Louis XVI (1754-1774-1793)

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Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Sam 9 Déc 2017 - 13:21

Discussion de Louis XVI et Turgot


1) Turgot:

On ne peut légitimement accorder le droit de citer ou la voix dans les assemblées de paroisse qu'a ceux qui y possède des biens-fonds.

Objection de Louis XVI:

C'est le moyen de faire des mécontents de la classe des non propriétaires, et si l'on permet aux premiers de s'assembler, c'est une semence de discorde.



2) Turgot:

"Je proposerai à votre majesté, de n'accorder une voix de citoyen qu'a chaque propriétaire de six cent livres de revenus:

celui qui n'aurai que cent livres, serait un sixème de citoyen.

Objection de Louis XVI:

Couper à moitié ou à un quart les droits d'un homme dans une assemblée politique, suivant la quotité de sa fortune, est une idée si nouvelle qu'elle a encore

dans nos opinions je ne sais quoi de bizarre et de romanesque, que la dignité de l'état ne pourrait se permettre de proposer.
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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Sam 9 Déc 2017 - 13:21

Après le retour de Varennes, quand Louis XVI a accepté la constitution, on trouve, dans une lettre qu'il écrivit à ses deux frères, l'expression des mêmes sentiments ; et on a l'occasion d'admirer, dans tout son éclat, cette haute impartialité royale qui, se tenant en dehors de tous les partis, préfère à tous les intérêts, à commencer par les siens propres, l'intérêt qui lui paraît le plus général, sans craindre d'encourir à la fois les reproches de ses amis et ceux de ses ennemis. Il importe de citer cette lettre, qui marque parfaitement la position de la royauté pendant la révolution de France.



« A MONSIEUR ET COMTE D'ARTOIS. »

Vous êtes instruits sans doute que j'ai accepté la constitution, et vous connaissez les raisons que j'en ai données à l'assemblée; mais elles ne doivent pas suffire pour vous, je veux vous faire connaître tous mes motifs.

L'état de la France est tel, qu'elle touche peut être à une dissolution totale, et qui ne sera qu'accélérée si l'on veut porter des remèdes violents à tous les maux qui l'accablent. L'esprit de parti qui la divise, et l'anéantissement de toutes les autorités, sont les causes de tous ses malheurs. Il faut donc faire cesser les divisions et rétablir l'autorité du gouvernement ; mais, pour cela, il n'y a que deux moyens : la force ou la réunion.

La force ne peut être employée que par des armées étrangères , et ce moyen n'est que la res source de la guerre. Un roi peut-il se permettre de la porter dans ses États, et le remède n'est-il pas pire que le mal? Je sais qu'on se flatte de réunir des forces immenses qui, en ne laissant pas la possibilité de la résistance, empêcheraient la guerre. Mais a-t-on bien réfléchi à l'état du royaume, et à l'intérêt de tous ceux qui ont aujourd'hui de l'autorité? Tous les chefs, c'est à dire ceux qui sont en possession d'émouvoir le peuple, croiront avoir trop à craindre pour se rendre à discrétion; jamais ils ne pourront se persuader qu'ils obtiendront l'oubli ouïe pardon de leurs fautes... Qui peut dire combien de malheurs en seront la suite?...

Je sais que les rois se sont toujours fait honneur de regagner par la force ce qu'on voulait leur ar» radier ; que de craindre alors les malheurs de la guerre s'appelle faiblesse. Mais j'avoue que ces reproches m'affectent moins que le malheur du peuple, et mon cœur se soulève en pensant aux horreurs dont je serais la cause. Je sais combien la noblesse et le clergé souffrent de la révolution ; tous les sacrifices qu'ils avaient si généreusement » proposés n'ont été payés que par la destruction » de leur fortune et de leur existence. Sans doute » on ne saurait être plus malheureux, et l'avoir » moins mérité; mais, pour des crimes commis, faut-il en commettre d'autres ? Moi aussi j'ai souffert ; mais je me sens le courage de souffrir encore plutôt que de faire partager mes malheurs au peuple.

Qui peut d'ailleurs se flatter de réparer tant d'injustices? On compte beaucoup sur les succès de la guerre. En effet, des gardes nationales et des régimes sans officiers ne doivent pas résister à des troupes bien disciplinées et à l'élite de la » noblesse ; mais ces troupes étrangères ne pourront pas se fixer dans le royaume, et lorsqu'elles » n'y seront plus, comment gouvernera-t-on si l'insubordination recommence? Et comment l'éviter, si l'esprit de la nation n'est pas changé? Je sais qu'on se flatte, parmi mes sujets émigrés, d'un grand changement dans les esprits ; j'ai cru longtemps qu'il se préparait, mais je suis détrompé, aujourd'hui. La nation aime la constitution, parce » que ce mot ne rappelle à la classe inférieure du peuple que l'indépendance où il vit depuis deux ans, et à la classe au dessus, l'égalité. Ils blâment volontiers tel ou tel décret en particulier, mais ce n'est pas là ce qu'ils appellent la constitution. Le bas peuple voit que l'on compte avec lui ; le bourgeois ne voit rien au dessus. L'amour-propre est satisfait ; cette nouvelle jouissance a fait oublier toutes les autres. Ils n'attendaient que la fin de la constitution pour être parfaitement heureux; la retarder était à leurs yeux le plus grand crime, parce que tous les bonheurs devaient arriver avec elle. Le temps leur apprendra combien ils se sont trompés; mais leur erreur n'en est pas moins profonde. Si l'on entreprenait aujourd'hui de la renverser, ils n'en conserveraient l'idée que comme celle du plus grand moyen de bonheur, et lorsque les troupes qui l'auraient renversée seraient hors du royaume, on pourrait avec cette chimère les remuer sans cesse, et le gouvernement se trouverait dans un système opposé à l'esprit public, et sans moyen pour le contenir. On ne gouverne jamais une nation contre ses habitudes; cette maxime est aussi vraie à Constantinople que dans une répubrique.

D'ailleurs cette aristocratie qui serait l'appui et la ressource de la royauté, est-elle bien unie dans un même esprit? N'a-t-elle pas ses partis et des opinions diverses ?

J'y ai bien pensé, et j'ai vu que la guerre ne présentait d'autres avantages que des horreurs et toujours de la discorde. J'ai donc cru qu'il fallait éloigner cette idée, et j'ai cru devoir essayer encore les seuls moyens qui me restaient : la réunion de ma volonté aux principes de la constitution. Je sens toutes les difficultés de gouverner ainsi une grande nation, je dirai même que j'en sens l'impossibilité ; mais l'obstacle que j'y aurais mis aurait porté la guerre que je voulais éviter, et aurait empêché le peuple de bien juger cette constitution, parce qu'il n'aurait vu que mon opposition constante.

J'ai donc préféré la paix à la guerre, parce qu'elle m'a paru à la fois plus vertueuse et plus utile. Je me suis réuni au peuple, parce que c'était le seul moyen de le ramener, et, entre deux systèmes, j'ai préféré celui qui ne m'accusait ni devant mon peuple ni devant ma conscience. En prenant ce parti, serais-je encore exposé aux reproches d'une partie de mes sujets, dont les malheurs m'occupent plus que leurs injustices? Je plains la noblesse, le clergé, toutes les victimes de la révolution, mais lorsque mon devoir se combine avec leurs intérêts, ne dois-je attendre que des sentiment indignes d'eux et de moi? Leur estime m'est chère, parce qu'elle est le droit le plus ancien et le plus beau de ma couronne, et je me voudrais du mal à moi-même, si jamais j'avais pu penser qu'étant auprès de mes frères, ils pussent oublier leurs devoirs et leur roi. Ils honorent trop la vertu pour ne pas estimer les sacrifices que je lui fais.

» Votre attachement pour moi et votre sagesse doivent vous faire renoncer à des idées dangereuses que je n'adopte pas. Vous seriez bien injustes si vous ne pensiez pas combien je suis occupé de votre position... Le courage de cette noblesse, qui mérite un grand intérêt, serait sans doute mieux entendu, si elle rentrait en France pour augmenter la force des gens de bien, au lieu de servir les factieux par sa réunion et par ses menaces.

Je finissais cette lettre dans le moment où j'ai reçu celle que vous m'avez envoyée. Je l'avais vue imprimée avant de la recevoir, et elle s'est répandue partout en même temps. Vous ne sauriez croire combien cette démarche m'a peiné ; je l'étais déjà bien d'avoir vu le comte d'Artois aller à cette conférence de Pilnitz sans mon consentement. Je ne vous ferai aucun reproche, mon cœur. ne peut pas se décider à vous en faire ; je ferai seulement remarquer à mon frère qu'en agissant sans moi il contrariait mes démarches , comme je déconcerte les siennes. Vous me dites que l'esprit public est revenu, et vous voulez en juger mieux que moi qui en éprouve tous les malheurs. Je vous ai déjà dit que le peuple supportait toutes ses privations, parce qu'on l'a toujours flatté qu'elles finiraient avec la constitution. Il n'y a que deux jours qu'elle est achevée et vous voulez que son esprit soit changé ! J'ai le courage de l'accepter pour donner à la nation le temps de connaître ce bonheur dont on l'a flattée, et vous voulez que je renonce à cette » utile expérience ! Les factieux l'ont empêchée de » bien juger leur ouvrage, en lui parlant sans cesse des obstacles que je mettais à son exécution. Au lieu de leur enlever cette dernière ressource, faut-il servir leur fureur, en me faisant accuser de porter la guerre dans mon royaume? Vous vous flattez de leur donner le change, en déclarant que vous marchez malgré moi. Mais comment les persuader, lorsque cette déclaration de l'empereur et du roi de Prusse est motivée sur votre demande? Pourra-t-on jamais croire que mes frères n'exécutent pas mes ordres ? Ainsi, vous allez me montrer à la nation, acceptant la constitution d'une main, et sollicitant les puissances étrangères de l'autre? Quel homme vertueux peut estimer une pareille conduite? Et croyez-vous me servir en m'ôtant l'estime des gens de bien? J'espère que vous reviendrez à des idées plus sages. Pensez que la victoire n'est rien, si l'on ne peut ensuite gouverner, et que cependant on ne gouverne pas un grand royaume contre son esprit dominant. Je ne vous parle pas de ma position personnelle; on peut en être peu occupé hors de France, mais moi je suis occupé de celle de mes frères ; et dans cette déclaration, ce qui me peine davantage, c'est le mal qu'on peut leur faire. Comment pourrais-je empêcher l'assemblée de rendre un décret pour faire rentrer MONSIEUR , comme le premier appelé à la régence? Je conçois qu'on ne compte plus mes peines, ni mes embarras, ni mes chagrins ; mais vous devez m'éviter ceux qui vous touchent, parce qu'ils seront toujours les plus pénibles de tous. Louis









Nous l'avons dit, cette lettre de Louis XVI marque admirablement les positions, non seulement la sienne, mais celle de tout le monde. Trois intérêts rivaux, celui des deux ordres autrefois privilégiés, celui de la bourgeoisie, celui du peuple ; entre les trois intérêts la royauté, cherchant à refaire l'unité nationale, et impuissante précisément parce que cette unité n'existe pas, voilà toute la situation réduite à ses termes les plus simples et les plus nets (1).
Alfred Nettement Exposition royaliste Gallica

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Sam 9 Déc 2017 - 13:22

Louis XVI:


1-Créa le corps des pompiers.


2-Autorisa l'installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière.


3-Créa un mont de Piété à Paris pour décourager l'usure et venir en aide aux petites gens.


4-Décida d'aider l'abbé de l'Epée dans son œuvre pour l’éducation des sourds muets, « sans fortune » auquel il enseignait un langage par signe de son invention. Le roi lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette contre l'avis de l’archevêché qui soupçonnait cet homme de Jansénisme.


5-Dota l'école de Valentin pour les aveugles.


6-Donna l'ordre à ses commandants de vaisseaux de ne points inquiéter les pécheurs anglais et obtint ainsi du gouvernement anglais la réciprocité pour les pécheurs français.


7-Ordonna aux hopitaux militaires de traiter les sujets ennemis « comme les propres sujets du roi » 90 avant la première convention de Genève.


8-Ordonna l'abolition de la question préparatoire et préalable(torture)


9-Fit construire à ses frais des infirmeries « claires et aérées » dans les prisons.


10- S'inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive, de par leur inculpation, avant leur procès. Par ailleurs il décida de leur accorder une indemnité ainsi qu'un droit d'annonce dans le cas ou leur innocence serait reconnut dans le procès.


11- Finança tout les aménagements de l’Hôtel Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel.


12-fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladie contagieuse, aujourd'hui appelé Hôpital des enfants malades.


13-Créa le musée des Sciences et techniques, futur centre national des Arts et métiers.


14- Fonda l'école des mines


15- Finança de ses propres fonds, les expériences d'aérostation des frères Montgolfier.


16-Finança également les expériences de Jouffroy d'Abbans pour l'adaptation de la machine à vapeur à la navigation.


17- Accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784(Éruption Laki)


18-Accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçait une profession maritime.


19-Demanda l’établissement annuel de la balance du commerce.


20- Créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique.


Source: La blanche hermine N°53

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Chevalier du Temple le Mar 23 Jan 2018 - 16:32

Le destin de NOTRE pays aurait pu être tout autre et nous aurions certainement évité beaucoup de malheurs en France et en Europe, si la Révolution n'avait pas assassinée le bon roi Louis XVI.

Louis XVi a donné la liberté de religion, en particulier pour les juifs et les protestants. Il suffit de lire son testament pour comprendre pourquoi. Le Roi avait planifié des réformes telles que : le vote des femmes, l'abolition de la torture et de la pendaison, et surtout l'abolition de l'esclavage.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Croisé le Mar 23 Jan 2018 - 18:16

@Chevalier du Temple a écrit:Le Roi avait planifié des réformes telles que : le vote des femmes, l'abolition de la torture et de la pendaison, et surtout l'abolition de l'esclavage.

Le vote des femmes ? Je trouve cela étonnant parce que le plus ancien document attestant du vote des femmes date du XIe siècle et concerne les élections consulaires (l'équivalent de nos municipales).
De plus, en 1302, Philippe IV le Bel autorisa les femmes à représenter leur corporations, à siéger dans les parlements de provinces et à y voter les lois. Les révolutionnaires leur supprimeront ce droit considérant, entre autres, qu'"elles ne sont que des citoyens passifs, au même titre que les enfants."(sic!)
Elle ne retrouveront le droit de voter qu'à l'issue de la seconde guerre mondiale.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Chevalier du Temple le Mar 23 Jan 2018 - 19:00

Croisé, je me rappelle que Louis XVI avait accordé le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'assemblée des Etats-Généraux. En effet, il avait accordé le droit de vote à tout chef de feu. A noter que l'estimation du nombre d'habitants était donné en feux. Par exemple, en utilisant le multiplieur 5, 34 feux était l'équivalent de 170 habitants. Les femmes n'étaient donc pas exclues, car le Roi avait accordé le droit de vote, quelque fut le sexe du votant.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Chevalier du Temple le Mer 24 Jan 2018 - 16:08

Louis XVI aurait très bien pu se maintenir au pouvoir en faisant donner de la troupe mais il se considérait comme le père du peuple Français et ne voulait pas répandre le sang. De nombreuses troupes étaient pourtant rassemblées autour de la capitale.

Peut-être que le Roi était conscient que ce n'était pas vraiment le peuple de France qui faisait la Révolution, ni voulait se défaire de la royauté, et encore moins de le tuer. Peut-être savait-il que ces rassemblements populaires étaient organisés par une catégorie restreinte de revanchards complexés, avec en tête la bourgeoisie. En juillet 1789, les rues de Paris étaient occupées par une populace de scélérats ignares, et de toute sortes de criminels oisifs abrutis de vin, lequels ont terrorisé la capitale. Ceci explique en partie, pourquoi le Révolution fut un carnage et une boucherie, comme seuls en fabriquent les serviteurs de Mammon.

Personnellement, je trouve étonnant qu'alors que l'action de la monarchie est systématiquement dénigrée dans NOTRE pays, on porte aux nues des psychopathes sanguinaires comme l'infâme Robespierre, Marat et beaucoup d'autres. Des gens qui ont ouvert le chemin aux totalitarismes du XXe siècle, avec leurs montagnes de corps et leur océan de sang.

N'oublions pas que l'élimination physique de Louis XVI eut des conséquences terribles pour la France. Faut-il mentionner toute l'horreur des guerres civiles dans cette France des provinces qui restait attachée au Roi ? La Révolution bourgeoise épuisera éventuellement les richesses de la France et sera responsable de la décimation de sa population. Quel immense et honteux gaspillage.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Mer 24 Jan 2018 - 18:19

Messe de Requiem pour Louis XVI

Rappel sur le régicide du 21 Janvier:

« Le 21 janvier 1793 ne voit pas seulement s’accomplir un crime,
mais encore un sacrilège,
parce que l’on a porté la main sur l’Oint du Seigneur ! »

Le passage de l’Evangile de Saint Jean (Jean VI, versets 37-40) que nous venons de lire fait partie du célèbre discours sur le Pain de vie. Si donc Il n’est pas étonnant d’y entendre les promesses de la résurrection et de la vie éternelle, qu’effectivement ce Pain communique, puisqu’il est le Corps glorieux du Christ, une affirmation de Jésus pose quand même question quand on connaît les réactions finales de beaucoup de ses auditeurs. Jésus dit en effet, vous l’avez entendu : « Or La volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés ». Or justement, à la fin de son propos, Jésus voit un certain nombre de ses disciples le quitter, capitulant en quelque sorte devant le mystère que constitue la manducation de la chair du Fils de l’Homme. Devant la justice de Dieu, ce sont bien sûr eux qui se sont perdus, en fermant leur coeur à la foi. Mais devant les hommes, et qui sait si nous n’en faisons pas partie, c’est Jésus qui les a perdus avec un discours trop difficile ! Tout être humain assumant des responsabilités spirituelles est exposé à ce risque d’annonce de vérité qui divise et à ce jugement négatif du monde.

Nos Rois de France, comme Lieutenants de Dieu sur la terre avaient une responsabilité spirituelle sur leurs sujets. Ils savaient que Dieu leur en demanderaient compte, comme aussi de leur propre conduite. Être Roi par la grâce de Dieu ne transformait pas l’Oint du Seigneur en despote ou en créature supérieure. Bien au contraire, il devait être le plus humble et le plus grand des débiteurs de Dieu, qui demande toujours beaucoup à ceux à qui il a beaucoup donné. Nos rois, appelés « Très Chrétien » le savaient, eux qui avait reçu ce que Dieu avait de plus cher sur la terre : la fille aînée de son Eglise, la France. Et le Roi Louis XVI pour lequel nous prions aujourd’hui, tout en honorant sa mémoire en fut conscient plus que tout autre, puisqu’il fit le sacrifice de sa vie pour être fidèle à sa mission de berger qui ne doit perdre personne ! Et c’est plus particulièrement sur ce rôle spirituel du Roi que je voudrais vous inviter à réfléchir. Rappelons d’abord qu’à cette époque, on n’imaginait pas une société sans Dieu, mis à part les philosophes des Lumières et leurs sympathisants, et encore beaucoup d’entre eux prenaient des précautions, et se cachaient sous le déisme, en fabriquant un Christianisme adaptable au monde nouveau qu’on attendait, j’y reviendrai, cependant certains n’hésitaient pas à afficher leur athéisme !

Mais cela ne concernait que peu de gens, influents certes, mais pas assez nombreux pour inquiéter les autorités. Ce furent l’avis de Louis XVI comme de Malesherbes jusqu’au début des événements de 1789. Au commencement du règne en 1774, l’un et l’autre, bien que très au fait des problèmes politiques, économiques et sociaux, ne virent venir la crise religieuse qu’avec la déclaration des droits de l’homme de 1789, et la Constitution civile du clergé de 1790. Ce n’est qu’à partir de cette dernière date que le Roi pût prendre la mesure de la haine anti catholique de certains de ses sujets, en particulier de ceux qui siégeaient à l’assemblée constituante. Ce fut une découverte pour beaucoup ! Des témoins des débats sur la Constitution civile écrivirent qu’ils avaient l’impression d’assister à un concile. Camus député, de sensibilité gallicano-janséniste avait osé dire : « réunis en Assemblée nationale, nous avons le pouvoir de changer la religion, mais nous ne le ferons pas ! ».

Et effectivement ils firent en sorte de ne se dispenser que de l’autorité du Pape, excusez du peu ! Louis XVI, en bon catholique savait qu’on touchait là à l’essentiel ! Ce fut aussi sans doute pour lui l’occasion d’une réflexion sur le passé, le choix de ses principaux ministres dont Turgot, puis sa mésentente avec lui, physiocrate, homme des Lumières, enfant chéri de Voltaire. Oui, ce dont le Roi devait maintenant garder ses brebis était en fait une maladie qui infectait la France depuis quelques dizaines d’années, provoquée par les écrits des philosophes des Lumières, dont Jean-Jacques Rousseau a été de fait en France le plus efficace représentant.

Ce dernier, loin des injures de Voltaire, assassine en douceur le Christianisme. Il veut une religion civile, instrument dans les mains des gouvernements, sans mystères, ni dogmes, ni au-delà trop certain ! Immortalité de l’âme ? Pourquoi pas ? Mais point trop précise et surtout promise à tous, pour éviter le « piège » des règles religieuses qui prétendraient y conduire et qui du même coup donneraient trop de pouvoir à cette institution honnie qu’est l’Eglise catholique, dont le Roi en France est le Lieutenant, ou encore, de par son sacre « l’évêque du dehors ». Il faut s’arrêter un moment sur ce point pour essayer de cerner la signification religieuse du crime du 21 janvier 1793.
Rappelons tout d’abord, parce que c’est capital, que la cérémonie du sacre ne faisait pas le Roi. Pratiquement depuis les premiers capétiens, le Roi accédait à cette dignité dès la mort de son prédécesseur ! Les Rois ne mourraient donc pas en France ! « Le Roi est mort! Vive le Roi ! ». Cette exclamation rituelle le prouve ! On ne l’entendit point à la mort de Louis X, fils aîné de Philippe IV le Bel, parce qu’il n’y avait point d’enfant mâle et que la loi dite « salique » était essentiellement orale ! Cette importante affaire illumine toute l’action de Sainte Jeanne d’Arc Patronne secondaire de la France. Et c’est d’ailleurs à la fin du règne de Charles VII que cette loi fut écrite. Succession de mâle en mâle par primogéniture ! Ainsi, quand Louis XVI craignit de voir sa liberté de Roi confisquée, après les journées d’octobre qui le ramenaient à Paris prisonnier, à qui va-t-il faire part de son « soucis » quant à la dignité royale ?

Le 12 octobre 1789 au Roi d’Espagne Charles IV, en langage diplomatique son frère, mais familialement « son oncle » (il descendait d’un petit fils de Louis XIV, et Louis XVI d’un arrière-petit-fils !). Et il le fait dépositaire de sa protestation dans les termes suivants : « J’ai choisi votre Majesté, comme chef de la seconde branche, pour déposer en vos mains la protestation solennelle que j’élève contre tous les actes contraires à l’autorité royale qui m’ont été arrachés par la force depuis le 15 juillet de cette année, et, en même temps pour accomplir les promesses que j’ai faites par mes déclarations du 23 juin précédant ». Comprenons bien cette démarche ! Elle a deux significations : certains des actes du Roi, ne pourront plus être automatiquement considérés comme tels à cause de l’usage de la force qui les lui imposera, et elle indique de plus que si ce que Louis XVI considère comme la branche aînée, la sienne, son fils, ses frères et leurs descendants venaient à disparaître, on pourrait toujours crier vive le Roi en regardant vers l’Espagne, qui n’est point un pays étranger au regard de la Loi salique, mais d’abord une terre d’élection en vertu du pacte de famille d’une importance plus haute que la montagne des Pyrénées la plus élevée ! Celui qui, provenant de la dynastie « très chrétienne » est passé par là « catholique » est mieux placé que quiconque pour reprendre son ancien titre, dans la fidélité aux lois fondamentales du royaume. Car nous avons cette supériorité, nous autres Français, d’avoir reçu de Dieu, comme symbole unificateur une couronne « indisponible », ne dépendant d’aucun homme, fut-il de sang royal ! Il y a donc toujours un Roi en France, même s’il n’en exerce pas les pouvoirs. Louis XVI nous l’a indiqué ! Pour poursuivre notre réflexion sur le sacre, il faut garder en mémoire ce que nous venons de dire sur la couronne.

L’Eglise, dans le couronnement ne fera que rendre public ce qui est dû au Roi. En revanche, avant cet acte solennel, elle l’aura sacré ! Il demeure certes dans l’état laïc, mais il est à la frontière du sacerdoce épiscopal, de surcroît ! La liturgie de la messe célébrée en sa présence est éloquente ! Il embrasse l’Evangile après sa lecture par un diacre ou autre ministre sacré ! Il embrasse le corporal ! Lors de la Messe du sacre, il communie sous les deux espèces. A défaut de transsubstantiation, il transforme les chairs malades des scrofuleux en les guérissant. Ainsi le 21 janvier 1793 ne voit pas seulement s’accomplir un crime, mais encore un sacrilège, parce que l’on a porté la main sur l’Oint du Seigneur ! Tout près de Dieu, le Roi n’est pourtant jamais assimilé à Lui et demeure soumis aux règles de l’Eglise comme n’importe lequel des paysans de son Royaume !

Dans la malheureuse affaire de la Constitution civile du clergé, Louis XVI obéira à l’évêque qui lui déconseillait de communier, car sa signature avait été sujet de scandale ! Mais soyons clairs, dans cet imbroglio, beaucoup d’acteurs ont des responsabilités, à commencer par le Pape Pie VI, homme remarquable par ailleurs, mais âgé, sensible aux influences ! Je regrette de le dire, mais il ne fut pas clair avec le Roi quand on considère toute sa lettre de mise en garde, avant la condamnation de 1791. Mais surtout, il tarda à répondre ! Et plus qu’à un autre moment de l’histoire de l’Eglise, l’heure de Rome n’était pas celle de Paris ! Le Nonce était d’ailleurs du même avis que le Roi ! Tous, comme bons catholiques, étaient bien évidemment contre ce texte, mais le bon sens commandait de le signer, quitte à revenir dessus ensuite ! C’était la mode inaugurée par la Révolution, et malheureusement elle continue, sans excuse aujourd’hui, si ce n’est la lâcheté ! Mais est-ce une excuse ? Au temps de Louis XVI, il s’agissait d’éviter une guerre civile à forte connotation religieuse !

Interrogeons-nous alors sur la signification de la signature royale. Je rappelle tout simplement la lettre de Louis à son oncle le Roi d’Espagne. En évoquant des actes qui pouvaient lui être arrachés par la force et être contraires à l’autorité royale, il avait écrit auparavant : « Je me dois à ma famille et à toute ma maison de ne pouvoir laisser avilir entre mes mains la dignité royale qu’une longue suite de siècles a confirmé dans ma dynastie ». Il est clair que le Roi en ce 12 octobre 1789, ne songe pas seulement aux États Généraux qui se sont illégalement institués en assemblée constituante, et à son départ forcé de Versailles qui remontait à quelques jours. Louis XVI voyait plus loin et envisageait des événements bien plus graves au cours desquels, en tant que responsable suprême du pays, il allait devoir dissimuler sa pensée et agir contre ses convictions, dans le but de gagner du temps en vue du bien commun pour sauver la paix civile. Il sait qu’il a Dieu pour témoin, mais le devoir royal dynastique lui a fait prévenir son oncle le Roi d’Espagne, par écrit. Et ce souci est précieux pour l’historien, tout comme pour nous aujourd’hui, car il nous démontre que la signature du Roi concernant la Constitution civile du clergé est de l’ordre de l’acte arraché par la force le 24 août 1790. Et quand le 10 mars 1791, le Pape répondra enfin par le Bref « Quod aliquantum », condamnant le texte, le Roi donnera tous les signes de ralliement possibles à la décision papale ! Jusqu’au bout il gardera auprès de lui des prêtres non jureurs, changera de confesseur, parce que le sien avait juré. Et c’est surtout parce qu’on l’empêcha l’aller faire ses Pâques à Saint Cloud en 1791, qu’il décida de quitter Paris pour Montmédy en juin 1791, laissant un document bien connu, aujourd’hui, sous le nom de « testament politique de Louis XVI » , qui montre que le Roi ne remettait pas en cause l’essentiel des réformes, mais s’élevait contre des excès touchant aux restrictions de liberté pour lui et un certain nombre de français, et c’est la question religieuse qui est visée. Tout à la fin du texte il souhaite pouvoir accepter une Constitution librement « qui fera que notre sainte religion soit respectée ».

Par son départ de Paris, comme par ce texte qui l’explique, le Roi ne divise pas son peuple et ne s’en sépare pas, contrairement à ce que clamait la propagande jacobine, et les historiens qui s’en feront ensuite les porte-voix, jusqu’à maintenant ! Et pire en y ajoutant le mensonge du désir de fuite à l’étranger ! Louis n’était pas le premier souverain à avoir voulu quitter Paris, pour être libre de ses mouvements. Ce voyage fut même utile, tant pour lui, pour sa compréhension de l’opinion publique et son désir de Constitution que pour certains députés. Et ce dernier exemple est illustré par le revirement du protestant dauphinois Barnave, qui voyageant avec le Roi à son retour de Varennes, comprit la loyauté du souverain et l’importance de la question religieuse. Il savait le prix de l’intolérance dans ce domaine ! C’est grâce à lui, qui sut entraîner l’assemblée, que la Constitution civile du clergé ne fit point partie de la Constitution sur laquelle Louis XVI prêta son serment de Roi constitutionnel le 14 septembre 1791. Elle n’était devenue qu’une loi parmi d’autres, susceptible d’aménagements. On n’écrit pas l’histoire avec des « si » !

Mais on peut se poser des questions et formuler des hypothèses. Je le ferai à partir de l’avis d’un contemporain qui s’y connaissait en politique, l’empereur d’Autriche Léopold Il. Une de ses lettres aux frères de Louis XVI leur prêche le calme et l’attente, car pour lui, Louis a la situation en mains. Certes, ce dernier n’utilise pas la force ! Mais le peut-il ? Depuis août 1790, du 5 au 30, période qui vit la mutinerie des suisses à Nancy puis sa répression par Bouillé, l’indiscipline était patente dans l’armée, par la faute des clubs et de différentes sociétés de pensée. Le Roi le savait ! C’est la raison pour laquelle il était plutôt contre la guerre que les girondins l’obligèrent à déclarer au printemps 1792 ! Tout comme Robespierre d’ailleurs qui pressentait une défaite qui aurait pu être profitable au Roi ! Tout comme la victoire d’ailleurs ! Louis avait besoin de temps ! D’où ses constantes concessions dans presque tous les domaines, sauf sur la question religieuse. Sur les 130 évêques que comptait la France, 4 seulement avait juré, le reste du clergé s’était divisé, mais depuis l’intervention du Pape, beaucoup revenaient sur leur serment.

Et Louis XVI savait que la religion constituait le ciment irremplaçable de l’unité d’une nation, surtout quand celle-ci a puisé et a construit son unité dans le christianisme. Il se trouvait face à un terrorisme intellectuel, la philosophie des lumières, et aussi criminel sur le plan social, comme en témoignait nombre d’exactions commises depuis le 14 juillet 1789. Pour la minorité de factieux qui étaient la cause de ces désordres, il ne s’agissait plus de faire avancer des réformes, mais de changer de civilisation ! Par la plus grande des violences si nécessaire ! Rousseau n’avait-il pas d’ailleurs fait l’apologie du fanatisme en écrivant dans l’Emile : « Le fanatisme, quoique sanguinaire et cruel, est pourtant une passion grande et forte, qui élève le coeur de l’homme, qui lui fait mépriser la mort, qui lui donne un ressort prodigieux, et qu’il ne faut que mieux diriger pour en tirer les plus sublimes vertus ». La Terreur est ainsi programmée, ainsi que les méthodes qu’elle inspirera aux terroristes de tous les temps, bolchéviques, nazis, et islamistes ! Face à ces totalitarismes la religion du Christ est le seul recours, elle n’exclut pas l’emploi de la force quand cela est possible, mais par son enseignement, elle détruit le fanatisme à sa racine même. Elle parle en effet au nom de la Charité, la plus haute des vertus, puissance d’éternité, conférant dès cette terre une part d’éternité à celui qui la pratique. Ce fut toute la puissance de l’exemple des martyrs.

Ce fut toute la grandeur de Louis XVI. Mettant son veto à la mi-juin 1792 à la loi votée par l’assemblée qui punissait de déportation sans jugement les prêtres non jureurs, il vit son palais envahi le 20 juin par quelque 9000 personnes, professionnelles de l’émeute ! Privé de défense, il résista seul avec quatre grenadiers pendant près de 3 heures, monté sur une table dans l’embrasure d’une fenêtre. Il but volontiers à la santé de la nation, coiffé du bonnet phrygien, mais il ne céda rien. Personne n’osa l’agresser !

Les historiens idéologues n’ont vu que de la faiblesse dans cet épisode. Edgar Quinet qui l’était aussi, ainsi que fermement républicain, écrira pourtant en 1865 dans son histoire de la Révolution que jamais Louis XVI ne fut plus Roi qu’en ces moments tragiques car il résista seul, en en imposant à la foule par sa seule présence ! Le lendemain la France entière manifesta son indignation par des pétitions envoyées à l’Assemblée. Louis avait retrouvé sa popularité en défendant la religion de ses Pères au péril de sa vie ! Il fallait vite le faire mourir. Vous connaissez la suite ! J’ajouterai cependant deux considérations qui montrent la puissance du témoignage chrétien, et celui de Louis XVI en particulier. Dans leur fanatisme, les révolutionnaires les plus rousseauistes, persuadés que le catholicisme était mourant en France voulurent faire connaître, en l’imprimant le testament du Roi, de manière à ridiculiser son auteur par ce qu’ils estimaient être des excès de bigoterie ! Ce fut le contraire qui se produisit. Et quelques six mois plus tard, quiconque était trouvé en possession du testament risquait l’échafaud!

Premier modèle de ce qu’est une révolution culturelle, cela fera école jusqu’en Chine ! Deuxième exemple, le 24 janvier 1793, le conseil général du département de Paris se proposait de publier tous les témoignages concernant les derniers moments du Roi, là encore pour le déconsidérer. Hébert, le chef de file des athées, qu’on appellera bientôt enragés, s’y opposa violemment : « Cette proposition serait impolitique, elle serait dangereuse, la relation qui mettrait sous les yeux du peuple l’espèce de fermeté que Louis a portée sur l’échafaud. Voulez-vous donc apitoyer le peuple sur le sort du tyran ? ». Et il écrira pourtant dans son journal le Père Duchesne : « Il a été ferme et dévot jusqu’au dernier moment ». De même que pour Jésus la mort sur La Croix ne fut point une défaite, Il en fut de même pour Louis avec la guillotine. La couronne qu’il laisse, de par sa mort, n’est ni souillée du sang des Français, ni avilie par une quelconque lâcheté. Elle reflète l’éclat de celle des martyrs indiquant au peuple de France qu’il ne pourra se retrouver et s’unir que dans la foi chrétienne. C’est d’abord pour elle que Louis est mort, c’est sur elle qu’il faut s’appuyer quand les forces des ténèbres menacent la France et les pays que la foi au Christ a enfantés ! Ainsi soit-il !

Abbé Michel Viot,
Basilique nécropole royale de Saint-Denys,
le 21 janvier 2017.


Dernière édition par Henryk le Dim 20 Jan 2019 - 20:57, édité 1 fois

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Lama1983 le Ven 1 Juin 2018 - 22:12

Les riches n'en avaient pas assez, ils ont renversé Louis XVI.
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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Lun 31 Déc 2018 - 21:12

Le mercredi dix-neuf décembre, on apporta comme à l'ordinaire le déjeuner du Roi: ne pensant pas aux quatre temps, je le lui présentai: C'est aujourd'hui jour de jeûne, me dit ce prince. Je reportai le déjeuner dans la salle. — A l'exemple de votre maître, vous jeûnerez sans doute aussi, me dit d'un ton railleur un Municipal (Dorat de Cubières) — Non, Monsieur, j'ai besoin aujourd'hui de déjeuner, lui répondis-je.

Le même jour, dix-neuf, le Roi me dit à son dîner devant trois ou quatre Municipaux: Il y a quatorze ans, que vous avez été plus matinal, qu'aujourd'hui. Je compris aussitôt Sa Majesté. C’était le jour où, naquit ma fille, continua le Roi. Aujourd'hui, son jour de naissance, répéta-t-il avec attendrissement, et être privé de la voir! ... Quelques larmes coulèrent de ses yeux, et il régna pour un moment un silence respectueux.


Dernière édition par Henryk le Lun 31 Déc 2018 - 21:31, édité 1 fois

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Lun 31 Déc 2018 - 21:24

Ah! Sire, lui dis-je, espérez un sursis: monsieur de Malesherbes ne croit pas qu'on le refuse. Je ne cherche aucun espoir, me répondit le Roi, mais je suis bien affligé de ce que monsieur d’Orléans mon parent, a voté ma mort; lisez cette liste. Il me remit alors la liste de l'appel nominal qu'il tenait à la main. Le public, lui dis-je, murmure hautement: Dumourier est à Paris; on dit qu'il est porteur du vœu de son armée contre le procès que l'on a fait à votre Majesté. Le peuple est révolté de l'infâme conduite de monsieur  d’Orléans. Le bruit se répand aussi que les Ministres des Puissances étrangères vont se réunir pour aller à l'Assemblée. Enfin l'on assure que les Conventionnels craignent une émeute populaire. — Je serais bien fâché qu'elle eût lieu, répondit le Roi, il y aura de nouvelles victimes. Je ne crains pas la mort, ajouta ce Prince, mais je ne puis envisager, sans frémir, le sort cruel que je vais laisser après moi à ma famille, à la Reine, à nos malheureux enfants !... Et ces fidèles serviteurs qui ne m'ont point abandonné, ces vieillards qui n'avaient d'autres moyens pour subsister que les modiques pensions que je leur faisais, qui va les secourir?

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Lun 31 Déc 2018 - 21:29

Depuis le quatorze jusqu'au vingt-six décembre, le Roi vit régulièrement ses conseils: ils venaient à cinq heures du soir et se retiraient à neuf. M. de Sèze leur fut adjoint. Tous les matins, M. de Malesherbes apportait à Sa Majesté les papiers-nouvelles, et les opinions imprimées des Députés, relatives à son procès. Il préparait le travail de chaque soirée, et restait avec Sa Majesté une heure ou deux. Le Roi daignait souvent me donner à lire quelques-unes de ces opinions, et me disait ensuite: Comment trouvez-vous l'opinion d'un tel? — Je manque de termes pour exprimer mon indignation, répondais-je à Sa Majesté; mais vous, Sire! comment pouvez-vous lire tout cela sans horreur?  Je vois jusqu'où va la méchanceté des hommes, me disait le Roi, et je ne croyais pas qu'il s'en trouvât de semblables.« Sa Majesté ne se couchait jamais sans avoir lu ces différentes pièces, et pour ne pas compromettre M. de Malesherbes, elle avait ensuite la précaution de les brûler elle-même dans le poêle de son cabinet.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Mer 9 Jan 2019 - 18:18

Première année de règne 1775

7 mars : traité de Surate entre les Britanniques et le peshwâ Râghunâtha Râo, qui leur cède Salsette et Bassein.

21 mai : traité de Faizabad. Varanasi (Bénarès) et Ghazipur sont prises à l’Aoudh par les Britanniques.

21 août : le gouverneur d’Acre, le cheikh Daher el-Omar (en) est tué lors d’une attaque de la flotte ottomane à cause de ses ambitions autonomistes6. Djezzar Pacha (« le boucher »), Mamelouk d’origine bosniaque, nommé gouverneur de la province de Saïda par la Porte, tente à son tour de créer un État réunissant le sud de la Syrie à la Palestine (fin en 1804).

Chine : Soumission sanglante des Miao, montagnards indépendants du Guizhou.


Canada et Guerre d'indépendance des États-Unis.
19 avril : bataille de Lexington et Concord
17 juin : bataille de Bunker Hill
31 décembre : La mort du général Montgomery, John Trumbull, 1786

9 février : le Parlement du Royaume-Uni déclare le Massachusetts en rébellion.

23 mars : discours de Patrick Henry demandant une action militaire face aux agressions britanniques (Give me liberty or give me death) à Richmond (Virginie).

19 avril : batailles de Lexington (les Minute Men, milices clandestines américaines harcèlent une colonne britannique engagée dans une opération de police) et de Concord (Massachusetts). Les armées britanniques se replient sur Boston. Début du siège de Boston (fin le 17 mars 1776). Début de la guerre d'indépendance des États-Unis (fin en 1783).

9 mai : invasion du Canada. Les Américains prennent le fort Ticonderoga (autrefois Carillon), le fort de Crown Point (autrefois Pointe-à-la-Chevelure) le 11 mai et le fort Saint-Jean le 18 mai.
10 mai : ouverture du second Congrès continental. John Hancock est élu président le 25.
22 mai : devant l’imminence d’une invasion américaine au Canada, l’évêque de Québec Jean-Olivier Briand accepte d’aider le gouverneur Carleton à inciter les « Canayens » à s’enrôler dans la milice pour défendre leur patrie et leur roi.

6 juin, Brésil : l'esclavage des Indiens est aboli, remplacé par une main d'œuvre servile en provenance de l'Angola, autre colonie portugaise des côtes africaines. Jusqu'en 1850, la traite des esclaves noirs, va toucher près de trois millions et demi d'êtres humains, qui seront arrachés du continent africain pour être asservis et vendus aux planteurs brésiliens.
15 juin : George Washington est nommé par le Congrès commandant en chef des forces continentales.

20 août : charte de fondation de Tucson en Arizona par les Espagnols.
23 août : Proclamation of Rebellion. George III du Royaume-Uni refuse la Pétition du rameau d'olivier.

25 septembre : bataille de Longue-Pointe.

2 novembre : prise du fort Saint-Jean après 45 jours de siège. Richard Montgomery envahit le Québec conjointement avec Benedict Arnold
9 novembre : reddition de Trois-Rivières (sans avoir été contrainte de le faire).
10 novembre : création des Continental Marines.
13 novembre : capitulation de Montréal.
28 novembre : le Congrès établit la Continental Navy.

31 décembre : bataille de Québec. Richard Montgomery est tué dans une tentative d’invasion de Québec.






21 janvier, Russie : Emelian Pougatchev, livré par ses cosaques au général Souvorov (19 septembre 1774) est transporté dans une cage de fer à Moscou où il est décapité le 10 Janvier La répression sur les lieux de la révolte fait 15 000 victimes et se poursuit jusqu’en août.

15 février : début du pontificat de Pie VI (fin en 1799).

4 avril, Allemagne : dernier procès d'une « sorcière », Anna Schwegelin, à Kempten im Allgäu. La condamnation à mort n'est pas exécutée, Anna Schwegelin meurt en 1781.

4 mai : la Turquie cède la Bucovine à l'Autriche.
16 mai - 25 mai : grande jacquerie en Bohême. La marche convergente des notables villageois pour l’abolition de la corvée, prévue pour la Saint-Jean Népomucène, est rapidement dépassée. Des châteaux sont brûlés, des seigneurs sont assassinés. Les insurgés arrivent en désordre devant Prague le 25 mai. Le grand burgrave, Charles-Egon de Fürstenberg tente en vain de parlementer. Il doit faire charger à l’arme blanche, sans faire de victimes.

13 août : Marie-Thérèse promulgue sans accords avec la Diète sa patente de corvée, texte bien accueilli par les notables de Bohême qui le font accepter aux masses paysannes. Joseph II et Kaunitz dissuadent Marie-Thérèse d’abolir la corvée. Les réformes sont timides et visent surtout à réorganiser le système seigneurial : les paysans du « dominical » doivent rendre leurs terres au seigneur qui en remboursera la valeur, les paysans du « rustical » reçoivent le droit de racheter la corvée qui est réglementée.

7 novembre : réforme des tribunaux de province en Russie. Réforme administrative : la Russie est divisée en 51 gouvernements d’environ 300 000 habitants, à la place des 16 provinces, eux-mêmes divisés en districts (ouezdy). Un gouverneur désigné par l’empereur est placé à leur tête, avec de larges pouvoirs administratifs, policiers et judiciaire. Réforme de la justice. Chaque ordre (nobles, marchands, paysans libres), reçoit des tribunaux pour juger ses membres. Les libertés des Cosaques Zaporogues sont supprimées.

25 décembre : bulle Incrustabile divinae sapientiae consilium qui condamne l’irréligion, l’impiété, l’athéisme et appelle à l’union des pouvoirs spirituels et des pouvoirs temporels contre l’irréligion.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Sam 12 Jan 2019 - 1:57

1776
1er mars : (Inde)le traité de Purandar annule le traité de Surate de 1775 à la suite de la défaite du peshwâ Râghunâtha Râo face aux chefs marathes révoltés.

Révolution torodo au Fouta-Toro. Les marabouts dirigés par Thierno Souleymane Baal chassent le roi (Satigui) animiste de la dynastie denyanke. En juillet, le parti torodo interdit le commerce vers le Galam en réaction aux razzias d'esclaves du gouverneur anglais O'Hara en 1775. Peu après Thierno Souleymane Baal meurt et l'un de ses principaux adjoints Abdoul Kader Kane devient le premier Almamy du Fouta-Toro qui proclame l’islam religion d’État et crée un État théocratique qui restera indépendant jusqu’en 1881.



2 janvier : les Espagnols fondent la ville de Guatemala.
27 février : bataille de Moore's Creek Bridge.
3 mars : bataille de Nassau.
17 mars : fin du siège de Boston, évacuée par les Britanniques.
28 mars : fondation du presidio de San Francisco en Californie.
6 avril : bataille de Block Island.
8 juin : bataille de Trois-Rivières
29 juin : cérémonie (messe) marquant la fondation officielle de la ville de San Francisco.
4 juillet : déclaration d'indépendance des États-Unis.
8 août : création de la vice-royauté du Río de la Plata en Amérique du Sud. Buenos Aires, capitale.
27 août : victoire britannique à la bataille de Long Island ou de Brooklyn.
15 septembre : les Britanniques débarquent à Kips Bay.
16 septembre : bataille de Harlem Heights.
11 octobre : bataille de l'île Valcour.
16 novembre : bataille de Fort Washington.
26 décembre : victoire américaine à la bataille de Trenton.



2 janvier : décret de Marie-Thérèse abolissant la torture sous l’influence du conseiller d’État Joseph von Sonnenfels.

1er mai : Adam Weishaupt fonde l'ordre des Illuminés de Bavière.

12 mai, France : renvoi du contrôleur général des finances Turgot.
11 juin : Goethe devient conseiller secret de légation à Weimar.

9 août : décret de Marie-Thérèse qui incorpore Fiume à la Croatie.

26 août : ouverture de la diète de Pologne. Elle charge Andrzej Zamoyski de composer un code civil (refusé en 1780). Zamoyski entre conflit avec les magnats, car son projet de code civil prévoit une limitation du servage et l’élargissement des droits des bourgeois des villes. Un règlement de la Diète prive 150 petites villes lituanienne des droits de Magdebourg qui leur garantissait une autonomie municipale.

7 octobre : le futur Paul Ier de Russie épouse Sophie-Dorothée de Wurtemberg.
16 octobre : à Naples, le ministre Bernardo Tanucci, entré en conflit avec la reine Marie-Caroline après ses attaques contre la franc-maçonnerie, doit abandonner le pouvoir.

14 novembre : en Espagne, Pablo de Olavide est accusé par l’Inquisition d’avoir tenu des propos scandaleux contre la foi et la morale et possédé des livres interdit. Il est condamné le 24 novembre 1778 à huit années de réclusion dans un couvent et à la confiscation de tous ses biens.
Le Parlement britannique rejette le projet David Hartley (en) d’abolition de la traite des Noirs.
Russie : Potemkine est nommé gouverneur général de « Nouvelle Russie » (Ukraine).





France

5 janvier : Turgot propose au conseil du roi un projet de six édits abolissant la corvée royale, supprimant les privilèges commerciaux et les jurandes, imposant la noblesse.

9 janvier : hiver glacial dans le nord de la France. Normal au Centre et dans le Sud du pays. Grand froid à Paris à partir du 9 janvier jusqu’au début février. Température record : -19,1°C à Paris le 29 janvier. La Seine est gelée du 25 janvier au 6 février.

5 février : des lettres patentes abolissent le droit de sol pour livre sur les suifs et chandelles, remplacé par un impôt sur les bestiaux aux entrées de Paris.

12 mars : un lit de justice est tenu à Versailles pour l’enregistrement des édits de Turgot de février sur la suppression de la corvée, des jurandes, maîtrises, et corporations (liberté de travail).
24 mars : un arrêt du Conseil du roi autorise la création d’une nouvelle Caisse d’escompte.
25 mars : ordonnance instituant les divisions militaires.

Avril : édit instituant la libre circulation des vins dans le royaume.

12 mai : devant l’hostilité des milieux politiques (remontrance du parlement de Paris) et commerciaux, Turgot démissionne. Dans les six mois, tous les édits réformateurs sont retirés. Mais leur préambule constitue souvent une critique vigoureuse des institutions et ils sont lus par les curés au prône et affichés par les officiers municipaux. Le débat politique commence à glisser des dirigeants vers les dirigés.
20 mai : Clugny de Nuits est nommé contrôleur général des finances.

Juin et juillet : l’ingénieur français Claude Jouffroy d’Abbans fait la démonstration du premier bateau à vapeur avec roues à aubes sur le Doubs.

30 juin : création de la loterie royale.

4 juillet : les États-Unis d’Amérique déclarent leur indépendance.

11 août : déclaration prolongeant la taille Bertier dans la généralité de Paris pour 6 ans. Révocation de la déclaration du 17 février 1728.
28 août : rétablissement des corporations en six corps de marchands et quarante-quatre communautés d’arts et métiers. 20 professions restent « libérées ».
Août : la réglementation du commerce des grains est rétablie.

1er septembre : Bertier de Sauvigny devient intendant de la généralité de Paris. Il fait lever un cadastre dans la généralité de Paris entre 1776 et 17915.
21 septembre : Anne-Louis-Henri de La Fare, futur cardinal, futur député aux États généraux de 1789 est ordonné prêtre.
30 septembre : vendange tardives en Bourgogne. Bonne récolte de blé.

21 octobre : Louis Gabriel Taboureau des Réaux est nommé contrôleur général des finances.
22 octobre : après quelques essais ministériels, la succession de Turgot passe au banquier genevois Jacques Necker, nommé directeur général du Trésor royal. Étant protestant, il ne peut être membre du Conseil du Roi et n’est donc pas nommé contrôleur général des finances. Pour faire face aux difficultés budgétaires issues de la guerre d’Amérique, il recourt à l’emprunt mais devra revenir à la politique d’économies menée par Turgot.

22 décembre : règlement concernant les pensions et autres grâces pécuniaires.
28 décembre : l’ambassadeur américain Benjamin Franklin est reçu par le ministre des Affaires étrangères Vergennes ; il vient demander de l’aide à la France contre les Britanniques.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk le Dim 20 Jan 2019 - 20:41

1777
7 janvier : le Parlement de Paris enregistre un édit portant création de 1,8 million de rentes à quatre pour cent provenant de la loterie royale (pour un emprunt de 24 millions).

7 fév: un arrêt du Conseil autorise un emprunt de 11 millions sur l’ordre du Saint Esprit.

4 avr: création de l’Inspection générale des carrières.
5 avr: lettres patentes qui ordonnent qu’il sera ouvert en la ville de Gênes un emprunt de 6 millions de livres.

24 juin : Jean-Paul Marat est nommé médecin des gardes du corps du comte d’Artois.
29 juin : après la démission de Taboureau des Réaux, Necker est nommé directeur général des Finances. Il va lancer une série d’emprunts pour financer l’effort de guerre.
Juin : un édit supprime les six offices d’intendant des finances. Leurs attributions judiciaires sont confiées un Comité contentieux des finances.

20 juil: les administrateurs de la loterie royale sont réduits 6 au lieu de 12.

17 août: un arrêt du Conseil converti la ferme des Postes en une régie intéressée au profit du roi.
29 août : le Parlement de Paris enregistre un édit du mois d’août qui autorise les prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris, à faire emprunt de 390 000 livres de rentes perpétuelles au capital de 7 millions et 200 000 livres de rentes viagères au capital de 2 millions sur la ville de Paris.

1er oct : vendanges tardives en Bourgogne. Récolte médiocre. Les prix du vin culminent en 1778.

2 nov: un arrêt du Conseil décide de poursuivre les vérifications des rôles du vingtième avec une déclarations tous les 20 ans. Un édit abolit le vingtième d’industrie perçu dans les bourgs, dans les villages et dans les communautés.
23 nov: un arrêt du Conseil réorganise en régie le bail des messageries.

7 déc: emprunt de 25 millions de livres.
9 déc: création à Paris du mont-de-piété, organisme de prêts sur gages.
17 déc: le roi Louis XVI reconnaît l’indépendance des États-Unis, devenant ainsi le premier chef d’État au monde à le faire.

Le roi Louis XVI accorde officiellement à tous les Juifs de France le droit de résider partout où ils veulent.

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Re: Louis XVI (1754-1774-1793)

Message par Henryk Hier à 17:48

Chaque année, la date du 21 janvier ramène l’anniversaire, terrible et magnifique, de l’assassinat de Sa Majesté le Roi Louis XVI.

Terrible !

- Terrible, parce que la date du 21 janvier 1793 n’est pas seulement celle de la mort injuste d’un homme bon et innocent (des hommes bons et innocents meurent chaque jour depuis les origines de l’humanité, et il en mourra encore chaque jour jusqu’à la fin des temps), comme s’il s’agissait uniquement d’une simple « bavure » – regrettable mais finalement anecdotique – liée aux déchaînement de passions ponctuelles, aujourd’hui dépassées.

- Terrible, parce que le régicide du 21 janvier 1793 doit être compris comme un événement majeur de l’histoire, non seulement de la France, mais de toute l’ancienne Chrétienté, mais de toute l’humanité.

- Terrible, parce que le 21 janvier 1793 est une date-clef pour comprendre les enjeux profonds d’une révolution qui avait commencé bien avant le 14 juillet 1789 et qui se continue et se perpétue avec un impitoyable déroulement logique.

- Terrible, parce que l’exécution de Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XVI fut, dans sa réalité profonde, une sorte de sacrifice humain – prélude à des milliers d’autres – offert à Satan par les ennemis du Règne de Dieu, à fin de sceller dans le sang d’une victime innocente, pure et pieuse, la construction d’une « société nouvelle », tournant le dos aux desseins de Dieu et s’opposant radicalement aux plans du Rédempteur sur le monde.

- Terrible, parce que tant que les faux principes qui ont conduit à l’accomplissement sordide de cette liturgie sacrificielle impie célébrée le 21 janvier 1793 sur la « place de la révolution », présideront aux destinées de la France et empoisonneront les consciences individuelles autant que les pseudo institutions qui constituent les rouages de son fonctionnement aujourd’hui, la France ne pourra en aucune manière se relever mais dégringolera d’abîmes en abîmes, entraînant dans sa chute une grande partie de l’humanité.

source....

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