembre.
S. A. R. MADAME a fait remettre à la disposition de M. le préfet du département de la Moselle quinze cents francs pour être accordés, à titre de secours, à la Société de charité maternelle de la ville de Metz.



Du 15 décembre.
Le Roi a accordé une pension sur les deniers du sceau à M. Chauveau Lagarde, avocat et défenseur de madame Élisabeth, comme un témoignage du courage et du dévouement qu'il a montrés dans ces circonstances difficiles.



Du 22 décembre.
S. M. a fait remettre trente mille francs à M. le préfet du département de l'Aisne, pour venir au secours des familles les plus malheureuses de ce département.
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Re: Madame Royale

Message par Mavendorf le Dim 10 Déc 2017 - 10:16

Cette force de caractère de Madame Royale, provient beaucoup je crois de sa tante, Madame Elisabeth la soeur du roi Louis XVI. Elle a été profondément marquée par sa détention à la tour du Temple. C'est durant cette période que Madame Elisabeth lui a communiqué cet esprit de force et de résistance.

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Re: Madame Royale

Message par Savonarole le Lun 9 Juil 2018 - 19:04

madame royaliste qui c'était montré admirable dans plusieurs occasion donc a bordeau en 1815, elle a commit un acte cruel envers la duchesse de Berry ! elle lui a retiré la garde de ses 2 enfants
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Re: Madame Royale

Message par REQUETE CARLISTE le Lun 9 Juil 2018 - 22:01

@Savonarole a écrit:madame royaliste qui c'était montré admirable dans plusieurs occasion donc a bordeau en 1815, elle a commit un acte cruel envers la duchesse de Berry ! elle lui a retiré la garde de ses 2 enfants
j

Sans doute parceque Madame Royale n'appréciât pas que la duchesse de Berry prit un amant lorsqu'elle fut veuve.

Ce qui n'enlève en rien le courage qu'elle eu lorsqu'elle tenta de relancer une nouvelle guerre de Vendée contre l'usurpateur Louis-Philippe Égalité.

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Re: Madame Royale

Message par Savonarole le Mar 10 Juil 2018 - 16:12

il y aussi le fait que madame royale n'a jamais apprécié la duchesse de berry, il y avait un sacré différence de caractère !
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Re: Madame Royale

Message par Claude JULIE le Ven 13 Juil 2018 - 2:46

@Savonarole a écrit:madame royaliste qui c'était montré admirable dans plusieurs occasion donc a bordeau en 1815, elle a commit un acte cruel envers la duchesse de Berry ! elle lui a retiré la garde de ses 2 enfants

SAVONAROLE,

Il s'agit de MADAME ROYALE, Duchesse d'ANGOULEME.
Se sont nous qui sommes "royalistes".
Elle s'est toujours bien comportée avec la Duchesse de BERRY et a veillé sur elle, veuve, attendant un enfant.
Mais on peut comprendre qu'elle n'ait pas apprécié sa conduite lorsqu'elle a mené une vie de bohème, se faisant
mettre enceinte de surcroit.
Les deux petits BERRY étaient en de meilleures mains qu'avec leur mère qui avait le droit de les voir.

Bien à vous.

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Re: Madame Royale

Message par Claude JULIE le Ven 13 Juil 2018 - 2:52

@Savonarole a écrit:il y aussi le fait que madame royale n'a jamais apprécié la duchesse de berry, il y avait un sacré différence de caractère !


Où avez-vous trouvé que Madame ROYALE n'a jamais apprécié sa belle-soeur ?
Lisez s'il vous plaît la réponse que je viens de vous faire.
Quant au caractère, la duchesse de BERRY n'en était point dépourvu !
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Re: Madame Royale

Message par Claude JULIE le Ven 13 Juil 2018 - 3:03

@Mavendorf a écrit:Cette force de caractère de Madame Royale, provient beaucoup je crois de sa tante, Madame Elisabeth la soeur du roi Louis XVI. Elle a été profondément marquée par sa détention à la tour du Temple. C'est durant cette période que Madame Elisabeth lui a communiqué cet esprit de force et de résistance.

Sans oublier que Madame ROYALE avait déjà beaucoup de caractère très petite fille.
C'est pourquoi MARIE-ANTOINETTE lui faisait la morale et lui a procuré la petite LAMBRIQUET qui partageait tout 
avec elle. Mousseline avait en effet un peu de hauteur et sa mère a voulu la rendre plus souple et plus aimable,
moins imbue d'elle-même. Ce qui a réussi.
MARIE-ANTOINETTE était une fine psychologue et connaissait parfaitement ses enfants. Elle a été une très bonne mère.
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Re: Madame Royale

Message par Savonarole le Ven 13 Juil 2018 - 12:01

"Elle s'est toujours bien comportée avec la Duchesse de BERRY et a veillé sur elle, veuve, attendant un enfant." :

dans son livre Laure Hillerin semble indiqué dans livre sur la duchesse de Berry que la duchesse Angoulême c'est conduit de manière peux honorale avec sa belle-soeur !

ANNEXE 2 Les droits d'une mère confisqués : un document inédit Ce très intéressant document, encore inédit, figure dans les archives Nadaillac. Il s'agit d'une note de cinq pages, probablement de la main d'Hector Lucchesi-Palli, qui accompagnait une lettre de la duchesse de Berry au marquis de Podenas, datée de Gratz, le 3 janvier 1837. Ce rapport, écrit quelques mois après la mort pour obtenir de son beau-frère et de sa belle-sœur l'autorisation de se rapprocher de ses enfants, et la reconnaissance des droits de son fils au trône. Quoique rédigé en termes très diplomatiques, il met en évidence l'hypocrisie et la duplicité du duc et de la duchesse d'Angoulême : tout en cherchant à apaiser la duchesse de Berry par de bonnes paroles, ceux-ci ne tinrent jamais la moindre de leurs promesses. Bien loin de reconnaître les droits de son neveu, le Dauphin prit le nom de Louis XIX. Quant au « droit de visite » de Caroline à ses enfants, il resta limité à de brèves entrevues de loin en loin : elle dut attendre qu'Henri et Louise aient atteint l'âge adulte, et donc acquis leur liberté de mouvement, pour pouvoir enfin se rapprocher d'eux.  Ce document nous décrit donc une véritable opération de manipulation qui ne fait pas honneur au duc et à la duchesse d'Angoulême. À l'opposé, il illustre la patience et la modération dont fit preuve à cette occasion la duchesse de Berry, que la famille royale tentait bien à tort de faire passer pour une énergumène exaltée et irresponsable :                          


Le 8 9bre dans la matinée, Madame la Duchesse de Berry apprit par un des chefs militaires de ce pays, que S.M. Charles X venait de succomber à une courte maladie qui présentait tous les symptômes du choléra. S.A.R. témoigna la douleur que lui causait cette perte, en termes simples et naturels, tels qu'ils conviennent à une affection vraie, que rien n'avait pu altérer dans son cœur de fille dévouée. Dans le courant de la journée une lettre de Madame la Dauphine à son auguste sœur, suit la nouvelle du malheur arrivé à la famille. Ce message annonçait que rien ne serait changé à la position ; que le Dauphin héritier des droits de son père chef de famille, devenait père et tuteur des enfans. Tel était le programme de cette nouvelle situation, il laissait forces physiques ne le permettaient pas. Le médecin déclara formellement qu'il ne répondait pas de la vie de la princesse, si elle entreprenait un voyage de quatre journées, par un froid déjà très intense. À cet obstacle se joignirent de graves considérations. L'arrivée à Goritz entraînerait des explications, et quelque modérée que fût Madame dans ses paroles, on l'accuserait sûrement d'avoir troublé des scènes de douleur par des scènes de violence. On ne savait que trop tirer parti de semblables accusations. En second lieu, Madame pourrait-elle atteindre sa famille ? Les menaces de fuite par lesquelles on avait dernièrement répondu à ses désirs de rapprochement coïncidant avec un bruit de départ de la famille Royale, laissaient une véritable incertitude sur le succès de ce voyage. Fallait-il provoquer un scandale dont tant de gens auraient fait retomber le blâme sur Madame ? Enfin S.A.R. savait quelle influence devait avoir le cabinet de Vienne dans ces affaires de famille ; si Madame pouvait espérer quelque appui de ce côté, ce n'était qu'en usant de la plus grande modération. Ces motifs joints à celui de la santé, décidèrent S.A.R.   à attendre quelques jours. Pour éclairer sa marche, et dans ce but elle envoya le Cte Lucchesi à Vienne, et le Cte de Quesnay à Goritz. Madame apprit bientôt que le Dauphin était reconnu à la Cour de Vienne comme chef de famille. Ainsi on ne pouvait plus penser que le Cabinet aiderait S.A.R. à soustraire ses enfants à une autorité qu'il venait sinon de créer du moins de reconnaître. On ignorait encore à Vienne si le Dauphin conservait pour lui quelques prétentions à la Couronne, mais on désirait qu'il établît d'une manière franche et irrévocable les droits de son neveu. On manifestait l'intention de faire cesser toute division dans la famille, et de rétablir les rapports naturels entre l'auguste mère et ses enfans. Enfin on attendait les éclaircissemens demandés à Goritz, pour prendre des moyens conformes aux vœux de Madame. Pendant ce temps, le Cte de Quesnay portait à Madame la Dauphine une réponse conçue en des termes bienveillans, sans toucher aux sujets de discussion. L'envoyé de Madame et son message furent accueillis d'une manière aimable à laquelle on était loin de s'attendre. Le Dauphin et la Dauphine se montrèrent également sensibles aux bons procédés de leur auguste sœur. Le Dauphin déclara au Cte de Quesnay : que ses gentilhomme il n'avait qu'une parole, celle qu'il avait donnée à Rambouillet ; qu'il voulait la tenir et allait en informer à la fois le Comité de Paris et tous les souverains. Il ajouta : qu'avant la révolution de 1830 il avait déjà l'intention d'abdiquer la Royauté, parce qu'il ne se sentait pas appelé à régner. Il avoua qu'on l'avait pressé de révoquer son abdication, et qu'on lui avait indiqué plusieurs moyens d'annuler l'acte de Rambouillet. Il avait toujours répondu : que ce qui était écrit dans le Cœur était indépendant des formes. En même temps, le Dauphin parait reconnaître que Madame avait conservé des droits incontestables sur ses enfans, et se montre assez bien disposé seulement, le respect dû à la mémoire du roi, lui semblait exiger qu'on maintint encore quelques mois la situation actuelle. Il pensait qu'il fallait ajourner le rapprochement au printemps prochain, et qu'on réglerait dans cet intervalle, tout ce qui avait rapport à l'établissement de la famille. Madame la Dauphine répéta en termes équivalens les mêmes déclarations, mais peut être avec moins de cordialité, quoiqu'elle versât des larmes en lisant la réponse de Madame. Elle fit enfin comprendre que la position actuelle de S.A.R. leur faisait désirer une habitation distincte, et des visites d'une certaine durée, plutôt qu'une réunion continue. Le langage nouveau et inattendu de toute la colonie de Goritz était une sorte de confirmation des paroles du Dauphin et de la Dauphine. Tous ceux qui s'étaient auparavant montrés les plus opposés aux droits de Henri V, affectaient de parler de la Royauté actuelle du Jeune roi. Cependant on a aussi adopté à Goritz les titres de roi Louis XIX et de Reine Marie Thérèse. On assure qu'on a eu peine à y faire consentir le Dauphin et qu'on ne l'a convaincu de la nécessité de cette mesure, en lui disant : que la Royauté ne passait du grand père au petit fils que par son intermédiaire. Nous ignorons les noms des conseillers. Tel a été le rapport verbal du Cte de Quesnay sur sa mission à Goritz. Il y a de l'espoir de ce côté, mais les faits ne sont pas encore accomplis. Puissent ces bonnes dispositions ne pas avorter, comme celles qu'on avait aussi en Angleterre et en Ecosse. Les faits indiqués ci-dessus, ont dû modifier aussi la conduite de Madame ? Si Louis XIX reconnu chef de famille par le Cabinet d'Autriche, eut voulu porter atteinte aux droits de son neveu, ou à ceux que toutes les lois assurent à une mère sur ses enfants, Madame n'avait qu'un parti à prendre, et elle y était résolue. C'était de protester devant toute l'Europe contre la la justice des réclamations de Madame. Serait il opportun de provoquer par de trop grandes exigences, un changement de résolution ? Une seule personne doit souffrir encore quelques mois d'être séparée des siens ; Madame saura faire ce sacrifice, en pensant que tous les légitimistes lui sauront gré d'avoir fait cesser toutes les causes de division dans leurs rangs, et d'avoir ainsi ouvert l'avenir à leurs espérances. Madame la Duchesse de Berry après avoir reçu de la Cour de Goritz des assurances si explicites, sur la reconnaissance immédiate des droits de son fils, et de ses droits de mère, a dû attendre quelques temps, pour voir si les faits annoncés allaient s'accomplir. Il était convenu avec le prince de Metternich que toutes les affaires de famille seraient réglées à Vienne, par son intermédiaire, aussitôt que l'envoyé de Goritz qu'il avait demandé, serait arrivé avec les pouvoirs nécessaires. Jusqu'à ce jour, aucun avis n'est venu de ce côté, ce qui ferait supposer que le prince de Metternich n'a pas encore reçu de M. le Dauphin les communications qu'il en attendait. Depuis ce temps Madame la Duchesse de Berry, suivant le conseil qui lui était donné avec insistance par le Cte de Clermont-Tonnerre envoyé par le Comité de Paris à Goritz a cru devoir faire une demande prévenante envers M. le Dauphin qui paraissait y attacher beaucoup de prix. Le 27 9bre Madame a adressé à son auguste beau frère une lettre d'une forme toute bienveillante, pour le remercier des bonnes intentions qu'il manifestait dans l'intérêt de Henri V, et pour le rétablissement des relations amicales de famille. S.A.R. terminait en disant que ses vœux pour l'avenir, se borneraient à être réunie à ses enfans. Le 8 de ce mois, Madame a reçu la réponse de M. le Dauphin, qui se montre d'abord sensible aux témoignages d'amitié de son auguste sœur et finit en ces termes : « Aussitôt que la saison le permettra nous vous proposons, ma femme ou moi un endroit ou vous puissiez revoir les enfans, pendant quelques jours ». Telle est la substance de cette lettre qui est loin de répondre aux assurances données à l'envoyé de Madame à Goritz. Le Dauphin et la Dauphine avaient dit au Cte de Quesnay qu'ils reconnaissaient les droits incontestables de Madame sur ses enfans, l'un et l'autre avaient parlé d'un ajournement commandé par les convenances, avant la Madame quelques jours pour revoir ses enfans comme il les proposerait à un étranger. Il parle de choisir un endroit intermédiaire pour cette entrevue, comme si on voulait la rendre moins intime encore, en évitant de se réunir dans la résidence de la famille Royale, ou dans celle de Madame. Cette proposition a vivement affligé S.A.R. Madame a mis dans [tant] de modération et de loyauté dans sa conduite envers la Cour de Goritz, qu'elle est bien dans le droit d'attendre en retour plus de justice et de bienveillance. Le légitime mécontentement de S.A.R. ne lui fera cependant rien brusquer. Avant de recourir au dernier moyen, celui de protester et de s'éloigner, S.A.R. épuisera toutes les ressources de conciliation. Le Bn d'Haussez qui doit en ce moment arriver à Vienne, est chargé par Madame d'insister de tout son pouvoir auprès du prince de Metternich, pour obtenir de la Cour de Goritz, des conditions acceptables. L'issue de ces démarches, faites avec toute la modération et la patience convenable, déterminera S.A.R. dans le choix du parti que l'honneur et la nécessité lui feront adopter pour l'avenir. Jusqu'à ce jour, Rien ne paraît annoncer que M. le Dauphin ait mis à exécution l'intention qu'il annonçait relativement à la déclaration des droits de Henri V.

source : La Duchesse de Berry – Laure Hillerin
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Re: Madame Royale

Message par Claude JULIE le Sam 14 Juil 2018 - 2:29

@Savonarole a écrit:"Elle s'est toujours bien comportée avec la Duchesse de BERRY et a veillé sur elle, veuve, attendant un enfant." :

dans son livre Laure Hillerin semble indiqué dans livre sur la duchesse de Berry que la duchesse Angoulême c'est conduit de manière peux honorale avec sa belle-soeur !

ANNEXE 2 Les droits d'une mère confisqués : un document inédit Ce très intéressant document, encore inédit, figure dans les archives Nadaillac. Il s'agit d'une note de cinq pages, probablement de la main d'Hector Lucchesi-Palli, qui accompagnait une lettre de la duchesse de Berry au marquis de Podenas, datée de Gratz, le 3 janvier 1837. Ce rapport, écrit quelques mois après la mort pour obtenir de son beau-frère et de sa belle-sœur l'autorisation de se rapprocher de ses enfants, et la reconnaissance des droits de son fils au trône. Quoique rédigé en termes très diplomatiques, il met en évidence l'hypocrisie et la duplicité du duc et de la duchesse d'Angoulême : tout en cherchant à apaiser la duchesse de Berry par de bonnes paroles, ceux-ci ne tinrent jamais la moindre de leurs promesses. Bien loin de reconnaître les droits de son neveu, le Dauphin prit le nom de Louis XIX. Quant au « droit de visite » de Caroline à ses enfants, il resta limité à de brèves entrevues de loin en loin : elle dut attendre qu'Henri et Louise aient atteint l'âge adulte, et donc acquis leur liberté de mouvement, pour pouvoir enfin se rapprocher d'eux.  Ce document nous décrit donc une véritable opération de manipulation qui ne fait pas honneur au duc et à la duchesse d'Angoulême. À l'opposé, il illustre la patience et la modération dont fit preuve à cette occasion la duchesse de Berry, que la famille royale tentait bien à tort de faire passer pour une énergumène exaltée et irresponsable :                          


Le 8 9bre dans la matinée, Madame la Duchesse de Berry apprit par un des chefs militaires de ce pays, que S.M. Charles X venait de succomber à une courte maladie qui présentait tous les symptômes du choléra. S.A.R. témoigna la douleur que lui causait cette perte, en termes simples et naturels, tels qu'ils conviennent à une affection vraie, que rien n'avait pu altérer dans son cœur de fille dévouée. Dans le courant de la journée une lettre de Madame la Dauphine à son auguste sœur, suit la nouvelle du malheur arrivé à la famille. Ce message annonçait que rien ne serait changé à la position ; que le Dauphin héritier des droits de son père chef de famille, devenait père et tuteur des enfans. Tel était le programme de cette nouvelle situation, il laissait forces physiques ne le permettaient pas. Le médecin déclara formellement qu'il ne répondait pas de la vie de la princesse, si elle entreprenait un voyage de quatre journées, par un froid déjà très intense. À cet obstacle se joignirent de graves considérations. L'arrivée à Goritz entraînerait des explications, et quelque modérée que fût Madame dans ses paroles, on l'accuserait sûrement d'avoir troublé des scènes de douleur par des scènes de violence. On ne savait que trop tirer parti de semblables accusations. En second lieu, Madame pourrait-elle atteindre sa famille ? Les menaces de fuite par lesquelles on avait dernièrement répondu à ses désirs de rapprochement coïncidant avec un bruit de départ de la famille Royale, laissaient une véritable incertitude sur le succès de ce voyage. Fallait-il provoquer un scandale dont tant de gens auraient fait retomber le blâme sur Madame ? Enfin S.A.R. savait quelle influence devait avoir le cabinet de Vienne dans ces affaires de famille ; si Madame pouvait espérer quelque appui de ce côté, ce n'était qu'en usant de la plus grande modération. Ces motifs joints à celui de la santé, décidèrent S.A.R.   à attendre quelques jours. Pour éclairer sa marche, et dans ce but elle envoya le Cte Lucchesi à Vienne, et le Cte de Quesnay à Goritz. Madame apprit bientôt que le Dauphin était reconnu à la Cour de Vienne comme chef de famille. Ainsi on ne pouvait plus penser que le Cabinet aiderait S.A.R. à soustraire ses enfants à une autorité qu'il venait sinon de créer du moins de reconnaître. On ignorait encore à Vienne si le Dauphin conservait pour lui quelques prétentions à la Couronne, mais on désirait qu'il établît d'une manière franche et irrévocable les droits de son neveu. On manifestait l'intention de faire cesser toute division dans la famille, et de rétablir les rapports naturels entre l'auguste mère et ses enfans. Enfin on attendait les éclaircissemens demandés à Goritz, pour prendre des moyens conformes aux vœux de Madame. Pendant ce temps, le Cte de Quesnay portait à Madame la Dauphine une réponse conçue en des termes bienveillans, sans toucher aux sujets de discussion. L'envoyé de Madame et son message furent accueillis d'une manière aimable à laquelle on était loin de s'attendre. Le Dauphin et la Dauphine se montrèrent également sensibles aux bons procédés de leur auguste sœur. Le Dauphin déclara au Cte de Quesnay : que ses gentilhomme il n'avait qu'une parole, celle qu'il avait donnée à Rambouillet ; qu'il voulait la tenir et allait en informer à la fois le Comité de Paris et tous les souverains. Il ajouta : qu'avant la révolution de 1830 il avait déjà l'intention d'abdiquer la Royauté, parce qu'il ne se sentait pas appelé à régner. Il avoua qu'on l'avait pressé de révoquer son abdication, et qu'on lui avait indiqué plusieurs moyens d'annuler l'acte de Rambouillet. Il avait toujours répondu : que ce qui était écrit dans le Cœur était indépendant des formes. En même temps, le Dauphin parait reconnaître que Madame avait conservé des droits incontestables sur ses enfans, et se montre assez bien disposé seulement, le respect dû à la mémoire du roi, lui semblait exiger qu'on maintint encore quelques mois la situation actuelle. Il pensait qu'il fallait ajourner le rapprochement au printemps prochain, et qu'on réglerait dans cet intervalle, tout ce qui avait rapport à l'établissement de la famille. Madame la Dauphine répéta en termes équivalens les mêmes déclarations, mais peut être avec moins de cordialité, quoiqu'elle versât des larmes en lisant la réponse de Madame. Elle fit enfin comprendre que la position actuelle de S.A.R. leur faisait désirer une habitation distincte, et des visites d'une certaine durée, plutôt qu'une réunion continue. Le langage nouveau et inattendu de toute la colonie de Goritz était une sorte de confirmation des paroles du Dauphin et de la Dauphine. Tous ceux qui s'étaient auparavant montrés les plus opposés aux droits de Henri V, affectaient de parler de la Royauté actuelle du Jeune roi. Cependant on a aussi adopté à Goritz les titres de roi Louis XIX et de Reine Marie Thérèse. On assure qu'on a eu peine à y faire consentir le Dauphin et qu'on ne l'a convaincu de la nécessité de cette mesure, en lui disant : que la Royauté ne passait du grand père au petit fils que par son intermédiaire. Nous ignorons les noms des conseillers. Tel a été le rapport verbal du Cte de Quesnay sur sa mission à Goritz. Il y a de l'espoir de ce côté, mais les faits ne sont pas encore accomplis. Puissent ces bonnes dispositions ne pas avorter, comme celles qu'on avait aussi en Angleterre et en Ecosse. Les faits indiqués ci-dessus, ont dû modifier aussi la conduite de Madame ? Si Louis XIX reconnu chef de famille par le Cabinet d'Autriche, eut voulu porter atteinte aux droits de son neveu, ou à ceux que toutes les lois assurent à une mère sur ses enfants, Madame n'avait qu'un parti à prendre, et elle y était résolue. C'était de protester devant toute l'Europe contre la la justice des réclamations de Madame. Serait il opportun de provoquer par de trop grandes exigences, un changement de résolution ? Une seule personne doit souffrir encore quelques mois d'être séparée des siens ; Madame saura faire ce sacrifice, en pensant que tous les légitimistes lui sauront gré d'avoir fait cesser toutes les causes de division dans leurs rangs, et d'avoir ainsi ouvert l'avenir à leurs espérances. Madame la Duchesse de Berry après avoir reçu de la Cour de Goritz des assurances si explicites, sur la reconnaissance immédiate des droits de son fils, et de ses droits de mère, a dû attendre quelques temps, pour voir si les faits annoncés allaient s'accomplir. Il était convenu avec le prince de Metternich que toutes les affaires de famille seraient réglées à Vienne, par son intermédiaire, aussitôt que l'envoyé de Goritz qu'il avait demandé, serait arrivé avec les pouvoirs nécessaires. Jusqu'à ce jour, aucun avis n'est venu de ce côté, ce qui ferait supposer que le prince de Metternich n'a pas encore reçu de M. le Dauphin les communications qu'il en attendait. Depuis ce temps Madame la Duchesse de Berry, suivant le conseil qui lui était donné avec insistance par le Cte de Clermont-Tonnerre envoyé par le Comité de Paris à Goritz a cru devoir faire une demande prévenante envers M. le Dauphin qui paraissait y attacher beaucoup de prix. Le 27 9bre Madame a adressé à son auguste beau frère une lettre d'une forme toute bienveillante, pour le remercier des bonnes intentions qu'il manifestait dans l'intérêt de Henri V, et pour le rétablissement des relations amicales de famille. S.A.R. terminait en disant que ses vœux pour l'avenir, se borneraient à être réunie à ses enfans. Le 8 de ce mois, Madame a reçu la réponse de M. le Dauphin, qui se montre d'abord sensible aux témoignages d'amitié de son auguste sœur et finit en ces termes : « Aussitôt que la saison le permettra nous vous proposons, ma femme ou moi un endroit ou vous puissiez revoir les enfans, pendant quelques jours ». Telle est la substance de cette lettre qui est loin de répondre aux assurances données à l'envoyé de Madame à Goritz. Le Dauphin et la Dauphine avaient dit au Cte de Quesnay qu'ils reconnaissaient les droits incontestables de Madame sur ses enfans, l'un et l'autre avaient parlé d'un ajournement commandé par les convenances, avant la Madame quelques jours pour revoir ses enfans comme il les proposerait à un étranger. Il parle de choisir un endroit intermédiaire pour cette entrevue, comme si on voulait la rendre moins intime encore, en évitant de se réunir dans la résidence de la famille Royale, ou dans celle de Madame. Cette proposition a vivement affligé S.A.R. Madame a mis dans [tant] de modération et de loyauté dans sa conduite envers la Cour de Goritz, qu'elle est bien dans le droit d'attendre en retour plus de justice et de bienveillance. Le légitime mécontentement de S.A.R. ne lui fera cependant rien brusquer. Avant de recourir au dernier moyen, celui de protester et de s'éloigner, S.A.R. épuisera toutes les ressources de conciliation. Le Bn d'Haussez qui doit en ce moment arriver à Vienne, est chargé par Madame d'insister de tout son pouvoir auprès du prince de Metternich, pour obtenir de la Cour de Goritz, des conditions acceptables. L'issue de ces démarches, faites avec toute la modération et la patience convenable, déterminera S.A.R. dans le choix du parti que l'honneur et la nécessité lui feront adopter pour l'avenir. Jusqu'à ce jour, Rien ne paraît annoncer que M. le Dauphin ait mis à exécution l'intention qu'il annonçait relativement à la déclaration des droits de Henri V.

source : La Duchesse de Berry – Laure Hillerin


SAVONANOLE, quand vous chargez, vous chargez !
Ce livre de Laure HILLERIN est entièrement à charge !
Avez-vous lu les six derniers ouvrages consacrés à Madame ROYALE parus en moins de dix ans ?
Et les trois autres consacrés au Duc d'ANGOULEME devenu LOUIS XIX ?
Les époux, outre qu'ils s'entendaient très bien et s'aimaient, n'ont en rien été les monstres que vous décrivez.
Justement, il y avait une émission hier soir sur la 2 : SECRETS D'HISTOIRE présentée par Stéphane BERN.
Les historiens sollicités ont parfaitement décrit le caractère de Madame ROYALE, Madame Evelyne LEVER notam-
ment dont j'ai parlé hier.
J'ose espérer que beaucoup de nos amis ont pu regarder cette émission.
Pour une très rare fois, j'ai relevé deux légères erreurs dont une par Philippe DELORME qui connaît pourtant à fond le
sujet. De plus, elle n'est pas sortie du Temple au bras de Madame de CHANTERENNE qui ne l'a pas accompagnée
dans son exil.
Et dommage qu'au montage il n'ait pas été choisi des extraits de très bons films consacrés à MARIE-ANTOINETTE
ou à LA REVOLUTION FRANCAISE de Robert ENRICO. Les personnages que nous avons vus étaient de pâles représentants du Roi et de la Reine ; et les enfants bien trop grands.
Sinon, comme d'habitude, les paysages étaient merveilleux dus à une excellente prise de vue.
Très bel hommage historique consacré à Madame ROYALE qui le méritait.
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Claude JULIE
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